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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par G.
Publié dans : #Histoire Patrimoine

3 à 4 semaines à toc, quelques journées de plus de fréquentation et le reste de l'année, ça tique ! 

C'est l'échec de la politique de l'autruche qui devrait amener une véritable réflexion, mais la tête dans le "bac à sable", les joyeux profiteurs du système n'en veulent pas démordre.

Pourquoi s'ouvriraient ils d'un intérêt quelconque sur une réalité qui n'est pas la leur ?

La seule considération qu'ils puissent développer ne vise en fait qu'à l'exploitation, voir même le pillage des ressources et des biens communs dans le seul et unique objectif de poursuivre leur folie destructrice, consommatrice outrancière des budgets au point de générer des dettes colossales aucunement en rapport avec les moyens réels, les potentiels et encore moins les résultats... déficitaires !   

La conception du territoire est totalement différente selon que vous y viviez ou tentez d'y vivre "décemment" à l'année ou si votre objectif serait d'en profiter "à moindre coût" !

Pour continuer d'engranger les subsides sonnantes et trébuchantes de locations non déclarées, tout est bon !

D'ailleurs, peu importe si les "impôts locos" s'envolent car vu la surface déclarée... C'est encore ridicule en rapport au revenu de ces "loyers" joyeux et nets d'impôts !  

La différence la plus importante se situe peut être là, entre cette "économie au black" et celle des "otages" du système qui eux n'y coupent pas !

Le touriste peut louer son chalet, son appartement ou sa maison, le permanent lui, il y vit ! 

L'injustice est flagrante devant tant d'obscurantisme mensonger face à la réalité toujours minimisée par les mafieux du tourisme montagnard.

Tout est faussé dans un refus de considérer l'entité territoriale dans chacun de ses aspects et dans chacune de ses saisons.

En conséquence l'on peut considérer cette vision politique des territoires montagnards comme une parasitose !

Aucun espoir de sortir de ce gouffre sans fond si ce n'est par l'intervention de l'Etat au travers ses organismes de contrôle tels que la Cour Régionale des Comptes, ou dans la maîtrise des autorisations de construire, comme d'ouvrir un outil devenu un ogre lobotomisé. 

Si la "solidarité" territoriale jouait pleinement, la problématique ne reposerait pas uniquement sur les épaules de ceux qui sont honteusement pris en otages de cette folie meurtrière.

Même si cette "solidarité" venait à se concrétiser, il n'en demeurerait pas moins la réalité d'un système irréaliste économiquement parlant.

La demande n'est plus assez importante pour couvrir ni le fonctionnement et encore moins les investissements nécessaires de ces entreprises fortement concurrentielles.

Trop de stations ou trop de concurrence, le fond du désastre s'amplifie par la baisse de fréquentation et l'irrégularité des ressources. Au plus fort de la saison certaines stations arrivent à cette situation irréelle d'équipements insuffisants pour répondre à la demande sur cinquante à soixante journées, mais au delà, la plupart des volets restent clos, les consciences aussi ! 

Le facteur "Météo" n'est pas le moindre avec une dépendance liée à l'exposition sensible des téléportés aux vents violents, une incertitude du manteau neigeux liée à l'augmentation des températures et à des périodes de pluviosité suffisamment précoces pour tout remettre en question y compris la neige de culture ! 

L'absence de palliatifs d'activités pour la grande majorité de ceux qui viennent encore profiter de la montagne est une réalité. Actuellement sur 5 personnes en vacances sur le secteur seules deux pratiquent régulièrement le ski alpin...

Le ski est redevenu un sport de riches, bien qu'il fut à l'origine un moyen de locomotion des peuples montagnards et nordiques.

Les coûts des séjours ne sont plus aussi abordables qu'avant l'apparition de l'Euro et de la grande crise entretenue que nous subissons encore pour une période qui ne semble pas vouloir s'achever...

Sans la fréquentation d'une clientèle hispanique et plus particulièrement Catalane, les trois quart des stations de ski du secteur seraient fermées depuis longtemps !

Il est évident que la dynamique économique de la Catalogne et la proximité de Barcelone sont des facteurs déterminants de la survie des infrastructures touristiques. Mais, sont elles réellement adaptées aux besoins de cette clientèle ?

Beaucoup ne viennent qu'à la journée et repartent le soir venu vers Puigcerda, LLivia, etc.

Qu'avons nous pour concurrencer le parc immobilier locatif Catalan, la diversité des activités, animations et lieux de convivialité ou de consommation outre frontière ?

L'attractivité d'un prix de forfait ski ne suffit pas !

Le pari responsable et solidaire de la nouvelle "grande région" serait d'établir un véritable partenariat (voir même transfrontalier) afin de développer une économie montagnarde diversifiée et respectueuse de ses trésors naturels ainsi que des populations qui tentent d'y vivre à l'année.

Il y a loin de la coupe amère aux lèvres des élus régionaux qui ne voient midi qu'à leur seuil ! 

Donc, si l'on ne peut compter que sur soi, il en va de la raison de tenter de sauver ce qui peut l'être dans un premier temps pour tenter de se redéployer avec plus de diversité dans un second temps. Comme il semble que nous devions n'avoir rien à espérer d'un "miracle" solidaire régional, national ou européen, seules les initiatives du secteur privé permettront au pays de ne pas se désertifier. 

Tant qu'il est temps, ce sont ces énergies qu'il faut encourager et pour cela, les collectivités territoriales se doivent de se désengager de la gestion de secteurs commerciaux dont elles entretiennent de mauvais fonctionnements par un népotisme déplacé, la précarisation des contrats de travail et le carcan de salaires minables !  

Il est évident que les dotations de l'Etat vont continuer de diminuer quelque soit le résultat des prochaines élections et qu'en conséquence, la ventilation de la fiscalité en fonction des besoins réels deviendra encore plus difficile.

Tout se concentre de plus en plus autour des "mégalopoles" et la ruralité, fut elle montagnarde, n'est pas leur préoccupation première...

Revisiter les potentiels montagnards ne doit pour autant devenir un pillage inconsidéré des ressources et des biens, car, les paysages fragiles sont encore la seule garantie d'authenticité et donc d'attrait de clientèle, autant que d'autres activités ne dépendant pas forcément du tourisme. 

Pour développer une véritable réflexion, faudrait il encore que tombent les préjugés et les illusoires impressions de "supériorité" de certains élus qui se prennent pour des "pros" ou des "princes" et qui ne sont même pas des amateurs... 

D'avenir il ne saurait y en avoir sans la considération, l'écoute et la participation de toutes les composantes de la société montagnarde, habitants, résidents et des partenaires implantés, voisins ou potentiels.

Or, nous n'avons pas encore cette conscience développée de l'ouverture pour instaurer la véritable démocratie dans notre culture...

Là est bien la carence la plus grave, car l'union fait la force tant qu'elle respecte la diversité dans une optique de complémentarité.  

G.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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