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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité

Nos "très chers" disparus, successivement démissionnaires, ont laissé la commune dans un état catastrophique !

Ceux qui s'apprêtent à poursuivre la même utopie sont déjà prêts à faire Pire ! 

"11 conseillers à la station et les bouseux d'en bas...tintin !"

De plus, sautant sur le cadavre pas encore refroidi, ils envisagent de vendre les biens communaux et de dissoudre la section de Rieutort au mépris des habitants de ce village !

Le discours du représentant de l'État est pourtant clair : La station n'est pas viable et il n'est pas raisonnable de poursuivre son exploitation...

No comment !

GP


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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Fables

L'enclume magique.

 

Bing, bing, bing.

C'est le métal qui chante sur l'enclume du maréchal ferrant.

La forge qui ronfle de la respiration profonde du grand soufflet fait voler quelques escarbilles dans l'air surchauffé.

Ici ça sent le fer, le charbon de bois qui se consume et la sueur tenace à l'effort répété. Le sol est jonché de scories, de boites remplies de fers de vaches, de fers à chevaux et de pièces de charrues.

Bing, bing-bing, bing-bing, bing...

La chanson varie avec le rythme imposé par le forgeron. Autour de l'enclume les mouvements sont réguliers et bien mesurés. Rien ne se fait au hasard !

La couleur rougeâtre du métal incandescent commande par son intensité la gestuelle des marteaux.

Lorsque le gris revient, c'est la trempe brutale dans l'eau glacée additionnée de sels secrets. Puis, retour dans la fournaise activée par la puissance de la ventilation forcée.

Aujourd'hui, le maître de forge s'applique particulièrement. Il est concentré sur une lame spéciale qu'il veut flamboyante tant par l'éclat que par sa forme.

Cet ouvrage lui a été commandé par un ancien officier revenu de son métier d'armes avec plus de sagesse que de blessures.

Vaillant sur la selle et inspiré au combat, cet homme accompli savait trouver la mesure du temps et des espaces sur les champs de bataille.

Revenu au pays, il avait avec lui pour tout trésor, un imposant minerai tombé du ciel et qu'il faisait suivre à dos d'une file de mulets.

De cette pierre brute, jaillit par la fusion cette enclume magique et le glaive sur lequel les apprentis et le maître de forge s'afféraient.

Le son de la frappe était plus clair que partout ailleurs et lorsque l'orage montait de la vallée, ce métal prenait un éclat bleuté à nul autre pareil.

Le serpent lumineux recevait à présent des coups plus délicats. La double penture devenait régulière et le fil de cette âme serait d'un tranchant incontestable.

La garde fut enfilée avec un manche ouvragé dans un bois du Liban. Revêtue d'un fil à l'entrelacs compliqué et munie d'un pommeau en forme de soleil enserrant une émeraude, elle donnait un équilibre calculé.

La pièce étonnait d'une parfaite harmonie ainsi que d'une beauté de décors finement ciselés. Sa force paraissait régulière et puissante de volonté. Le porteur de cette charge se verrait paré d'un vénérable respect.

Très vite l'on s'aperçut que venant du même métal, l'enclume et l'épée chantaient à l'unisson. Lorsque l'une tintait, l'autre lui répondait sur une note vibrante qui semblait venue du ciel.

Depuis leur création rien n'avait pu altérer la surface lisse du métal. Aucune aspérité ne venait troubler le miroir qui renvoyait à chacun sa nature véritable.

Or, un jour, ou plutôt une nuit...Trois mauvais sujets vinrent dérober le glaive exceptionnel pour en comprendre les secrets.

L'ayant mis en sécurité, du moins ils le croyaient, leur forfait réalisé ne leur dévoila que le remords et la stupidité.

Le vieux guerrier revint à la forge et soupçonnant les fautifs, il demanda au maître du lieu de faire chanter son enclume.

Aussitôt dans les airs s'éleva une complainte qui répondait en tous points à l'appel. Les coupables démasqués tentèrent de s'enfuir vers d'autres cieux. Mais partout où ils allaient nul ne voulait les recevoir.

L'épée les dénonçait et son chant les signalait quelque soit le lieu de leur repli.

A force de courir ils en furent épuisés et laissèrent leur charge abandonnée.

Passant sur le chemin, un des jeunes apprentis qui voyageait pour son tour du pays, reconnu le glaive et le ramena à son huis.

L'enclume retrouva sa soeur de lumière et la forge resplendit.

Du creuset à ce côté fini, pareilles par leurs âmes, elles ne pouvaient vivre séparées.

Ainsi, chaque mois, elles furent réunies et célébrées en secret, afin que seuls, ceux qui la méritent, puissent entendre la vérité dite des mains vibrantes et de recevoir par la tenue du glaive la lumière bleutée.

Bien des forges se taisent. Il en est encore quelques unes qui chantent par la vaillance dans les coeurs des hommes une histoire faite de fraternité.

Soyez vigilants et si vous cherchez bien, vous recevrez la musique d'une harmonie revitalisant et régénératrice par la retrempe forgée.

Bing, bing, bing...

Le conte est achevé.

S'il vous à plu j'en suis content et satisfait.

Car, c'est là mon salaire de vous transmettre les histoires d'antan que les anciens nous ont laissé. Cette parenthèse reste une récréation dans un monde défait où souvent le chaos règne plus que la raison. Écoutez le vent qui vous parle du glaive et de sa chanson. Qui sait si Roland ne l'a pas entonné dans une gorge profonde ou sous un autre horizon ?

Bonne journée à tous !

 

Gilles.

 

 

 

 

 

 

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Fables

Les frères ennemis.

 

Blanc !

Noir !

Blanc !

Noir !

Je te dis blanc !

Et moi, je te dis noir !

Tout petits déjà, ils ne pouvaient se parler sans manquer de se chamailler...

Frères et ennemis en toutes choses...

Cependant, l'un sans l'autre, ils s'ennuyaient et ne savaient rien faire.

A chaque fois que les parents désespérés avaient voulu les séparer, bien mal leur en prit. Sans cesse, il fallut revenir en arrière et céder.

Le village entier s'était habitué à leurs querelles enfantines.

Parfois, le coq n'avait pas fini de chanter, que les deux frères y étaient de concert !

Le père en était las, mais cependant, les connaissant de toujours ainsi, il ne s'inquiétait que lorsque le bruit cessait. A bon escient, car, dans ces moments de calme, les deux lascars accomplissaient de sinistres forfaits.

Une fois c'était le brave chien de la maison qui se retrouvait équipé de ficelles trainant derrière lui une ribambelle de boites de fer, déclenchant un concert tonitruant et l'hilarité générale.

L'autre fois, c'était la cheminée du voisin qui d'un coup s'étouffait de ne plus cracher sa fumée. Force d'un sac de jute mouillé, lesté d'une lourde pierre et qui bouchait le conduit.

Profitant d'un échafaudage sur les murs de l'église, ils avaient réussi à percher la charrue "Brabant" d'un grincheux, sur le toit !

Tout le monde ne riait pas de bon ton de ces plaisanteries.

Même les mémés, qui pourtant les défendaient, subissaient aussi les astuces de ces garnements. Un matin, tous les pots de fleurs se retrouvèrent sur la place du village, mélangés au goût des couleurs des nouveaux décorateurs.

Le curé faillit s'étouffer d'avaler son vin de messe trafiqué d'une substance à la couleur analogue mais dont la saveur se trouvait bien salée.

Le cantonnier pestait encore de retrouver sa brouette et sa faux dont il ne restait que le manche agrémenté d'un vulgaire bout de ferraille.

Le "Tustet" enchantait ces enfants indisciplinés. Une pierre accrochée par une longue ficelle à la poignée était mue à distance imitant l'appel naturel d'une personne pressée.

Sur le seuil, quelques feuilles de journal contenant une bouse bien fraîche étaient incendiées. Se précipitant à la porte, le propriétaire ne manquait pas de sauter à pieds joints sur le feu qui menaçait sa maison...

Ça porte bonheur, du pied gauche, disaient ils de loin à la victime enlisée.

Les bouses, laissées par les vaches rentrant des pâturages, servaient aussi de volcan en eruption contre les vacanciers remontant de l'épicerie.

Un pétard allumé au bon moment explosait en propulsant la matière et son parfum "délicat" sur les chalands endimanchés...

Les "explosifs" étaient fournis par un complice adulte qui devait avoir soit de l'humour ou quelque revanche à prendre discrètement sur ses voisins.

La liste serait longue de toutes les mésaventures subies par ceux, qui pour une raison ou l'autre, étaient intervenus dans une dispute entre les deux frères "ennemis".

Car, face à l'adversité qui n'était pas de leur fait, naissait instantanément "l'union sacrée" aux dépends de celui qui s'interposait.

D'un commun accord les villageois se tenaient désormais à l'écart des rixes fraternelles.

Or, vint le temps des études et leurs tendances opposées les dirigèrent, non sans remords, vers des mondes opposés. L'un vers l'agriculture et l'autre au séminaire.

L'un devint Maire et l'autre Curé !

L'un était Républicain, socialiste de surcroît, l'autre était conservateur, de droite, ça va de soi.

Le hasard voulu qu'ils se retrouvent dans le même village qui avait vu grandir les différences et la complémentarité de ces enfants revenus des hommes "murs".

Le conseil municipal s'en trouvait animé quotidiennement. Mais, l'intérêt général primait sur toutes les discordes idéologiques qui poussaient loin dans la nuit les débats retentissants.

Pour rien au monde ils n'auraient laissé les rues se délabrer ou même les fontaines se taire. Si le maire poussait à développer des activités éducatives pour les jeunes, le curé ne manquait pas d'organiser des voyages et rencontres vers de nouveaux horizons. Ainsi la jeunesse ne manquait pas d'occupations et les bêtises se faisaient rares... sauf, peut être, certains soirs... Conduits par quelques adultes "complices", l'un en soutane, l'autre en blouse de maquignon...

Personne n'était dupe, mais tout le monde s'en trouvait réjoui d'entendre le "tustet" résonner chez le voisin qui s'était opposé au projet de terrain de foot et de rugby !

Quelques voitures se retrouvaient sur cales après un refus similaire ou quelque plainte injustifiée aux pandores locaux.

Bref, il y avait de la vie et de ces deux "ennemis" naissait une énergie qui poussait les jeunes à s'établir et le village à grandir de nouvelles maisons.

Les idées d'avant garde du républicain trouvaient leur réalisation par le soutien secret des amis du curé. Si d'aventure quelque paroissien se trouvait en difficulté le secours ne manquait pas et le conseil délibérait en faveur des propositions du curé.

Lorsque la guerre arriva, elle les trouva âges et encore plus déterminés à résister à tout ce qui pouvait les séparer. Le maire était devenu maçon et le prêtre ouvrier. Lorsque l'un organisait les réseaux l'autre "confessait" l'occupant.

Hélas, il advint ce qui va dans le sens de la bêtise des hommes et ils furent tous deux dénoncés par quelque jaloux que leurs oeuvres dérangeait.

Dans la même cellule ils firent une "dernière messe", tant et si fort que pour les faire taire les tortionnaires décidèrent que ce fut à jamais.

Attachés ensembles sur le poteau de la honte, ils versèrent un sang qui ne pouvait mentir.

Blanc et noir, noir et blanc.

Qui pourrait s'en dédire, que ennemis, ils n'en demeuraient pas pour autant frères !

 

GP

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité

Rappelez vous !

Les conséquences...on les connait !

Elles nous ont conduit là où l'on est.

Bis répétita no placent.

Voyons si d'autres solutions seront envisagées...

GP

JORF n°237 du 11 octobre 1997 page 14784 



DECRET 
Décret du 9 octobre 1997 portant dissolution du conseil municipal de Puyvalador (Pyrénées-Orientales) 

NOR: INTA9710138D
Le Président de la République,
Sur le rapport du Premier ministre et du ministre de l'intérieur,
Vu l'article L. 2121-6 du code général des collectivités territoriales ;
Considérant que les dissensions qui existent au sein du conseil municipal de Puyvalador (Pyrénées-Orientales) entravent l'administration de cette commune ;
Le conseil des ministres entendu,
Décrète :

Art. 1er. - Le conseil municipal de la commune de Puyvalador (Pyrénées-Orientales) est dissous.

Art. 2. - Le Premier ministre et le ministre de l'intérieur sont chargés,
chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 9 octobre 1997.

Jacques Chirac

Par le Président de la République :

Le Premier ministre,
Lionel Jospin

Le ministre de l'intérieur,

Jean-Pierre Chevènement

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Cuisine

juin 2012 lys ponctués 005

Vous vous rappelez de la recette du fameux Limoncello ?

Si non, allez sur la rubrique cuisine.

Brigitte nous régale de sa nouveauté;

Savoureux !

7 Oranges bio de chez Sandrine...(pour 1 litre d'alcool) on utilise le zeste en macération dans de l'alcool à 96 °  pendant 10 jours.

Préparez le sirop 800 g de sucre par litre d'eau plus 1 verre, pour quantité égale de macération . Chauffer en limite d'ébulition. Bien remuer. Laissez refroidir...

Filtrez la préparation et mélangez le sirop, embouteillez et hop au congélateur !

D'abord, c'est la douceur suave du fruit, puis vient le caractère de l'écorce et la force de l'alcool...Vous m'en direz des nouvelles !

juin 2012 lys ponctués 024

Pour accompagner une crème Catalane...Extraordinaire !

 

juin 2012 lys ponctués 017

Attention toutefois aux retours...de flamme !

A consommer avec modération...

Gilles.



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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #nature

juin 2012 lys ponctués 003

Un couple de perdrix ne vit pas plus de deux ans. Depuis un mois elles cherchent des lieux favorables à leur nidification.

Le mâle porte un "fer à cheval" sur le torse, la femelle tapie est plus discrète.

Connaissez vous la chanson "Lo pardal" ?

Lo pardal cuan se cotxava, feilla ramou...

per veura si la seu amor lo sentiria...

Les perdrix se rappellent les unes les autres car elles vivent en intelligente compagnie.

Ce qui n'est pas le cas de tout le monde...

Sachez garder de bonnes relations avec vos amis et fuyez les renards malveillants !

Si ce n'est une garantie de longévité, au moins le temps qui passe se vit dans la félicité d'être bien entouré !

Gilles.

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Hébergements

juin 2012 maison odile et pie 004

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Fables

La vallée des couleurs.

 

Ami qui t'éveilles alors que les martinets s'affairent au soleil à nettoyer le ciel déjà tout azuré, entends tu la pie qui jacasse et le ronronnement de la rivière lointaine.

A l'heure des lilas fanés, vas donc marcher dans la prairie inondée de rosée.

Il est venu le temps des merveilles éphémères que l'astre va dévorer.

juin 2012 lys ponctués 008

Profites tant que tu le peux des couleurs de l'été qui pavent la montagne d'étoiles discrètes et lumineuses, mordorant l'espace de teintes bariolées.

Je connais une vallée à nulle autre pareille, car les pas qui s'y égarent ne sont ici bas que pour s'y retrouver.

Aux premières lueurs, le lys des Pyrénées y attend le Soleil. Chaque rayon de miel caresse ainsi les fleurs de touches discrètes et amoureuses pour mieux les révéler. Le parterre de velours qui les tient enserrées en un écrin de vert, souligne tendrement leur fragile beauté.

Chacune y va de son offrande aux abeilles qui s'affairent en rapines ordonnées.

Des sacs d'or à leurs pattes, le vol s'appesantit, abaissant la fréquence de leurs voyages émerveillés.

juin-2012-lys-ponctues-009.JPG

Il nous faut engranger le soleil, ainsi que ses bienfaits, car l'été qui s'annonce va en diminuer. Le temps qui nous quitte court déjà par la fuite du jour vers la nuit qui s'invite et ses longues veillées.

Profitons du beau temps et des belles fleurs qui donnent à nos coeurs tous les enchantements du monde, en splendeurs ponctuées de discrètes couleurs.

juin 2012 Églantier 001

Avec la chaleur qui monte certaines baissent la tête, espérant la fraîcheur du soir pour pouvoir la relever. Que ne tintent les corolles en clochettes assemblées dans un carillon mauve par le vent agité, si ce n'est par la discrétion de répondre au pas des isards qui se fait si léger.

Marcher le nez au vent de ces belles journées, vous emplira de joie et de bonheur en croisant les senteurs d'une vallée aux couleurs à nulles autres pareilles. La musique divine de l'air léger viendra renforcer l'éclat de cette tendre beauté.

Allez et soyez à vôtre tour enchantés par les essences que vos sens ont emmagasiné.

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Qu'elles vous tiennent éveillés tout un hiver durant en ces moments si longs entre blanc et noir quand tout est immobile et les coeurs figés.

Alors fermant les yeux vous saurez retrouver le chemin de la vallée des couleurs au fond de vôtre âme pour toujours émerveillée.

juin-2012-lys-ponctues-001.JPG

Gilles.

 

 

 

 

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Fables

L'île aux Sirènes.

 

Ayant autrefois traversé les Pyrénées...dans la longueur...

Je me suis trouvé au milieu de magnifiques paysages avec l'étrange sensation du marin entouré de vagues immenses.

D'autres fois, en hiver, le vent arrachait aux crêtes, non pas de l'écume, mais des langues de cristaux de glace, cinglants le visage jusqu'au sang.

Ces hautes vagues figées, parfois, semblaient s'animer dans la tempête de neige, comme au coeur des violents orages de grêle.

Alors que la foudre zébrait l'espace en frappant ça et là brutalement, tant la terre que les esprits les plus solides, il fallait toute l'abnégation du navigateur solitaire pour ne pas se perdre dans les éléments déchaînés.

C'est face à l'hostilité naturelle de la terre et des cieux en colère que l'on se sent aussi insignifiant qu'un simple grain de sable emporté par la tourmente du temps.

Au delà de la reconnaissance divine qui habite et meut toute chose, c'est la farouche détermination en soi d'entretenir le feu de la volonté de réussir dans l'épreuve, qui constitue la bouée de sauvetage du montagnard résolu.

Si d'aventure le bateau prend l'eau, pendant que le marin confie son âme et sa vie, le terrien conserve la possibilité de pouvoir rentrer à pied. Différence fondamentale, qui forge dans les similitudes, les comportements propres aux réalités spécifiques de chacun.

Dans la paix qui grandit avec l'air qui s'assagit, le temps retrouve une distance plus relative. L'un comme l'autre se fondent dans le paysage apaisé. Le détachement de soi survient alors comme une marée insidieuse qui envahit tout, jusques dans les moindres criques de la conscience humaine.

Dans le calme et l'abri du refuge grandit une sensibilité à l'écoute du monde. Seul, face au miroir étale d'un lac de montagne, chacun peut retrouver le sentier de sa vie et le port de sa pensée.

Parfois, alors que tout vagabonde dans la nuit qui se fige, sous le ciel étoilé, montent les relents d'embruns, de secrets bien gardés. Le marin sur le pont, le montagnard allongé sur la pelouse des estives, tous deux attentifs et abandonnés écoutent les sirènes de l'onde magique.

Le chant mystérieux se distille, comme un voile léger, montant tel une brume de la surface des flots que l'un navigue et que l'autre renaît.

Fi des apparences, il faut se réveiller et reprendre la conscience de la réalité. L'air, qui sous la glace s'agite, démystifie le rite de la légende cultivée. Les sirènes se taisent, mais la mélodie persiste sous le soleil partagé.

Il est des lacs qui sont comme des terres ancrées au milieu d'un monde qui s'excite. Sur ces îles magiques, les sirènes divines tentent éternellement d'attirer vos pensées. Leurs filets sont si fins, elles en ont le secret, que seul, celui qui sait, peut les déjouer.

Mais parfois, comme Ulysse, le mortel se fait entraver sur le mat du navire, entre la profondeur et l'immensité. Retenu par le fil, il se laisse au plaisir de s'y abandonner.

Lorsque la vie reprend son sentier quotidien, restera l'amertume des voix ensorcelées. Le regret est si fort qu'il cultive la soif de l'aventure, sachant bien toutefois, quelle en est la mesure et sa fatalité.

Marins et Montagnards, au milieu de leurs tombes, sont frères d'une ronde qui partage leurs amours en une tresse invisible du commun de ce monde.

L'île aux sirènes se dresse comme un récif à celui qui persiste de vouloir maîtriser ce dont il désire et dont la vue est troublée de motifs personnels tissés de préjugés.

Savoir n'est pas connaître. Il faut s'aventurer, au risque du naufrage de frôler l'inaccessible, pour que vienne la vérité.

Tentez donc la visite et soyez éclairés de ce feu qui persiste de la cale au grenier. Dans les yeux des marins et ceux des montagnards, il couve d'une flamme qui anime leurs ames pour l'éternité.

Je laisse là la trame qui nous a fait voyager toutes voiles gonflées et qui, par le bon sens dans la dérive, cultive la liberté.

Entre Mer et Montagne, je vous souhaite bon vent sans avarie, pour que dure le voyage jusqu'au delà du monde qui nous a absorbés.

Je tourne cette page et vous laisse à regret d'une prochaine légende à partager.

Je dédies cette histoire à Corto, un matelot quelque peu en bute aux métaux ferreux de certaines bouées...Il se reconnaîtra !

Gilles. 

 

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité

Dans l'article qui suit celui ci, sans commentaires, vous trouverez la copie de la convocation en réunion publique du CM.

À venir, l'avenir semble inéluctablement tracé, malgré toutes les illusions qui peuvent encore demeurer dans les têtes de ceux qui rêvent...

Malheureusement, il s'agirait plutôt d'un cauchemar... pas du tout surprenant ! 

Je laisse le soin de juger aux citoyens de la commune...

Maintenant, vu ce que nous venons de traverser, je ne crois pas que nous puissions continuer de la sorte avec des prises d'otages à répétition.

Même si la crise est bien là, ici et de l'autre côté des Pyrénées, la commune devrait retrouver une entité propre au respect de la volonté de ceux qui l'expriment en majorité dans leurs bureaux de vote respectifs.

Étant donné l'impossibilité de faire converger les intérets des uns et des autres, je me demande si la séparation ne serait pas la meilleure solution !

Ainsi, les uns, comme les autres, trouveraient satisfaction à leurs besoins propres.

S'il plaît à certains de vouloir poursuivre leurs chimères, au moins qu'ils puissent le faire entre eux seulement !

C'est hélas trop tard pour se réveiller. Mais je respecte trop les vérités d'autrui, même si je ne suis pas d'accord, pour que soit laissé à chacun la chance de faire sa propre expérience...

A bons entendeurs...

GP


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