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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité


 

Voici l'article de l'indep sur l'usine à neige de Puyvalador.

 

Le 29/10/2011 à 06h00 par Frédérique Berlic

 Après l\'abattement devant l\'usine à neige ravagée, Fernand Canto (en médaillon), chef d\'exploitation a trouvé une solution de repli au travers de la société \
Après l'abattement devant l'usine à neige ravagée, Fernand Canto (en médaillon), chef d'exploitation a trouvé une solution de repli au travers de la société "Johnson Controls". Si toutes les volontés s'unissent, une usine annexe provisoire sera montée à la mi-novembre. C'est tout ce qu'on souhaite à la station qui a déjà vécu l'année dernière une saison hivernale difficile. Mais c'est une station ouverte et enneigée que l'on aimerait voir dès décembre.  © Photos F. B.

Dans la nuit du 17 au 18 octobre, un incendie détruisait entièrement l'usine à neige de la station de Puyvalador Rieutort (L'Indépendant du 19 octobre). Depuis, c'est la course contre la montre pour trouver une solution de repli. Au milieu du domaine skiable de Puyvalador-Rieutort, on découvre un bâtiment entièrement calciné. Plus rien n'est récupérable dans ce qui était, quelques jours auparavant, l'usine à neige n° 2 de la station. Des techniciens de l'EDF s'affairent pour réparer les câbles. Durant l'incendie, la ligne de 20 000 volts a cédé, privant momentanément le village d'électricité. Et au milieu des décombres, un homme est particulièrement affecté par ce sinistre. C'est Fernand Canto, le chef d'exploitation de la station.

Au plus mauvais moment

Il faut dire que dans l'agenda d'une station hivernale, un tel "pépin" arrive au plus mauvais moment. "Techniquement, la saison était prête à démarrer puisque justement, on devait finir par le démarrage et la mise en fonctionnement des deux usines pour voir si tout était en ordre avant les premiers froids. Et voilà dans la nuit de lundi à mardi, l'usine a brûlé", dit Fernand Canto. La station, qui avait démarré difficilement l'année dernière avec un changement de direction à la veille de l'ouverture de la saison, avait repris de l'allant. Depuis début juin et jusqu'à fin septembre, le personnel était sur le pont. Tout était aux normes imposées, l'inspection des téléskis et télésièges faite, les dameuses équipées et prêtes à fonctionner. Seule devait intervenir la mise en route des usines qui se fait toujours en cette période de l'année.

Ce que cela implique

La station de Puyvalador-Rieutort comporte 62 canons à neige. La perte de l'usine à neige implique donc que les 3/4 des enneigeurs ne peuvent plus fonctionner. Si le bas de la station peut obtenir de la neige de culture grâce à l'usine à neige n° 1 et le haut de station enneigé naturellement, la jonction ne peut donc pas être faite entre les deux parties du domaine. "Si cette usine a été faite en 1998, bien après la première, c'est qu'il manquait de la neige à certains postes. Elle servait à enneiger le milieu haut et le milieu bas de la station. Avec 40 enneigeurs en moins, ce n'est pas viable. On ne connaît pas encore les conclusions de l'enquête, mais si c'est un acte délictuel, la personne ne s'est pas trompée de cible", se désole encore Fernand Canto.

Une solution technique

Jeudi, un technicien de la société Johnson Controls a fait souffler un vent d'optimisme sur la station. En effet, une solution de repli était avancée. "Sur le lieu même de l'usine détruite, on pourrait installer un préfabriqué avec une pompe que Johnson Controls avait en stock et un compresseur. Nous pourrions assurer une production minimum", explique le chef d'exploitation. Cette solution provisoire aura bien sûr un coût mais quel qu'il soit, il évitera à une soixantaine de personnes de se retrouver en rade à quelques semaines du démarrage de la saison hivernale. D'ores et déjà, les Neiges Catalanes ont proposé d'apporter une aide technique et humaine pour l'installation de l'usine annexe provisoire. La partie technique est faisable, reste la volonté de tous pour que la station de Puyvalador-Rieutort fasse tourner ses télésièges cet hiver.

 

 

 

Saluons encore la ressource de F CANTO face aux imprévus.

Reste à financer, mais comment ?

JC Lançon s'évertue à trouver une solution rapide.

Le conseil d'exploitation vient d'être élu. Il en est le nouveau président. Mr Barthes est le vice Président. L'ensemble du Conseil le constitue sauf 2 élus qui ne le veulent pas...

Bon courage !

GP

 

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #info administration

 

Rien ne peut empêcher de consulter et d'appeler les services de la Préfecture pour se faire aider sur cette procédure VITALE.
Mr le maire a déclaré, pendant la dernière séance du conseil, que c'était pas possible de recourir à cette procédure.
Nous interpellons les services de légalité et attendons leur interprétations que nous publierons.
En attendant voici le texte de la procédure dite normale.
Procédure DSP normale 
1. La décision de principe de la délégation
Les assemblées délibérantes des collectivités territoriales, de leurs groupements et de leurs 
établissements publics se prononcent sur le principe de toute délégation de service public local après
avoir recueilli l’avis de la commission consultative des services publics locaux. Elles statuent au vu
d’un rapport présentant le document contenant les caractéristiques des prestations que doit assurer le
délégataire (art. L 1411-4). 
La commission consultative des services publics locaux (art. L 1413-1) 
Les régions, les départements, les communes de plus de 10 000 habitants, les EPCI de plus de 50 
000 habitants et les syndicats mixtes comprenant au moins une commune de plus de 
10 000 habitants créent une commission consultative des services publics locaux pour l’ensemble des 
services publics qu’ils confient à un tiers par convention de délégation de service public ou qu’ils 
exploitent en régie dotée de l’autonomie financière.  
Elle est consultée pour avis par l’assemblée délibérante ou par l’organe délibérant sur tout projet de
délégation de service public, avant que l’assemblée délibérante ou l’organe délibérant ne se prononce 
(pour les collectivités concernées). Dans le silence des textes, il apparaît que la commission doit être 
saisie par voie de délibération (JO Sénat, 27 avril 2006, n° 22023). 
ATTENTION ! La consultation de la commission consultative des  services publics locaux est 
seulement obligatoire pour les communes remplissant les conditions de population précitées.  
Le rapport et la délibération de l’assemblée délibérante 
Elle statue au vu d’un rapport présentant le document contenant les caractéristiques des prestations 
que doit assurer le délégataire (art. L 1411-4). De ce fait, la délibération d’un conseil municipal se
prononçant sur le principe d’une délégation de service public local ne peut légalement intervenir 
qu’après que le rapport lui a été présenté.  
Le retrait d’une délibération communale prévoyant une délégation de service public 
L’article L 1411-7 donne à l’assemblée délibérante la compétence de se prononcer sur le contrat de 
délégation mais ne fait pas obligation de conclure  un tel contrat. Après avoir disposé des éléments 
d’appréciation lui permettant de confirmer ou d’infirmer sa volonté de recourir à la délégation, 
l’assemblée peut donc parfaitement refuser d’accorder toute délégation (JO AN, 18 octobre 1999, n° 
33734).
2. La publicité 
Les délégations de service public des personnes morales de droit public relevant du code sont 
soumises par l’autorité délégante à une procédure de publicité permettant la présentation de plusieurs
offres concurrentes (art. L 1411-1). 
La publicité consiste en deux insertions obligatoires : 
- l’une dans une publication habilitée à recevoir des annonces légales, 
- l’autre dans une publication spécialisée correspondant au secteur économique concerné. 
Cette insertion précise la date limite de présentation des offres de candidature, qui doit être fixée un 
mois au moins après la date de la dernière publication. Elle précise également les modalités de 
présentation de ces offres et mentionne les caractéristiques essentielles de la convention envisagée, 
notamment son objet et sa nature (art. R 1411-1). 
La publicité dans une publication habilitée à recevoir des annonces légales 
Le préfet établit annuellement la liste des journaux habilités à recevoir des annonces légales (art. 1 et 
2 de la loi n° 55-4 du 4 janvier 1955). Cela ne fai t pas obstacle à ce que d’autres publications se 
voient reconnaître, au niveau national, le caractère de publication habilitée à recevoir des annonces 
légales en matière de délégation de service public. Il en résulte que le Bulletin officiel d’annonces des 
marchés publics (BOAMP) doit être regardé comme une publication habilitée à recevoir des annonces légales (CE, 19 novembre 2004, n° 266975). Il n’en  est pas ainsi du Journal officiel de l’Union 
européenne (JOUE). 
Le libre choix de la publication spécialisée  
Il n’est pas possible de déterminer une liste de publications spécialisées, sauf à mettre en avant telle 
ou telle publication, même si certaines d’entre elles constituent pour le secteur concerné des 
références connues. Il appartient donc à la collectivité de vérifier que la publication retenue répond
bien au secteur économique concerné et ne présente  pas un caractère trop général que pourrait 
censurer le juge administratif (JO AN, 29 juin 2004, n° 27448). 
L’absence de publication spécialisée  
Lorsqu’il n’existe aucune publication spécialisée correspondant au secteur économique concerné par 
le service public faisant l’objet de la délégation  envisagée, il appartient à la personne publique de 
rechercher quelle autre publication, plus générale, peut assurer une information suffisante des 
opérateurs économiques de ce secteur (CE, 8 juillet 2005, Sté EGS, n° 277554). 
Exemples jurisprudentiels : 
- La commune a pu satisfaire à ses obligations de publicité en faisant paraître l’avis d’appel public à la 
concurrence dans le journal Les Echos, dont il ne résulte pas de l’instruction que, compte tenu de son 
objet et de sa diffusion, il serait impropre à assurer une information suffisante des opérateurs 
économiques susceptibles d’être intéressés (CE, 8 juillet 2005, Sté EGS). 
- Le Moniteur du bâtiment et des travaux publics, publication qui traite notamment des travaux publics 
dont les collectivités territoriales assurent la maîtrise d’ouvrage, constitue une publication spécialisée 
correspondant au secteur économique de la délégation de service public de collecte des eaux usées 
et d’une prestation accessoire d’entretien du réseau séparatif pluvial (CE, 19 novembre 2004, n° 
266975).   
L’élargissement des mesures de publicité 
Si les règles de publication prévues à l’article R  1411-1 doivent être respectées strictement, elles 
n’interdisent pas en revanche à l’autorité délégante de publier, le cas échéant, des avis supplémentaires 
afin d’assurer une plus large publicité (JO AN, 29 juin 2004, n° 27448). Toutefois, cette publ icité 
complémentaire ne saurait en aucun cas remplacer l’insertion d’un avis dans une publication spécialisée 
correspondant au secteur économique concerné (JO AN, 15 mai 2000, n° 32108). 
3. La commission d’ouverture des plis  
Composition de la commission d’ouverture des plis
  
Les membres de la commission (art. L 1411-5)   
- Lorsqu’il s’agit d’une région, de la collectivité territoriale de Corse, d’un département, d’une 
commune de plus de 3 500 habitants et d’un établissement public, la commission est 
composée par l’autorité habilitée à signer la convention de délégation de service public ou 
son représentant, président, et par 5 membres de l’assemblée délibérante élus en son sein 
à la représentation proportionnelle au plus fort reste. 
- Dans les communes de moins de 3 500 habitants, la commission est composée par le 
maire ou son représentant, président, et par 3 membres du conseil municipal élus par le 
conseil à la représentation proportionnelle au plus fort reste.  
Il est procédé, selon les mêmes modalités, à l’élection de suppléants en nombre égal à celui 
de membres titulaires. 
Les membres avec voix consultative  
Le comptable de la collectivité et un représentant  du ministre chargé de la concurrence 
(DDCCRF) siègent à la commission avec voix consultative (art. L 1411-5). L’absence de 
convocation régulière, du comptable et du représentant du  ministre chargé de la concurrence, à une réunion au cours de laquelle la  commission procède à l’analyse des 
offres et émet son avis, vicie la procédure. La délibération prise lors de cette procédure 
irrégulière sera annulée (CAA Lyon, 27 septembre 2001, n° 00LY01388 et 00LY01393). 
La désignation des membres de la commission (art. D 1411-3 et D 1411-4) 
Les membres titulaires et suppléants de la commission chargée d’ouvrir les plis sont élus au 
scrutin de liste suivant le système de la représentation proportionnelle avec application de la 
règle du plus fort reste sans panachage ni vote préférentiel.  
Les listes peuvent comprendre moins de noms qu’il n’y a de sièges de titulaires et de 
suppléants à pourvoir. En cas d’égalité de restes, le siège revient à la liste qui a obtenu le 
plus grand nombre de suffrages. En cas d’égalité de suffrages, le siège est attribué au plus 
âgé des candidats susceptibles d’être proclamés élus. 
La présence des fonctionnaires territoriaux  
Peuvent participer à la commission, avec voix consultative, un ou plusieurs agents de la 
collectivité territoriale ou de l’établissement public désignés par le président de la 
commission en raison de leur compétence dans la matière qui fait l’objet de la délégation de 
service public (art. L 1411-5). Cette modification a été apportée par la loi n° 2006-1772 du 
30 décembre 2006 sur l’eau et les milieux aquatiques. 
Auparavant, la jurisprudence considérait que la présence de personnes appartenant aux 
services d’une commune pendant la durée des réunions de la commission d’ouverture des 
plis entachait la procédure d’une irrégularité substantielle rendant nuls tous les actes pris par 
la commission (CAA Marseille, 15 juin 2004, n° 00MA 01382). 
Les compétences de la commission d’ouverture des plis  
- Les interventions en cours de procédure. La commission intervient pour dresser la liste des 
candidats admis à présenter une offre (a) et donner un avis sur les offres des candidats (b).
a) La liste des candidats 
La commission dresse la liste des candidats admis à présenter une offre après examen de leurs 
garanties professionnelles et financières, de leur  respect de l’obligation d’emploi des travailleurs 
handicapés prévue à l’article L 323-1 du code du travail et de leur aptitude à assurer la continuité du 
service public et l’égalité des usagers devant le service public. Les garanties professionnelles sont 
appréciées notamment dans la personne des associés  et au vu des garanties professionnelles 
réunies en son sein. Les sociétés en cours de constitution ou nouvellement créées peuvent être 
admises à présenter une offre dans les mêmes conditions que les sociétés existantes (art. L 1411-1). 
Il appartient à la commission de procéder à l’examen pour chaque candidat des garanties et aptitudes 
et d’inscrire sur la liste des candidats admis à présenter une offre tous ceux ayant satisfait à cet 
examen sans avoir la possibilité ni de fixer par avance un nombre maximum de candidats susceptibles 
d’être retenus ni, après avoir procédé à l’examen de ces garanties et aptitudes, de n’inscrire sur la 
liste qu’une partie seulement des candidats ayant satisfait à cet examen (CE, 30 juin 1999, n° 
198147). 
b) L’avis sur les offres des candidats 
La commission procède à l’ouverture des offres et dresse un avis sur celles-ci. Au vu de l’avis de la 
commission, l’autorité habilitée à signer la convention engage librement toute discussion utile avec 
une ou des entreprises ayant présenté une offre (art. L 1411-5).   
- Les avenants. La commission est saisie pour avis de tout projet d’avenant entraînant une 
augmentation du montant global supérieure à 5 % (art. L 1411-6). 
  4. La négociation 
Le document de consultation 
La collectivité adresse à chacun des candidats un document définissant les caractéristiques 
quantitatives et qualitatives des prestations ainsi que, s’il y a lieu, les conditions de tarification du 
service rendu à l’usager (art. L 1411-1). 
Le principe de la liberté de négociation 
Les offres présentées sont librement négociées par  l’autorité responsable de la personne publique 
délégante qui, au terme de ces négociations, choisit le délégataire (art. L 1411-1). En effet, au vu de 
l’avis de la commission, l’autorité habilitée à signer la convention engage librement toute discussion
utile avec une ou des entreprises ayant présenté une offre. Elle saisit l’assemblée délibérante du 
choix de l’entreprise auquel elle a procédé. Elle lui transmet le rapport de la commission présentant 
notamment la liste des entreprises admises à présenter une offre et l’analyse des propositions de 
celles-ci, ainsi que les motifs du choix de la candidate et l’économie générale du contrat (art. L 1411-
5). 
Les limites à la liberté de négociation 
- Le contenu du document de consultation 
Lorsque la collectivité définit préalablement la procédure et les critères suivant lesquels elle choisira le 
délégataire, elle est tenue de respecter les règles qu’elle s’est ainsi elle-même fixées. Si l’autorité 
délégante a prévu dans le règlement de mise en concurrence une date limite de validité des offres, 
celle-ci ne peut être prorogée qu’avec l’accord de  l’ensemble des candidats admis à présenter une 
offre (CE, 13 décembre 1996, n° 169706). 
Lorsque le règlement de la consultation ou le cahier des charges impose la production de documents 
ou de renseignements à l’appui des offres, l’autorité habilitée à signer la convention ne peut, après 
avis de la commission, engager de négociation avec un opérateur économique dont l’offre n’est pas 
accompagnée de tous ces documents ou renseignements que si cette insuffisance, d’une part, ne fait 
pas obstacle à ce que soit appréciée la conformité de l’offre aux exigences du cahier des charges et, 
d’autre part, n’est pas susceptible d’avoir une influence sur la comparaison entre les offres et le choix 
des candidats qui seront admis à participer à la négociation (CE, 15 décembre 2006,  sté Corsica 
ferries, n° 298618). 
- Le respect du principe d’égalité entre les candidats 
Si le délégant négocie librement les offres présentées par les entreprises candidates et possède le 
libre choix du délégataire, il lui appartient toutefois, conformément au principe général, d’assurer le 
respect de l’égal accès des intéressés à l’octroi de la délégation. Une société candidate peut 
présenter en cours de négociation des aménagements de ses offres initiales consistant à présenter 
des offres dont le montant était très inférieur au montant des offres initiales. Le principe d’égalité est 
respecté dès lors que la société n’a pas bénéficié  d’informations privilégiées et est à même de 
justifier la baisse du montant proposé (CE, 9 août 2006, n° 286107). Le respect du principe d’égalité 
entre les candidats exige que, lorsque des négociations sont menées avec plusieurs entreprises à 
la suite de la remise des offres et que l’autorité délégante fixe à ces entreprises un délai de remise
de nouvelles offres, elle est tenue aux mêmes exigences que lors de la procédure de publicité et de 
recueil des offres et, en particulier, ne peut légalement proroger ce nouveau délai pour une partie 
seulement des entreprises intéressées (CE, 15 juin 2001, n° 223482). 
Les possibles adaptations à l’objet du contrat en cours de négociation 
La collectivité peut apporter, au cours de la consultation engagée, des adaptations à l’objet du 
contrat qu’elle envisage de conclure au terme de la négociation lorsque ces adaptations sont 
d’une portée limitée, justifiées par l’intérêt du service et qu’elles ne présentent pas, entre les 
entreprises concurrentes, un caractère discriminatoire. La décision du délégant de prolonger de 6 
mois la durée d’exécution de 10 ans prévue du contrat d’affermage, qui était justifiée par l’intérêt 
du service, n’ayant pas pour but d’avantager une des entreprises candidates et n’ayant pas eu 
pour effet de bouleverser l’économie générale du contrat, n’a pas constitué un manquement aux 
obligations de publicité et de mise en concurrence (CE, 21 juin 2000, n° 209319). 
  La procédure de négociation directe 
Le recours à une procédure de négociation directe avec une entreprise déterminée n’est possible que 
dans le cas où, après mise en concurrence, aucune offre n’a été proposée ou n’est acceptée par la 
collectivité publique (art. L 1411-8). 
5. Le choix du délégataire 
Au terme des négociations, l’autorité responsable de la personne publique délégante choisit le 
délégataire (art. L 1411-1). 
Le délai 
Deux mois au moins après la saisine de la commission d’ouverture des plis, l’assemblée délibérante 
se prononce sur le choix du délégataire et le contrat de délégation. Le rapport de la commission 
présentant notamment la liste des entreprises admises à présenter une offre et l’analyse des 
propositions de celles-ci, ainsi que les motifs du  choix de la candidate et l’économie générale du 
contrat, sont les documents sur lesquels se prononce l’assemblée délibérante. Ils doivent lui être 
transmis 15 jours au moins avant sa délibération (art. L 1411-7). 
Quelle est la date à compter de laquelle doit se calculer le délai de 2 mois ? 
Ce délai commence à courir à partir de la saisine de la commission, qui est la date limite de réception 
des plis contenant les offres des candidats et non  celle à laquelle cette commission donne son avis 
sur le ou les candidats avec lesquels la discussion doit s’engager. Il fait obstacle à ce que l’assemblée 
délibérante de la personne publique délégante puisse valablement se prononcer sur le choix du 
délégataire et le contrat de délégation moins de deux mois après la date limite de réception des offres 
(CE avis, 15 décembre 2006, n° 297846). 
La délibération se prononçant sur le choix du délégataire 
L’autorité responsable de la personne publique délégante saisit l’assemblée délibérante du choix de 
l’entreprise auquel elle a procédé (art. L 1411-1).  
Une délibération portant délégation de service public est créatrice de droit pour le cocontractant choisi 
par le conseil municipal. Une telle délibération ne peut être retirée qu’à la double condition qu’elle soit 
irrégulière et que le retrait intervienne dans le délai de 4 mois suivant la prise de cette délibération 
(CE, 26 octobre 2001, M. Ternon,  n° 197018). Une délibération retirant une précédent e délibération 
par laquelle un conseil municipal a choisi le titulaire d’une délégation de service public, créant ainsi 
des droits au profit de ce dernier, doit comporter  le motif de droit justifiant ce retrait (CE, 17 mars 
2004, n° 228428). 
La répartition des compétences entre le maire et le conseil municipal 
Il résulte des dispositions des articles L 2121-29  et L 2122-21 que le maire ne peut, au nom de la 
commune, valablement souscrire une convention de délégation de service public avec un opérateur 
économique, pour répondre à des besoins industriels ou commerciaux, sans y avoir été préalablement 
autorisé par une délibération expresse du conseil municipal. Ainsi, lorsqu’il entend autoriser le maire à 
souscrire une telle convention, le conseil municipal doit, sauf à méconnaître l’étendue de sa 
compétence, se prononcer sur tous les éléments essentiels du contrat à intervenir, au nombre 
desquels figurent notamment l’objet précis de celui-ci ainsi que ses éléments financiers exacts et 
l’identité de son attributaire (CE, 10 janvier 2007, sté pompes funèbres, n° 284063)

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #nature

matin-du-Galbe-002.JPG Les couloirs de la Bague sont encore partagés entre l'ombre et la lumière. La face rocheuse de la Montagnette surplombant le Galbe est frappée des premiers rayons du matin. Au delà, le Mortiés, paré du léger manteau, annonce l'hiver.

Que de souvenirs de chasses et de belles balades me reviennent chaque matin ! Mes yeux explorent ces couloirs riches de ces moments partagés dans la joie et parfois dans la difficulté.

Par tous les temps, de l'aube à la nuit, la poursuite des Izards "fantômes" m'a enfiévré d'espoir.

Jusqu'à l'extrême limite des forces et de l'équilibre, je les ai traqués. Jouant du vent et des moindres replis, l'approche s'est modelée aux mouvements du diable des Pyrénées. La réussite et les échecs se sont mêlés dans des aventures extraordinaires. Avec Jean, Serge, Jean Claude, Jean Paul et d'autres, nous avons forgé nôtre passion dans ces quêtes insensées. En courant les pentes, nous étions aussi à la recherche de nous même. L'Izard, c'était le moteur. La tête, le coeur et les jambes ont fait le reste. Faune-040.JPGCes paysages immuables, sans cesse différents, nous émeuvent par le plaisir simple de la contemplation. Les sentiments qui se rattachent aux "exploits" du passé ont laissé leurs marques durablement dans nos esprits et dans nos corps.

Peu importe les douleurs, elles s'estompent au souvenir de la folie.

Un Izard dans la tête, un soleil dans le coeur...Rien ne peut plus vous atteindre !

GP

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité

Samedi soir...

En saurons nous un peu plus sur l'usine à neige, l'avenir de la station et de nos villages ?

Vu qu'il faut compter 3 semaines pour les résultats des investigations scientifiques...En revanche, j'espère que F CANTO sera là en tant qu'expert pour nous expliquer son RDV avec le technicien en niviculture.

La réaction de la pref pour l'ouverture de la station malgré la cata ?

Voyons si l'audit est lancé !

Pour le reste, un budget annexe pour pouvoir encaisser les loyers du centre communal...c'est normal !


A Samedi.

GP


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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Histoire Patrimoine

S'il est bien quelque chose que nous partageons tous c'est l'air que nous respirons tous, tour à tour et l'eau que nous buvons !

Il peut être dérangeant de savoir que ces mêmes mollécules sont passées par tant de bouches et de nez d'êtres vivants depuis l'origine des temps.

La sueur de tous les travailleurs, nous la buvons au quotidien. Le sang versé sur quel point de la planète rejoint le nôtre à chaque fois que nous puisons la désaltérante boisson.

Sans air et sans eau, c'est la fin que nous partageons aussi...

Chaque parcelle d'énergie qui nous agite n'était pas nôtre avant que nous soyons. Il en est de même pour chaque chose que nous croyons posséder. La roue tourne inexorablement et l'univers tout entier suit un cycle alternatif d'expansion-régression que nous imitons sans trop le percevoir.

Seul le temps semble poursuivre son chemin chaotique. Il est perçu différemment par chacun de nous. Les cycles semblent se répéter. Les horloges scandent les minutes et les secondes. Le sable suit sa chute. Rien ne semble vouloir s'arrêter.

L'histoire répète en coulisses ses pièces démodées que nous jouons sans le savoir. Maintes et maintes représentations n'empêchent pas les mêmes redites...

 Toutes les volontés organisatrices tentent de modifier après coup la teneur de la vérité. Pourtant, têtue, elle revient nous refaire son numéro !

"Al cap de sept cents anys, a verdéjat lou laurel !"

Victimes et bourreaux tour à tour vont se remplacer. Ce qui vient en un sens, se défait dans l'autre.

Frères de l'air, de l'eau et du feu qui les dévore ils retournent sur la scène de la terre fatalement.

Toujours à s'agiter, comme de mauvaises fourmis in-coordonnées, l'humanité s'emploie plus à détruire qu'à construire tout ce qu'elle devrait partager. Comme l'eau, comme l'air...

Pourtant il est des gens à l'esprit simple. Témoins et acteurs d'un temps où le temps importe peu. Les Camille BOUSQUET, les Max PEDOUSSAT, les Daniel CATHALA, les Marinettes, les Armand, les Francis, les Jean Claude, les Pierres...

Eux, qui ont marqué un temps qui n'est plus, hélas, et qui nous manquent tant. 

Reviendront ils un jour partager plus que nôtre air et nôtre eau ?

Je le souhaite ardemment pour ceux et celles qui les rencontreront.

Ils porteront d'autres noms et sans être les mêmes qu'est ce qu'ils se ressembleront !

En cette époque de "tóts sans", une pensée m'accompagne avec le souffle du vent dans la nuit. C'est déjà demain !

Amistats, bravo gens !

GP

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Humour

Penguins.jpgLe Yéti Catalan 001

Tu les as vus les sardanistes, toi ?

Mais non aixorit, c'est le trio del rés-tót..Tót par jo, res par tú !

Ils préparent la sortie du conseil. Fíns, c'est nous que pagarem...

¡ Voyons, si à la fí nos caldra paga als locataris !

Els, van pas mal, fan cóm las gallinas...graten sempre en darrere.

¡ Als locataris, ja als y pagan calcóm, y encara els a faran travailla!

Tu sais pourquoi ils tendent les bras comme ça ?

C'est pour pas mettre la main à la poche !

A l'époque, les cónseillers ils étaient pas manchots...

Ça me laisse de glace, leur politique.

Ah ! je comprends pourquoi ça fait froid dans le dos !

Oh ! t'en fagis pas, pour les impots ça sent le réchauffement...à la hausse.

Allez, aixorit, je te m'en retourne aux cocotiers

Yet cal paga

66 ème article !

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #boulot

111.JPGPratiquer un métier, c'est se remettre en cause et se former tout au long de sa carrière. Nos anges gardiens n'y échappent pas. Chaque année des sessions de formation sont organisées dans différentes stations.

photos-memoire-M.P-et-mise-en-place-pistes-101.jpgIMG_2239.JPG

Pisteurs secouristes. Sécuriser, prévenir, secourir, c'est leur job et ils sont pro jusques au bout des doigts !

Declanchement-avalanches-par-les-pisteurs--34-.JPGDeclanchement-avalanches-par-les-pisteurs--74-.JPG

Declanchement-avalanches-par-les-pisteurs--75-.JPGIls sont aussi artificiers. Le déclenchement des avalanches, ça les connaît !

Un véritable métier passionnant mais qui n'occupe pas toute une vie. L'été, ça continue pour de très rares d'entre eux.

DSC00212.JPGPause de barrières, nivellement, déboisage, révisions, etc. 

Pour les autres, c'est souvent une autre vie. Vachers, accompagnateurs en montagne, moniteurs de voile, bûcherons...

La poly-Vaillance !

Du moindre petit bobo à l'évacuation de télé portés, sans nos anges gardiens le plaisir ne serait pas aussi entier.

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PHOTOS-EVACUATIONS-03-11-05-074.jpgPHOTOS-EVACUATIONS-03-11-05-126.jpg

Cependant, si d'antan, la saison durait 4,5 à 5 mois, aujourd'hui, c'est plutôt 3 mois...

Les impératifs de gestion ne tiennent pas compte de la dureté de la vie en montagne, ni du niveau de professionnalisme nécessaire.

Et pourtant, il faut vivre !

Beaucoup de jeunes s'en vont déçus...Dommage !

Pour leur gentillesse, leur courage et leur professionnalisme, Bravo à nos Anges gardiens !

GP



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Publié le par puyvalador-rieutort
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damage-3-006.JPGdamage-3-009.JPG

damage-3-007-copie-1.JPG Le plaisir de la glisse commence avec le plaisir des yeux.

Tous ces matins d'hiver, accompagnés par le soleil rasant, vous découvrez des pistes parfaites. Les Pilotes de dameuses sont passés par là ! Toute la nuit ils oeuvrent de concert.

Le balayage méthodique de leurs phares met en relief le profil des boulevards enneigés. Ce sont des pros. Rien n'est laissé au hasard.

damage-gest-012.JPGdamage-gest-022.JPGdamage-gest-025.JPGTout se prépare sérieusement. Tout se gère méthodiquement. L'informatique est aussi de la partie. De la surface damée à la consommation de carburant, des types d'actions aux régimes moteurs, le suivi marque le niveau d'un professionnalisme sérieux. Gérer c'est prévoir...Bien damer c'est pas pour les amateurs !   Il y a ceux qui bossent et ceux qui cassent ! Vu le coût des engins...

half-pipe-005.JPGhalf-pipe-011.JPG

half-pipe-015.JPGLes préparations spécifiques des snow park et half pipe n'échappent pas à la règle et l'on sent et l'on voit l'efficacité des pilotes.

damage-2-033.JPGCes as de la nuit ne pouraient rien sans l'entretien des pros de la mécanique. Tous les jours les machines sont révisées, pleins, graissage, niveaux, électronique embarquée...

damage-2-028.JPGCependant, le plaisir ne doit pas faire oublier la prudence. Il peut arriver que certaines taches s'effectuent de jour. Les panneaux et gyrophares ne sont rien sans votre vigilance !

En attendant la neige...

GP

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Publié le par puyvalador-rieutort
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Photo0137.jpgIncident ou acte de malveillance ? L'enquète suit son cours, les unités scientifiques de la Gendarmerie Nationale sont passées faire leurs constatations. Les auditions ont commencé !

Ce sera long, plus long que le temps qu'a pu durer l'incendie...

Les problèmes continuent...Un sinistre, c'est pas quelque chose qui se règle rubis sur ongle ! Les assurances sont parfois coriaces...

Hélas, tout se joue sur le temps. Mais le temps ne joue pas pour nous...

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usine-neige-064.JPGusine-neige-070.JPG

usine-neige-071.JPGIl y a quelques temps, j'ai eu le privilège de pouvoir visiter l'usine à neige des Angles pour mon diaporama sur les métiers de la montagne. Ces quelques photos pouront vous donner une idée de ce qu'est une unité de production en bon état...

or-du-diable-et-canons-023.JPGBien sur, Les Angles, c'est Les Angles ! Leurs canons fonctionnent partaitement bien !

Souhaitons que l'enquète aboutisse rapidement et surtout qu'il Neige Fort cet hiver !

En attendant, des solutions transitoires de niviculture sont actuellement étudiées...

A Suivre...

GP

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #boulot

Vous le savez, nôtre usine à neige n'est plus...

La niviculture est un domaine pro trés pointu.

Ci dessous un doc transmis par JF SOUBIELLE, Niviculteur hors pair, qui à eu l'amabilité de bien vouloir me le communiquer.

Merci à lui et...

Bonne Lecture. 

GP

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PRINCIPE DE FABRICATION DE LA NEIGE DE CULTURE


 


 

LES DIFFÉRENTES PHASES

Le but de ce chapitre est de définir et de décrire les principes physiques connus à ce jour pour la fabrication de la neige de culture.
Le moyen le plus courant de fabriquer de la neige, en dehors de la glace pilée produite, est de projeter des gouttelettes d’eau dans l’air ambiant à température négative en respectant certaines conditions.
La transformation de l’eau en neige ou congélation se décompose en plusieurs séquences :

  • Atomisation ou fragmentation,

  • Nucléation,

  • Insémination,

  • Dispersion,

  • Evaporation,

  • Convection.

Atomisation ou fragmentation

La première étape dans la transformation de l’eau en neige est l’atomisation du jet d’eau en fines gouttelettes dont la taille permet la cristallisation en glace dès qu’elles sont projetées dans l’air ambiant à température négative.

Bien entendu plus la taille des gouttes est élevée plus la congélation est difficile, à l’opposé plus les gouttelettes sont fines plus le phénomène est rapide, mais le contrôle de leur dispersion dans l’air sera plus délicat.

Le diamètre  courant de gouttelettes varie de 0,2 à 0,8 mm.

Nucléation

La nucléation est la formation en parallèle de microcristaux de glace (noyaux de nucléation) qui serviront à inséminer les gouttelettes d’eau à la sortie de l’enneigeur.

La formation de ces noyaux de nucléation se fait à travers les étapes suivantes :

  • mélange air/eau sous pression avec une très forte proportion en air dans la chambre d’un nucléateur ;

expulsion et fragmentation du mélange par un orifice finement calibré du nucléateur ;

  • détente brutale de l’air qui provoque un fort refroidissement ambiant en sortie du nucléateur ;

  • cristallisation immédiate à température négative des particules d’eau formant ainsi des noyaux de nucléation.

Insémination

La troisième étape, après l’atomisation et la fabrication de noyaux de nucléation est la transformation des gouttelettes en grains congelés.

L’insémination est la rencontre du flux de nucléation et du flux d’eau principal atomisé.

L’eau pure ne congèle pas naturellement à 0° C, mais plutôt autour de – 8° C à – 12 ° C.

L’insémination occasionne le déclenchement de la congélation en rompant l’état d’équilibre de l’eau en surfusion et permet ainsi de ramener le seuil vers – 2° C humide.

Le résultat obtenu pourra être optimisé selon la turbidité et température de l’eau et éventuellement par l’injection de protéines végétale.

Dispersion

La quatrième étape après l’insémination est la dispersion des particules dans l’air ambiant froid permettant à l’eau de se transformer en glace avant de tomber sur le sol.

La dispersion est obtenue de différentes façons :

  •    Détente d’air comprimé,

  •    Flux d’air d’un ventilateur,

  •    Détente d’eau à forte pression,

  •    Combinaison des 3 techniques ci-dessus.

Cette dispersion est nécessaire pour donner le temps à l’introduction de noyaux de nucléation (insémination) et permettre les différents échanges thermiques entre la goutte et l’air ambiant.

Trois éléments sont associés aux gouttelettes d’eau en dessous de 0 °C :

  • la détente de l’air comprimé, ou la propulsion par le courant d’air d’un ventilateur,

  • l’évaporation de gouttes d’eau refroidies,

  • l’induction et la convection dans l’air froid ambiant,

Évaporation

La cinquième étape à prendre en compte est l’évaporation.

Lorsque la gouttelette est projetée dans l’air ambiant, sa partie extérieure s’évapore en utilisant les calories contenues dans l’eau ce qui entraîne un abaissement de la température facilitant ainsi la congélation.

Bien sûr, plus l’air ambiant est sec, plus il y a d’évaporation facilitant la congélation.

L’importance de l’évaporation diminue lorsque la température de l’air extérieur s’abaisse.

Convection
La sixième étape à prendre en compte est la convection. Cette étape caractérise l’échange de chaleur par contact entre l’air ambiant et l’eau.

Le processus complet se termine lorsque la gouttelette atteint le sol à l’état de glace à l’endroit souhaité.

Croquis d’illustration

 

LES CONDITIONS ATMOSPHÉRIQUES

Comme cela a été indiqué dans la section précédente, la fabrication de la neige de culture dépend étroitement des conditions de l’air ambiant que l’on détermine par les paramètres physiques suivants :

  • La température (température sèche),

  • L’humidité relative,

  • La pression atmosphérique,

  • Le vent (direction, force).

Ces paramètres déterminent les conditions limites de la fabrication de la neige. Ils ne peuvent pas être modifiés mais doivent toujours être suivis et coordonnés dans le processus de fabrication.

 Avant de développer l’influence des différents paramètres intervenant dans la fabrication de la neige il est important de rappeler les 3 états de l’eau et les énergies mises en jeu.

1 : état vapeur :pour passer de l’état vapeur à l’état liquide et inversement (539 000 kcal/m3eau)sont nécessaires.

2 : état liquide : pour passer de l’état liquide à l’état solide et inversement (80 000 kcal/m3eau) (1) sont nécessaires.

  • pour refroidir ou réchauffer 1 m3 d’eau de 1 °C (1 000 kcal/m3 eau) sont nécessaires.

  • pour refroidir ou réchauffer 1 m3 de glace de 1 °C (500 kcal/m3 glace)  sont nécessaires.

Température

En considérant un air ambiant saturé de vapeur, on peut dire que le principe de refroidissement se réalise par une convection directe de la gouttelette d’eau dans l’air ambiant froid.

Ce transfert de chaleur, entraîne l’élévation de la température de l’air ambiant jusqu’à un maximum de 0 °C : on peut ainsi déterminer la quantité d’air nécessaire suivant le graphique N° 1.

2 Exemples :

  • à – 4 °C 62 000 m3 d’air extérieur seront nécessaires.

  • à – 10 °C 25 000 m3 d’air extérieur seront nécessaires. 

Humidité relative

Définition:

  • Humidité : Quantité d’eau sous forme de vapeur contenue dans l’air.

  • Humidité relative : C’est le pourcentage de la quantité de vapeur requise pour la saturation d’un volume d’air à une température et une pression définie.

  • (voir graphique N° 2).

Ce graphique montre que plus l’humidité relative est faible, plus l’eau s’évaporera pour atteindre une saturation de l’air ambiant facilitant ainsi l’échange d’énergie.

Température sèche

Définition: Grandeur mesurée avec un thermomètre, elle est exprimée en °K (degré KELVIN) au zéro absolu (- 273,15 °C) mais plus ordinairement en °C (degré CELCIUS) référencé à la température de fusion de la glace (0 °C).

En unité anglo-saxonne cette grandeur est exprimée en °F (degré FARENEIGHT).

Température humide

Définition: C’est  une grandeur qui met en relation la température sèche de l’air et le pourcentage d’humidité relative contenu dans l’air, cette grandeur peut être mesurée avec un psychromètre (thermomètre humide) ou calculée.

On peut évaluer la température humide en utilisant le tableau N° 3.

Pression atmosphérique

Définition: C’est le poids de l’air par unité de surface au niveau du sol il est exprimé en Hectopascal, en Millimètres de mercure ou en millibar.

Exp. : au niveau de la mer la pression atmosphérique est de 1013 mbar.

Le pouvoir de refroidissement de l’air diminue lorsque la pression atmosphérique s’abaisse, à l’inverse son pouvoir d’évaporation augmente.

Les deux influences s’équilibrent ainsi la capacité de refroidissement de l’air dépend essentiellement de l’évaporation et de la convection.

Le Vent  

En synthèse nous pouvons dire que le vent affecte le processus de refroidissement de deux façons :

  • en accroissant la quantité de l’air ambiant considéré,

  • en augmentant la vitesse des transferts d’énergie.

CROQUIS ET GRAPHES


 


 

GRAPHIQUE N° 1


 

 


 


 


 

GRAPHIQUE N° 2



 


 


 


 

LES ENNEIGEURS

A ce jour il existe deux technologies communément appelée:

  • bi fluide,

  • mono fluide.

qui selon le cas font appel à des réseaux d’alimentation en :

  • air,

  • eau,

  • énergie.

Le type d’enneigeur, utilisé prédétermine les caractéristiques techniques des installations.

Enneigeur bi fluide: utilisation d’air comprimé et d’eau sous pression.

Principe de fonctionnement n° 1(à mélange interne) :

Dans une chambre de mélange sont introduits sous pression de l’air et de l’eau (6 à 12 bars). La détente de l’air produit la fragmentation de l’eau à la sortie de l’éjecteur ainsi que les germes de nucléation. En fonction de la température, la production de l’enneigeur sera proportionnelle au débit d’eau, lequel sera obtenu en agissant sur une vanne de réglage.

TETE PRODUCTRICE ENNEIGEUR BI-FLUIDE

 

ENNEIGEUR BI-FLUIDE A 3M DE HAUTEUR

ENNEIGEUR BI-FLUIDE SUR PERCHE DE 10M

 

Principe de fonctionnement n° 2(à mélange externe) :

La fragmentation de l’eau sous pression (15 à 65 bars) est obtenue par une détente au travers de un ou plusieurs gicleurs de section fixe ou variable. L’air comprimé est expulsé séparément de l’eau par des gicleurs spécifiques afin de produire par détente et refroidissement les germes de nucléation. L’ajustement du débit d’eau s’effectue soit en augmentant le nombre de gicleurs d’eau opérationnels, soit en faisant varier leur section de passage.

CROQUIS PRINCIPE N° 2 (principe HKD)
 

ENNEIGEUR EN PRODUCTION A 6M

TETE ENNEIGEUR PRINCIPE N° 2

 

Ces enneigeurs bifluides (principe N° 1 et N° 2) sont caractérisés par le rapport des débits air et eau (Air/Eau) qui varie,
pour le 1erprincipe, de 10 à 100, de 5 à 25 pour le second.

Employés d’une manière générale en position fixe les enneigeurs bifluides peuvent être implantés au-dessus du niveau du sol (3 m) ou en hauteur (perche de 6 à 12 m).

Ils sont associés pour leur fonctionnement, en règle générale, à un système de pilotage.

Enneigeur monofluide: utilisation d’eau sous pression et d’un ventilateur.


 


 


 


 

Principe de fonctionnement:

L’eau sous pression (10 à 65 bars) est fragmentée au moyen :

Principe n° 1 :

-       de multiples gicleurs de section fixe ou variable disposés en général sur une ou plusieurs couronnes.

Principe n° 2 :

-       d’une buse centrale.

Les gouttelettes ainsi formées sont alors propulsées par le flux d’air produit par un motoventilateur électrique (10 à 25 kW).

La nucléation est produite séparément à l’aide de gicleurs spécifiques utilisant de l’eau et de l’air sous pression (l’air comprimé est produit par un compresseur embarqué  de 3 à 5 kW). Les germes de nucléation formés sont propulsés dans le jet principal.

L’ajustement du débit d’eau s’effectue soit en augmentant le nombre de gicleurs à section fixes opérationnels (sur une ou plusieurs couronnes) pour le principe n° 1, soit en ajustant la section de passage de la buse centrale pour le principe n° 2.

Ces enneigeurs sont caractérisés par le rapport énergétique nombre de kW par m3(kW/m3) d’eau consommé par l’enneigeur.

Exemple : 26 kW/ 13 m3= 2 kW/m3à une température humide de – 6 °Ch.

Ces enneigeurs sont en règle générale montés sur des supports mobiles (châssis avec roues ou luge). Ils peuvent être également implantés en hauteur sur des mâts de 4 à 6 mètres, leur fonctionnement peut être manuel, autonome (automatisme embarqué) ou dépendant d’un système de gestion centralisé.

 

PRINCIPE N°1 ENNEIGEURS MULTIGICLEURS DE SECTION FIXE MONTEES SUR COURONNES

PRINCIPE N°1 ENNEIGEURS MONOBUSE CENTRALE DE SECTION VARIABLE


 

Enneigeur à gicleur sur
couronne en opération

Enneigeur monobuse centrale

 

 

ÉQUIPEMENT DES PISTES

Regards et drainage

Les enneigeurs sont raccordés sur les différents réseaux (électriques, communication, air et eau) dans des regards ou abris, généralement enterrés, de forme parallélépipédique ou cylindrique. Ils peuvent être préfabriqués (métal ou polyéthylène) ou réalisés sur le site à partir d’éléments standards du commerce en béton.

Le regard contient, en fonction des différentes technologies les équipements suivants :

-       Vannes manuelles ou automatiques raccordées sur les tuyauteries eau et air

-       Boîtiers électriques d’alimentation et de communication

Les équipements annexes au réseau de tuyauteries air et eau, tels que : dérivation, réducteur de pression, vidanges et purges en point bas, évents en points hauts ou extrémités de conduites, débit de fuites permanentes sont également logés dans des regards dont la constitution et les dimensions peuvent varier selon l’emploi.

Le regard doit être autant que possible protégé des pénétrations d’eau et équipé d’un système d’évacuation en point bas (tuyau drainant ou collecteur).


 

Tuyauteries de distribution eau et air utilisées couramment en Europe

Les fluides air et eau destinés à l’alimentation des enneigeurs sont véhiculés dans des tuyauteries généralement enterrées.

Les différentes caractéristiques de ces canalisations tels que : matière, diamètre, épaisseur, raccords sont déterminés principalement par le débit, la pression et le type de fluide transporté.

-       Le diamètre sera conditionné par le débit, on emploiera le terme diamètre nominal (DN) exprimé en mm ou en pouce (") ,

-       l’épaisseur sera conditionnée par la pression, on emploiera le terme de pression nominale (PN) exprimé en bar, ainsi que par la matière constituant la canalisation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TABLEAU DES PRINCIPALES CARACTERISTIQUES DES CANALISATIONS EMPLOYEES
 

 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 

Schéma général des réseaux eau et air

 

Réseaux électriques

Mesure et commande

Les installations d’enneigement automatique sont équipées, suivant le degré d’automaticité, d’un ou plusieurs réseau de communication permettant le transit des informations (mesures, commandes) nécessaires à la gestion de l’ensemble de l’équipement.

Ces liaisons, entre appareils et locaux de contrôle, sont dans la majorité des cas réalisées au moyen de câbles spéciaux appelés ‘’BUS’’ ou câbles dialogues implantés dans des gaines en polyéthylènes enterrées.

NB : Les communications peuvent également s’effectuer par liaison radio ou fibres optiques.

Les schémas ci-après illustrent les différents types de liaisons 

MESURES
(câble de liaison entre les différents appareils de mesure DE température, D’humidité, DE vent, DE pression, etc… et le regard ou le local de contrôle)
- L’information qui transite dans le câble est du type courant continu faible (4 à 20 mA) sous 24 volts est appelé signal analogique.

Dialogue automate ou ordinateur vers les regards ou les enneigeur
(câble de liaison entre les terminaux de l’ordinateur  ou  de l’automate principal)

Dialogue inter automate
(câble de liaison entre les terminaux de l’ordinateur  ou  de l’automate principal)

Contrôle
(câble de liaison entre les appareils tels que les vannes de regard, vannes de vidange ou de sectionnement et les terminaux d'ordinateur ou d'automate



 

Appareillages de mesure

L’équipement de piste est complété par un ensemble d’appareils de mesure permettant de contrôler et d’optimiser les conditions de fabrication de la neige.

Constitution de l’ensemble de mesure :

       capteurs proprement dit,

       une embase métallique à sceller dans le sol,

       une perche métallique de 2.5 à 3m de hauteur,

       un capot spécial de protection de l’élément de mesure en polyester ou PVC (pour la mesure de température).

-    Généralement les éléments sensibles et les électroniques sont regroupés dans un boîtier unique afin d’homogénéiser les mesures, la connexion des capteurs vers le boîtier de mesure ou l’afficheur est alors effectuée avec un câble 4 fils blindé raccordé au regard le plus proche.

-    Les capteurs sont répartis le long de la piste à enneiger, soit à équidistance (200 à 300 m pour les mesures de température), soit en des points spécifiques(anémomètre), leurs positions doivent être déterminées avec soins afin de refléter avec précision les conditions météorologiques locales.

       Les échelles de mesure courantes pour la température sont 50 °C (- 30 à + 20 °C).

-    Les transmetteurs de pression peuvent être connectés aux regards directement sur la vanne automatique ou sur les entrées analogiques automate ou ramenés en salle de contrôle

       Les échelles de mesure courantes sont 0 à 10 bars, 20 bars, 100 bars.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


 


 


 


 


 


 


 

RESSOURCES ÉNERGÉTIQUES

Energie  électrique

Les équipements de distribution d’énergie électrique peuvent être identifiés en 3 sous-ensembles implantés dans un local appelé poste électrique. (C.F schéma ci-après).

    Ensemble moyenne tension (M.T) :

     Cette énergie (20 000 volts) en provenance d’un réseau aérien ou souterrain arrive dans des armoires électriques appelées cellules moyenne tension (M.T), équipées des organes de sectionnement et de protection tels que : interrupteurs, fusibles, disjoncteurs, comptage MT le cas échéant.


 

    Transformation :

     A l’aval des cellules M.T il y a le ou les transformateurs, de puissance variable ( 100 à 1250 kWa) qui convertissent la moyenne tension (M.T) en basse tension (B.T).

    Ensemble basse tension (B.T):

     Le transformateur est connecté coté B.T 410 volts au tableau général basse tension (T.G.B.T) équipé des disjoncteurs de protection vers les armoires de puissance et de commande.

NB : L’énergie thermique est quelquefois employée pour motoriser les machines tournantes à partir de moteur diesel.

 

armoire basse tension

armoire automate


exemple de schéma électrique général de distribution d’énergie

RECEPTEURS

  • enneigeurs mono fluides

  • groupe motoneige

  • compresseur d'air

  • etc..

 

RESSOURCES EN EAU

L’eau est l’élément de base pour la fabrication de la neige, il existe plusieurs façons de l’obtenir.

Captage dans un cours d’eau

Un ouvrage de captage est généralement implanté en bordure d’un cours d’eau et comporte 2 étapes nécessaires à la séparation et au retrait des matières en suspension, particules minérales ou végétales qui troublent l’eau et rendent  son utilisation dangereuse pour les installations d’enneigement.

    Dégrillage :séparation des gros éléments, pierres et matériaux en suspensions (branches, etc…).

     Cette opération est réalisée au moyen de barraudage ou grille à grosse trame installés dans un chenal à 45° ou perpendiculairement au fil de l’eau, le nettoyage d’un tel système peut être réalisé manuellement ou automatiquement pour les gros degrilleurs (peu fréquent dans l’enneigement)

    Décantation :elle est effectuée après dégrillage et consiste au retrait des particules minérales de granulométrie faible à moyenne en suspension et qui trouble l’eau.

     La technique employée est le ralentissement  de la vitesse de circulation dans un canal dont les dimensions (section et longueur) sont déterminées par le débit et le taux de turbiditéde l’eau à traiter.

     La vitesse de circulation, appelée vitesse de sédimentation, doit être très faible (inférieure à 0,2m/s) pour permettre le dépôt des particules, ce qui peut conduire à des ouvrages relativement conséquents.

     Le nettoyage peut être réalisé manuellement (chasse d’eau  en point bas et à l’aval de l’ouvrage) ou automatiquement (peu fréquent dans l’enneigement).

 

NB : Le captage dans les cours d’eau est très réglementé. Le prélèvement est soumis à autorisation en fonction du débit minimum (étiage) du cours d’eau.

 

 

Pompage dans une nappe souterraine

Le prélèvement est opéré en créant un ou plusieurs puits de forage verticaux, les puits, de dimensions et de profondeur variable sont chemisés avec un tube métallique.
Au fond du puits est installée une pompe verticale pendue au bout du tube de refoulement, le fonctionnement de la pompe peut être asservi à un contrôle de niveau.
Les pompages en nappe souterraine (puits artésien) sont également très réglementés.

Réservoirs maçonnés et enterrés

La construction, ou l’utilisation de réservoirs existants, sont des solutions assez répandues.
Elles sont toutefois limitées par :

  • les capacités maximum des ouvrages (environ 5 000 m3)

  • leur coût très élevé

  • le partage de l’eau potable avec la collectivité

  • l’eau potable pénalisante pour le rendement des enneigeurs

Lacs naturels

L’eau peut être prélevée à partir d’un lac naturel dans le respect de la réglementation en vigueur (cf. chapitre 10).

Lacs artificiels ou retenues collinaires

La réalisation de lacs artificiels et retenues collinaires devient de plus en plus la solution pour l’alimentation des installations d’enneigement dont les débits (demande instantanée) et les quantités globales ne cessent de croître.

Cette solution a de multiples avantages :

    Volume de stockage important (10 000 à > 100 000 m3),

    Coût faible en regard du volume,

    Utilisation et valorisation touristique de sites (lacs anciens, combes, etc..),

    Implantation en partie supérieure des pistes à enneiger rendant l’alimentation gravitaire possible,

    Brassage ou bullage à l’air comprimé ou recyclage par pompage (limitation dans une certaine mesure de la prise en glace et refroidissement).


 

A l’origine des réseaux de distribution et à l’aval des ouvrages de captages et de stockage on trouve généralement un ou plusieurs locaux  techniques ou sont installés les organes et circuits nécessaires au traitement des différents fluides (eau, air, énergie) destinés à la production de neige, ainsi que les appareils de contrôle et gestion.


 


 


 


 

  • Local de pompage (principal ou de reprise)

Pompe de surface

Quatre types de locaux sont couramment rencontrés :

  • Local de pompage (principal ou de reprise)

  • Local compresseur

  •  Local de distribution d’énergie

  • Local de contrôle et gestion


  Local pompage, équipements de traitement de l’eau, circuits

L’eau destinée à la production de neige peut avoir plusieurs origines, lesquelles seront décrites au § IV, à son arrivée au local technique il est courant de procéder à une opération de filtration.

technique il est courant de procéder à une opération de filtration.

Filtration :les opérations de dégrillage et de décantation peuvent s’avérer insuffisantes, une filtration plus poussée est alors souhaitable, 2 technologies sont employées mettant en œuvre des appareils montés sur la canalisation d’amenée d’eau.

       Filtre statique :ensemble comportant un grillage de trame variable suivant la finesse de filtration souhaitée, le nettoyage s’effectue  manuellement après ouverture de l’appareil et démontage de l’élément filtrant.

 

 

 


 

       Filtre auto nettoyant :constitué d’un  grillage cylindrique à l’intérieur duquel tourne un balai métallique actionné par un moteur électrique, le nettoyage s’effectue automatiquement par l’ouverture d’une vanne de purge installée en partie basse de l’appareil et pilotée par un contrôleur d’encrassement (mesure différentielle de pression).

PRINCIPE PNEUMATIQUE DE CONTRE PRESSION

 


PRINCIPE PAR INJECTION
D' EAU OU D'AIR COMPRIME

Refroidissement 

La température de l’eau est un paramètre important dans la fabrication de la neige, il est donc important de ne pas dépasser une valeur maximale déterminée par le type d’enneigeur utilisé (4 à 5 °C pour les mono fluides et 2 à 3 °C pour les bi fluides).

Le refroidissement est effectué à l’arrivée de l’eau au local technique, après la filtration, Il est généralement réalisé avec des tours atmosphériques.

Principe de fonctionnement d’une tour :

L’eau filtrée arrive dans un bassin « appelé bac chaud », de là, elle est reprise par une pompe est dirigée vers des disperseurs situés au sommet d’une tour ou elle retombe en pluie, dans sa chute elle croise, à contre courant, un flux d’air froid engendré par un ventilateur, de cette rencontre s’opère un échange de chaleur et un abaissement de la température de l’eau.

Il existe plusieurs modèles de tour de refroidissement, (préfabriqué en métal ou matière plastique, maçonnée, avec ou sans bassin, avec ventilation pulsée ou à tirage) mais le principe décrit ci-dessus reste le même.

 

CROQUIS DE PRINCIPE (TOUR À TIRAGE)

Utilisation de l’eau traitée 

Après filtration et refroidissement l’eau peut être utilisée pour la production de neige, soit directement, alimentation de piste à l’aval du local technique circuit gravitaire ou après pompage pour les pistes à l’amont.

L’alimentation peut être effectuée gravitairement si la pression statique est suffisante pour l’enneigeur, ou par pompage.

Principe départ d’eau gravitaire

Si les conditions géographiques le permettent, (disponibilité d’eau au sommet des pistes à enneiger) l’alimentation du réseau pourra être réalisée directement par connexion sur la ressource et après traitement, une vanne de sectionnement ainsi qu’un ensemble de mesure (pour les installations automatiques) seront alors suffisant, sans oublier la ventouse casse vide.

 

 

Vers piste descendante

 
Principe départ d’eau pompée

Lorsque l’eau n’est disponible qu’au pied des pistes à enneiger, le réseau devra être mis en pression à une valeur compatible avec la dénivelée des pistes considérées, les pertes de charge dans les canalisations et la pression nécessaire au fonctionnement des enneigeurs situés en extrémité. 

Cette mise en pression est généralement réalisée avec des ensembles motopompes électriques centrifuge qui peuvent être immergées ou à l’air libre (pompe de surface), le montage est effectué horizontalement ou verticalement.

Les caractéristiques (débit, pression, puissance) des groupes motopompe sont très étendues, les plus couramment rencontrées sont les suivantes :

    Débit : 20 à 100 m3/h

    Pression : 15 à 75 bar

    Puissance: 25 à 400 KW

En plus des composants précédemment cités (vanne de sectionnement, instrumentation), le circuit composé de groupes motopompe montés en parallèle sera équipé de divers appareils, tels que, vanne d’isolement entre pompes, clapet anti-retour, vanne de décharge pour éviter le fonctionnement à débit nul, vanne de ligne pour garantir une pression au refoulement de la pompe (surtout durant les phases de remplissage des réseaux), vanne de vidange des pistes, moteur électrique équipé ou non de variateur de vitesse.


 


 

Principe pompage de reprise

Quand la dénivelée de la piste à enneiger est très importante, afin de limiter les pressions en départ de salle des machines et assurer une pression de service aux canons suffisante en amont, on utilise un pompage de reprise monté en série dans le réseau (appelé BOOSTER).

La présence de pompes d’origines différentes nécessite obligatoirement une étude soignée et approfondie.

 

 

Circuit d’air

Ensemble de compression:

Les enneigeurs utilisent de l’air comprimé en quantité variable suivant leurs technologies.

Les unités de compression peuvent être mises en œuvre de 2 façons différentes.

Cas N° 1 : directement installées sur l’enneigeur, (technologie mono fluide) se sont généralement des appareils de faible capacité et puissance (20 à 40 m3/h et 3 à 5 kW), ne nécessitant pas de réseau d’air comprimé sur les pistes.

Cas N° 2 : Dans ce cas (technologie bi fluide ou mixte), le nombre d’enneigeurs et la consommation d’air étant élevée, le ou les compresseurs de moyenne à forte  capacité et puissance (500 à 4000 m3/h et 50 à 450 kW),sont alors regroupées dans des locaux techniques ; un réseau d’air comprimé sur les pistes est alors nécessaire.


 


 


 

Il existe plusieurs types de compresseurs

Type alternatif :

Compresseur à piston

Généralement bicylindre, ils sont exclusivement employés sur les enneigeurs mono fluide, le piston accouplé à un système bielle manivelle opère un mouvement alternatif à l’intérieur d’un cylindre dans un cycle aspiration et refoulement, des clapets (aspiration et refoulement) contraignent l’air comprimé vers le refoulement.

Il existe des compresseurs ne nécessitant pas d’huile de lubrification appelés compresseur sec.

 

COMPRESSEUR A PISTON


 

Compresseur à vis

2 « vis »  une vis mâle (menante) et une vis femelle (menée) sont  mises en rotation dans une chambre oblongue, l’air est emprisonné dans les espaces entre les vis et les cylindres de la chambre pour être dirigé vers le refoulement.
Il existe des compresseurs ne nécessitant pas d’huile de lubrification.
Ce type d’appareil est implanté en salle des machines.

 

COMPRESSEUR A VIS


Surpresseur à turbine (turbo compresseur)

Une ou plusieurs turbines sont montées sur un arbre mis en rotation à grande vitesse (> à 5000 tours par minute), la force centrifuge et la forme de la turbine entraîne l’air de l’aspiration vers le refoulement.
Ce type d’appareil ne nécessite pas d’huile de lubrification dans le fluide.
Il est implanté en salle des machines.

 

SURPRESSEUR A TURBINE

 

 

 


 

TRAITEMENT DE L’AIR COMPRIMÉ

L’air à la sortie des compresseurs doit subir plusieurs traitements avant d’être dirigé vers les enneigeurs.

    Refroidissement : la compression élève la température de l’air (80 à 100 °C), il est important de le refroidir à une température la plus basse possible (proche de zéro °C) pour ne pas pénaliser le rendement des enneigeurs mais surtout pour permettre l’extraction de l’humidité qu’il contient.

     Cette opération est réalisée dans un réfrigérant utilisant soit de l’eau refroidie (échangeur à double circuit, air comprimé / eau d’enneigement) ou l’air froid extérieur, (batterie air / air).

    Séparation des condensas : le refroidissement condense la vapeur d’eau contenue dans l’air comprimé et entraîne  la formation de gouttelettes lesquelles doivent être extraites pour ne pas polluer le réseau et perturber le fonctionnement général de l’installation.

     Cette opération est réalisée dans un séparateur.

     Un séparateur est constitué d’une enceinte cylindrique munie de chicanes perpendiculaires au flux d’air arrêtant les gouttes (condensas) qui sont ensuite évacuée au point bas de l’appareil.

    Séparation des huiles de lubrification : dans le cas d’utilisation de compresseurs lubrifiés, une petite partie (quelques ppm) d’huile est présente dans l’air comprimé et se retrouve en grande partie dans les condensas à la base du séparateur, le mélange (eau + huile) doit alors passer dans un appareil déshuileur avant le rejet d’eau à l’égout.

NB :Depuis 1992 et la loi sur l’eau, les rejets d’hydrocarbures dans le milieu naturel sont très réglementés.

EXEMPLE DE SCHEMA DE CIRCUIT D'AIR COMPRIME AVEC TRAITEMENTS

 

CONTRÔLE ET GESTION DES INSTALLATIONS D’ENNEIGEMENT

Le contrôle et la gestion d’une installation fait appel à plusieurs actions, lesquelles peuvent être prises indépendamment ou cumulées pour obtenir plusieurs niveaux de pilotage

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