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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par G.
Publié dans : #réflexion

Quand l'égoïsme détourne la vertu...

Rien n'est moins sur que cette fin qui n'en est pas une et qui dit : "Ils s'aimèrent et eurent beaucoup de petits...jumeaux !".

De là à croire que "qui se ressemble s'assemble", la dualité finit par se révéler plus dans l'image inversée qui devient complémentaire de la surface du miroir, dans sa nature, que de ce double que l'on pense "parfait".

Car, le jumeau est considéré comme tel le double et surtout comme soi même.

Cette recherche "éperdue" de la flamme jumelle ne cache que cette recherche de soi en l'autre et comme un malheur ne vient jamais seul, cet "amour de l'autre" c'est avant tout la preuve d'un égoïsme terrifiant.

A l'inverse, comme de la vertu détournée, la haine de l'autre est révélatrice de la haine de soi et par le même effet de projection, celle déployée emprisonne dans cet égoïsme l'humain en un pervers narcissique, un manipulateur à ses propres dépends. 

"Car, ce que tu fais à autrui, tu le fais à toi même..."

En tentant de détruire ou de soumettre l'autre, c'est encore à cette part de soi même que s'adressent toutes mauvaises intentions.

Alors, passer de l'illusion amoureuse du jumeau ou de la jumelle à la manipulation, il n'y a souvent qu'un petit pas commençant par un "ne pas"...

Fondamentalement, c'est la "lecture du monde" qui amène en un sens ou l'autre de ces illusions. Il est l'homme d'un seul livre et l'humain capable de lire un livre au travers d'un autre, de l'autre ou de plusieurs autres. 

Autant "ceux" de l'ancien testament, exclusifs et excluant par là même,  que "ceux" du nouveau s'enferment s'ils ne font pas preuve d'évolution en se libérant de "l'unique vérité"...

Livres qui ne livrent qu'une partie d'un dualisme assassin et qui pourtant délivrent un message essentiel... 

La vertu amoureuse de l'amour, c'est avant tout la capacité à concevoir au travers de la complémentarité toutes les différences d'un même tout.

Le fait de voir non plus un autre soi même dans l'autre que l'on aime ou que l'on manipule comme cette autre partie de soi même, c'est un état de conscience modifié par le constat de la réalité. Toute chose et toute vie proviennent des mêmes principes dans une seule intention, celle de vivre !

Être amoureux de la vie, c'est ce qui permet de rassembler toutes les différences dans la même origine et le même destin.

Or, c'est plus souvent par peur de l'inconnu que se cultive la haine de ce que l'on ne peut maîtriser. Au delà de la question du pouvoir, c'est cette peur qui enferme et la douleur qu'elle engendre qui en fait un moteur.

La haine en "moteur auxiliaire" est ce leurre qui en détournant de soi l'illusion, la projette sur l'autre. Pourtant cet autre n'est autre que cette partie de soi que l'on tente de détruire ou d'asservir.

Chaque "civilisation" utilise ses mots et ses symboles pour nous rappeler cette implacable réalité dans un sens comme dans l'autre. Or, se libérer de ses démons passe forcément par un autre point de vue...

Comme ces saints vont par trois, "MickaEl", "GabriEl" et "RaphaEl", nous pouvons y voir que pour l'amour de la vie qui est force de création et la guérison de l'âme qui nous donne la Paix, il faut la sagesse de l'esprit dans son discernement et son perpétuel travail !

Justement, le piège va en ce sens que si travail d'esprit il faut, il n'est que théorie sans la pratique...

Chacun tente d'oublier plus ou moins "volontairement" cette réalité multiple qui fait de nous un iceberg suspendu entre ciel et terre, baignant aux deux tiers dans l'onde profonde et dont seul un tiers apparaît en surface.

Nous ne considérons que l'apparence alors que, autant ce qui est au dessus comme ce qui est en dessous ne proviennent et ne sont que partie du même tout qui le dépasse et l'englobe. 

Par le spectacle des merveilles de ce monde, par l'ouverture aimante passe toute la lumière qui nous compose et nous éclaire. Le symbole de la "mandorle" (l'amande), c'est l'image de la "vulve" d'accouchement qui nous donne la mort comme remède à la vie et la vie comme lumière à la mort.

Il est question de mourir à nos mauvais penchants, à cet égoïsme forcené et de renaître à ce que nous étions avant que nous soyons morts de cet enfermement (de cet enfer) dont nous avons construit notre cage par nos habitudes et nos dénis...

Le seul feu qui ne brûle pas est fait de cette lumière, essence amoureuse de la vie !

Jumelles, certes, toutes les flammes peuvent se ressembler, certaines un peu plus que d'autres, car elles sont faites du même feu !

Cependant, il ne faut pas confondre le feu de la vie qui rassemble et celui de l'enfer qui sépare...  

G.

 

 

 

 

 

 

 

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