Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité

La différence d'une station à l'autre ne se situe pas qu'au niveau du prix. de 17€ à 33€, de Porté Puymorens aux Angles, il n'y a pas que la distance ou le kilométrage de pistes ouvertes.

La qualité, la tranquillité, le nombre de services, l'hébergement, tout contribue à faire la différence.

février 2012 ski LA 009

Un cours de ski sur des pistes tranquilles, bien sécurisées, c'est un atout remarquable.

février 2012 ski LA 005

février 2012 ski LA 007

Un espace débutants et une piste de luge sont des avantages non négligeables sur la station.

février 2012 ski LA 003

Dés 16h30 c'est le travail de programmation du damage nocturne.

damage gest 012

Puis dés la fermeture des pistes, les dameuses révisées et prêtes vont entrer en action.

damage 2 033

damage 3 009

damage 3 006

Lorsque un damage de haute qualité se combine avec des niviculteurs hors pair...c'est la garantie de supers bonnes descentes sur toutes les pistes.

février 2012 ski LA 002

Avec des remontées débrayables le haut débit est assuré. l'attente n'est jamais trés longue.

photos mémoire M.P et mise en place pistes 101

De même qu'une équipe de pisteurs pros, entraînés tout au long de l'année et connaissant parfaitement la station, c'est aussi le PLUS Sécurité de tout un domaine !

PHOTOS EVACUATIONS 03 11 05 126PHOTOS EVACUATIONS 03 11 05 074

Les crocus

Certaines stations seront certainement fermées définitivement à la fin de l'hiver...c'est peut être le moment d'en profiter encore un petit peu !

La baisse de clientelle sur l'ensemble des domaines s'est bien confirmée. 2012 sera pire que 2011, hélas !

Bon ski tout de même aux joyeux nantis qui peuvent encore se l'offrir !

GP


Voir les commentaires

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Gabriel Garcia Marquez a envoyé cette lettre d'adieu à tous ses amis...

Il me plaît de la relire souvent. Avec d'autres textes, notamment certains de R Kipling. Elle est une source de lumière qui manque souvent à ce monde difficile et obscur dont nous partageons tous, si ce n'est le chemin, au moins la destinée...

Si pour un instant Dieu oubliait que je suis une marionnette de chiffon et m’offrait un morceau de vie, je profiterais de ce temps du mieux que je pourrais.

Sans doute je ne dirais pas tout ce que je pense, mais je penserais tout ce que je dirais. 
Je donnerais du prix aux choses, non pour ce qu’elles valent, mais pour ce qu’elles représentent. 
Je dormirais peu, je rêverais plus, sachant qu’en fermant les yeux, à chaque minute nous perdons 60 secondes de lumière. 
Je marcherais quand les autres s’arrêteraient, je me réveillerais quand les autres dormiraient.

Si Dieu me faisait cadeau d’un morceau de vie, je m’habillerai simplement, je me coucherais à plat ventre au soleil, laissant à découvert pas seulement mon corps, mais aussi mon âme.

Aux hommes, je montrerais comment ils se trompent, quand ils pensent qu’ils cessent d’être amoureux parce qu’ils vieillissent, sans savoir qu’ils vieillissent quand ils cessent d’être amoureux !

A l’enfant je donnerais des ailes mais je le laisserais apprendre à voler tout seul.

Au vieillard je dirais que la mort ne vient pas avec la vieillesse mais seulement avec l’oubli.

J’ai appris tant de choses de vous les hommes… J’ai appris que tout le monde veut vivre en haut de la montagne, sans savoir que le vrai bonheur se trouve dans la manière d’y arriver. 
J’ai appris que lorsqu’un nouveau né serre pour la première fois, le doigt de son père, avec son petit poing, il le tient pour toujours. 
J’ai appris qu’un homme doit uniquement baisser le regard pour aider un de ses semblables à se relever. 
J’ai appris tant de choses de vous, mais à la vérité cela ne me servira pas à grand chose, si cela devait rester en moi, c’est que malheureusement je serais en train de mourir.

Dis toujours ce que tu ressens et fais toujours ce que tu penses.

Si je savais que c’est peut être aujourd’hui la dernière fois que je te vois dormir, je t’embrasserais très fort et je prierais pour pouvoir être le gardien de ton âme.

Si je savais que ce sont les derniers moments où je te vois, je te dirais "je t’aime" sans stupidement penser que tu le sais déjà.

Il y a toujours un lendemain et la vie nous donne souvent une autre possibilité pour faire les choses bien, mais au cas où elle se tromperait et c’est si c’est tout ce qui nous reste, je voudrais te dire combien je t’aime, que jamais je ne t’oublierais.

Le lendemain n’est sûr pour personne, ni pour les jeunes ni pour les vieux.

C’est peut être aujourd’hui que tu vois pour la dernière fois ceux que tu aimes. Pour cela, n’attends pas, ne perds pas de temps, fais le aujourd’hui, car peut être demain ne viendra jamais, tu regretteras toujours de n’avoir pas pris le temps pour un sourire, une embrassade, un baiser parce que tu étais trop occupé pour accéder à un de leur dernier désir.

Garde ceux que tu aimes prés de toi, dis leur à l’oreille combien tu as besoin d’eux, aime les et traite les bien, prends le temps pour leur dire ‘je regrette’ ‘pardonne-moi’ ‘s’il te plait’ ‘merci’ et tous les mots d’amour que tu connais.

Personne ne se souviendra de toi pour tes pensées secrètes. Demande la force et la sagesse pour les exprimer. 
Dis à tes amis et à ceux que tu aimes combien ils sont importants pour toi.

Envoie cette lettre à tous ceux que tu aimes, si tu ne le fais pas, demain sera comme aujourd’hui. Et si tu ne le fais pas cela n’a pas d’importance. Le moment sera passé.

Je vous dis au revoir avec beaucoup de tendresse". 
Gabriel Garcia Marquez

Voir les commentaires

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité

122 articles publiés depuis le mois d'Août.

Une féquentation quotidienne soutenue et déjà plus de 16 000 pages lues depuis le début.

Plus de 4 600 visiteurs...

C'est un petit lien modeste, pour l'info locale. Il continuera d'évoluer malgré tout...

8 rubriques et des albums photos. 

Profitez en bien !

Quelques innovations en vue...mais, elles viendront en leur temps.

Ce portail s'ouvrira à quelques services gratos d'info sur les villages.

Activités, locations, services...etc.

Bonne lecture à tous.

GP

Voir les commentaires

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Fables

Le mauvais maître

 

- « Aïe, Johanet pourquoi tu m'as pincé ? Je dormais tranquille. Je rêvais doucement d'un monde meilleur.

C'était fabuleux, il faisait si bon. On n'avait plus ni froid, ni faim, ni une grosse bourrique pour nous « hihaner » aux oreilles toute la journée. »

 

  • « Hé bien Guilló, tu ferais mieux de te bouger car le maître arrive ! »

  • « Pas possible de vous laisser un seul instant, vous deux. Encore à faignanter ! Au boulot et vite. »

    La nuit était de cette glace qui coule sur les échines des pauvres. Seul le travail réchauffait un peu le corps, sinon cette grosse meule de paille dans laquelle s'étaient réfugiés le Johanet et le Guilló. Maintenant, c'était fini. Il fallait retourner au dur labeur...

Cett  Cette bonne vache de la maison venait de vêler et pas de chance, c'était morné. On peut pas le laisser là. Il faut aller l'enterrer loin, sinon ça va attirer les bêtes sauvages, qu'il avait dit le vieux.

Ouvrir le chemin dans la neige et creuser une fosse assez profonde, avec le ventre creux, c'était pas facile !

Plus tôt, le maître, lui, il s'était enfilé une paire de côtelettes d'agneau, un bon morceau de pain frais et il sentait encore le vin tiré au tonneau.

L'odeur du repas avait filtré au travers du plancher qui séparait la loge des ouvriers de la cuisine. Dés la journée finie, c'était une mauvaise soupe de lard rance, épaissie du pain vieux. Ça tenait pas vraiment son gars, mais ça remplissait les boyaux. En même temps que le fumet de la viande rotie, la salive montait en envahissant le palais des deux jeunots.

Ça gargouillait sous les vieilles couvertures de laine.

L'envie l'avait pris d'un coup, avec celle de pisser, d'aller voir les bêtes à l'étable. Mal venu, le veau. C'était la faute de ces deux gosses qui roupillaient pendant que lui veillait. Puis, ce vin qui chauffe trop. Il avait pas vu le temps passer. Là, c'était trop tard. Fallait le repousser ce foutu veau, il serait sorti vivant !

Maintenant, c'était toute perte, puis en plus faudrait la traire...

La seule chose qui le consolait, c'était l'idée du fromage qu'il allait pouvoir se taper dans un mois. Il garderait les croutes pour les deux cagnas !

 

La pelle en bois était lourde de fatigue et les bourrasques de cette neige fine étouffaient le Guilló. Ils y étaient enfin sur le bord de ce foutu trou à creuser. La terre était dure comme du fer. La barre aurait pu faire des étincelles !

Deux bonnes heures pour y arriver au fond avec les jambes flagada. Il faudrait reboucher vite avant que les bêtes sauvages viennent.

Avec ce foutu vent du Nord, elles avaient du le sentir ce « vedell ». Elles tarderaient pas de venir. Les mains calleuses s'activaient sur les manches.

- « Vite, plus vite Guilló, je viens d'en entendre un. »

- « Je fais ce que je peux Johanet. J'ai du mal à respirer. Puis cette toux qui me lâche pas depuis un mois. »

- «  Dépêches, que je te dis, sinon c'est nous qu'ils viendront bouffer ! »

- «  T'en as de bonnes, on est trop secs. Lui dans le trou, il est tendre. Il a pas eu le temps de souffrir. »

- « Ça fait trois ans, que t'es là et moi cinq. Sur qu'on n'est pas aussi gras que le maître, mais faut pas lâcher ! »

- « J'en peux plus, je sens plus mes pieds et j'ai les bras si lourds. »

- « Raison de plus, sitôt fini, sitôt rentrés ! »

Dernières pelletées, le chemin inverse dans la neige qui crisse sous les sabots et bientôt c'est la lumière du village.

- « Holla, vous deux, c'est pas fini ! Faut la traire ce bestiau. Sinon elle va faire de la fièvre.

Si elle crêve, c'est vous que j'attelle pour les labours ! »

Manquerait plus que ça ! Qu'il pensait le Johanet. Qu'est ce qu'il croit ce « bourrec » !

Déjà qu'on est corvéables à merci...

Un seau, la mamelle gonflée et passée au gras de cochon, vas y mon gars, séance de massage de la grosse. Alternativement, les jets marquent le temps de ce bruit qui s'écrase au fond du seau. Le niveau monte peu à peu. Ça sent la crème !

Le lait, il est jaune orangé, c'est le premier. Trop fort pour le fromage, peut être qu'il va nous le refourguer ?

C'est mieux que rien !

- « C'est bon, ça coule plus ! Les chiens vont se régaler !

- « Bravo, on est encore moins que ces foutus clébards qui aboient pour un rien ! »

 

Retour à la paillasse, crevés et gelés. Les deux « móssos » se serrent l'un contre l'autre. L'obscurité emporte la fatigue. Ce vieil édredon poussiéreux fait encore son poids de sommeil. Demain faudra descendre à la rivière pour chercher de l'eau. La vache, il lui en faut 80 litres par jour. Puis faudra sortir le fumier et l'empiler au carré.

L'hiver, c'est long comme la vie qui se fige !

- « Desperta té, Guilló. C'est l'heure ! »

- « Johanet, j'ai toussé toute la nuit, ça fait rouge dans mon mouchoir. Je sais pas si ça va durer. »

- « Écoutes moi, on s'en sortira. Tu vas pas me lâcher maintenant Guilló ? »

Juste après le brouet d'avoine et « l'Aigó bouillida », faut redescendre vers la rivière.

Les bêtes sauvages se sont régalées, elles. Elles l'ont déterré et il reste même pas un os à récurer. Faut casser la glace avant de puiser de l'eau.

- « Regardes, Guilló ! Elles sont coincées, là, tu les vois ? »

  • « C'est des grosses ! »

- « On fait un trou, on les sort ! »

Aussitôt dit...

- « Qu'elles sont belles, noires et brillantes. On pourrait les porter chez l'aubergiste, sur qu'il nous en donnerait un bon prix. »

- « Tu vois, Johanet, si on les porte à ma mère, elle nous en fera cuire une paire. Puis elle en a plus besoin que nous ! »

  • « T'as de la famille, toi, encore ! Mais moi, c'est tout mort ! »

  • « T'en fais pas, un jour, on s'en sortira. »

    Luisantes, brillantes et si savoureuses, les truites dansaient dans la poêle sur le feu de la petite ferme...

    Un vrai repas, la mère elle était tout en douceur. Ça faisait chaud au ventre et le parfum s'attardait sur les doigts qu'on léchait longuement.

    Le retour au village fut long de cette résignation qui colle aux semelles des sacrifiés.

    Le fumier, le foin, la traite. Sans parler du grain aux poules et de ce goret qui s'empiffre des choux de la ferme, des patates et de la farine.

    L'hiver fut long, comme d'habitude.

    Lorsque le dégel s'annonça par ses ruisseaux charriant de la boue, il fallu sortir les bêtes.

  • « Guilló, pousses le, ce ministre ! »

  • « Johanet, tu vois pas qu'il boute devant lui. Il a du sentir quelque friandise ! »

    Ce gros verrat poussait du groin sous les dalles du village. A force de bien faire, il en souleva quelques unes.

  • « Vé, ce salopard, il fait remonter un taupier ! »

  • Regardes, Johanet, on dirait une ouilla ! »

  • « T'as vu ! Elle est pleine de pièces ! »

  • « Faut pas laisser ça là. Le maître pourrait nous la faucher. »

  • « On va se la planquer dans la source du pórcarril. »

  • T'as raison, on y mène ce profiteur et on y cache le magot. »

    Derrière la source, il y avait le réservoir qui alimentait l'abreuvoir des cochons. Une trappe en bois permettait de curer les mousses et enlever les limaces noyées. Le trésor y fut englouti aussitôt.

  • « Dans une semaine, le laineux viendra chercher les ballots. On peut partir avec lui ! »

  • « Pour aller où ? »

  • « En France ! »

  • « Qu'est ce que tu veux y faire johanet ? » On parle tout juste quelques mots ! »

  • « A Limoux, ils parlent gavach. C'est presque pareil que chez nous ! »

  • « Bon, si tu le dis ! »

    Surs de leur trésor les deux apôtres se fondirent à la caravane qui se laissait serpenter le long de l'Aude. Le lainier partait vers Lavelanet. Ils se joignirent aux marchands de bois qui faisaient route vers Belvianes. De là, chemin faisant, ils arrivèrent à Limoux.

  • « Cranó mainadó ! Qué fasiets aqui ? »

  • « Nous cherchons de l'ouvrage. »

  • « A cette époque ? »

  • « L'hiver a été si rude chez nous, que nous sommes seuls au monde. »

  • « Arrabets, sem pla poulits ! Mine, viens voir ces pitchouns, ils cherchent de quoi s'occuper. »

  • « Mes pauvres petits, le seul qui puisse vous venir en aide, c'est le Mestre Pons ! »

  • « Dites, brave dame. Où peut on le voir, cet illustre ? »

  • « Il tient boutique vers Flassian. »

  • « Qui mène t'il comme négoce ? »

  • « Lui, c'est un marchand de vin ! Il fait aussi des barriques. »

    Les deux comparses apprirent tout de l'art de cintrer les tonneaux ainsi que le négoce du vin. Le pécule aida bien à pouvoir s'établir dans la petite ville bourgeoise.

    En quelques années, ils firent fort et si bien que leur réputation n'eut pas de limite.

    Bordeaux, la Champagne, Saumur, la Bourgogne, tous n'en avaient que pour cette réputation de commerçants émérites doublés de secrets de vinification merveilleux.

    Or, un de ces beaux jours de l'automne tardif, vint à heurter à l'huis du négoce, celui qui les avait tant et tant rudoyés.

  • « Mestre Guilló, il est là un de ces rudes Cerdagnols qui s'en vint, pour affaire, à chercher quelque barrique de bon vin. »

  • « Johanet, n'est ce point celui qui s'empiffrait de bonnes côtelettes quand nous n'avions qu'un peu de méchante eau bouillie ? »

  • « Si, il me le semble bien ! »

    Les deux comparses se mirent en tête de lui jouer un bon tour. Après l'avoir fait ennivrer par un novice sous le prétexte de dégustations, ils lui firent vendre une grosse barrique...pleine d'eau. Le dessus, copieusement arrosé de vin rouge ne pouvait que témoigner de la maladresse des comis.

    Attablés devant une grillade d'agneau, ils pensèrent à la tête que le mauvais maître ferait au perçage du tonneau. Johanet, pris de remords se dit qu'il ne pouvait pas escroquer ce bougre.

    Il avait été dur, mais sans lui, ils seraient peut être morts de faim. Montés sur un char rapide ils le rejoignirent à la tombée de la nuit. Il faisait froid. Le Pages faisait campement prés de la rivière. A peine en vue, ils l'entendirent maugréer sur la sieste qu'il avait faite sous ces foutus platanes de Quillan. Des voleurs lui avait pompé tout le vin pour le remplacer par de l'eau !

    - « Tiens donc, que vous arrive t'il riche Cerdan ? »

  • « Des voleurs, je n'ai plus de vin ! Avec les travaux de fauche et bientôt les moissons, comment ferai-je pour mes dévoués serviteurs ? »

    Non sans dissimuler quelques gloussements, car ils n'étaient pas dupes de la véritable destination du nectar limouxin, ils déchargèrent un nouveau tonneau.

  • « Tenez, nous devions le livrer, mais le commanditaire s'est noyé ce matin. »

  • « Belle générosité, mais comment puis je vous rendre ce qui m'oblige ? »

  • « Si d'aventure, il vous arrivait d'occuper pour quelque besogne, de jeunes apprentis, vous nous seriez obligés de bien vouloir les loger d'aussi haute tenue que vous puissiez vous même nous recevoir. De même, pour les repas dont nous aurions pu partager ensemble la saveur. »

  • « Certes, mais il en coute d'entretenir des gens au service. »

  • « En ce cas, revenez chaque année nous présenter vos charges et nous vous reverserions en liquide de quoi apaiser votre soif. »

  • « Marché conclu ! »

    Depuis, le Cerdagnol repenti s'en fut chaque année à Limoux. Fort de sa générosité aux domestiques, il fut récompensé de sa conduite nouvelle.

    Cette fable moraliste est inspirée de faits réels durant les années d'après guerre. Il me plait quelque peu de pouvoir détourner cette vérité que "Cerdà, y homme de bé, no pot sé !"

    Quelques uns pourront y reconnaitre fortuitement quelques passages de leurs vies. Ce n'est peut être pas un hasard...

    Si j'ai pu vous distraire, j'en suis fort aise. Les heures sont parfois interminables lorsque l'hiver s'allonge...

    Tric trac, lou counto es acabat !

     

    GP

     

     

Voir les commentaires

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Cuisine

février 2012 froidures 012

Allo...tu sais pas, j'ai une nouvelle recette : le gratin de patates à la capcinoise...

C'est pas évident, le plus dur c'est d'attendre l'occasion. Il faut de la neige en quantité. C'est important, surtout que ça devient rare.

Mais on a du bol, le vent a pas tout emporté.

Patates à la neige février 2012 002

Il faut des patates du Capcir, cette année c'était pas Bysance non plus.

Puis il faut la bonne occasion...

Surveille le robinet...si ça coule plus, c'est le moment de se reconvertir à la culture Inuit.

Vas chercher de la neige en grande quantité, des patates du Capcir, du fromage du Capcir, sinon tant pis du gruyère, de la crème fraîche, sel, poivre, muscade...

N'oublies pas de passer ton fond de plat à l'ail !

Dans de grandes gamelles fais fondre suffisamment de neige pour

nettoyer les patates après les avoir pelées. Avec 1 litre bien utilisé tu peux rincer 2 Kg de patates épluchées.

Donc, ensuite, c'est comme le gratin Dauphinois...

Couper en tranches pas trop fines et disposer une couche sur le fond du plat aillé.

Puis, grosse couche de fromage. Si t'as pas d'idée, vas chercher de la Tomme de vache chez Marie France CASTELLO. Tu la rapes et c'est encore plus meilleur bien !

gratin Capcinois février 2012 001

De nouveau, couche de patates, fromage du Capcir, crème fraîche à volonté pour noyer les patates.

gratin Capcinois février 2012 002

Re-re fromage par dessus. 

Ensuite...au four à 180º C pendant 2 heures...Pour la touche finale re-re-re fromage rapé à gratiner.

Bon appétit !

De la neige, il en faudra encore pour la vaisselle.

N'oublies pas non plus qu'il en faut beaucoup pour les toilettes et bien sur pour la boisson. N'oublies pas de faire bouillir l'eau, la neige contient beaucoup de bactéries qui se régaleraient de fêter ça dans ton estomac. Tu risquerais d'être emm.......

Petite variante, tu peux aller chercher de l'eau à Réal ou à Matemale. Elles sont bio (pas traitées).

Sinon, tant pis vas à Formiguères chercher quelques packs...

Ensuite tu pries St antoine de Padoue pour que les communaux retrouvent la fameuse fuite qu'ils cherchent depuis longtemps déja.

Le temps que le chateau d'eau se remplisse aprés réparation, ça peut durer.

Mais t'en fais pas les inuits ils font ça tout l'hiver et chez eux, ça dure très longtemps...La pensée positive !

GP

Voir les commentaires

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Histoire Patrimoine

L'aventure a commencé en 86/87...Centre de Montagne Puyva

Suite à la Loi Montagne, Guy Malé président du Conseil Général de l'époque et Daniel Cathala, Maire de la commune ont contribué au développement de la station de ski de Puyvalador et à la création du Centre de Montagne Fond Evasion.

La station était gérée par la Société d'aménagement touristique et avait vu le jour en 1982.

Technicien agricole de formation, je revenais avec le certificat Nº 1, d'un engagement dans la Gendarmerie de Montagne et préparais par mes formations de Brevets d'état mon avenir de montagnard. Moniteur de ski de fond et cadre de l'ANCEFSFF, j'avais travaillé au centre des foyers ruraux de Formiguères au Pic Péric. Le Président de la régie communale vint me contacter de sa propre initiative pour me proposer un emploi saisonnier sur le centre de Montagne de Puyvalador. Ce fut plus un pari sur le coeur qu'une décision mûrie. Quand un ami vous demande service, c'est pas facile de refuser.

 Il est vrai que mon expérience dans la Gendarmerie en unités de Montagne, ma formation agricole et mon vécu de Montagnard m'ont beaucoup aidé. Martine Vilana fut mon maître de stage et au delà de nôtre éternelle Amitié, elle a contribué à me grandir dans mes connaissances. Je réussis également mon permis PL et transport en commun. Pressenti et proposé par le dirigeant de l'époque pour reprendre le centre de Formiguères, je préférais une place de simple moniteur. J'avais envie de faire réussir ce projet fou du petit village qui était le mien plutôt qu'une place de directeur. 

 Dans la foulée, j'obtins mon Brevet d'état d'accompagnateur montagne à la cession de Luchon. 6 reçus sur 120. C'était pas évident !

Après une série de 7 directeurs...de centre... La régie céda la place au Conseil Général. Le directeur général, Mr Gérard HUGUES reçu tous les personnels de l'époque.

Il me proposa de commencer comme simple moniteur et avec formation à l'appui de grimper les échelons des grades et responsabilités de cette administration. Perte de salaire, mais sécurité...DSCF0008

Je venais, avec mon complice Jean Loup, de terminer une éprouvante traversée des Pyrénées de Hendaye à Collioure...en survie. Médiatisés par France Inter,les films Alpa ainsi que par P.

Vallençant et Mondial Sports, les propositions ne manquaient pas.

Une fois de plus, je renonçais aux tentations et décidais de m'investir pour mon village.

Je suivis toutes les formations internes et lorsque la place de directeur fut vacante les élus du Département me la proposèrent compte tenu de mon expérience et de mes formations. 

Avec Henry Mascardo, son frère Vincent, J.M. Moné ainsi que tous ceux qui se sont investis dans le travail, nous avons contribué au développement du centre et de la station.

Titulaire de la "qualif" Télémark, j'ai formé les Guides de Haute Montagne de la Compagnie des Pyrénées ainsi que les moniteurs du pays...bénévolement.

A chaque fois que le syndicat intercommunal m'a demandé un service, j'ai répondu présent !

Évidemment ceux qui n'étaient pas là, peuvent pas savoir...

Aujourd'hui, lorsque je reçois un courriel d'un inconséquent inconnu, ça me fait mal de lire des mots qu'un autre a mâché dans sa bouche...mal pour lui !

Dans le pays, nous en avons tellement vu passer de ceux là...

Quelques chiffres pour situer le travail fait, en souhaitant que ceux qui se disent meilleurs en fassent autant sinon mieux :

 

MOIS REMPLISSAGE
DECEMBRE 98 2 Semaines
JANVIER 99 4 Semaines
FEVRIER 99 4 Semaines
MARS 99 4 Semaines
AVRIL 99 2 Semaines
MAI 99 1 Semaine
JUIN 99 4 Semaines
JUILLET 99 4 Semaines
AOUT 99 3 Semaines
SEPTEMBRE 99 1 Semaine
OCTOBRE 99 2 Semaines
NOVEMBRE 99 0 Semaine
TOTAL 31 Semaines

1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999
STAGES HIVER
3262 3802 4913 3211 3292 2638 2182 1699
Mercredis à la neige
311 345 514 488 310 369 955 268
CLASSES DE NEIGE
1742 1992 1285 3622 3535 3531 2688 2678
CLASSES DE DECOUVERTE 519 122 648 1000 1602 705 1844 842 788
STAGES ETE 2126 1503,5 2167 4530,5 3890 3939 3524 1751 2964,5
Séjours pris totalement en charge par le CG




360 468 475 196
TOTAL JOURNEES 2645 6940,5 8954 12242,5 12813 12141 12374 8893 8593,5
2000 2001
2318 2267
2029 1096
1690,5 1952
1659 416
1671 1195
53 65
9420,5 6991

JANVIER


FEVRIER


MARS


J Stage Pension Demi pension Entrée € Stage Pension Demi pension Entrée € Stage Pension Demi pension Entrée €
1




49
1 911
100
3 900
2



77
49 4 798
100
3 900
3 35

1 855 77

2 887
100
3 900
4 35

1 855 77

2 887
100
3 900
5 70

3 710
26
1 014



6 35

1 855
26





7 35

1 855 84

3 150 59

2 212
8

73 1 898 84

3 150 59

2 212
9



84

3 150 59

2 212
10 76

4 100 84

3 150 59

2 212
11 76

4 100 84

3 150 59

2 212
12 76

4 100







13 76

4 100
65
2 535



14 76

4 100
65
2 535 60

2 250
15
19
741
65
2 535 60

2 250
16

15 390
65
2 535 60

2 250
17
61
2 074
65
2 535 60

2 250
18
61
2 074
65
2 535 60

2 250
19
61
2 074
90
3 510 30 40
2 685
20
61
2 074
65
2 535

40
21
61
2 074
85
3 315 66

2 475
22
63
2 457
85
3 315 66

2 475
23
63


85
3 315 66

2 475
24 24 44
2 768
85
3 315 66

2 475
25 24 44
2 768
85
3 315 44

1 650
26 48 86
5 898
95
3 705



27 24 42
2 910
95





28 24 42
2 910
100
3 900



29
85
3 315



60

2 250
30
85





60

2 250
31
49
1 911



60

2 250
Total 734 927 88 69966 651 1361 49 74 682 1113 440 40 58 895


L'ensemble de ces chiffres ne sont que indicatifs de tendances liées aux différentes conjonctures saisonnières...

Ils permettent toutefois de se faire une idée du fonctionnement d'une telle structure implantée dans un milieu ouvert sur le ciel et tellement fermé aux hommes...de peu de foi.

GP

 


 

 

Voir les commentaires

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #nature

Le vent s'est levé...Il fallait bien que ça arrive !

février 2012 tourp 010

L'arrache neige s'est mis en route. Avec un -10ºC, ça caille. Les congères ne tarderont pas de nuancer nos paysages de reliefs travaillés. Heureusement que le soleil fait son apparition !

février 2012 tourp 003

La forêt de la Matte se joue de ces effets de lumière dans les volutes tourmentées de neige.

février 2012 tourp 001

Avec la force du vent, même les rochers du Cambre d'Aze vont pas tarder à s'envoler.

février 2012 tourp 011

Paysages féériques...non ?

février 2012 tourmente sur les angles 002

Les sommets de Madres semblent s'évaporer sous la pression "tramontanesque"...

février 2012 tourmente sur les angles 005

Si la Pelade s'est quelque peu platrée, la plaine des Angles subit un véritable défilé de tornades.

février 2012 tourmente sur les angles 004

Le vieux village est secoué, mais les façades rient au soleil.

février 2012 tourmente sur les angles 006

Dans les chalets, c'est plus venté, mais le paysage du col Mitja, du Malazza et de Madres, ça compense pas mal.

février 2012 tourp 014

Par contre, au Pla del Mir, les pistes sont désertes...

Trop de vent pas de clients !

GP


Voir les commentaires

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité

hiver 2012 février puyva 001

Même le diable est submergé...

La froidure a bien mordu cette terre sauvage du Capcir. Le sol est gelé en profondeur.

hiver 2012 février puyva 004

Tant et tant la désiraient tellement...Elle est là !

Pour l'heure, malgré quelques désagréments, nous n'avons pas le fameux "Tourp" et ses congères géantes...Ouf !

Les rues sont d'un calme presque reposant, si ce n'était les petits chemins qu'il faut ouvrir vers les choses quotidiennes.

Nourrir les poules, les lapins, aller chercher le bois pour le chauffage du jour, les légumes pour la cuisine...

hiver 2012 février puyva 014

hiver 2012 février puyva 009

Il n'y a pas un chat !

C'est assez affligeant parfois de se rendre compte à quel point la tranquillité peut être pesante de tous les anciens qui ne sont plus là.

Fernand FABRE, le mécano est parti rejoindre Josiane et son épouse. Emilienne NOUVEL s'en est allée à son tour également.

C'est de la peine pour les familles et pour les proches.

Dans ces moments là on se serre les coudes.

Puis, c'est nôtre destinée commune que nous partageons ensemble par cette solidarité dans les moments douloureux.

Évidemment...la route du cimetière n'était pas déneigée. On ne l'ouvre pas de l'hiver aurait dit un incertain ce matin...

Mème plus le droit de mourir en hiver !

La terre est si dure qu'il est impossible de creuser. Les places libres dans les caveaux des amis accueilleront les voyageurs jusqu'au printemps. 

hiver 2012 février puyva 021

L'abri scolaire est ouvert aux quatres vents, les vitres ont étées brisés par nos petits voyous locaux, ils devaient s'ennuyer...

Maintenant, ils s'en foutent, bravo ! pour les petits qui se les gèlent.

hiver 2012 février puyva 017

Sinon, les rues sont bien déneigées, grâce au tracteur-chasse neige de la commune, qui passe plus souvent qu'avant.

La station est toujours aussi vierge que d'habitude. Ah, s'il pouvait neiger des biftons !

Je vous laisse pour aller chercher quelques bûches de plus...

GP


 



Voir les commentaires

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #nature

février 2012 3 004

Il neige doucement, -7ºC. février 2012 2 009

Virevoltant légèrement dans les airs, les plumes d'un ange taquinent nôtre paysage.

C'est un jour gris et pourtant lumineux de ses arbres plâtrés de blancheur.

février 2012 3 007

La neige s'accumule dans les rues désertes et les piles de bois semblent s'effacer du quotidien.

février 2012 2 010

Les derniers billots dessinent la douceur d'un petit désert. La cour se comble petit à petit du manteau hivernal.

février 2012 2 004

Dans les maisons, le poële murmure la douce complainte du temps qui passe. Si ce n'était le tic tac de l'horloge, il semblerait que la vie ait marqué une pause.

février 2012 2 005

Chez les voisins, l'étendoir n'attend plus que l'accalmie pour se prêter aux pattes des moineaux. Le brouillard estompe les sorbiers.

février 2012 2 007

Les derniers fruits de l'automne finissent de confire sous la froidure. Les grives les ont bien décimés. Quelques sorbes restantes offriront encore de bonnes agapes aux belles mouchetées.

février 2012 3 002

Ce temps étouffe le temps et l'on se laisserait aller à oublier le monde qui s'agite. Mais la réalité ne tarde pas à rattraper le rêve doucereux. Il faudra sortir la pelle et dégager les voitures. Jusques là, la circulation se faisait assez bien malgré le verglas. Ce soir, si le vent se lève, les congères se glisseront dans la nuit pour isoler nos villages. Après 19 heures les routes ne sont plus déneigées. Les retours deviennent périlleux...Mais il faut bien rejoindre sa maisonnée. Partout ailleurs la vie continue, même la nuit. Ici, tout s'arrête excepté ceux qui tentent de traverser la vie en travaillant. Tant qu'il n'y a pas de problèmes, on supporte. Quand la santé va, tout va...

février 2012 3 012

Faut pas oublier, le monde nous oublie. C'est ça la seule vérité du quotidien. Alors, on oublie le monde.

GP


Voir les commentaires