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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #nature

Les genêts sont en fleurs et sous leurs ramures se cachent de bien gros destructeurs de cultures...

printemps 2012 fleurs et maison Salvados 013

Alors pour sauver les récoltes, il faut clôturer sur deux fils électrifiés. Sans cela les sangliers ravageraient tout !

D'ailleurs cette année, ils se sont pas gênés pour détériorer les semis.

printemps 2012 fleurs et maison Salvados 014

Chance encore que les aromatiques ne leur plaisent guère...

printemps 2012 fleurs et maison Salvados 010

En attendant la sortie des "Couscouils", retardés de presque un mois, je vous propose une saine occupation. Les pissenlits sont légion. Leur présence est souvent due au sur pâturage. Préparer la fameuse confiture, contribue à diminuer leur envahissement. 365 fleurs pour 1 kilo du sucre, facile à réaliser et c'est délicieux pour accompagner un brousse de vache frais.

printemps 2012 fleurs et maison Salvados 012

N'hésitez pas !

Mais avant de récolter les sommités fleuries assurez vous que le propriétaire soit bien d'accord.

Bon régal !

GP

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité

printemps 2012 fleurs et maison Salvados 030

L'urbanisation de nos vieux villages n'est pas toujours réussie et loin s'en faut !

printemps 2012 fleurs et maison Salvados 027

Cependant il faut constater que la culture du beau est souvent liée à la Culture générale.

printemps 2012 fleurs et maison Salvados 047

printemps 2012 fleurs et maison Salvados 033

printemps 2012 fleurs et maison Salvados 034

printemps 2012 fleurs et maison Salvados 035

Lorsque les fleurs sont au rendez vous, ça devient merveilleux.

printemps 2012 fleurs et maison Salvados 001

printemps 2012 fleurs et maison Salvados 003

Les naturelles ne manquent pas de charme non plus !

printemps 2012 fleurs et maison Salvados 006

printemps 2012 fleurs et maison Salvados 018

De belles rencontres dans nos villages !

GP

 


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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #nature

Lumière rasante et brumes matinales pour une multitude de petites perles qui enrichissent la vie...

Brumes et rosées printemps 2012 001

Brumes et rosées printemps 2012 007

Brumes et rosées printemps 2012 008

Là bas, au bord du talus, de savantes équilibristes ont tissé leurs toiles. Ce matin, elles ont capturé un peu de soleil et tant de rosée !

Brumes et rosées printemps 2012 003

Les premiers myosotis se dressent vers le ciel immense et semblant lui renvoyer sa couleur, en appellent aux souvenirs d'autres printemps Capcinois.

Brumes et rosées printemps 2012 011

Les herbes fines se sont parées de tout petits diamants et attendant la venue prochaine des cariolettes et mousserons. De belles omelettes en perspective !

Préparez les cisteilles, mais n'oubliez pas que les prairies sont avant tout des cultures qu'il vous faut respecter. Un groupe de touristes consomme parfois plus d'herbe à récolter avec les pieds qu'un troupeau de vaches...Elles, il leur en faut pendant les 6 à 8 mois où elles sont en étables.

 La primavéra chassera un peu plus la neige vers les sommets nous faisant oublier pour quelques temps, les douloureux hivers empreints de tant de désillusions. Heureusement, la vie ne se réduit pas en une seule saison !

Ici, les neiges ne sont pas éternelles, même si elles sont Catalanes... Bien obtus ceux qui le croient encore ! 

GP


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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

L'Être du bout du Monde.

 

 

Il y a ceux qui construisent leur utopie sur le travail des autres. Il en est qui bâtissent leur uchronie sur des vérités qu'ils ne connaissent pas. Pour ceux là, le temps et l'espace privés de leurs tristes réalités paraissent toujours meilleurs.

En ce qui motive ces élans, tout un monde semble séparer les uns des autres.

Pourtant ce n'est peut être pas utopique d'espérer le meilleur des autres en y mettant du sien, comme ce n'est pas forcément uchronique de vivre dans le même présent, des vérités différentes.

Les perceptions évoluent sans cesse, comme détachées de ce qui se voudrait être absolu dans la relativité des réalités.

Le rêve cultive l'espoir, mais ce qui fait grandir les roses demeure dans la pratique du jardinage. L'un ne saurait aller sans l'autre.

Chaque fable, chaque conte, se décalent sans pourtant cesser d'appartenir au monde dont ils se font les vecteurs de savoirs basés sur des connaissances.

Issus de faits d'actualité, leur étendue traverse le temps de façon universelle. Ce qu'ils transmettent se cache derrière les mots et entre les lignes de ce qui peut apparaître enfantin.

Les historiettes que se bâtissent les adultes ne doivent pas pour autant faire oublier que les enfants d'aujourd'hui ont besoin des contes d'hier pour mieux construire demain et, ce, où qu'ils se trouvent.

Car, en fait, seul compte le lien qui nous unit en tous et en toutes choses.

Ce lien n'a pas de nom car il porte tous les noms, il n'a pas de visage car il existe dans tous les cœurs.

Ce lien n'a pas de maison, il est dans tout foyer. Ce lien est Universel.

En dehors du temps et de l'espace car il est en tous temps et lieux.

Chaque idée lui appartient car il est en chaque idée son tout, son contraire et ses nuances. Il en dépasse le sens. Ce lien c'est vous, eux, nous et vous, nous, sans eux, ce n'est pas lui.

Même sans outils, un bon ouvrier demeure un bon ouvrier et les meilleurs outils ne peuvent exister sans le bon ouvrier, car ils ne serviraient que de décors inutiles et perdraient toute valeur.

Sachons cultiver le lien qui nous unit sans le confondre avec le toit qui l'abrite.

Cette petite lettre vient peut être du centre de la terre où pourrait se trouver un bout du monde, mais elle reste ouverte sur le ciel immense qui demeure éternellement nôtre seul véritable toit commun.

 

GP

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Fables

Pitchounet et le Géant.

 

Couché contre le flan de la montagne, un géant se reposait depuis quelques siècles, paisiblement.

Pétrifié par les ages accumulés, il était figé dans une expression mélancolique qui rappelle la lassitude des choses trop souvent mal vécues.

Ses songes se poursuivaient sur un fond de lumières fuyantes d'un automne bien long. Il semblait passé, tellement sa respiration était subtile, se fondant aux bourrasques de vent qui caressaient ses flancs.

La discrétion est plus souvent l'apanage des grands que de tous ces petits qui s'agitent vainement et dormant peu, le font si bruyamment. Son corps semblait reposer sur un lit de chênes verts ainsi que d'une multitude de bruyères fleuries d'un rose pâle qui semblaient appeler l'hiver, dans ses couleurs fanées.

Rien, pour lui, n'était aussi important que de laisser glisser et soulager, pluie et vent, sur les vieilles cicatrices de sa vie.

Toutes les femmes qu'il avait connues, ne lui avaient laissé qu'un goût d'amertume au fond de sa gorge. L'acidité de leurs mots avaient causé tant de fatigues et de déceptions, qu'il n'en restait que des rides marquées profondément sur la pierre de son cœur.

Elles auraient surement bien aimé l'avoir enterré avant que de le connaître.

Quant à naître avec, s'il avait su, il les aurait proprement ignorées plutôt qu'étranglées, tels des serpents dans le berceau d'Hercule.

De temps à autre, un coin de ciel bleu permettait au divin soleil de venir réchauffer son âme meurtrie.

Or, donc, dans un de ces songes, qui semblent tant au réel, quelque chose vint à le troubler.

Un petit d'homme, mais si petit, se plaisait à perturber son sommeil. Tous les jours, il venait chanter à son oreille des mélodies qu'au paravent, il n'avait jamais entendu.

Force de patience étant épuisée, il se releva pour savoir que lui valait ce déplaisir.

Le petit d'homme était connu sous le nom de Pitchounet.

Il s'agitait d'une force et d'une ingéniosité peu communes.

Certainement, son attitude, ne devait pas être étrangère à quelque intérêt personnel.

Tout jeune, il avait tout appris des métiers de la forge, et, des métaux il connaissait les secrets et les usages les plus subtils.

Cependant, malgré sa maitrise, il se gardait bien d'en porter sur lui même, sachant que leurs pouvoirs sur les hommes pervertissait au plus profond de leur âme. Nul ne pouvait s'en parer sans pouvoir les retirer indemne du poison qu'ils leur insufflaient.

Beau jour à toi, sage de la montagne; poussa fièrement Pitchounet.

Sans aucun détour, j'ai besoin que tu m'aides pour une tâche que nul humain ne peut réaliser. Cela ne prendrait qu'une piètre journée !

De quoi s'agit il ? S'enquit le Géant.

Un de mes cousins, maître de forge m'a demandé de couler un anneau de grande force pour amarrer un vaisseau là haut sur la mère des montagnes.

Mais, la mer est bien loin !

Ce vaisseau a t'il des ailes ?

Je l'ignore, mais la mère a donné son accord et l'Alliance est forgée. Cependant son poids et ses dimensions dépassent commune mesure. Aucun attelage de bouviers si puissant fut il, ne saurait le tracter.

D'autant plus, qu'aussi fort qu'il soit, il ne demeure visible qu'aux yeux des initiés. Manœuvrer en devient impossible au commun des mortels.

Toi, fils de la mère, possèdes la force, la sagesse et le geste approprié pour le réaliser.

Les hommes sont partout et je n'ai nulle envie de les rencontrer. Ils sont si décevants et leur mémoire est si courte que je les effraierais.

Minuit est la bonne heure, lorsqu'ils sont couchés. Si par hasard, l'un te voyait, il ne pourrait que croire que son sommeil est agité de quelque déraison coutumière à l'excès de boisson.

La nuit suivante, la terre trembla sous les pas du géant. Ce fut un roulement qui bientôt s'inversa. Il partait du fond d'une vallée pour ensuite y revenir.

L'anneau était léger dans les mains du géant. Il le scella profondément dans la roche noire et détachée qui se voit de fort loin. Les écritures gravées en cachaient l'apparence.

Avant de se coucher content et satisfait, le géant demanda à Pitchounet le nom de son étrange cousin qui vivait si loin et qui pensait venir dans une arche jusqu'à la Mère des montagnes pour s'y amarrer.

Le petit homme lui glissa à l'oreille : « Il s'appelle Noé ».

Entre le plus grand et le plus petit, bien des choses les lient. Parfois c'est une alliance qui dépasse les sens...

Là haut, dit on, elle demeure scellée, sans que ceux qui cherchent n'aient jamais pu la trouver.

Quant au site, il porte encore la trace du fond de l'arche qui s'y est posé.

Si étrange soit il, un lac s'y est formé que l'on dit étoilé. Nohèdes reste célèbre pour bien des vacanciers. Nombre de pêcheurs vont y passer de belles journées. Les truites y sont magiques.

Cependant, la tristesse s'y répand par la disparition et le souvenir de ceux qui sont partis. Je garde au fond des yeux l'éclat discret d'une étoile filante qui s'est éteinte bien avant son heure. Qui sait s'il pourrait nous dire de là où il disparut, si l'anneau est si beau, sa force si grande et sa sagesse universelle.

Je dédies cette fable à Yves et à sa famille.

Gilles.

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #nature

mai 2012 pain et neige 015

Printemps Capcinois, tout est vert...et blanc !

Les patates sont en terre et tant mieux.

Dés mercredi, en souhaitant qu'il fasse beau...Ce sera le tour du jardin pour les semis et plantations.

Gilles.

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Fables

L'Ogre et l'enfant.

 

Si t'es pas sage, tu sais ce qu'il va t'arriver ?

Je l'entends, il arrive. Il vient te chercher...

 

Si le père Noël avait aussi son pendant opposé ?

Le reste de l'année, ne serait ce pas lui qui aurait trouvé une occupation complémentaire à sa générosité ?

A moins que ce ne soit le contraire...

Finalement, si peu de gentillesse en une nuit pour tant de férocité tout au long de l'année.

A moins que ce ne soit le contraire...

Noir ou Blanc ? Rouge ou Noir ?

Une pie se posa là dessus pour nous jacasser quelques mots venus de la terre Ariègeoise.

juin 2012 lupins et pie 007

Jek, jekk, jekk...jek, jekkk !

Il était une fois, là bas, derrière la montagne, une grande vallée.

Sa rivière charriait tant d'or et de richesses qu'elle donna son nom au Pays. Pourtant rien ne pouvait égaler celles, jalousement gardées, au fond des coeurs de ces montagnards. Le métal était plus dans leurs yeux que dans leurs mains. Pour certains, c'était le contraire !

Un Ogre de forte stature se mirait dans l'onde pure, à moins que ce ne soit les micas hypnotiseurs et miroitants sur son visage qui ne le faisaient réfléchir sur son passé. Le soleil jouait en de multiples petites étoiles, capturées ci et là, dans ce banc de sable gris.

Plus l'Ogre se penchait sur chacun de ces astres miniatures, plus ils lui révèlaient une partie de sa vie. Tant et tant, dévorées à pleines dents !

Les parfums et les goûts parfois amers, remontaient si fort en lui, qu'il en salivait presque. Au jour le jour, il revivait toutes ses nuits. Errances et chasses... Rien n'avait jamais pu l'arrêter. A chaque fois il l'avait emporté.

Quand il vidait son sac, c'était pour se remplir la panse. Sa faim n'avait aucune limite et grandissait sans cesse. Plus il engrangeait, plus il lui en fallait.

Parfois l'image était si forte qu'il tendait la main.

Alors qu'il allait la saisir, le sable se souleva en un tourbillon de boue qui emporta un nuage étoilé.

Puis, le trouble se dissipa, absorbé lui aussi par le temps et le cours du torrent.

Les yeux de l'ogre se fondaient à présent dans un regard plus clair surgit du fond des ages. Il lui en fallu pour se souvenir que celui qui le surprenait, n'était autre que lui dans son lointain passé.

Sa gorge se serrait comme sous la pression d'une corde. Son ventre se nouait. Il n'avait plus faim.

Seulement, le doute de tout l'envahissait et l'empéchait de bouger.

Ce qu'il avait été, continuait de vivre en lui et le tenaillait de remors.

Il voulu en finir et se jetta sur cette image tel un forcené.

Voulant la mordre et la déchirer, il se débatait dans le courrant qui l'emportait.

Ainsi, il disparut sans toutefois périr. Car, dit on, il persiste en chacun de nous depuis le fond des ages.

Dès lors, dans la vallée, tous veillent à ne pas laisser les enfants jouer trop près de l'eau, car, le risque est grand qu'ils ne réveillent en eux l'Ogre qui sommeille.

juin 2012 lupins et pie 008

Jek, jekk, jekkk...jekk, jek.

Blanc et Noir. Noir et rouge.

Plus rien ne bouge.

juin 2012 maison odile et pie 001juin 2012 maison odile et pie 002

juin 2012 maison odile et pie 003

La pie s'en est allée rejoindre sa vallée.

Méfiez vous des Ogres et bien plus des enfants !

Qui sont les plus cruels et les plus affamés ?

Seule peut être la pie le sait, mais elle l'a emporté.

Fuir les Ogres et élever nos enfants parait plus raisonnable que le contraire, qui est hélas de nos jours, plus courrant...

GP

 

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité

De mémoire de montagnes, l'eau s'écoule vers la vallée, irrémédiablement.

Ce qu'il est fâcheux, c'est ce côté fatal de l'irréversible, si prévisible, hélas !

Aprés avoir tant secoué la population, à la limite de l'hystérie, les rats quitteraient le navire...Le bruit de démissions en cours nous ramène à un passé pas si lointain. Les mêmes causes produisant les mêmes effets...bis, ter répétita no placent...

Amateurs de légendes, méfiez vous quand même !

La musique ayant été jouée déjà à plusieurs reprises, il se pourrait que ce ne soit encore que le refrain.

Dans le cas d'une "réalité effective", le placement sous tutelle de la commune deviendrait inévitable. De là, à ce qu'une commission spéciale soit nommée par le Préfet, il reste encore des probabilités que par ailleurs nous avons expérimenté.

L'arche de Noé en a pris un coup !

Il devient de plus en plus évident que la situation désespérée de la station se concrétise par une fermeture définitive.

Si comme je l'avais préconisé, nous avions lancé la DSP, nous n'en serions pas là aujourd'hui. Le délai de procédure étant "grosso-modo" de 8 mois... Mais, au jeu de dupes, ceux qui ont manoeuvré avec zèle pour repousser par l'inaction l'échéance fatale, ne l'ont fait que contre ceux qui les ont soutenus !

Avec une crédibilité bancaire réduite à néant, je ne vois pas comment "les rêveurs" pourraient encore croire et faire croire, qu'ils puissent réaliser la V3 sur le télé-porté, alors que la V2 n'a pas été complète...

Légalement, il ne reste plus que la vente pure et simple du site, ou la fermeture avec le démontage des installations pour faire un peu de liquidité avec la ferraille et nos impôts...

Désespérant tout de même, de voir toujours les mêmes recommencer les mêmes erreurs !

Les pyrénées seront toujours les Pyrénées mais avec une station de moins...et des dettes en plus !

GP



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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Fables

La rose oubliée.

juin 2012 Églantier 002 

Crôaaa, crâooo, crôaaa.

Sur les ruines du casteil, deux corbeaux se tenaient en grande conversation. Ils se plaisaient à parler dans un langage que tout homme aurait pu comprendre à condition de prêter une oreille attentive entre les croassements de joie ou ceux exprimant quelque autre sentiment.

Donc, l'ainé s'appliquait à conter au plus jeune, ce qu'il avait tenu d'un de ses ancêtres.

- « Autrefois, il y avait un château bâti sur un château qui lui même était construit sur un autre château.

Il était à la frontière de deux mondes différents dans les quels tout semblait s'opposer tout en étant semblable.

Ainsi vont les frères et les sœurs en ce monde que souvent tout oppose et qui sont pourtant de même veine.

Or, donc, le pays du Nord était ravagé par la guerre alors que celui du Sud poursuivait la paix jusques dans ses moindres demeures.

L'inverse était aussi fréquent, que l'habitude était prise de chercher refuge l'un chez l'autre et réciproquement.

C'en était à tel point, que bon nombre de familles s'en trouvaient naturellement liées.

Les seuls points de désaccord venaient plus souvent de ceux, qui imposés par les attaches extérieures, tentaient de briser les ententes tacites et réciproques issues de la pratique locale.

Ils étaient travailleurs, appliqués et bon chrétiens. Le commerce se faisait parfois en discrétion des autorités, afin d'échapper aux taxes imposées.

Sous le roc Mercadal (qui veut dire grand marché), se tenait justement une foire aux bestiaux dont les ventes se scellaient « A toca mano ».

Cependant ce troc déguisait une entraide et une solidarité que nul n'aurait tenté d'interrompre. Bien mal auraient ils réagi et plus d'un n'aurait pas eu le temps terrestre de s'en repentir.

Il vint deux hommes du Nord, vêtus de noir et qui portaient un bâton. Ils traversèrent les parcs à bestiaux dans un silence qui se prolongeait dans leurs pas. Tous savaient ici ce qu'ils venaient faire.

Les nouvelles étaient si graves et les malheurs si grands, que nul ne pouvait ignorer l'étendue temporelle que prendrait l'assassinat de la culture Occitane.

Ce que virent sept corbeaux, demeura un secret pour beaucoup d'hommes.

Nos deux voyageurs sombres et sages venaient préparer le repli des ultimes trésors, avant que les semeurs de mort et de supercheries, n'en finissent leurs œuvres.

Vivait au cœur du village, l'un des leurs qui tenait conseil aux anciens des nôtres ainsi qu'aux puissants de la place. Il devait les conduire la nuit suivante en une salle secrète préparée de longue date.

Une vie de corbeau durant, ils avaient creusé inlassablement la roche en ramenant les remblais sur des sites discrets que nos anciens leur avait appris.

Les douze coups qui sonnaient venaient accompagner les pas mesurés de ces hommes en noir.

L'espace s'orientait sur un axe conjuguant la course d'un astre et la place d'un autre. Seuls ceux qui savaient pouvaient en trouver l'entrée.

Sur le tracé de la chaine montagneuse ils avaient placé les symboles chers à leur démarche.

Sur ce qui sépare ils savaient se réunir.

Cette nuit devenait aussi lumineuse que le midi plein à son zénith. Les mots étaient lourds et avares, mais ils se plaçaient comme des pierres sur un mur en construction.

Lorsque la cérémonie se termina ils partagèrent le pain et le vin qu'ils venaient d'amener. Tout ce qui fut dit était écrit.

A la lune prochaine, le plus lourd serait amené en ce lieu pour y dormir à jamais.

En effet, les humains de ce monde avaient tant cultivé la guerre sur de simples symboles, qu'il en était apparu plus sage qu'ils ne puissent jamais en retrouver la trace.

Donc, le temps passa et le convoi fut amené de nuit aux abords de la petite forteresse. Il fallut une semaine pour en transférer sagement le contenu.

Les candélabres s'entassaient avec de la vaisselle et autres décors si chers à la gente humaine.

Le plus précieux résidait curieusement en un jeune végétal enserré dans une coupe diaphane fermée en sa partie supérieure.

Alors qu'ils déchargeaient, un geste déplacé fit choir la coupe qui se brisa. Sitôt touché le sol, la plante s'agrippa et se mit à fleurir.

De belles roses fragiles s'accrochaient désormais sur la roche d'une nouvelle terre.

juin 2012 Églantier 004

Curieusement, nul ne les voyaient. Pourtant elles étaient là et semblaient partir à la conquête du monde entier.

Que de vies se sont écoulées depuis et de cette rose bien des roses sont nées.

Belles et discrètes à souhait, elles fleurissent où nul ne les attend. Seul quelque fou errant pourrait en saisir l'une ou l'autre entre ses dents.

Crôaaa, crâooo, crôaaa...

Les hommes ont oublié ce qui est essentiel, car de la rose ils ne se souviennent plus, ni même de son parfum. Comment trouveraient ils le reste, ne sachant qu'elle ne pousse que là où elle se devait.

C'est du cœur de la terre que viennent les regrets. Combien d'hommes ne sont là que pour y retourner ?

Vois tu, au pied du mur que l'on rebâtit sans cesse, grandir cette éphémère que tous croient éternelle. Allons à tire d'aile y porter quelques mots connus de nous et d'elle, pour alléger son fardeau.

Une rose secrète peut elle se lamenter de ce que les humains ont bien pu oublier ?

Au delà de ses pétales où s'accroche la rosée, allons boire à sa source pour nous désaltérer ».

Les corbeaux sont étranges de ce qu'ils disent et bien encore plus de ce qu'ils taisent. Nos deux comparses repartis, nous pouvons tourner la page de ce qui n'est pas écrit.

Crâooo, crôaaa, crâooo !

Minuit chasse midi devant un printemps qu'un hiver poursuit. Nos yeux sont bien trop lourds pour nous tenir éveillés.

Allez braves petits retrouver vôtre nid. Le repos n'a de mérite que de poursuivre la rose au fond de son jardin en des rêves divins d'où nul ne peut ramener ce qu'il a pu trouver.

Bonne nuit de soleil et que la lune vous porte conseil.

 

GP

 

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #nature

Il y avait un chemin, une idée, des moyens...

Mai 2012 patates 001

Le rocher du Mercadal, je l'avais pratiqué avec Bernard BLANC, lorsque nous préparions nôtre qualification Montagne que nous devions réussir à Chamonix dans le cadre de la Gendarmerie de Montagne.

Quelques cornières doivent encore témoigner de ces premières voies.

Mai 2012 patates 007Depuis, j'avais proposé un projet d'aménagement de site naturel autour de cet espace magnifique. EDF avait fourni un subventionnement qui nous a permis de faire réaliser par le bureau des Guides local, une première tranche de travaux de sécurisation.

Manu et Llapasset avaient ouvert quelques voies en 8b. Du sérieux !

Mai-2012-patates-004.jpg

C'est vrai que la diversité est intéressante. Dièdres, cheminées, surplombs etc.

Tout autour, c'est fabuleux de potentiels sauvages et naturels. Orientation, lectures de paysages, parcours écologiques, sites historiques...

Mai 2012 patates 005

Hélas tous les élus qui se sont succédés depuis, n'ont eu à coeur que le démontage de ce que nous étions en train d'installer pour le bonheur et la culture des enfants et aussi de pas mal de familles.

Mai 2012 patates 003

Aujourd'hui, le chemin se perd dans une végétation qui regagne petit à petit les ouvertures que nous avions entretenues.

Le trésor qui s'endort sous les buissons têtus attendra quelques décennies à moins d'un "miracle".

Histoire de vous enrichir un peu, n'hésitez pas à tenter l'approche sylvestre du Mercadal.

Gilles.


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