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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par G.
Publié dans : #réflexion

Guérir, ce n'est pas revenir en arrière ! 

La résilience serait cette capacité de retrouver un fonctionnement ancien, suite à un traumatisme... 

Nulle régénérescence n'est réellement totale, mais une évolution possible en fonction de potentiels préparés à surmonter l'épreuve.  

Dans les anciennes sociétés indo européennes, l'on considérait que la totalité des cellules se renouvelaient sur une période de sept ans. En conséquence, chacun pouvait évoluer vers d'autres perspectives entre chaque intervalle. Ce qui prouvait que la considération dans l'évolution des potentiels était un fait connu et fondamental.

Une nouvelle cellule ne sera pas l'ancienne détruite, même si elle en assume les mêmes fonctions...

Là se pose la différence entre "conservateurs" et "évolutionnistes".

Le fait est que ce qui est ne peut être nié à moins de se mentir et que la mémoire en conserve une trace, une expérience selon que les faits aient plus ou moins profondément marqué le subconscient, le corps jusques dans son fondement génétique ou simplement la partie superficielle de la conscience dont l'effet volatil de l'oubli nous contraint parfois à recommencer les mêmes erreurs "néfastes"...ou salutaires !  

La culture est un palliatif de mémoire collective et individuelle, si elle est entretenue et pratiquée... 

L'erreur, le traumatisme, l'obstacle, c'est avant tout ce qui permet d'exprimer un potentiel à surmonter l'épreuve. Donc, "à vaincre sans péril, l'on triomphe sans gloire", mais l'on évolue pas...

Risquer tout, tout le temps finit toujours par un naufrage, car nul n'est parfait et que si l'illusion d'exister par le risque est grande, la fin, l'épuisement des potentiels ou la démotivation est toujours au bout du chemin ! 

Cependant,si chacun possède des potentiels à exploiter, les choses ne sont pas toujours automatiques ni inépuisables et selon la méthode, l'apprentissage, les résultats ne sont pas égaux...

L'éducation se devrait de s'en souvenir, non pas en sélectionnant par l'exclusion, mais en tenant compte des évolutions possibles.

Or, notre monde tient rarement le respect des êtres pour repère d'évolution. Les règles du profit se sont établies sur le résultat immédiat, sur le rendement.

Un ouvrier baisse sa productivité, on le remplace, qui plus est souvent par un robot !

La déshumanisation du monde du travail ne cherche pas le confort des travailleurs. son seul but, c'est le profit.

La résilience à ce niveau définit un niveau de possibilités à continuer une production même en cas de "problèmes", surtout s'il s'agit de grèves...

Lorsque la délocalisation supplante toute négociation, il parait évident que l'enjeu n'est pas de faire évoluer le monde vers plus de mieux vivre ensemble.

La concertation naît de la confrontation dans le respect mutuel et multilatéral, c'est à dire dans la pleine conscience de tous les domaines et de leurs réels potentiels. Or, ces potentiels ne se révèlent que par leur exploitation. Individuellement, le phénomène serait identique, car en cherchant à évoluer l'on se doit de revenir au passé, mais uniquement pour en explorer les solutions et inconvénients, tenant compte de l'évolution des potentiels, non pas pour recommencer ce qui finalement n'a pas donné le meilleur des résultats puisque le problème n'est apparemment pas encore totalement réglé !

Donc, la résilience totale ne serait qu'un mythe dans la mesure où elle n'est pas un cliché totalement figé, mais un mouvement qui ne trouve sa fin que dans l'épuisement total des potentiels ou de leur exploitation !  

En conséquences, le rêve d'un "miracle" ne devrait pas nous contraindre si nous en avions la pleine conscience. Mais le rêveur obstiné dans son déni est il conscient ? 

Au delà de la conscience se pose le problème de la sincérité et là évidemment, il n'est pire sourd que celui qui ne veut entendre !

Bien au chaud dans sa casserole, "la grenouille qui ne savait pas qu'elle était cuite"* ne réagit plus et donc advient ce qui devait arriver...

Sommes nous des batraciens ?

Pour la plupart, l'expérience ne semble pas amener un quelconque profit, puisque l'immobilisme d'un tragique jeu de mikado s'est imposé.

L'attentisme d'un "miracle" par une hypothétique résilience intégrale n'a jamais sauvé la moindre grenouille, à moins d'une "panne de gaz" ou de la pitié du cuisinier sadique... 

Pas même les générations d'oeufs agglutinés dans une mare qui se dessèche ne donneront voie à l'évolution.

Donc, plutôt que d'espérer à force de désespérer, ne serait il pas trop tard pour réagir ? 

Il faut sortir de la casserole ou, mieux encore, ne pas s'y laisser enfermer !

A force de ne pas utiliser nos potentiels, nous finissons par les oublier...

Pourtant, ils existent et ne demandent qu'à s'exprimer !

G. 

*Lire Olivier CLERC "la grenouille qui ne savait pas qu'elle était cuite". 

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