Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité

vidéo 096

Tous mes voeux pour cette nouvelle année qui s'annonce...

Une Montagne de bonheurs, une santé de Fer, un torrent de joies à tous ainsi qu'à vos proches.

Francis me demandait par mail ce qu'il en advenait. Il n'est pas le seul!

Il se passe ce qu'il devait se passer !

L'électorat d'opposition de Rieutort n'a pas su ou voulu présenter un candidat capable de rassembler. Donc, ça continue avec cette mentalité de ceux qui n'ont toujours pas compris que la gestion en régie n'était pas viable, et celle de ceux qui le savent trés bien mais qui persistent parce que ça les arrange !

La grande majorité de la population des deux villages se partage entre ceux qui le savent et qui volontairement laissent faire et ceux qui s'en foutent car ils savent que c'est irrémédiable !

Je parlais évidemment de la fin de la station et de la chute de la commune.

Je trouve que c'est dommage, vous savez bien la troisième voie que je propose depuis toujours et qui n'a aucune chance d'aboutir dans le contexte actuel. Sans majorité au conseil, impossible d'avancer !

C'est pour celà, en concertation que nous n'avons pas voulu participer à une simagrée d'élection dont nous connaissions le résultat à l'avance.

Je n'ai pas la prétention de changer les gens, seulement sans évolution, c'est le carton !

Bref, même si les mêmes causes produisent les mêmes effets...Tout évolue avec le temps !

Nous restons dans l'opposition qui jouera son rôle normal. 

5 et 1, ça fait pas toujours 6...Chacun le sait, 3 + 2 + 1, ça peut le faire ! Mais à quoi bon !

Bonnes fêtes de fin d'année à tous !

Vous souhaitant une bonne digestion et que la dinde ne vous étouffe pas !

GP


Voir les commentaires

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Fables

Photo0091.jpg

Espéranza

 

 

Ce qu'il y a de bien, dans une fable, c'est que ce qu'elle contient, n'est pas tout à fait réel, ni tout à fait impossible.

Donc, il était une fois...

 

Il y a fort, fort longtemps, dans un petit village du Sud de la France, vivait une petite fille que tous appelaient Espéranza. Ses longs cheveux noirs tombaient sur ses épaules blanches. Ils formaient une cascade de jais, ondulante sous la moindre brise de l'été. Son visage avait la douceur de l'innocence. Il était constellé d'une multitude d'étoiles rousses, rappelant les formations qui encadrent l'axe du monde, là, juste au milieu de son front. Son regard avait la clarté de l'onde belle de nos rivières d'antan. Sa petite bouche semblait aussi sage que que la première des roses timides, si ce n'était cette fossette espiègle en commissure de ses lèvres d'enfant.

En ce temps là, cette partie de France n'était pas encore tout à fait la France. C'était une province riche du labour et du commerce entre la mer et les proches contrées voisines. La paix, naissante à chaque jour, embellissait la vie.

 

Rien n'était facile, mais chacun pouvait trouver son bonheur en se contentant de peu. Tout s'organisait autour du cycle des saisons et des fêtes rituelles. L'ancien bâtisseur et le vieux curé, tels deux piliers, régissaient la sagesse du quotidien par leurs conseils éclairés. Sous le regard distrait et lointain du nobliau local, la vie déroulait son chemin chaotique. Le père et les frères travaillaient aux champs. La mère s'occupait de la petite ferme et du soin des animaux domestiques.

 

Espéranza courrait des uns aux autres, débordante de curiosité pour toutes choses différentes qu'elle était avide de savoir. C'était à qui la retiendrait le plus longtemps, tant elle portait de joie et de beauté sur cette terre. Chacun s'était mis en devoir de lui apprendre le meilleur de lui même. Tous se l'accaparaient. Tant et si bien qu'elle était partout et nulle part. Plus on la cherchait, moins on la trouvait. En revanche, elle apparaissait brusquement au détours de chaque chemin en illuminant la journée entière par cette heureuse surprise.

 

Alors que le doute se cultivait en terre, elle amenait l'éclaircie. La lucidité apparaissait évidente dans le partage de ces moments de bonheur.

Le curé doutait si fort en son âme que lorsqu'il la voyait, son chemin s'embellissait de la certitude de dieu vivant. C'est ainsi, par lui et en lui que naquit la simplicité de la foi. Avec son vieux comparse de bâtisseur, ils partageaient le secret de la chose grandissante. Comme le pain de chacun ils se mirent à la partager. La droiture était le signe et le nom de l'ancien maitre ouvrier. Par ses voyages et son expérience il avait découvert que l'essentiel se cachait sous la fioriture. Ce qu'enseigne le monde est plus souvent dans les choses simples que dans les vérités imposées. Mais sans le savoir, difficile de s'en apercevoir !

La droiture admirait le travail bien fait et souvent il ramenait Espéranza auprès du père, juste, pour le plaisir de contempler les gestes simples du laboureur qui redresse la terre vers l'avenir. De l'Occident à l'Orient, les sillons étaient bien alignés. Ils offraient une perspective dans la quelle ils semblaient se rejoindre à l'horizon. Cette illusion le ramenait à ses jeunes années et aux métiers dont la trame s'esquissait sur la planche à tracer de l'atelier. Le temps et l'espace, ils les avait tant et tant de fois visités sur les chantiers de ce monde. Un jour, riche de bon sens et de ses économies, il s'en était retourné sur la terre de ses ancêtres. Après avoir formé bien des apprentis, il ouvrait aujourd'hui son savoir pour cette enfant que tous convoitaient.

Son œil était expert et sa vie bien remplie par l'usage des outils qu'il maîtrisait parfaitement. Aucun chemin ne lui était inconnu. Il les avait tous parcouru. Il avait visité et bâti tant et tant d'églises et de châteaux qu'il les connaissait avant de les voir surgir de la conscience des hommes. La nature de ceux ci lui était aussi familière que celle des pays qu'il avait arpenté.

Dans son atelier, soigneusement rangés, les outils du maître fascinaient Espéranza. La droiture lui transmettait jour après jour l'usage et la symbolique dont ils étaient porteurs. Le mystère petit à petit s'effaçait avec le temps et la pratique. La géométrie était devenue un jeu qui n'avait plus de secrets autant que les passionnantes constructions mathématiques qui s'étalaient en révélant l'improbable.

Le jeu motivait l'apprentissage des langues qu'elle suivait avec le vieux curé. Parfois, après les veillées, presque tous les grands se retrouvaient avec les deux piliers pour accueillir un lointain parent et son neveu de passage dans le pays. Ils amenaient des nouvelles du monde et la parole des sages de la montagne. Aucun enfant n'était admis, sauf Espéranza qui était jugée assez mature d'esprit pour écouter, seulement. Parfois elle ne saisissait pas tout, mais son père, le curé et La droiture ne manquaient jamais de l'éclairer dés le lendemain.

Avant de se quitter tous s'agenouillaient pour la seule prière qu'ils connaissaient : « Le Payré san ». C'était presque comme à l'église, mais en Occitan, ça faisait plus sincère. Tous étaient unis dans la même pensée et parfois il semblait qu'une lumière montait de leurs âmes jusqu'au ciel étoilé.

Ce soir là, le bonhomme qui visitait et consolait les souffrants était porteur de mauvaises nouvelles.

Des troupes « d'estrangers » venaient de ravager le pays d'Oc. Ces mauvais chrétiens ne semaient que la mort et la désolation sur leur chemin. Ils étaient la main et le bras de l'antéchrist. Le descendant du verseur de mensonges allait encore verser son obole à son maître.

Dans un mois tout au plus, ils seraient sur le village. La mine des anciens était grave, leurs sourcils épais se fronçaient sur leurs yeux bien sombres. Le visage du laboureur se creusa de sillons si profonds que toute la douleur qu'il cachait remonta jusqu'à sa surface.

Espéranza savait que tout allait changer et que son enfance allait la quitter prématurément. Ces choses là, ça se sent bien avant que de les comprendre. Ça se passe dans les tripes, un peu comme la peur. Après la veillée, les hommes restèrent tard dans la nuit. Elle attendit dans son lit le retour de son père et de l'ainé. Blottie contre sa mère, le sommeil l'emporta au pays des songes.

 

Les flammes du foyer dansaient sur les murs. Les lueurs orangées se mirent à virer au rouge, puis l'obscurité s'empara de tout et il n'y eu plus que le néant. Soudain dans l'opacité palpable une petite étincelle jaillit de nulle part. Elle se mit à grandir et finit par chasser la ténèbre étouffante.

Il se fit un grand jour, puis un chemin qui n'en finissait plus se déroula sous ses pieds. Elle entendit un torrent qui lui murmurait quelque chose. Les paroles se firent aussi claires que l'onde bondissante. Viens boire à ma source disait il. Espéranza, pour qui c'était la première fois qu'elle entendait parler un torrent lui demanda son nom. Tu me connais, lui dit il, tous les jours tu me vois et tous les jours tu me bois.

Elle gravit ces pentes qui n'en finissaient plus, sous la rafraichissante verdure d'arbres inconnus. Enfin, elle arriva devant une grande plaine dont le premier village était orné de fleurs jaunes. Tout ici semblait l'appeler par son nom. Espéranza, Espéranza...

Là haut étaient de grandes prairies à l'herbe grasse. Les troupeaux en sillonnaient les flancs. De belles bêtes grises et sages étaient gardées par un jeune pâtre frisé qui lui aussi connaissait son nom.

Espéranza, Espéranza. A la source ils burent tous les deux et soudain, il se mit à neiger. C'était si beau de voir toutes ces petites étoiles qui virevoltaient dans le ciel. Son jeune compagnon lui prit la main et tous deux ramenèrent les troupeaux vers la vallée. Le village entier l'appelait Espéranza, Espéranza.

Tout à coup le coq se mit à chanter. Ce n'était qu'un rêve, mais un rêve si clair, qu'elle ne pouvait douter qu'il ne puisse être réel.

Le père était là bien campé sur ses deux jambes, bien droit dans l'encadrement de la porte. Sa voix grave et posée s'adressait au dehors à l'un de ces soldats en-cuirassé monté sur un lourd destrier au couleurs du conte. Décidément la guerre se rapprochait à grands pas. Il cherchait de la piétaille pour se faire hacher au combat. Le père était trop âgé et les frères avaient disparu bizarrement depuis le retour au foyer. Il continua son chemin, non sans maugréer en patois, contre cette terre qui ne donnait qu'aux malfaisants.

Le repas qui suivit se déroula sans un mot. Le père se leva et dit : « Il faut partir, les grands doivent être bien loin à cette heure. »

Espéranza voulut aller dire au revoir au village, mais le père l'en empêcha. Les deux piliers de sagesse arrivaient par le sentier gras qui remontait jusqu'à la petite ferme. Leurs yeux étaient pleins de larmes. Elles se mêlaient à la terre et semblaient se fondre au sang et à la sueur de ce monde. Les adieux furent consommés sur un morceau de pain amer et un peu de vin chaud des Corbières.

Les bœufs s'ébranlèrent sur la route qui serpentait déjà vers les Pyrénées. La lourde charrette était tant chargée qu'ils peinaient à chaque pas. Il fallait marcher à côté d'eux à l'allure de l'attelage. En trois jours de ce rythme lent mais sur, ils arrivaient au poste du col des hares. Ils attendirent la nuit pour passer aussi discrètement que possible au large de la garde soldatesque, par la retirade des contrebandiers.

La pente était régulière et s'infléchissait avec le jour qui naissait. Accroché sur la colline au bord de cette étrange vallée toute plate se tenait le village de Montréal. Les flancs déboisés de longue date portaient ça et là des buissons à faire les balais et dont la fleur printanière est si entêtante qu'elle peut, dit on, faire avorter les femmes fragiles.

Les garçons les avaient précédés. Ils se tenaient devant le porche fortifié du castel. La veille ils avaient remis au sergent de ville la lettre de cachet qui les accréditaient comme laboureurs libres et fermiers en quête de nouvelles terres.

Le curé et la droiture avait bien travaillé de concert. Un faux qui faisait plus vrai que le vrai !

La rencontre avec le châtelain fut des plus sobres. Il leur attribua des terres désertées depuis la dernière épidémie et un emplacement pour la hutte de pins à bâtir. Il subissait mal cette récompense si éloignée de sa terre d'origine. Son père tenait de grandes propriétés dans la vallée, de l'autre côté de la montagne. Lui s'était vu spolié de ses désirs par un seigneur proche du conte de Barcelone. La belle promise lui avait échappé. Pour la juste mesure de son éloignement il devait tenir ce nouveau fief rattaché fraîchement au domaine familial.

Ses yeux en avaient tant vu qu'ils s'étaient teintés d'un gris velours qui adoucissait son cuir de vieux guerrier. Lorsqu'il vit la petite fille qui le dévisageait sans crainte, une lueur se mit à vaciller au fond de ses prunelles. Il lui semblait la connaître de si longue date qu'il pensa un instant à cette enfant qu'il aurait pu avoir. Quelque chose lui parlait au fond de son âme et il su comment elle s'appelait.

 

Les jours s'écoulaient dans le labeur quotidien auquel, tous étaient tenus de servir. Le temps pressait, car ici l'hiver pouvait surgir même au cœur de l'été. Les enfants étaient chargés de mener les animaux aux estives et à la pâture. Le soir les cochons remontaient par leur chemin jusqu'au village.

Ils savaient bien qu'au son de la corne, le retour promettait le bon repas de farine de seigle et la protection des loups et autres prédateurs malveillants.

Espéranza découvrait cette nouvelle vie difficile et se demandait si son rêve ne s'était pas transformé en cauchemar. Ce monde, après tout, était celui engendré par le malin disait le bonhomme qui venait les visiter.

Au fond d'elle se glissait un doute sur tout ce qu'affirmaient haut et fort les grands de ce monde. Plus ils étaient surs de quelque chose, plus elle en doutait.

De très bonne heure, un matin, toute la population du village se rassembla sur la place centrale. Une expédition s'organisait pour la transhumance d'automne.

Les victuailles chargées sur les bats des mulets et armés d'aiguillons de noisetiers la troupe s'en allait vers les estives. Remontant le fil de l'Aude, le petit groupe d'Espéranza était chargé d'aller à la rencontre des pâtres sur les pentes d'où venait la rivière de ses rêves. Dans la fin de la matinée, il faisait un peu plus froid qu'à l'accoutumée. L'effort de l'ascension au rythme des jeunes montagnards était éprouvant. La sueur ruisselait sur le front étoilé d'Espéranza. Soudain en relevant la tête, elle les vit. De grandes et belles bêtes grises aux naseaux noirs, bordés de soies argentées. Elles descendaient tranquillement la pente vers un petit lac obscur. Sorti de nulle part, un jeune homme brun et frisé comme un bélier de Tarascon venait droit sur elle en contournant le paisible troupeau. Il plongea ses yeux clairs dans ceux d'Espéranza. Alors, sans savoir pourquoi le temps lui avait paru si long dans les estives, il su comment elle s'appelait. Ils descendirent à la source et burent longuement. Le ciel s'était obscurci, le vent du Nord venait de retenir son souffle. Elle leva les yeux et les premiers flocons vinrent se poser sur sa chevelure de jais. Joan de la maison des San Son venait de la prendre par la main. Désormais, il ne la lâcherait plus jamais. Ils rassemblèrent les bêtes et le retour se fit dans la hâte de retrouver les remparts de la petite forteresse. Arrivés en vue du village, tous les attendaient munis de « fanals » de feu pour éloigner les loups et éclairer le chemin des étables. L'odeur de la résine et de la paille fraîche se mêlaient en cette nuit naissante. Dans la longueur des ages et la rudesse des froidures, chacun se rappelle de son nom. N'était ce pas celle qui vient à l'improviste et qui embellit la vie par sa rencontre imprévue ?

Elle qui porte l'avenir par son simple sourire, petite lumière dans la ténèbre du siècle pour les siècles des siècles. Espéranza. Espéranza...

Tric...Trac... Ló contó es accabat !

 

S'il vous a plu quelque peu, j'en suis enchanté.

Bien sur, ce n'est qu'une fable et bien des siècles et des rêves nous séparent des personnages fictifs d'Espéranza.

Mais qui sait, il est de ces temps qui échappent au temps. De toujours l'onde cours sur les ruisseaux sauvages et ce qui file vers la vallée était bien là, sous la mousse charnue de la montagne !

La suite reste à rêver...

GP

 Photo0059

Voir les commentaires

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #nature

Photo0264.jpg

Buffo la tramountano !

100 à l'heure, des ondées ultra rapides...mais supportables car il faisait doux...

Le vert était de mise et les champignons nombreux ! Des vagues d'argent déferlaient parmi les chênes et les pins. Ondulantes et souriantes de bonnes plaisanteries étaient les Corbières. Plus d'un postier fut déstabilisé par le vent rieur. Les pieds bien ancrés dans la glaise boueuse ou arrimés aux arbres, nous avons guetté la musique des meutes.

L'alternance du grand "bousculeur" et des échappées belles nous a tant tenus en haleine, que la journée nous parut trop courte.

Photo0266.jpg

Le soir est arrivé trop vite ! Une paire d'heures manquaient quelque part, ne serait ce que pour retrouver le sanglier de Mathieu. Jeudi, ce sera fait.

Photo0271.jpg

Comme dit le "Cerveau":-"Qui a peur est un peureux". Même pas peur ! Le Jojo a économisé calmement les munitions, un sanglier à la fois ! Il vaut mieux qu'il s'en échappe, même s'ils sont gros, plutôt que d'oser un tir aléatoire.

Avec le crépuscule, c'est une pluie de bécasses qui est venue saluer cette journée mémorable.

Toujours bien reçus par nos amis Occitans, nous avons dégusté le couscous maison avant que de nous séparer. Le retour vers les hautes terres s'est fait d'une traite ensommeillée pour le clone...

Alors que tombaient les branches arrachées et les averses nocturnes, nous avons "sinué" vers le Capcir. Là haut, 7 degrés...Ça a pris une sacrée claque !

L'impression de revenir dans un monde différent de celui que nous avons laissé dans la glace nous a surpris. Mais rendez vous est pris pour fin Janvier, aprés le retour du "Rio-Nanou" !

Encore merci aux piqueurs et aux organisateurs de cette escapade aérée.

GP






Voir les commentaires

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Photo0258.jpg

Sur cette haute terre, bien des hommes différents, sont venus chercher refuge. S'il est une culture que nous partageons, c'est bien le rejet des paroles mensongères. 

Ceux qui sont venus du Nord ou du Sud se sont fondus dans le rude hiver montagnard et la seule vérité probante qu'il impose.

Il est une évidence, non des moindres, que la clandestinité partagée nous a permis de survivre au temps. L'adaptation demeure le réflexe des rescapés. Cependant, les démons nous poursuivent. C'est dans les valises de ceux qui sont venus seulement chercher du plaisir qu'ils sont arrivés.

Là, où certains sont venus cultiver la paix d'autres ont semé les graines de la discorde. Elles ont germé dans les têtes fragiles de ceux qui ne voient que par le pouvoir et la corruption. Ce n'est hélas pas nouveau.

Nous ne sommes que ce que nous sommes...

De moins en moins nombreux, décimés par l'exil, le deuil et l'âge des derniers ancêtres, nous résistons tant bien que mal.

Pourtant, il faudrait peu de choses pour que le pays ressurgisse de cet hiver fatal. La fleur du souvenir est en chacun de ceux qui ont su aimer cet altiplano refuge.

Les crises se suivent et n'ont l'importance que l'on veut bien leur accorder. Bien sur, la neige tarde et se raréfie, quoique ces jours ci, elle est revenue nous rappeler la réalité saisonnière. Le véritable problème n'est pas qu'un lupanar du loisir soit sur le point de fermer. Le problème c'est que la clientèle du passé n'est plus au niveau financier des ses débauches.

Sans partenariat avec le secteur privé pour lancer d'autres ouvertures vers d'autres clientèles nous ne pourrons absolument pas faire aboutir quoi que ce soit.

Nous savons bien par expérience que nous ne pouvons pas compter sur ceux qui sont en bas. Ils ont leurs centres d'intérêt bien éloignés du nôtre. Les axes routiers s'écartent de la contrée et vont lui rendre le côté désolé et sauvage d'antan. Là est le charme du Capcir, dans la simplicité de la vie montagnarde...

Ceux qui ont cru au mirage des paroles mensongères de certains politiques, de certains promoteurs, seront déçus. Ici, c'est un pays de misère...

Ce que je propose, c'est de cultiver sa culture. 

Là ou le manque de matière se fait sentir, la place est plus grande pour les idées. Un plateau, ça sert à servir, pas à se goinfrer !

Il y aura toujours de la place pour ceux qui l'ont compris...

Si l'agriculture est tombée en sommeil par la raréfaction de la culture du terroir et la fuite vers d'autres secteurs, il n'en demeure pas moins que la terre est toujours là. Les perspectives seront toujours à la portée des initiatives innovantes.

La qualité et la valeur sont toujours de paire. Bien sur, l'ouvrage implique le travail et sans sueur, il ne peut y avoir de récolte qui vaille. Marie France et René CASTELLO montrent l'exemple de cette lumière entretenue par le développement de nouveaux filons. Leurs produits fromagers sont à la hauteur de l'espérance intelligente.

La culture de la gentiane ou d'autres simples peuvent venir compléter la palette de la pomme de terre réputée de cette terre noire. L'artisanat et les savoirs faire de ceux qui discrètement montrent la voie, permettront de redessiner un avenir durable.

Si les conditions climatiques continuent d'évoluer de la sorte, seules les crêtes abritées du vent porteront le manteau blanc. Les canons des niviculteurs n'y pourront rien...Ajouté à cela, que sur cinq personnes séjournant ici, deux seulement font du ski !

Les contrats de travail ne dépassent guère plus trois mois en hiver et un seul en été. Peut on vivre décemment avec quatre mois de salaire ?

Ne vaudrait il pas mieux, une ou deux stations prospères que huit en désuétude ?

Il faudra organiser les transports vers les sites qui de toutes façons vont trouver leur limites de capacité d'accueil par les services à l'usager. L'eau, les réseaux, la voirie, le déneigement, sont bien plus souvent le frein principal à l'expansion que la surface des communes.

Les communautés de communes devront prendre le relais de gestion local sur le vide laissé par la décrépitude du potentiel des élus locaux. Il faudra bien recentrer et mutualiser !

Parce que nous sommes minoritaires et issus de minorités, nous pouvons recevoir et échanger avec ceux qui étaient à la source de nos origines. Cultiver nos cultures, c'est aussi remonter dans les souvenirs ancrés au plus profond de nos racines. L'espace est bien choisi pour que demain renoue ce qui nous a déliés. Entre Occitanie et Catalogne, entre la France et l'Espagne, nous sommes aussi cette marche qui sert de lien et peut fonder le ciment entre les hommes et les cultures. Que le plateau, ouvert sur le ciel, puisse se rouvrir à la rencontre, sera l'opportunité de nouvelles richesses. Ce ne pourra se faire que dans un cadre élargi et sincère. La paix ne se trouve pas dans le tumulte mais dans le silence. Cette denrée, si rare de nos jours, nous pouvons la faire fructifier si nous nous mobilisons dès aujourd'hui pour la construire. Sans le moteur de la décision et la volonté de l'implication, le retour à l'obscurantisme s'imposera. Les bicoques joyeuses pourront fermer définitivement leurs volets.

En attendant que les services de l'État finissent par mettre un terme aux agissements imbéciles, vous pouvez commencer par me contacter. Si vous voulez rester encore ici, il faudra bien un jour que vous fassiez un pas vers les gens du Pays.

Merci à tous ceux qui ont ouvert la voie de ces nouveaux chemins et au soutien de vos messages sympathiques.

Mes mots ne plaisent peut être pas à tous, mais ils sont sincères.

GP

Photo0259.jpg

Photo0260.jpg

Voir les commentaires

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité

Photo0254.jpg

Ils étaient bien au rendez vous...la neige...et les sangliers !

Pour Alex, c'était son tout premier. Bravo ! De l'émotion et du respect devant les prises du jour.

La saison touche à sa fin, mais il reste encore quelques WE...

Bravo à nos piqueurs qui ont eu la foi des braves pour débusquer les bêtes noires au milieu de la tempête de neige.

GP

Voir les commentaires

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité

PICT0017

La forêt regagne sans cesse ce qu'elle perd !

Nous sommes bien partis pour...revenir à l'état sauvage.

Les sots ont encore cru pouvoir noyer le poisson, mais...c'est trop tard ! Mission impossible avec ceux qui n'ont jamais pu être au niveau.

Bof ! ça vaut même pas un bravo...

Sortez vos mouchoirs ou vos serpillières. Vous allez confirmer ceux qui n'ont pas voté expressément pour sauver la station. Ils s'en foutent ! Tant pis...

A la limite, si ça passe sous tutelle, ça masquera encore mieux leurs incompétences. C'est inévitable dés, la, ou les prochaines démissions. Ce sera, peu t'être la fin avant la fin ?

Nous, on vous a prévenu...

Mais bon ! 

Vous l'avez voulu...vous l'aurez...

Ce ne sera que de votre faute et pas de la mienne ni de celle de tous ceux qui vous l'avaient dit. 

Bye, bye !

GP

Photo0137Photo0127

Voir les commentaires

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité

Les élections sont passées...

Très peu de participations, un candidat élu, qui n'était même pas là...

Aucune cohésion dans le conseil municipal. La DSP qui n'est toujours pas lancée. Un audit qui fera apparaître encore plus clairement l'état désastreux de la station et de la commune. Une saison de ski ? Mal barrée...Donc, difficile d'établir la crédibilité de l'outil auprès d'un repreneur.

Toujours pas de neige et de moins en moins de clients...faute d'argent. C'est la crise qui s'amplifie...

Qui veut du pain pourri ?

 Alors, quel avenir ?

Je veux bien essayer, mais, difficile de faire des miracles sans soutient. Il reste un an et demi...Il faut déjà payer ce que l'on doit, plus tout ce que l'on va devoir...

Peut on vivre encore au dessus de nos moyens ?

Dans un climat dégradé par les fuites des uns plus la voracité de ceux qui veulent encore gratter sur un cadavre en devenir, il apparaît quasiment impossible de s'en sortir.

Pourtant, il reste de l'espoir, dans la mesure ou la stabilité peut revenir par d'autres projets. Il faudra de toutes façons épurer la situation !

J'attends donc sans illusion l'évolution du conseil.

Bien sur, je me présenterai.

Rendez vous donc à la prochaine réunion !

GP


Voir les commentaires

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #nature

CIMG0651.JPG

Mon bâton, où est mon bâton ?

A la base, un fer à quatre faces, sur lequel il s'emmanche. Un bon lien avec la terre ! 

Puis le coudrier choisi dans sa forme la plus adaptée, avec un décrochement.

Enfin l'enfourchure de bois de cerf attenante au noisetier et formant avec lui une empaumure de trois branches ouvertes sur le ciel.

Ceignant et ornant la liaison entre, un ruban sang et or, noué en papillon.

Pour moi, ce n'est pas un luxe que mon bâton. Il est mon compagnon. Je me suis appuyé sur lui sur tant de pentes et il m'a sauvé la vie dans bien des passages périlleux.

Si, par hasard, vous le trouviez, dites le moi. La récompense ne  sera pas vaine. Si quelque chenapan le brandit, ne le grondez pas, surtout rendez le moi.

GP

Voir les commentaires

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #nature

Photo0238

Les signes parlent dés l'aube. Les ors sont au sol, emportés par la tramontane, tout comme ces nuages qui filent vers le Sud. Aprés les pluies torrentielles, la vie verte reprend ses droits. Serait ce déja le printemps ? Les paquerettes jalonnent les voies et les "couderles" envahissent les prés.

Photo0241

Au milieu des argousiers et des bruyères les nuées de moustiques se sont acharnées sur nos visages. Entre deux rafales de vent sauveur, l'enfer venait perturber notre attention.

Toute notre volonté, de bien réussir sur le poste donné, fut mise à dure épreuve.

quintillan 2 004

Mème si c'était difficile, le moral n'a pas flanché. La "musique" passionnante des meutes nous a entrainés vers le plaisir et la réussite d'un séjour chaleureux. L'affreux était aux anges. Pascal, mathieu ont su relever le défit d'un terroir sauvage et dense. Denis était des nôtres avec les 2 Jean et ça aussi ça fait plaisir ! José fut victime d'une petite panne de son ordinateur...La veillée a laissé quelques traces de "Bug's".

Les jeunes ont su rester sages. Même si Marc et Paul se sont supportés dans le gite, co-voisinage bruyant oblige, tout s'est bien passé.

quintillan 2 012

Nos amis des Corbières ont su nous accompagner dans un merveilleux voyage au pays du Sanglier roi.

La richesse de ces échanges, faits de la simplicité des hommes, fut éclairante. Riche de petits récits et de grosses émotions, le respect du chasseur fut aussi comblé par la bête noire.

quintillan 2 013 

Un Grand merci à tous ces artisants qui nous composèrent de grandes symphonies naturelles et sincères. Ces hommes et leurs compagnes ont su tant nous combler par leur table que par cette gentillesse qui leur est naturelle.

Photo0239Même si pour ma part, les vieilles blessures m'ont quelque peu handicapé, je garde le souvenir souverain d'une balade cynégétique fabuleuse. 

Si la neige vient s'établir sur nôtre altiplano, j'espère que nos amis pourront s'échapper pour une fraîche sortie sur nos terres.

Que vive notre entente Capcir-Corbières !

GP


Voir les commentaires

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

ariege panda 018

Au fond de la vallée, le froid et l'obscurité. Les anciens avaient placé la vie au dessus des choses, résolument tournés vers le soleil.

ariege panda 021

Jusqu'aux heures tardives, dans ces moments d'hiver à la lumière rasante, ils savaient encore apprécier l'essentiel.

ariege panda 020

Solidaires, proches comme leurs maisons, ils savaient se regrouper autour du sacré. Les fêtes, c'était tous les jours, dans chacun de leurs actes. Leurs joies étaient simples dans la réussite face aux difficultés quotidiennes. L'évènement était utile et la raison fondée.

Ils étaient au coeur d'un village et le village était dans leurs coeurs. Ils étaient, avant de naître et savaient être avant d'avoir.

Le partage et l'échange étaient monnaie courrante. Une main en entrainait une autre.

S'ils vivaient avec les saisons, le temps importait peu. 

Ce qui fut, demeure...

En chacun, se cache celui qu'il était. Il suffit de traverser les ponts, de sauter les ruisseaux...

GP

Voir les commentaires

1 2 > >>