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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par G.
Publié dans : #réflexion

Intelligence !

"Intelligere", ce mot définit la capacité cognitive par le potentiel à établir les liens de cause à effets et par là même à pouvoir s'adapter et faire évoluer telles situations autant globalement que particulièrement.

Il va de soi que cette "intelligence" n'est pas de mettre "la charrue avant les bœufs" ni d'utiliser une démarche "prétexte" pour faire "passer" sa propre vision des choses ! 

Les territoires, les entreprises et toute forme "organisée" de vie humaine souffrent bien souvent du machiavélisme pervers et des manipulations de leurs décideurs.

Le résultat peut varier en fonction de l’adéquation entre le projet du "visionnaire" et la réalité.

Or, l'on sait très bien que l'on est souvent plus intelligents à plusieurs, sauf si tous n'ont qu'une seule idée...

En fait selon la démarche, l'on évolue par une évolution démocratique et l'on stagne, voir régresse par une forme de despotisme !

Soit nous sommes dans une dynamique qui s'auto entretient par le mouvement, parce que les liens se diversifient et se développent par eux mêmes, soit c'est la sclérose assurée par peur de l'évolution et au delà par cette crainte de disparaître ou de ne plus être reconnu tel que ce que l'on aimerait l'être...

Là se pose aussi le problème de la représentativité, de son efficience et de ses limites lorsqu'elle "s'auto enferme", qu'elle se replie dans sa coquille, dirait on !

Or, la vie ne se limite pas à une bulle, si grande soit elle. 

Les inter actions dépassent généralement tout cadre et il faudrait avoir l'intelligence de cette vision globale issue des réalités locales...

La chose n'est d'autant pas facile que le potentiel humain est réduit. Plusieurs solutions s'offrent pourtant soit par l'ouverture en augmentant le nombre de participants, soit par le temps en fractionnant tout d'abord pour rassembler ensuite l'ensemble des données.

Or, il est difficile d'être dans la réalité qui est en mouvement si l'on fait abstraction de ce mouvement pour ne rester que sur les clichés !

Certes, certaines fonctions mathématiques offrent une synthèse proche de la réalité, mais aussi évolutives soient elles, le simple aléas d'un papillon peut changer la face du monde...

Donc, l'acceptation de l'erreur passe par l'humilité dans le constat, mais aussi par la rectification permanente.

Pour parler plus concrètement, l'intelligence ne peut s'associer au mythe de l'homme providentiel d'une part, ni à un conservatisme toujours esclave d'un passé révolu.

Pour autant, même en acceptant la "marge d'erreur" possible, la révolution permanente enferme également dans un aveuglement des plus dangereux.

Imaginez vous avancer les yeux bandés sur un territoire inconnu dont le sol est truffé de pièges autant que l'air...

Ni moutons de Panurge, ni vaches folles, les êtres doués d'intelligence se doivent d'entretenir et de multiplier les liens dans une dynamique évolutive.

"Croissez en accroissant et multipliez en additionnant !"

Le contraire est fatal autant à l'humain qu'à toute perspective d'avenir.

A l'humain d'abord, car source de mort par l'irrespect. 

A l'avenir, car l'enfermement cause la régression.

Or, la vie est mouvement et chaque fois que l'on tend dans un sens, c'est vers son opposé que l'on se dirige si l'on perd la hauteur et l'implication sincère.

Plus l'on tire vers le bas, plus l'on est soumis aux règles de ce pendule diabolique ancré dans la dualité des oppositions.

En réduisant le potentiel par le nombre, ou en s'enfermant dans la dualité, les territoires se dégradent et l'intelligence s'évapore pour ne plus jamais recristalliser la palette merveilleuse et mouvante de la diversité. 

Nous l'avons bien compris, l'intelligence est soumise à la dynamique de la complémentarité !

Il suffit hélas de regarder autour de nous pour déplorer son absence...

Peut être parce que l'intérêt particulier prime sur le collectif, mais certainement parce que la forme cérébrale et cognitive se limite par le "jeu politique" tout comme elle limite également la motivation du plus grand nombre par un jeu d'abrutissement, offrant la facilité et l'amnésie en monnaie d'échange d'un pouvoir confisqué !

Évoluer demande l'effort et occasionne la douleur.

C'est à ce prix là que les espèces survivent ou disparaissent !

La désertification n'est pas une fatalité, par contre, certains dégâts sont irréversibles si la dynamique de vie venait à s'éteindre.

Il est donc question de vigilance pour échapper à la superstition, en plus de la motivation à entretenir et tout cela demande du temps que parfois l'on n'a plus... 

Pour autant, céder au piège de l'urgence ne saurait justifier l'enfermement dans la dualité ni dans le mythe de "l'homme providentiel" !

L'on sait très bien qu'il ne faut pas attendre de solutions nouvelles de ceux qui ont causé les problèmes et donc qu'il serait vain d'espérer qu'ils se sacrifient sur l'autel des responsabilités ni sur celui d'une vision qui les dépasse.

Alors, faut il pour autant laisser faire, faire avec, ne pas faire et plutôt que de "faire faire", ne devrions nous pas retrouver notre responsabilité individuelle et faire de demain ce que nous ne pouvons pas attendre de ce qui est révolu ! 

Trinquons donc à "l'intelligence" faute de ne pas en avoir et sombrons dans l'ivresse du renoncement par l'amnésie d'existences vaines...

Mais, au dernier instant, soyons surs que la peur sera toujours au rendez vous !

Toute certitude s'envolera.

Que restera t' il sinon un chaos au lieu d'un chantier de vie toujours entretenu... 

G.

 

  

 

 

 

 

 

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