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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par G.
Publié dans : #réflexion

« Tous les hommes désirent uniquement se délivrer de la mort, mais ne savent pas se délivrer de la vie ».

Lao Tseu 

La liberté est elle faite de ce à quoi nous aspirons ou de ce à quoi nous renonçons ?

Avec la notion de profit et donc de "richesse", l'homme se retrouve prisonnier, possédé par ce qu'il entend lui même posséder.  

En certaines périodes troubles, en certaines occasions pendant les quelles les hommes se retrouvent quasiment en permanence confrontés à leur possible mort, cet état crée soit la peur paralysante, soit une acceptation, une culture qui peut évoluer vers un autre concept de la vie et du mieux vivre ensemble. Cette révélation porte le nom d'apocalypse... 

Parfois l'instinct se révèle plus fort que la peur car l'on n'a pas le temps de "réfléchir" et la nature profonde "sauve" le pantin d'une fin atroce.

Parfois la peur devient si grande qu'elle pousse à une forme de suicide direct ou différé selon la personne qui se l'inflige par l'héritage qu'il a constitué en certitudes, en doutes, sans une recherche véritable et sincère.

Chasser la peur devient la recherche de ceux qui veulent vivre libres de l'emprise artificielle. 

Le Bushido, code de conduite morale des samouraïs, invite à pratiquer la voie du renoncement qui ouvre la joie de vivre en pleine conscience chaque instant comme le dernier. Imaginer chaque matin une possible fin différente, permet de relativiser par la prise de conscience tous les aspects futiles et artificiels qui nous enferment. 

Prendre conscience de ce qui est réel face à ce que l'on construit artificiellement ouvre la voie des possibles et des ressources enfouies au plus profond de chacun.

Il existe bien des voies initiatiques et "Le ciel est trop grand pour qu'il n'y ait un seul chemin"...

Cependant, la première prise de conscience ne peut s'ouvrir sans cette confrontation avec sa propre fin. Les circonstances de la vie ne mettent pas forcément chacun de nous assez tôt dans de telles situations et de même la capacité que nous avons tous n'est pas forcément exploitée de la même manière en fonction aussi de notre passif éducatif d'animal "domestiqué".

Lorsque se tait la voix superficielle, alors s'ouvre la porte de la liberté.

Chez les êtres qui se sont trouvés confrontés ensemble à ces épreuves difficiles, il naît un respect naturel et des règles qui ouvrent à de nouvelles perspectives.

La démocratie est une idée surgie du puits, un concept qui se dégage de l'enfermement provoqué et subi et donc une réaction saine et naturelle.

Or, sans la difficulté, point de salut, car rarement vient la conscience si elle n'est pas provoquée. D'autre part, il est deux mémoires dont l'une superficielle, facile d'accès, s'efface au fur et à mesure qu'elle se constitue. Elle fonde la science et le savoir. L'autre, plus difficilement accessible mais si profonde est si immense que rien de conscient ne peut la pénétrer par logique, sinon par abandon de cette raison et une perpétuelle recherche ramenant à l'essentiel. 

La pêche au trésor dans le fond de ce puits ne remonte que quelques sentiments désorganisés à la surface d'une raison trop futile pour qu'ils perdurent sans entretient, sans un rappel aux valeurs découvertes et sans une construction d'un procédé organisant.

Est ce pour cela que nous ayons tant besoin pour nous rappeler, que nous devions nous rattacher à des clefs pour rouvrir les portes de la vie ?

Si tant il est facile d'imiter les autres que nous perdions notre propre identité, juste par souci d'une reconnaissance, alors cette idée de démocratie n'est point perçue comme naturelle si nous ne l'entretenons pas.

Donc, en situations difficiles, l'ambiance devient la clef de la conscience renouvelée.

Il ne faut donc pas s'étonner qu'elle naisse dans des milieux qui en sont dépourvus...

Là serait le propre de l'humain s'élevant au dessus des "vérités" des hommes. 

G. 

 

 

 

 

 

 

 

 

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