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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Pourquoi se torturer...

Au vu et au vécu d'un monde décevant lorsque l'on prête ses intentions à ceux qui ne les auront peut être jamais, la colère vient naturellement, inutilement !

A quoi bon ?

Ceux qui ne veulent changer ne le feront certainement pas, car ils vivent dans le déni.

Non pas qu'il soit "fou", mais quelle notion réelle de l'Amour inconditionnel peut bien avoir un dictateur, un manipulateur, serait il le plus commun ?

Il vit par la peur des autres, il s'en nourrit pour "fuir" la sienne, au point qu'il n'en est peut être pas réellement conscient tant il a peur même de l'idée d'avoir peur !

Il se veut "courageux" alors qu'il n'est que lâche.   

Alors, l'Amour... Il ne peut aucunement en avoir la moindre notion réelle. Seule peut être cette subjectivité d'un illusoire bonheur se posant en "victoire" et qui pourtant n'est qu'une défaite... 

Les autres ?

Peut être quelques uns se trouveront confrontés à leurs incohérences, mais, la plupart continueront "sans faire d'effort réel pour s'en sortir" dans un enfer dont ils n'ont même pas idée... 

A vrai dire, ils ont peur de perdre ce qui les fait souffrir et croient que cela constitue leur identité et que sans cette souffrance ils ne sont plus rien, c'est à dire "morts"...

C'est peut être là le paradoxe qui fait de ceux qui s'attachent à ce qu'ils croient être par cette possession donnant l'illusion de pouvoir se libérer et qui finalement grossissent le nombre des tourmentés, simplement par peur de le perdre... 

Il est d'abord ce verbe croire qui empêche l'objectivité de celui qui n'est plus libre de voir, donc de comprendre, donc d'évoluer, mais dont il faut pourtant avoir conscience donc pratique première...

Puis, vient l'attachement qui finit toujours par emprisonner le possesseur par ce qu'il croit posséder. Là encore sans la pratique point de détachement possible.

Persiste cette confusion temporelle dans ce qu'ils appellent "paradis" et qui fait d'eux les esclaves du passé dans le présent et qui empêche d'évoluer vers le futur. 

Or, l'intemporalité devrait nous ouvrir d'autres perspectives en nous libérant aussi de l'espace.

Mais comment en prendre conscience sans cette illusion, ce mythe, ce mensonge qui permet de trouver la réalité ?

La notion d'"éden" est imposée par les dogmes comme irréalisable du vivant. A tort peut être, car ce qui est entre les lignes incite simplement au concept "d'ici et maintenant". 

Exactement le contraire de ce que la plupart considèrent, attachés par la lettre, à concevoir le vivant comme un enfer.

A raison peut être, lorsque toute possession cesse de fait et donc permet de se libérer pour évoluer.

A tort si l'on considère encore pouvoir "posséder" quelque chose ou quelqu'un de l'autre coté de la "vérité ultime"... 

L'ambiguïté est assez grande pour laisser à chacun des interprétations si personnelles qu'il peut finalement y trouver ce dont il fait son "acmé" et donc construire ce qui contribue à sa domestication, à son conditionnement dans le présent, de "son vivant". 

Si tout peut s'envisager, selon que l'on se place aujourd'hui, maintenant et ici tout en considérant ce qui peut advenir une fois la grande peur passée (du moins, comme l'espèrent la plupart...tant ils ont peur d'avoir encore peur et que lorsqu'il ne resterait plus rien, il n'y aurait encore que cette peur.), le concept éducatif peut amener une cohésion de société respectueuse aussi de chacun par la démonstration de valeur que l'on convient dans ce qui nous attache à des choses de peu d'importance et nous fait passer à coté de l'essentiel !

Sachant que la peur est une construction de l'esprit à ne pas confondre avec l'instinct de conservation face à un danger réel, c'est à dire une illusion créée par le cerveau en fonctionnement dans sa "logique", s'il cesse de fonctionner, ou que nous cessions de lui donner la moindre importance car nous ne sommes plus dupes de la supercherie... Alors qu'en reste t'il, sinon que le fait utile de nous démontrer que nous sommes vivants et que nous pouvons évoluer ?   

Ce qui délie du superflu dans le vivant ne serait il pas alors la clef qui permettrait de se libérer des dernières illusions dans l'au delà ? 

Non pas qu'il faudrait vivre démunis, mais que conscients du "luxe", nous puissions nous séparer sans regrets ni remords de ce qu'il nous attache et par cet exercice nous préparer à nous libérer de ce que nous croyons être nous mêmes, à ce concept d'identité même. Peut être pour nous préparer à nous séparer de la "connaissance" première, pour retourner enfin à l'unité non pas primordiale mais éternelle... 

Comme disait Pierre Dac : -"L'avenir est devant vous et vous l'aurez forcément dans le dos à chaque fois que vous ferez demi tour...".

Au diable donc toute reconnaissance, tout pouvoir, toute richesse, puisque l'Amour libère de tout y compris de soi même et que cette libération réconcilie avec la vie ! 

Certains pensent que bien des "phénomènes" dits paranormaux seraient liés à ceux qui demeurent liés à ce concept même d'identité après la mort du corps...

Pour peu qu'il demeure quelque chose une fois le cerveau éteint, le corps décomposé, ce quelque chose s'obstinerait il encore à un quelconque attachement ?

"Vivrait il" encore dans une illusion énergétique, vibratoire, le maintenant dans un état intermédiaire empêchant l'ultime libération ?

Si ce que nous pouvons faire ici et maintenant pouvait servir plus tard, pourquoi pas alors cultiver l'Amour et tout faire pour que la peur ne soit plus le "moteur" de ce monde atroce ?

Mais, ce monde est il si atroce que cela et n'est ce pas encore une illusion de notre façon de voir, de projeter ce que nous cultivons d'illusions nous mêmes sur l'illusion commune que nous partageons ?

Le monde est tel qu'il est et pas forcément comme nous l'imaginons.

Alors, il n'existe rien de beau, de laid, de bon ou de mauvais, sinon qu'une réalité dont l'essence même est la même que celle qui nous fait, nous constitue et nous reçoit lorsque nous naissons à elle.

La vie est le sens même de la vie et la seule intention réelle de ce qui la fait et la conduit.

Alors, pourquoi la tristesse si nous sommes vivants et que nous avons la liberté d'évoluer pour nous libérer non de la vie, mais de la peur ? 

En écartant des croyances ce qui cultive la peur et les illusions pour n'en garder que ce qui contribue au respect de la vie, à cet Amour inconditionnel, le rêve auquel nous participons tous ne serait il pas meilleur ? 

Si nous vivons un rêve, nous pouvons le changer. Il suffit pour commencer, peut être d'en prendre conscience...  

G. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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