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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par G.
Publié dans : #réflexion

Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément... 

(Nicolas BOILEAU)

A force de vouloir saucissonner le monde, séparer pour essayer de mieux comprendre, l'on finit souvent par oublier que la réalité est un tout !

Alors, finalement enfermés, cloisonnés, c'est l'errance dans le vide de l'abstraction qui finit par aspirer ce qu'il reste d'humanité...

La page reste blanche et l'oeuvre stérile...

Chaque questionnement limitatif donne ses propres limites et vouloir exprimer par des mots ce qui les dépasse est un effort toujours mal récompensé. Car, peut il y avoir une fin dans ce qui n'est jamais fini !

Pour dépasser ces frontières artificielles, tel le poisson dans l'onde, il faut remonter vers la source. L'origine est commune à toute forme de vie, ce qui implique forcément l'appartenance dans un mouvement commun, lequel se ressent plus que ne s'explique.

De la plus "haute" des étoiles au plus profond de chaque être, le même fil d'Ariane nous unit et bien que séparés, nous ne sommes qu'unité qui s'ignore.

La même harmonie peut s'entendre lorsque l'on y prête attention autant par ce qui nous entoure que par ce qui est en nous. Il suffit d'y prêter toute notre attention sans se laisser distraire par quelque inconsistance susurrée insolemment depuis notre conscience, depuis cette "logique" que nous nous sommes imposé en "vérité suprême" et qui finalement n'est qu'un mensonge érigé en dogme intolérant !

Simplement d'avoir conscience nous dépasse au point qu'humbles nous soyons. Pauvres et riches à la fois, la beauté finit par apparaître en chaque endroit où le regard se pose, autant dans ce qui nous entoure qu'au plus profond de nous...

L'Amour est l'enfant de la pauvreté, il n'attend rien en retour, car tout est déjà là !

Or sans Amour tout devient laid, chaque chose se sépare et chacun s'enferme dans le cocon de son mensonge. Mourir à ce mensonge, c'est renaître à la vie et retrouver l'unité dans l'harmonie de l'Univers. 

C'est par cette réconciliation avec soi même que l'on se réconcilie avec la vie et parce que l'on se réconcilie avec la vie, l'on est en paix avec soi même !

Regardez autour de vous ceux qui s'agitent en vain, toujours en conflit avec quelqu'un parce que toujours en conflit avec eux mêmes...

Comment alors concevoir une pensée ouverte sur l'Univers tout entier du fond de sa prison ?

Lorsque le "rêve" n'est qu'un délire alors il devient cauchemar !

Chaque illusion créée par ses mensonges "dorés" forge les barreaux ou tisse un peu plus la toile de ce cocon qui ne devient qu'un cercueil !

Véhiculant depuis nos origines une culture fondée sur l'expérience et le bon sens (ce qui s'entend par la perception des mouvements...), mais aussi la connaissance sont toujours présents pour ouvrir les portes de nos cachots.

Les chamans pratiquaient d'abord la descente à la rencontre de l'unité pour remonter la visiter dans son universalité, au plus haut des plus hauts "sommets". Ces rites anciens relatés par Mircéa Eliade, notamment dans son livre sur le chamanisme nous rendent témoignage de la réalité enfouie en chaque chose et de la beauté qui les relie.

Deux regards qui n'en sont qu'un et plus que des mots, un voyage silencieux et pourtant aussi puissant que la plus riche des sources...

Faire la Paix ouvre la possibilité de nouveaux réseaux et l'arbre vivant ne cesse de produire des racines reliées par son tronc jusques au bout de ses plus petites feuilles.

Que penser alors de ceux qui les gaspillent vainement pour des cauchemars peuplés de mensonges ? 

Quelle valeur peut représenter un "arbre de ferraille" sans racine qu'un bloc de béton face à un arbre vivant, aussi petit soit il ?

La différence s'établit en prétexte de "profit", mais où peut être le profit lorsque la chose est ruineuse ?

Resterait le plaisir, mais encore qu'est ce que le plaisir s'il ne se partage ?

N'est ce point égoïsme s'il se "produit" aux dépends des autres ou même de l'environnement ?

Ce "plaisir" conforte l'idée véhiculée par la peur de se perdre et qui finalement ne laisse que l'illusion de s'être "retrouvé" alors que l'on s'est juste un peu plus enfermé dans son égoïsme, dans un orgueil aussi grand que petite est sa cage !

Mais, cette peur qui tenaille aspire à ce besoin de reconnaissance, confère également l'irrépressible envie "d'être" en imitant pour être semblable, pour ne pas être rejeté...

Avoir l'air de..., être comme... Ce n'est pourtant pas être, ni même avoir !

Il ne s'agit encore que d'une errance dans le froid et sous la torture de mille morsures imprimées par la peur.

L'Amour est l'enfant de la pauvreté, aussi, car il se suffit à lui même pour rendre les hommes heureux !

"Alors, sans avoir rien que la force d'aimer, nous aurons dans nos mains, Ami, le monde entier !" (J.Brel "Quand on n'a que l'Amour")

Lorsque l'on a le monde entier, plus aucune limite !

Libres et respectueux de la vie, la vision s'étend autant au dedans qu'au dehors dans une implication responsable, participative et pleinement amoureuse.

Non pas que vienne, puisqu'elle n'a jamais cessé de nous accompagner, mais la Paix se dévoile et la beauté resplendit à nouveau de mille feux ! 

Ce qui se conçoit bien peut s'énoncer clairement par des actes et les mots pour les dire sont emplis de silence !

G.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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