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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #info administration

La CAP vient de rejeter les demandes de nos élus concernant la reconduction de précarité d'un agent territorial en situation de stagiaire.

La durée de situation de stagiaire peut aller jusqu'à 2 ans. En général elle n'excède jamais 1 an...

Alors que le CTP (Comité Technique Paritaire) contribue à la gestion des personnels en matière de conditions de travail, la vie et la carrière d'un agent territorial passe par la CAP qui décide notamment des augmentations de grades, les titularisations, etc.

La pétition signée de la plupart des habitants de PUYVALADOR-RIEUTORT a porté ses fruits !

La sagesse des décideurs a su percer à jour le fond du problème...

Le résultat, c'est le rejet. Mais l'avis n'étant que consultatif...


Pour un peu plus de compréhension du fonctionnement de cette instance voici quelques explications.

GP

La CAP

(Commission Administrative Paritaire)


Une commission administrative paritaire (CAP) est une instance de représentation et de dialogue de la fonction publique française.

Ce sont les organes de représentation des agents titulaires de la fonction publique. Les commissions administratives paritaires sont chargées d'examiner des situations individuelles, mais elles soumettent aussi parfois des motions à caractère collectif. Les décisions de la CAP n'ont qu'un caractère consultatif auprès de l'autorité employeur.

Fonctions publiques territoriale et hospitalière

Dans les fonctions publiques territoriale et hospitalière, les CAP sont instituées au sein de la collectivité ou de l'établissement si les effectifs sont suffisants. Dans les autres cas, elles sont constituées auprès du centre de gestion de la fonction publique territoriale ou à l'échelon départementale. La CAP siège alors dans différentes formations en fonction des catégories de fonctionnaire (A, B, C). Six niveaux hiérarchiques sont distingués, deux pour chaque catégorie, et pour l'examen des questions individuelles, les représentants qui siègent sont ceux d'un niveau hiérarchique égal ou supérieur à ceux dont la situation est examinée.

Toutefois, certaines CAP sont nationales et siègent par corps ou cadre d'emplois comme dans la fonction publique de l'État :

Composition

Les CAP sont composées en nombre égal des représentants de l’administration et des représentants du personnel.

Les représentants de l'administration sont nommés par le chef du service concerné ; ce sont des fonctionnaires d'autorité pour la fonction publique d'État et la fonction publique hospitalière, et des élus locaux pour la fonction publique territoriale.

Les représentants du personnel sont élus au scrutin proportionnel à la plus forte moyenne, par les fonctionnaires titulaires, à partir des listes présentées par les organisations syndicales.

Il est aussi réglementairement possible de procéder à un vote « sur sigle ». Dans ce cas, l'organisation syndicale dépose sa candidature en tant que telle et le vote ne se fait pas pour une liste nominative, mais pour une organisation. À l'issue de la proclamation des résultats, les organisations ayant obtenu des sièges disposent d'un délai défini réglementairement pour désigner leurs représentants.

Avant les accords de Bercy sur le dialogue social dans la fonction publique signés en 2008, la réglementation, dite « loi Perben », prévoyait deux tours possibles. Au premier tour, seules les organisations syndicales représentatives pouvaient présenter des listes. La participation minimum pour que le scrutin soit valide était fixée à 50% des inscrits dans la fonction publique d'État et la fonction publique territoriale, et à 40% des inscrits dans la fonction publique hospitalière. Si aucune liste n'était déposée ou si la participation était trop faible, un second tour était organisé ; toutes les organisations syndicales pouvaient alors y participer.

À la suite de l'accord de 2008 et de la loi no 2010-751 du 5 juillet 2010 qui lui fait suite, le principe des deux tours a été supprimé, et toute organisation reconnue peut se présenter.

La représentativité des organisations syndicales peut être mesurée à partir des voix obtenues lors des élections aux CAP, ainsi qu'à celui des élections aux comités techniques dont les membres sont désormais élus directement. Jusqu'à la réforme de 2010, les comités techniques paritaires n'étaient généralement pas élus directement.

Compétences

Les CAP traitent de toutes les questions relatives aux carrières individuelles des personnels (mutations, promotions, titularisation...).

Les CAP sont également des lieux de dialogue social ou sont discutées les modalités de traitement des carrières des agents de la fonction publique.

En droit, elles ne sont que consultatives, la décision finale revenant au chef du service concerné. Toutefois, leur consultation est obligatoire pour toutes les décisions de leur compétence.

Consultation systématique

Les CAP sont consultées de manière systématique, c'est-à-dire quelles que soient les circonstances, dans les cas suivants :

  • titularisation ou prolongation de stage ;

  • mutation ;

  • promotion ;

  • détachement et intégration dans un autre corps ou cadre d'emplois ;

  • licenciement pour insuffisance professionnelle.

Consultation en cas de difficulté

Pour d'autres questions, la CAP n'est consultée qu'en cas de désaccord entre le fonctionnaire et l'administration :

  • exercice du travail à temps partiel ;

  • demande de départ en formation ;

  • désaccord concernant l'évaluation ;

  • démission.

Les CAP peuvent également siéger en formation disciplinaire si un fonctionnaire est soupçonné d'une faute professionnelle.

Dans certains cas, notamment pour les sanctions disciplinaires les plus graves, la situation peut être examinée en recours :

  • devant le conseil supérieur de la fonction publique pour la fonction publique de l'État et la fonction publique hospitalière ;

  • devant un conseil de discipline de recours pour la fonction publique territoriale.

Textes officiels

  • Décret n°82-451 du 28 mai 1982 relatif aux commissions administratives paritaires (fonction publique de l'Etat)

  • Loi n°84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions relatives à la fonction publique territoriale: articles 28 à 31

  • Loi n°86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière: articles 17 à 22

  • Décret n°2003-655 du 18 juillet 2003 relatif aux commissions administratives paritaires locales et départementales de la fonction publique hospitalière.

 

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Cuisine

avril 2012 f 008

Petite recette de saveurs printanières.

Ça y est, j'ai pu en trouver quelques unes, mais chut !

On va se régaler !

Ma façon de les préparer est somme toute assez simple.

D'abord, préparer un beurre d'échalotes ou d'oignons.

Toutefois ne pas les roussir, les lamelles doivent rester translucides.

Jetter les morilles nettoyées dedans et les faire cuire à feu vif. Bien les retourner.

Déglacer avec un Muscat Ambré.

Préparer à part les pâtes à l'eau. (Si vous cuisinez des morilles séchées, utilisez l'eau de ré-hydratation).

Évaporer le reste de vin et à feu doux incorporer 1 à 2 briques de véritable crème fraîche.

Saler, poivrer et surtout une petite pincée de piment d'Espelette.

Tout doux...pendant 10 minutes.

Les pâtes sont cuites "al dente".

Avril-2012-Morilles-002.JPG

Y incorporer les morilles...Hum, ça sent bon !

Avril-2012-Morilles-003.JPG

Ne pas attendre et savourer avec "une viande d'accompagnement".

Avril-2012-Morilles-005.JPG

Bon appétit !

Gilles.

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Fables

Le grincheux et la sorcière.

 

Or en des temps reculés, vivait dans les montagnes, un peuple de lutins.

Ils étaient au soleil et cultivaient les forêts et le pain de leurs bonnes pensées.

Leurs chants étaient nombreux, accompagnant les saisons, ils les encourageaient à passer d'une des marches à l'autre qui constituent une année.

Cependant si tous étaient occupés, il en demeurait un, qui, quelque part gémissait.

A force de se chercher il avait fini de tout abandonner.

Lorsqu'il s'attardait au bord d'une rivière, elle se mettait à geler.

Passant dessous les arbres, ils venaient à se tordre et aussitôt se plaignaient.

A force de malheurs nul ne pouvait plus le supporter.

Donc, descendant la vallée, il alla vers les hommes et leurs sombres citées.

 

Lorsqu'il fut parmi eux, le ciel s'obscurcit et la terre se fendait.

Au sol se répandait le sang et de mornes pensées.

Il se prit une épouse dans la vie qui fuyait.

Elle même à son tour commença à s'assécher.

Son cœur devint dur et ses paroles acides.

Elle passait son temps à fumer comme un volcan à demi éveillé.

Sombrant dans la débauche, elle se tourna vers le passé qu'elle ne connaissait pas.

Mais la porte en était close et la magie qu'elle y trouvait ne pouvait en fournir une clef.

Alors retournant sur ses pas le lutin grincheux, fâcheux et ulcéré amena sa sorcière vers les hautes terres de ses jeunes années.

 

Ce qu'ils firent ici bas, ils le recommençaient.

Mais la terre est si dure et le monde est mal fait.

Si quelque chose ratait, c'est qu'il y avait un fautif toujours dissimulé.

En appelant à une vieille déesse impotente et aveugle, ils la rendirent sourde à leurs désespoirs et leurs rêves fanés.

Les autres lutins comprenant le danger, se replièrent sur eux même et se dissimulaient.

Jamais à cour d'histoires et de mauvaises pensées le couple infernal se mit à enfanter.

Une cour scélérate en fut vite formée.

Mais les êtres sont changeants et la lumière du jour finit à la fin de percer tous les mauvais dessins, ainsi que leurs effets.

Ne pouvant plus supporter l'astre de vérité, ils conçurent le plan de vouloir l'enchainer.

La nuit ne suffisait plus à leurs tristes idées que de l'obscurantisme, ils en voulaient une éternité.

Là où poussaient des fleurs ravissantes et des épis de blé, ils versèrent l'ivraie et le poison de leurs gestes déplacés. Ils inventèrent le vol et la complicité.

Mais le soleil est un astre dont la Lune n'est que le reflet.

Il tressa une couronne des fleurs les plus belles et des meilleures pensées.

Il forgea à son tour des chaines des plus lourdes pour entraver ceux qui dans l'ombre avaient voulu le maintenir.

Ouvrant une brèche dans la terre il y enferma le lutin putride et sa cupide dulcinée.

Depuis ces temps reculés, lorsque le vent vient du Nord, il se peut, qu'en écoutant bien ce que disent les pierres, vous puissiez surprendre les plaintes crispantes de la haine enfermée.

 

En revanche, si par bonheur égarés, par un rayon de soleil dans vôtre cœur bien ouvert, vous pourriez côtoyer ceux qui riaient tant et vous laisser charmer de leurs mélodies aujourd'hui libérées.

 

Tric trac, catacric, catacrac !

La catauló se giró.

Ló cónto es accabat !

 

GP

 

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Histoire Patrimoine

Il existe bien des projets "durables" dans le recyclage des produits bitumineux. 

Nous connaissions la reconversion en pondoirs à ciel ouvert pour gallinacés rurales...

avril 2012 009 (2)

Plus fort, nous allons pouvoir concourrir sur le thème du village le plus fleuri de France.

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Cette nouvelle utilisation de l'espace public laisse présager des extensions multiples et variées...

Un trou qui fleurit, c'est plus joli qu'un trou qui vieillit !

Dans les projets financiers nous allons pouvoir parler de zone à bleuets, à pensées. C'est mieux que de se référer à de simples nichoirs ou déficits...

 Mais que les amoureux inconditionnels de la faune ne désespèrent pas, la pluviosité abondante nous rendra d'ici peu ces refuges chéris de nos poules locales.

Plus besoin d'aller voler les oeufs chez la voisine !

Il ne manquera plus que le lâcher de volailles...

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Dire que Paques est passée, il nous reste quand même les cloches !

Bon, retrouvons un peu de sérénité en prenant un peu d'altitude...

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Tant qu'il y aura du soleil !

GP


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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Humour

Le Yéti Catalan 001

Mare de Deú !

Avec un tel score bleu marine...Il doit y en avoir de l'insécurité et des immigrés, dans cette commune !

A moins que ce soient les arrivants qui ont amené avec eux leurs valises...et qui sait leurs chaussettes !

En tout cas, cette secousse sisthémique commence à faire des vagues, c'est pas clair !

Sí, pendant que certains se noient, nous buvons la tasse... de café.

Nous patissons et compatissons, donc,nous pétissons...

Il y en a une qu'on signe, faute des fautes que les échauffés ils inventent !

Signez, pour plus être saignés, là est la dérision.

Qu'est ce qu'on entend pas, sinon le silence de la vérité.

Parce que pour le reste, c'est pas vérifié !

Allez, soutenez vous bien, Jó, m'en tourní als cocotiers...

¡ Yet, yet, als a cal pas deixa fé !

Yet.



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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

chat sur toit Avril 2012 004

Tandis que le mélèze pousse ses bourgeons sur la piste du printemps, comme une incitation au renouveau, sur le toit se promène nôtre ami Félix.

chat sur toit Avril 2012 002

Il y a eu une chatte sur un toit brûlant, nous avons Félix sur le toit mouillé.

Félix, c'est le bonheur !

S'il est au dessus de tout...ce n'est pas un hasard.

Un chat, c'est indépendant, libre et aussi un petit peu égoïste et territorial.

Dire que faire comme le chat, c'est aller vers le bonheur, ce serait s'avancer sur un toit glissant.

Mais lorsque Félix réfléchit il nous renvoie l'image que le bonheur se médite et se savoure dans les petits évènements.

chat sur toit Avril 2012 001

Derrière le printemps qui s'avance arrivent les beaux jours.

Outre le renouveau tant espéré (à bien des niveaux...), nous ne tarderons pas à retrouver les parties de plaisir entre amis.

Les grillades, paellas et autres prétextes de convivialité sont déjà en préparations !

Bonnes moeurs amènent bonheur et longévité. Sachons cultiver nôtre Félicité et nous préserver des malencontreux. 


GP

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Fables

Le Dragon du Galbe.

 

Ce matin, sur ma fenêtre, je vis un tout petit oiseau. Il faisait froid et je le crus engourdi.

Peut être avait il heurté l'une de mes vitres, il semblait étourdi.

Je ne savais pas, en fait, ce qu'il faisait là. Donc intrigué, je m'approchais doucement de lui pour voir ce qu'il en était.

Alors que je pensais qu'il aurait pu partir, dès que remis, il ne bougea point, ses petits yeux brillaient d'un feu si gai que je compris soudain qu'il avait une drôle d'idée.

petit-oiseau-de-legende-001.JPG 

Quelle ne fut pas ma surprise de l'entendre si nettement dans ma tête et ce d'autant qu'il ne semblait pas ouvrir le bec. Voici donc à peu prés son récit :

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- «  Il y a fort, fort longtemps, vivait dans la vallée du Galbe, un animal magique que les hommes nomment Dragon. Il gardait jalousement un trésor caché au fin fond d'une grotte. Lorsque quelque imprudent tentait par nature de l'approcher pour le dérober, aussitôt l'animal entrait dans sa colère la plus noire et triplait de volume. Sa taille devenait si importante que nul rescapé de l'aventure n'avait pu seulement regarder un instant le trésor convoité.

Or, donc, un jour, un de ma tribu, par curiosité, je présume, osa tenter l'aventure.

Le vieux chamane lui avait dit que c'était une pure folie que de s'aventurer aussi profondément sous terre en quête de quelque chose, qui pour le Dragon était si personnel.

Personne encore n'avait à cette époque réussi dans cette épreuve.

 

Bien résolu de trouver quelque astuce, le jeune se rendit jusqu'au bord de l'étang dit du Diable, pour y méditer sur l'art et la manière de réussir dans ses œuvres.

Il y passa de longues journées à s'imprégner du milieu. Tous les matins juste avant les premières lueurs, la nature se faisait silencieuse. Tous les êtres vivants se gardaient bien de faire le moindre bruit. En effet le Dragon possède une ouïe si fine qu'en le troublant quelque peu, il se mettait aussitôt à gonfler et crachait tout son feu. Malheur à celui qui avait osé l'éveiller. Ensuite, loin de s'assagir il venait au bord de l'étang pour y étancher sa soif inextinguible. Par ses naseaux fumants, se déversait un brouillard si épais que ceux qui voyageaient en ces lieux arrivaient à s'y perdre. Pour se rassasier il dévorait force rochers et aussi de tout bois il faisait un festin. Les miettes en retombaient alentours en une pluie de petites ardoises. Les copeaux délaissés et les aiguilles de pin entretenaient un tapis où il aimait s'allonger.

 

Après son repas, il entreprenait sa toilette. Ses écailles bruissaient bruyamment dans l'onde qui se noircissait. Il affutait ses griffes toujours sur le même rocher qui en portait des marques sophistiquées. Le Dragon n'est pas sot, seulement susceptible...Son écriture est fine et par contre acérée. Que de choses il savait, par tout ce qu'il avait vécu et expérimenté.

Ensuite, content et satisfait, il s'en retournait vers sa grotte et son trésor à protéger.

 

Nôtre jeune ami eut soudain une drôle d'idée.

Plutôt que de vouloir lutter, il se mit en tête de l'apprivoiser.

 

Alors il s'appliqua tout d'abord à chanter d'une sorte, que nul être vil ne pouvait en profiter. Les sons se mêlaient en une douce mélodie montant de son cœur pur.

Même le plus sourd des rochers en était fasciné.

Ensuite, étant passé maître dans sa pratique, il s'enquit de chercher quelques plants d'oseille qu'il se mit en devoir de jardiner ça et là tout autour de l'étang si noir.

 

Allant aux étages supérieurs, il préleva quelques alevins de truites et aussi quelques jeunes têtards.

 

Jour après jour, il œuvrait sans cesse autour de ce lac de montagne. Lorsque tout fut prêt, il attendit les premières lueurs pour entamer sa mélodie du cœur.

Tout au fond de son sommeil, le Dragon sentit quelque chose qui l'envahissait. Ce n'était pas un bruit qui l'aurait fait sursauter.

Se faisant plus discret à son tour, sa taille diminua et il s'enquit de sortir. Son œil était vif et son pas si feutré que personne ne le vit qui quittait son logis.

Le chant qu'il percevait ne venait pas de l'extérieur. Son cœur à son tour lui répondait malgré ce qu'il pouvait penser. Il l'entendait reprendre ce refrain apaisant.

Persuadé alors, qu'il venait de lui, il se fit plus clément.

Approchant de l'onde mystérieuse il se pencha pour boire.

Elle bruissait toute seule de petits remous, ici et là, qui captaient toute son attention.

Les eaux semblaient recevoir une pluie qui causait bien des ronds.

Naturellement intrigué et regardant le ciel d'où rien ne tombait, sa vision se porta sur quelques touffes vertes qui le mirent en appétit.

L'oseille était si douce et pétillait dans sa bouche, que ce ravissement, quelque peu l'attendrit. Encore une fois, il se fit plus petit.

Cette plante connue des anciens, calme dit on, le feu du dragon.

Elle joua son rôle à merveille, car poussant à foison, l'animal en fit grande provision.

Une petite pierre suffit à le rassasier.

Entreprenant alors de se baigner, il fut surpris que de petits êtres viennent à l'y aider. Passant entre ses écailles, à un grand ménage les truitelles s'employaient.

Émergeant, ravi de sa toute neuve beauté, il s'avança au soleil pour se laisser sécher.

Cela faisait déjà fort longtemps qu'il n'avait ressenti une telle félicité.

Encore une fois, sa taille diminuait.

Il était si petit, que aussi discret qu'il fut, il ne pu se cacher des yeux pétillants qui le regardait.

En un seul instant, il se fit avaler.

Nôtre jeune ami venait de le gober.

Il n'était pas mort, mais seulement captif d'un nouveau corps où il devait s'habituer.

Quelle ne fut pas sa surprise d'y trouver ce qu'il gardait en secret.

Afin qu'il ne grandisse à nouveau, il reçu la chaleur qui lui manquait et aussi des merveilles de mélodies sur les quelles il s'endormait. »

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En chacun de nous sommeille désormais un Dragon et son feu parfois dans nos yeux transparait en d'étranges lueurs que l'on se doit de dompter dans le risque imminent de se voir embraser.

Cette histoire étrange que l'oiseau m'a conté, de la sorte, je vous l'ai donnée.

Chacun y trouvera, s'il cherche bien, le trésor qui était convoité.

Quelques miettes plus tard, mon ami mystérieux s'était envolé.

Son nom si je m'en souviens bien était fait de Liberté.

Sans faire aucun bruit, je m'en vais vous laisser au bord de l'étang du Diable dans lequel vous pourrez vous mirer.

Si d'aventure au fond de vos yeux un feu s'allumait, prenez un peu d'oseille et puis quelques douceurs que la nature nous donne en ses modestes plaisirs qu'il vous appartient de saisir.

Cependant, laissez là les rochers, car dit on, le lac est enchanté. Si une pierre y tombe, le brouillard y surgit et souvent quelque orage, lançant des piques de feu qu'il est bon d'éviter.

Je dédies cette histoire à mon ami G qui me l'a inspirée.

Lui souhaitant autant qu'à nous tous, de soumettre le dragon de sa volonté aux devoirs que nous avons, de l'apaiser...

GP

 

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Fables

Les deux sœurs.

 

L'une à côté de l'autre, leurs cœurs à l'unisson, elles reposaient là sous le soleil du midi.

Aucune ombre, à cette heure aussi haute, qui ne puisse égarer la raison. C'est par cet éclairage que se fortifie la sagesse des peuples les plus anciens.

Deux sœurs, étaient là sous l'olivier. Elles contemplaient la Méditerranée. Les vagues déferlaient en douceur sur leurs côtes safranées. La chaleur qui montait à présent du sol rocailleux annonçait un été aussi dur pour les hommes que pour leurs cultures.

Une troupe de romains s'avançait pourtant le long du littoral. Leurs cuirasses brillaient au soleil et ils devaient rôtir sous ces armures lourdes et rutilantes.

Les aigles aux ailes déployés portaient leurs flammes paresseuses au mouvement de leur marche forcée.

La poussière montait de cette voie ancienne qui n'était pas encore entièrement pavée. Arrivant près des collines, ils firent une halte. Deux légionnaires partirent en éclaireurs pour visiter l'itinéraire et essayer de trouver une source pour se désaltérer.

Au bout d'une heure, ils revenaient en courant. Ils n'eurent pas le temps de rejoindre le détachement. Des cavaliers venaient de les rattraper. La couleur du sang vint éclabousser la terre assoiffée. En un rien de temps un autre groupe surgit sur les arrières et ce fut la curée.

Le fracas des armes, les cris de rage et de douleur se mêlaient aux hennissements des chevaux légers.

Un carré résista cependant aux assauts répétés. Mais à force d'insister il finit par céder.

La brèche ouverte vomissait les entrailles des soldats et leur sang mêlés. Les cris s'étouffaient dans les gorges tranchées. Peu de temps en fait, venait de s'écouler. Dans quelques heures les cadavres commenceraient à gonfler. Celui qui semblait commander, s'avança au milieu de ces corps inanimés. Ils les dépouillèrent de tous leurs ustensiles.

Si ce n'était le sang sur les visages et les chairs entaillées. La nouvelle troupe semblait à l'ancienne décimée.

Les aigles volaient à présent au vent d'une course effrénée.

Les deux sœurs se levèrent et leurs regards profonds venaient de s'obscurcir sur de lourds présages que le vent de la mer venait de leur conter. L'horizon s'obstruait sur une barre de nuages noirs et violacés. Un orage subit viendrait effacer les restes d'une lutte qui à peine commençait.

De toutes part, il en vint, de ces troupes de romains...

En quelques années les pays se trouvaient enchainés.

Que ce soit par le sang ou l'amour exagéré de l'or, les survivants se ralliaient, les autres succombaient. Malheur aux vaincus !

La langue se modifiait tout en gardant quelques mots, de temps plus anciens. Les deux sœurs pareillement se comprenaient à présent plus difficilement. Cela durerait certainement bien plus que quelques siècles.

D'un côté l'Occitan, de l'autre le Catalan...

L'une au Nord et l'autre au Sud. Chacune construisit une colonne à la mémoire du temps ou elles étaient ensemble sous l'olivier. Lorsque le vent venait à souffler elles se mettaient à vibrer tant et si bien que ce chant à l'unisson semblait une même parole aujourd'hui oubliée.

Esclarmonde rêvait encore de voyages lointains, sur les prairies fleuries du mois de Juin.

Là haut elle courait avec sa sœur bien aimée. D'un saut elles savaient passer d'une marche à l'autre de ces verdoyants plateaux ouverts au vent du Nord.

Les peuples des montagnes savaient les secrets de la charpente. Ils portaient aussi la lance et le bouclier. Mais ce qui les distinguait s'écrivait en gris et en bleu tout au fond de leurs yeux.

Ils cachaient un trésor si immense que nulle part ailleurs il ne pouvait rester.

Alors que les siècles s'envolaient comme les feuilles d'un automne venteux, leurs frères de l'Oriège furent tourmentés.

C'est naturellement vers eux qu'ils guidèrent leurs pensées et leurs pas surveillés.

Ils transportaient une flamme qui ne pouvait s'éteindre. La partageant, ils la firent grandir.

Mais le danger était grand. Bien plus que celui des hommes meurtriers était celui d'oublier.

Les deux sœurs le savaient, aussi elles placèrent la sagesse dans les cœurs de leurs enfants, la force dans leurs têtes et la beauté dans leurs âmes. Leurs yeux deviendraient les fenêtres par les quels pourrait se contempler le trésor dissimulé.

Aujourd'hui encore, après bien des années, des fous creusent la terre en quête d'illusions.

Pendant ce temps, d'autres contemplent la lune qui leur renvoie le reflet qui vit au fond de leurs âmes.

Si par chance vous vous égarez dans l'épaisse forêt sacrée qui unit les deux sœurs, vous pourrez encore surprendre leurs chants et leurs rires d'enfants.

A moins qu'il ne s'agisse de ces colonnes antiques chantant à l'unisson au gré du vent du Cers...

 

Cependant, même si les cèpes sont beaux, surtout soyez discrets...vous pourriez les courroucer !

 

Catacric, catacrac ló cónto es accabat !

 

Gilles.

 

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Cuisine

avril 2012 007

Bon, il nous reste du zeste, soyons élégants,faisons en un bon...

Donc, nous avons les écorces des oranges bio de chez Sandrine !

Illico, dans un bocal de 3 litres !

Rajouter 2 gousses de vanille fendues sur la longueur, 44 grains de café torréfié (du meilleur, si possible...), piqués dans une orange, ainsi que 3 clous de girofle.

Rajouter 44 morceaux de sucre par litre du contenant.

avril 2012 008

Verser de l'alcool de fruits (40º), jusqu'à recouvrir l'ensemble de la préparation.

Oublier le tout 44 jours à l'obscurité.

Filtrer, embouteiller et laisser reposer 2 mois au minimum...Soyez patients !

Ensuite dégustez glacé ou dans le café ou encore en nappage sur les desserts (cóque Catalane, par exemple...).

Avec une orange tout s'arrange, on en oublierait le mauvais temps.

Régalez vous et épatez vos invités de saveurs "exotiques"

GP


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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Cuisine

Cette recette originale est de la composition de Mr & Mme Malet.

Absolument dé-li-cieux !

Donc c'est une salade d'oranges bios de chez Sandrine.

6 oranges pour 4 personnes (quand on y goute, difficile de s'arrêter...)

4 belles échalottes du jardin de Gilou.

9 olives noires.

Huile d'olive de Millars.

Sel, poivre.

avril 2012 002

Peler les oranges à vif, les couper en tranches épaisses et les disposer sur un fond de plat creux.

avril 2012 003

Disposer au dessus les échalottes finement hachées et les olives émincées.

Huile d'olive du pays, sel poivre.

avril 2012 004

Couvrir d'une feuille de film fraîcheur.

Mettre le tout au frais pendant 3 heures au minimum, avant de consommer.

Vous m'en direz des nouvelles.

GP

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