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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par G.
Publié dans : #Actualité

Auriez vous l'intention, mais surtout le pognon ! 

Depuis l'annonce par le conseil municipal suite au rapport de la cour Régionale des comptes dû lui même à la saisine du préfet des PO, il court un papier intitulé "Lettre d'intention" !

L'enfer étant pavé de "bonnes intentions", nous tenions à vous mettre en garde sur une possible arnaque ! 

Tout d'abord, quelques questions élémentaires : 

Qui propose et diffuse cette pétition ?

 

Quels en sont les initiateurs ?

 

Envers qui s’engagent les signataires ? 

 

Qui se sent capable de remonter un projet, de trouver des investisseurs ?

L'état sécuritaire et la vétusté des équipements demandent un investissement conséquent, lequel est toutefois dérisoire face à un développement nécessaire et d'incessantes améliorations à but commercial, publicitaire et d'animation. 

Publicité bien placée ?

En matière de "communication"... l'on voit bien l'expérience des "décideurs" !

 

Le coefficient multiplicateur de 6 souvent avancé ne nous semble avoir aucune valeur réelle; nous avons beaucoup cherché et n’avons trouvé aucune étude probante sur le sujet; il correspond à un cas de figure devenu très rare, celui des gens qui louent tout et descendent à l’hôtel.

Le reste du temps, ce coefficient est compris entre 2 et 3, d’autant que la fréquentation à Puyvalador est à 50 % une fréquentation du Week-end, et même de journée. 

 

Rappelons que les 100.000 € de déficit minimum annuel s’appliquent à un CA théorique de 500.000 € et donc représentent 20% de déficit, répétitif qui plus est, donc structurel. Le coût d'une saison se porterait à 600.000 €... 

Or, la tendance réelle des déficits constatés dépasse les 300.000 € pour 60 à 75 jours d'ouverture ! 

De plus, la mise à disposition "gratuite" de matériels, de locaux ou de personnels communaux étant illégale, il est étonnant que ces éléments ne soient pas portés en plus du déficit engendré !

 

L'estimation d'un capital de 100.000 € pour la réouverture nous semble totalement inepte compte tenu que cette somme est dérisoire quant à la totalité des besoins réels et à la garantie financière qu'il faudrait engager. En fait il faudrait au moins 350.000 à 400.000 € qui "in fine" seraient investis en pure perte ! 

Pour être plus sérieux encore, compte tenu de la V3 qui va coûter environ 350.000 € et dont la commune ne peut plus subvenir au règlement, nous parlons déjà d'un chiffre dépassant les 700.000 € !

En fait, entre tout c'est un budget annuel qu'il aurait été bon d'estimer à 1.000.000 €...  

 

La seule question qu'il aurait fallu se poser avant toute errance démagogique est tout simplement :

-" Existe t' il un réel potentiel clientèle pouvant déboucher sur une réelle rentabilité ?"

 

Les généreux donateurs éventuels s’engagent-ils à fond perdu, par solidarité, ou bien ont-ils vocation à devenir actionnaires d’une société à venir ?

 

Si c’est par solidarité, la structure concernée sera-t-elle éligible à une défiscalisation ? 

 

Rappelons simplement que la municipalité a pris conscience de l'impossibilité financière envers la poursuite d'exploitation de la station de ski au travers d'une gestion non déléguée.

 

De plus, rappelons également que les demandes de DSP faites durant les mandats précédents par l'opposition n'ont pas trouvé l'entendement des maires successifs (record de France) et que l'entêtement de ces derniers a provoqué outre la ruine de la commune, mais aussi la perte de crédibilité commerciale du site ! 

 

Rappelons également que la Délégation de Service Public est soumise à une procédure longue répondant au code des marchés publics.

6 mois sont un minimum entre le lancement de cette procédure et sa réelle application.

Toute utilisation du site ou de ses installations qui ne respecterait pas cette procédure est donc totalement illégale et répréhensible aux yeux de la Loi ! 

 

Sauf mesures dérogatoires et "manne céleste considérable", ce requiem "associatif" ou "sociétal" ne vaut pas un pet de lapin ! 

 

Ce, d'autant plus que les services de l'Etat seraient bien en peine de se contredire vu la saisine du préfet initiée par une inquiétude fondée sur les rapports de la cour Régionale des comptes précédents et actuel !   

 

Quant à ce que certains qualifieraient de friches, il est indéniable que d'une part la montagne est entretenue par les éleveurs et que le besoin d'espace naturel est certainement plus important aujourd'hui pour les populations citadines que la réalité d'un pouvoir d'achat sérieusement amputé. 

Le ski Alpin est réellement une activité coûteuse et dont la possibilité ne peut être envisagée que par une tranche de population (7%) d'autant plus ridicule sur nos domaines qu'elle se situe majoritairement sur des bassins qui prioritairement alimentent d'autres massifs ! 

La desserte du site par le réseau routier place cette station également en "bout de ligne", ce qui n'est pas sans incidence sur un improbable intérêt d'une clientèle Catalane ou Espagnole !

Rappelons également l'impact négatif d'une fiscalité débridée qui se voit augmentée par la progression de la part "intercommunale". 

La dévaluation du patrimoine privé est également conséquente d'une offre de vente de biens immobiliers fortement accrue, signe de cette perte d'intérêt liée au fonctionnement catastrophique de la station de ski ! 

 

Nous rappelons également que les activités estivales qui avaient été déployées sur la commune ont cessé quant à la priorité absolue exercée par certains élus pour que le flux financier soit uniquement concentré sur la station de ski !

Rappelons également que le loyer provenant de la location du centre de montagne de Puyvalador et dont la ressource devait être utilisée pour l'entretient du bâtiment fut captée en destination pour contribuer au fonctionnement de la station, d'où, en l'absence, la forte dégradation du dit bâtiment !   

 

D'autre part, ce désengagement a également contribué à un désintéressement vis à vis de la pollution du lac de Puyvalador dont on pourrait s'interroger jusqu'où il n'y aurait pas une certaine complicité tant le laisser faire est flagrant !

 

Compte tenu d'un retour à la réalité et à une prise de position intelligente des élus actuels, il parait indispensable d'apurer cette situation ainsi que l'ensemble des "dérèglements" consécutifs à trop d'années d'inepties et de sur endettement ! 

 

Or, la commune n'a pas les moyens de se lancer dans cette démarche qui nécessiterait un personnel qualifié et conséquent, outre les moyens financiers qu'elle n'a plus et pour cause !

Compte tenu d'une certaine "ingérence" notamment constatée lors d'une réunion publique en présence de la "sous préfète", le secours des services de l'Etat seraient les biens venus !

 

Faute n'est donc pas à une population indigène et vacancière qui a tiré la sonnette d'alarme depuis tant et tant d'années !

Quant au "cloche merle", nous invitons les auteurs d'une "agitation" malsaine, nimbée de déni et de dénégations, à se déplacer à "Chantemerle" (05) pour comprendre ce qu'est une gestion ayant fait l'expérience inverse de la nôtre !    

 

G.

 

 

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