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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #nature
Cèpes Capcinois.

Rares, mais en cherchant bien...

Là où on ne les attend pas, un par ci, un par là.

Quelques orages et peut être une nouvelle pousse là haut ?

En attendant, marcher avec les yeux et la tête, doucement, sait on jamais...

Cèpes Capcinois.
Cèpes Capcinois.
Cèpes Capcinois.
Cèpes Capcinois.
Cèpes Capcinois.
Cèpes Capcinois.
Cèpes Capcinois.
Cèpes Capcinois.
Cèpes Capcinois.
Cèpes Capcinois.
Cèpes Capcinois.

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #nature
Vent d'Espagne et tout se déshydrate !

Incroyable, la vitesse à laquelle s'est desséchée la terre !

En forêt, les versants Sud paraissent ne pas avoir eu d'eau depuis un mois, alors qu'il a plu récemment. Donc, peu de cèpes...

Il n'y a plus qu'à se rabattre sur les versants protégés de ce vent de malheur.

Pour les cueillettes de Serpolet et de crapaudine, la haut, le retard est flagrant. Aussi faut il chercher sur les étages inférieurs.

Outre que ces deux plantes médicinales soient fort utiles, elles entrent dans la composition de ma liqueur tant appréciée par mes amis.

Le thym serpolet possède des vertus spasmolytiques. C'est aussi, entre autre, un antibiotique naturel. Sa gamme d'arômes varie énormément d'un terrain à l'autre : Citron, lavande, cannelle, miel...

La crapaudine ou thé du Galbe ne pousse que sur des sols calcaires.

Inutile de la chercher ailleurs !

Excellente pour faciliter la digestion, cette labiée développe un goût et une rondeur qui, combinées au serpolet, au thym, au romarin et au laurier, donne tout l'équilibre à ma liqueur.

Pour moitié du thym, le serpolet. Pour moitié du serpolet, la crapaudine, 3 brins de romarin et 2 feuilles de laurier...40 jours de patience et après l'ajout du sirop... il faut attendre encore un à deux mois de calme pour déguster avec Parcy et Móny cette ambroisie "thérapeutique".

G.

Quelques plantes de nos montagnes...
Quelques plantes de nos montagnes...
Quelques plantes de nos montagnes...
Quelques plantes de nos montagnes...
Quelques plantes de nos montagnes...
Quelques plantes de nos montagnes...
Quelques plantes de nos montagnes...
Quelques plantes de nos montagnes...
Quelques plantes de nos montagnes...
Quelques plantes de nos montagnes...
Quelques plantes de nos montagnes...
Quelques plantes de nos montagnes...
Quelques plantes de nos montagnes...
Quelques plantes de nos montagnes...
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Quelques plantes de nos montagnes...
Quelques plantes de nos montagnes...
Quelques plantes de nos montagnes...

Quelques plantes de nos montagnes...

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Fables

Je viens de supprimer le premier jet de cette fable pour la retravailler plus précisément.

Je recherche donc tout élément qui se rapporte à une période entre 1212 et 1400 environ...

Toute aide sera la bien venue.

Dès que je le pourrais, je publierais cette épopée dûment corrigée...

En attendant voici l'ébauche...

Elvira.

Cette fraîche matinée, perlée de diamants et dont les voiles de brumes légères s'accrochaient encore aux reliefs de la plaine, ne se lassait pas d'imprégner de magie cette haute terre Capcinoise.

Le tapis émeraude atténuait sous la fraîcheur son agressive volonté florale.

Sous un ciel d'azur profond, visité de quelques hauts nuages immaculés, même l'air semblait retenir son souffle. L'immense étendue forestière demeurait immobile et sous son couvert, les hardes paisibles de biches et de chevreuils rentraient d'une nuit au gagnage.

Un renard s'attardait sur un monticule, une grosse taupe posée devant lui. Toute la nuit il n'avait cessé de se relayer avec sa renarde d'allers et venues riches de mulots et autres petites proies.

Six petits dévoreurs engloutissaient joyeusement l'abondante récolte de cette belle nuit estivale.

Dans quelques heures, lorsque la terre se serait ressuyée, ils sortiraient de la tanière pour une multitude de jeux.

Dans cette pause, le renard observait la plénitude paisible des prairies et la lenteur de chaque mouvement animal. Tout n'était qu'en délicatesse et d'une précision économe du moindre bruit. Seule la Lladurre bruissait en rappelant l'orage de la veille et celui qui ne manquerait pas de se manifester cet après midi.

Un long rayon solaire vint frapper les cimes des pins sylvestres et commença de glisser le long des écorces orangées.

Un écureuil, se sentant poursuivi par cette lumière intruse, se dissimula derrière une énorme souche occupée par un pic noir et sa nichée de becs affamés.

Peu de temps après, la forêt résonnait des mitraillades répétées.

La journée commençait et chaque oiseau tenait à pousser son allégresse la plus bruyante dans cette mélodie sauvage marquant le réveil de ses diurnes habitants.

Une chauve souris attardée sous l'épaisse frondaison papillonnait en cherchant son chemin de retour vers la caverne du clan.

Le renard redressa soudain la tête, ses oreilles pointées vers l'orée toute proche. Ses yeux perçants exploraient minutieusement chaque détail sans déceler l'origine quasiment imperceptible de ce qui captivait toute son attention.

Tiraillé par l'envie et le besoin, il hésitait. Là bas, la marmaille devait s'impatienter et mordillait à qui mieux mieux les oreilles de sa compagne. Cette grosse taupe devrait bien laisser un peu de répit avant la ruée vers le soleil et les courses poursuites.

Cependant, la curiosité grandissante commençait à l'emporter pour une imprudente visite vers l'orée mystérieuse. Cachant sa prise sous terre, il s'approcha d'un buisson d'où semblait venir de petits gémissements.

Dans un grand panier de noisetier tressé émergeait quelque chose de pileux.

Alors que le renard glissait furtivement vers cette chose inconnue, une main surgit du panier. Non pas de ces grosses mains velues qui posaient les collets et empoisonnaient les terriers, non, quelque chose de tout petit, de fin et qui faisait un geste rond et lent. Cette petite main semblait l'appeler...

Il se pencha craintivement et vit alors cet être si petit et fragile qu'il aurait pu n'en faire qu'une bouchée. Elle était enveloppée dans une étoffe bleutée brodée de fleurs et portant quelques signes inconnus.

Alors le renard qui ne savait pas quoi faire de cette petite chose pépiante faillit sursauter lorsqu'une deuxième menotte lui caressa la gorge.

A part son attentionnée compagne et quelques rares fois ses petits renardeaux, nul ne l'avait ému autant par un simple geste. Dans son regard de feu sauvage un voile vint troubler ses pensées.

S'il ramenait cette étrange créature, elle ne pourrait survivre longtemps au fond du terrier. Puis, pour la déplacer, seul, ce serait fastidieux et pour l'amener où, à qui ?

A ce moment d'inquiétude en suivit un autre d'autant plus sévère car des rives de l'Aude montait les aboiements d'une meute en chasse.

Il vint une idée aussi saugrenue qu'audacieuse à notre renard de la Matte. Au lieu de fuir avec sa taupe et de laisser là cette petite chose, il fonça droit vers la chasse en cours. Sans perdre le fil de son plan ingénieux, il redoubla la voie de lièvre que les chiens suivaient avec fort tapage. Il la tripla en lâchant ses odeurs les plus fortes. Les chiens de race Ariégeoise confondirent bientôt les émanations et laissèrent la piste du capucin. En bas le meneur s'en aperçut mais il était trop tard, le dernier chien venait de disparaître sous le couvert forestier. Il fallait courir au plus droit et tenter d'arrêter l'équipage avant que ce maudit renard ne l’entraîne sur les terres paroissiales des Angles. Coupant par les genets, il fut trop court cependant pour arriver à bonne portée. Le jeune noble qui suivait la scène de son fidèle destrier, le lança aussitôt sur la voie bruyante de la meute en folie.

Recoupant entre les fûts à l'écorce rugueuse et ébloui par de puissantes percées de soleil, il ne vit pas une branche basse qui le frappa en plein front.

Étendu, les bras en croix et la tête douloureuse, il tentait de se relever lorsque devant lui, un renard s'avançait en traînant tant bien que mal un de ces grands paniers dont se servent les paysans pour leurs récoltes de simples.

L’animal lâcha son fardeau, le regarda avec insistance et dès qu'il entendit le retour de la meute, il détala avec une grosse taupe dans la gueule.

Le jeune noble barcelonais restait là les jambes écartées et le cul dans les épines de pin qui avaient amorti sa chute. Il se releva tranquillement et s'approcha de cet étrange panier que lui avait manifestement laissé intentionnellement ce féfié renard.

Se penchant à son tour, il fondit littéralement dans une joie mêlée d'une admiration soudaine pour cette petite frimousse à l'épaisse toison dorée. De grands yeux bleu gris le fixaient et une risette s'esquissa sur le visage de l'enfant.

La meute arrivant en désordre fut immédiatement stoppée et remise en ordre de marche. Quelques coups de fouet claquèrent pour faire entrer les récalcitrants dans les rangs. L'équipage reconstitué s'ébranla derrière le meneur et le jeune noble emporta sur son destrier sa toute jeune conquête.

Un des marauds lui lança un mot qu'il ne saisit qu'à moitié. "Elle vivra" était devenu Elvira. Ce prénom résonna dans la tête du noble comme un coup de tonnerre. Il la ferait baptiser ainsi.

Cet abandon ne put être sanctionné car nul alentour ne put indiquer l'origine probable de cette enfant. Alors, après avoir trouvé une nourrice dans un village de Cerdagne, la cour retourna vers sa capitale pour y passer la morte saison.

Si elle ne venait pas d'une famille locale, alors qui ?

Ne pouvait elle pas avoir été laissée par quelques migrants fugitifs ?

Le jeune noble voulait en avoir le cœur net.

Sur les terres du conte de Toulouse, grandes désolations. La gente mercenaire payée à grand coup d'indulgences et de pillages sur le peuple, faisait régner une terreur peu commune.

Beaucoup de familles fuyaient ses persécuteurs et malgré qu'ils aient franchi la frontière, ils n'étaient pas saufs pour autant. Nulle Salveté pour les hérétiques...

Les soudards les poursuivaient au delà de toute limite raisonnable et violaient en permanence les hautes terres en débordant depuis le château de Sö et celui de Quérigut. Sous la pression, certains abandonnaient à la hâte et à la volonté de Dieu ce qu'ils avaient de plus précieux. La moindre cache était propice à dissimuler livres, méreaux et autres trésors de vérité.

Cette enfant, emmaillotée dans ce tissu azuré, brodé de fleurs, ne pouvait avoir été laissée là par hasard, ni encore moins par les paysans chasseurs du Capcir.

Pour eux toute vie était sacrée. S'ils étaient sanguinaires au combat, leur cœur les gouvernait et ils soignaient les blessés comme s'ils étaient des leurs.

Abandonner une enfant ne pouvait être de leur fait. Ils l'auraient confié à d'autres familles même ennemies plutôt qu'à la merci de bêtes sauvages.

Le jeune noble de Barcelone fit venir un de ses plus fins limiers. Guilhem était issu de longue lignée de ces peuples farouches et braves vivant sur les hautes terres.

Sa peau tannée sous le soleil des terres Catalanes était lézardée de cicatrices reçues dans les mêlées les plus fortes. Cependant il avait survécu par la grâce des soins dont les siens faisaient grand secret.

Son esprit de vif argent n'avait d'égal que sa loyauté sans faille.

Loin d'être un colosse comme ceux de la garde royale, sa taille basse faisait contraste parmi la gent de cour. Cependant, il était comme une anguille dans le vivier du peuple et nul ne le remarquait vraiment. Maîtrisant toutes les langues communes avec les nuances d'accent si propres aux terroirs, il pouvait aisément se faire passer pour n'importe quel rescapé de guerre, tant il en était de ceux qui n'en revenaient pas...

Guilhem avait toute la confiance du noble qu'il avait gagnée non pas par son nom mais par son assiduité à le sauver au péril de sa vie.

Leurs rapports étaient plus ceux de frères d'armes que de suzerain à vassal.

Bien que la cour soit profondément Catholique, la chrétienté dont faisait mystère ce guerrier des hautes terres relevait certainement plus de connaissances anciennes que de la pure orthodoxie. Le noble fermait les yeux, du moins un et gardait admiration et curiosité de l'autre.

De fait, il se sentait plus en accord avec Guilhem qu'avec la rigidité dogmatique de certains prélats n'affichant de la religion qu'une image de façade.

Corrompus, avides de richesses et de pouvoir, ils étaient bien loin de l'exemple que représentait leur messie.

L'étroitesse d'esprit dont ils faisaient preuve se situait bien souvent à l'inverse des ordres monastiques sur les quels reposait l'église de foi.

Guilhem s'enquit du linge qui enveloppait la petite Elvira et se mit en route vers les terres du Capcir.

Remontant la vallée de Torello vers le col de Tossas, il interrogeait alentours sur les passages des familles de migrants depuis l'été précédent.

Partout les troupes se reformaient et les rumeurs de combats s'amplifiaient.

Le Roy viendrait il en secours à ses parents et alliés d'Occitanie ?

Pour l'heure, rien de probant. Quelques rescapés étaient passés sans trop d'encombre et avaient gagné Barcelone d'où la plupart s'étaient embarqués, avec pour destination finale, la Lombardie principalement.

Quelques jours plus tard, Guilhem fut accueilli chez les M... de Cerdagne qui devaient servir de relais avec la conté. Rien de neuf non plus.

Le lendemain, après avoir convenu de codes particuliers, il fit ses adieux et reprit sa quête vers les brumes Capcinoises.

Le col de la Quillanne et la route qui le traversait vers le cours de l'Aude étaient couverts d'une surprenante couche de neige. Ici, il pouvait en tomber à tous les mois de l'année.

Il descendit par le casteillet jusqu'à la tour de Créu et y prétexta d'une faiblesse de sa monture pour consulter les familles qui vivaient là.

La veille de la fameuse chasse au lièvre pendant laquelle la petite Elvira fut miraculeusement recueillie par le jeune noble, il y eut une échauffourée avec des éléments mercenaires qui poursuivaient une famille de nobles Occitans.

Une partie avait été exterminée et il semblait que les Français n'en eussent capturé que certains pour les conduire à Carcassonne afin, dit on, de les juger et certainement de les immoler par le feu.

Or les troupes Catalanes, gardiennes du col des Hares, abattirent un certain nombre de ces soudards sans vergogne et les prisonniers rescapés purent à nouveau s'enfuir sans laisser plus d'indices que quelques effets tachés de sang.

La prochaine étape guiderait donc Guilhem vers la forteresse de Mont Réal autrefois appelée Puig Balados.

Se faisant reconnaître de la maison comtale auprès du sieur garant du château et de lui seul seulement, Guilhem essaya de récupérer une partie des effets abandonnés.

Une longue écharpe richement brodée portait en son centre un arbre aux racines apparentes et dont le branchage équivalent plongeait dans un ciel azuré.

Guilhem sentit un frisson parcourir son échine. Il connaissait cet emblème. Rien pourtant n’aurait pu le remuer aussi profondément que de savoir les siens en péril aussi grand. Elvira serait apparentée à sa maison d'origine...

Pour l'heure, si rien n'était vraiment sur, la conviction profonde qui s'établissait avec force était bien liée à cet arbre de vie qui faisait le lien entre le haut et le bas.

Retrouver les rescapés allait donner une suite périlleuse à la mésaventure de Guilhem.

Il lui faudrait traverser les lignes occupées par de nombreuses troupes du Nord dont il ne connaissait pas forcément les langues et coutumes.

La nourrice avait défait son corsage et sa poitrine généreuse s'offrait à la petite Elvira. Cette jeune paysanne aux seins lourds, jadis au service d'une des plus illustres familles de Cerdagne, s'était vu choisie par le jeune noble sur la proposition expresse de ses maîtres.

Elle avait perdu son enfant en bas age et allaiter la soulageait doublement de sa peine et des nombreuses taches qui lui étaient confiées.

Cette immense ferme aux terres emblavées de seigle et de blé se voyait également le lieu de nombreux élevages. De la volaille aux chevaux lourds, l'ouvrage ne manquait pas, d'autant que le maître tentait toujours d’innover quelques expériences qu'il avait glané sur d'autres terres pendant ses voyages.

Noble certes, mais à l’œil vif et au pas alerte, il ne manquait jamais de se rendre par lui même jusqu'aux limites extrêmes des contrées connues pour tenter d'y découvrir quelque originalité.

Ses mossos cultivaient autant la crainte de ses colères froides que l'admiration de l'étendue de ses connaissances.

S'il n'avait que la parole leste, mais le geste était autant habile à ensemencer la terre que parfois quelque servante aux formes généreuses.

Elle en savait quelque chose...

Aussi, dés son malheur avéré, le maître n'avait il eu de cesse de lui trouver un remplaçant pour la tétée, dans le but tout aussi inavoué de l'éloigner aussi quelques temps.

Sait on jamais...

Avait il eu de la peine de vivre une perte qui le touchait en mettant en doute la viabilité de sa descendance ? Lui seul, ténébreux et renfermé à ses heures sur ses secrets, pouvait le savoir.

La nourice regardait la petite Elvira s'endormir aprés avoir englouti sans précipitation une quantité non négligeable de ce bon lait Cerdan.

Elle la berça en fredonnant un de ces couplets que chantent les bergers pendant leurs transhumance vers les estives.

Il y était question d'un rosier dont les fleurs ne périssent jamais et que les troupeaux contournent avec un étrange respect.

A ce moment, le jeune noble fit irruption dans la pièce.

Il se pencha sur Elvira et la regarda attentivement. Ses yeux cherchaient semble t'il quelque détail précis, comme pour se rappeler ce qui l'avait autant accaparé lors de leur première rencontre dans la forêt de la Matte.

Il ressortit avec l'air encore plus sombre qu'il n'avait en entrant...

Quelque chose l'intriguait. Était ce le regard bleu gris d'Elvira, ses cheveux d'une blondeur mêlant l'orge bien mur et la croûte de pain frais, la forme harmonieuse de son visage ou cette finesse de peau diaphane ? Peut être un peu tout à la fois...

Plus que tout, émanait de cette petite fille une douce énergie qui lui rappelait un temps lointain. Une autre époque, un autre ailleurs remontaient en langueur inassouvie. Partagé entre la joie et le regret, le jeune noble sentait son cœur vaciller devant cette enfant dont il ne savait rien de sur.

Le carré magique que lui avait laissé Guilhem était ostensiblement posé sur son bureau. Il n'aurait servi à qui que ce soit de curieux sans la liste des mots d'ouverture. Ils changeaient en fonction de la date inscrite en haut du message codé. Mais, depuis son départ, toujours rien.

Sur le soir, un cavalier dépêché par M... franchit le porche. Il lui remis un tube de cuir servant d'étui à une feuille de parchemin scellée à la cire noire. Nul doute, c'était enfin des nouvelles de Guilhem.

Il lui fallut deux longues heures pour déchiffrer de bien piètres nouvelles. Guilhem allait tenter de retrouver les survivants de la famille d'Elvira, si du moins l'étaient ils vraiment.

Il lui faudrait quelques soutiens substantiels qui devaient lui être remis par l'intermédiaire des tisserands de Mazamet. Le maître fit le nécessaire auprès d'une riche famille de Barcelone qui possédait une affaire dans cette ville ouvrière d'Occitanie. Pas de hasard, ne pouvant passer par le Sud pour fuir, ils tentaient de remonter vers le Nord pour échapper en contournant la terre dévastée par les croisés.

Guilhem tenait certainement une piste fiable.

Cependant, il fallait s'occuper des affaires du Pays et du soutient que demandait le conte de Toulouse. Mobiliser l'armée à la belle saison ne se faisait pas sans préparatifs. Le ravitaillement que ce soit en vivres ou en munitions, armes ou effets, sans compter sur le campement, toute la logistique prenait une ampleur considérable. Or une armée ne peut rien sans eau pour ses racines ni forces pour ses bras.

De nombreux chariots devaient suivre avec l'intendance. Tout l'avant dépendait de l'arrière mais aussi de ses flancs. Organiser l'itinéraire comprenait une connaissance parfaite du terrain en tous temps et une surveillance organisée par avance. Sans donner suite immédiate à la demande du Toulousain, le Roy, Pierre II, avait pris les mesures de précaution. Il avait dépêché nombre de missionnaires organisés en réseau pour explorer et surveiller en permanence toutes les parties du trajet situées sur ses terres. Au delà, la tâche se devait plus discrète et tout autant coûteuse. Il fallait rémunérer les espions et leurs indicateurs.

Faire circuler les sommes requises ne pouvait se faire sans le soutient de la guilde marchande acquise à la cause et c'est par les familles de Barcelone et de Cerdagne que s'établit un solide système bancaire garanti par quelques donations de terre et la constitution d'un trésor conséquent. Pas question de pillages en terres amies et ponctionner les populations traversées ne pouvait se faire raisonnablement sans leur consentement et leur complicité. Les négliger eut pu se retourner contre l'armée si fragile en convoi et si exposée aux embuscades.

Un harcèlement bien mené aurait pu anéantir tout espoir de réussite, bien mieux que le pire des combats en terre boueuse.

Le jeune noble écrivit quelques mots destinés aux M... pour leur demander de bien vouloir s'occuper d'Elvira durant l'année qui suivrait. Évidemment ils seraient indemnisés et ce d'autant plus qu'ils ne pourraient participer aux actions glorieuses que chaque noble attendait fiévreusement pour se couvrir de gloire, mais aussi d'or...

Barcelone se préparait à la guerre et la cour serait réduite au minimum nésséssaire à la gestion et à la bonne marche des affaires.

Tous les vaillants disponibles piaffaient de partir combattre les troupes du Nord et de les repousser hors du midi sur lequel ils constituaient une sérieuse menace d'invasion vers l'Aragon et la Catalogne.

Une année de préparatifs divers occupait la morte saison. Au retour des beaux jours, les nobles renoueraient avec la tradition guerrière, délaissant les troupeaux, les terres et leurs fiefs pour chevaucher de fiers destriers équipés et parés pour donner toute chance de transformer en héros chaque cœur de brave et ainsi l'imprégner d'une immortalité légitime.

Cette épopée n'était pas sans rappeler celle de l'armée grecque en partance pour assiéger Troie. Qui serait Achille et se couvrirait de gloire ? Qui serait Pâris pour décocher quelque trait salvateur dans la partie faible du héros ?

Peu importait la tragédie qui allait se nouer. L'insouciance prenait un pas d'ivresse sur le quotidien. La vie devenait plus belle parce que chacun se mettait à vivre comme s'il allait mourir demain.

Partout l'armurerie tournait à plein régime et les forges Catalanes ne manquaient pas d'ouvrage.

Le charbon des forêts descendait en long convoi de mulets et tout ce mouvement qui se répercutait à chaque niveau des préparatifs, donnait à l'économie un véritable coup de fouet.

Le jeune noble dont les origines s'établissaient de l'autre côté des Pyrénées, dans le fief familial de Ria, s'enquit également de ses effets.

Armures et côtes de maille demandaient des essais et des réajustements quotidiens qui ne pouvaient se faire que par les observations en combat.

Aussi consacrait il une partie de chaque journée à l'entrainement avec sa garde et quelques experts recrutés pour compléter la connaissance des nouvelles techniques d'actualité.

Le Roy mènerait la stratégie, mais sait on jamais...

Aussi le jeune noble revoyait il avec avidité les mouvements de troupe que les plus illustres généraux avaient su déployer devant chaque cas de figure guerrière.

Il ne sous estimait aucune source et s'imprégnait des savoirs autant que des expériences d'anciens soldats qu'il interrogeait longuement.

Alors que la fièvre des batailles poussait à un romantisme exubérant, Guilhem se fondait dans une nature hostile...

Fin de l'ébauche première

Gilles

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #nature
Vent, eau, soleil et verdure...

De l'air qui circule, rafraîchit, de l'eau pour nourrir des paysages d'une verdure irlandaise et un soleil qui atténue ses effets par le passage de magnifiques nuages...

La belle saison naturelle est prometteuse de grandes poêlées de cèpes, de girolles et de grillades sympathiques.

De plus, crise oblige, ce n'est pas la cohue habituelle et malgré les travaux de voirie qui perturbent la circulation le pays demeure relativement calme et propice à la ressource.

G.

Vent, eau, soleil et verdure...
Vent, eau, soleil et verdure...
Vent, eau, soleil et verdure...
Vent, eau, soleil et verdure...
Vent, eau, soleil et verdure...
Vent, eau, soleil et verdure...
Vent, eau, soleil et verdure...
Vent, eau, soleil et verdure...
Vent, eau, soleil et verdure...
Vent, eau, soleil et verdure...
Vent, eau, soleil et verdure...
Vent, eau, soleil et verdure...
Vent, eau, soleil et verdure...
Vent, eau, soleil et verdure...

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Ce qui est et ce qui est en toute chose ne se peut sans l'énergie et sans la force d'intention...

Des sources du cosmos jusqu'à la gratinée de courgettes une seule et même énergie qui nous anime,nous nourrit et que nous utilisons au delà du raisonnable. Surtout si c'est celle des autres !

Lavoisier disait: -" rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme !"

Nous transformons notre univers en pervertissant la nature et pourquoi ?

Pour vivre mieux, nous avait on dit.

Aujourd'hui, rien n'est plus moins sur.

Vivre mieux sous entend l'allègement des contraintes plus que l'acceptation de nouvelles.

Sécurité, salubrité, fiscalité, confort de vie...Il semble bien que si les contraintes aient augmenté démesurément, ce qui devait en découler ne soit certainement pas dans le mieux vivre ou le mieux être.

Sommes nous de ces "grenouilles qui ne savaient pas qu'elles étaient cuites" selon Olivier CLERC ?

Par contre "La grenouille qui voulait se faire plus grosse que le bœuf" de J de La Fontaine, devrait inspirer un peu plus de modération à ceux qui bombent le torse en voulant péter plus haut que leur c... !

Car à part les sots, qui peut encore croire que ce qui nous accable n'est fait que pour notre bien ?

Nous savons bien que l'intention qui consomme nos énergies est bien d'en profiter dans le seul intérêt de ceux qui nous accablent.

Maîtriser les énergies ne se peut en fait raisonnablement sans le trait de l'intelligence et là, il semblerait que nous en soyons bien pauvres...

Quand on est démuni, l'emprunt est toujours tentant. Force en est qu'à outrance nous finissions par l'être encore plus.

Lorsque fut créée la station de ski du Ginèvra, l'intention était certainement pour certains d'en profiter, c'est à dire d'en tirer profit...

Or nul ne voulait penser qu'il en irait différemment pour ceux qui seraient exploités.

Nous sommes donc les victimes d'un certain laisser être qui n'a profité qu'à certains...La chose n'est pas nouvelle !

Si les Lois sont faites pour tous, elles ne profitent qu'à certains et nous le voyons encore mieux aujourd'hui par cette intention puisant nos ressources et annihilant nos villages.

Pour réduire les effets d'une force, il faut lui opposer son contraire, jusqu'à ce que le point d'équilibre soit plus équitable.

Si chacun ne vient concourir par son intention à faire barrage aux instincts destructeurs qui sévissent, il y a fort à parier que rien plus ne leur résistera.

La conscience altruiste n'étant pas le fort des oppresseurs...Il y a fort à parier que plus aucune limite ne viendra ralentir leur faim ravageuse.

Une association s'est créée et peu de nouvelles en filtrent. Que se passe t'il ou que ne se passe t'il pas ?

Si vous n'allez pas par vous même secouer le cocotier...vous n'aurez pas de noix ni de choix !

G.

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Cuisine
Clafoutis aux rouges du Roussillon.

500 gr de Rouges du Roussillon bien murs de chez Patrick Soler (marché de Formiguères)

60 gr de beurre de Cadí.

4 oeufs de la ferme.

25 cl de lait frais (Ferme Flor de néu de Fontrabiouse)

100 gr de farine de froment.

125 gr de sucre cristallisé.

une pincée de sel...

Préchauffage du four à 220 ºC.

Fondre le beurre à feu doux et laisser refroidir.

Battre les œufs salés.

Ajouter le sucre et mélanger jusqu'à blancheur de la préparation.

Y verser la farine en incorporant le beurre et le lait.

Le mélange doit être homogène.

Beurrez copieusement votre moule à clafoutis.

Saupoudrez le fond avec du sucre cristallisé.

Garnissez le plat en une couche de demis abricots dénoyautés, bien serrés.

Versez votre préparation en recouvrant bien les abricots.

Cuisson à 220 ºC environ 45 mn...surveillez bien sinon...ça risque de brûler.

Bon appétit !

Gilles.

Clafoutis aux rouges du Roussillon.
Clafoutis aux rouges du Roussillon.
Clafoutis aux rouges du Roussillon.
Clafoutis aux rouges du Roussillon.
Clafoutis aux rouges du Roussillon.
Clafoutis aux rouges du Roussillon.
Clafoutis aux rouges du Roussillon.
Clafoutis aux rouges du Roussillon.
Clafoutis aux rouges du Roussillon.
Clafoutis aux rouges du Roussillon.
Clafoutis aux rouges du Roussillon.
Clafoutis aux rouges du Roussillon.
Clafoutis aux rouges du Roussillon.
Clafoutis aux rouges du Roussillon.
Clafoutis aux rouges du Roussillon.
Clafoutis aux rouges du Roussillon.
Clafoutis aux rouges du Roussillon.
Clafoutis aux rouges du Roussillon.
Clafoutis aux rouges du Roussillon.
Clafoutis aux rouges du Roussillon.
Clafoutis aux rouges du Roussillon.

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Cuisine
Confiture aux abricots "Rouges du Roussillon".

Ils sont murs !

Courrez vite les réserver chez votre producteur préféré.

15 à 20 Kg pour les gourmands de confiture. Sur la place de Formiguères, le Samedi matin, un petit producteur vend sa récolte et vraiment, ils sont top !

Triez bien ceux qui sont à maturité de ceux qui peinent à y arriver. Ils feront l'objet d'une future mouture dans une semaine.

Séparez les abricots en deux et réservez les noyaux dont on extraira les amendes plus tard.

Dans une grande gamelle à confiture (évitez l'aluminium...), versez six à huit verres d'eau et faites chauffer. Ajouter le sucre et portez à ébullition 7 à 8 mn.

Pour 1 Kg d'abricots, il faut 750 g de sucre cristallisé et 1 verre d'eau.

Ajoutez les abricots, faites cuire à feu vif en remuant à l'aide d'une grande spatule.

Selon vos goûts écrasez les fruits ou ménagez les...

35 mn de cuisson.

Personnellement, nous préférons faire deux cuissons à feu plus doux et de 30 mn chacune...

Pendant ce temps, cassez les noyaux, délicatement.

Retirez les amendes et ébouillantez les 5 mn.

Retirez la peau et mélangez les à la confiture.

3 amendes par équivalent pot suffisent.

Donc pour 9 kg d'abricots, 100 amendes suffisent...

Mettez en pots. Couvrez à froid et stockez les renversés.

La bonne consistance se voit à la goutte de confiture versée sur le rebord d'une assiette à soupe. Elle ne doit pas couler !

Soyez patients, l'automne vient assez tôt...

Bons goûters et petits déjeuners !

Gilles.

Confiture aux abricots "Rouges du Roussillon".
Confiture aux abricots "Rouges du Roussillon".
Confiture aux abricots "Rouges du Roussillon".
Confiture aux abricots "Rouges du Roussillon".
Confiture aux abricots "Rouges du Roussillon".
Confiture aux abricots "Rouges du Roussillon".
Confiture aux abricots "Rouges du Roussillon".
Confiture aux abricots "Rouges du Roussillon".
Confiture aux abricots "Rouges du Roussillon".

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #nature
Ça rame !

La gente touristique n'est pas encore au rendez vous...

Ajouté au fait de nombreux travaux de voirie en cours dans les villages ainsi que de déviations intempestives et aléatoires sur nos routes, avec en prime de la grêle et de l'eau...

Il y a de quoi ramer pour les commerçants qui s'impatientent à juste titre.

Car, c'est bien eux par leurs négoces et prestations qui créent l'emploi et qui contribuent fiscalement aux besoins de tous...

En attendant un mois d'Août plus propice soi disant, selon les agences de tourisme et de location. Je vous propose de vous mener en bateau ou plus précisément en raft. C'est plus "fun", mais c'est pas donné non plus !

Si vous êtes tentés par l'aventure sportive rafraîchissante...réservez tout de même à l'avance.

Une vingtaine de prestataires se concurrencent au fil de l'Aude et contribuent à la vie économique et sociale de leurs collectivités territoriales en employant bon nombre de personnes.

Entre 23 et 30 € la descente de l'Aude selon le parcours et évidemment le niveau, pas de l'eau, là ça va, quoique coûteuse.

EDF ne fait pas de cadeaux malgré la Loi sur l'eau...

En effet, après en avoir tiré de l'électricité qu'elle nous vend de plus en plus cher, ce sont les prestataires de services qui la repayent, puis les agriculteurs et même le canal du midi et jusqu'à certaine centrale nucléaire...Rentabilité ?

De l'EDF à l'EDF ce sont les mêmes qui payent !

Ce n'est pas le cycle de l'eau...c'est le cycle hydro-saprophyte !

Une eau tombée du ciel, telle une manne et qui profite à qui sait en tirer les ficelles...

Alors que tant de communes sont englouties sous le poids de dettes disproportionnées et pas toujours de bon aloi, un établissement public nage dans le bonheur...

Cette eau qui est le bien de tous coule sur les terres des communes, traverse les départements...combien goûteuse fusse elle, que pour autant, nous y contribuions aussi par les yeux pleins de larmes coulantes sur nos malheurs. Que ne puissions nous en tirer le retour d'une plus juste compensation par la quelle nos déconvenues se verraient un tant soit peu atténuées.

Faudrait il encore que la source des déficits engendrés puisse encore se tarir définitivement et que le flot de notre fiscalité débordante ne se voit englouti dans ce gouffre "Padiresque"...

Comme c'est l'été et que les cigales chantent timidement, je vous propose un nouveau couplet de notre hymne National :

Aux larmes citoyens.

Sortons notre pognon.

Ramons...ramons...

Qu'un flot d'impôts abreuve la station !

G.

Ça rame !
Ça rame !
Ça rame !
Ça rame !
Ça rame !
Ça rame !
Ça rame !
Ça rame !
Ça rame !
Ça rame !
Ça rame !
Ça rame !
Ça rame !
Ça rame !
Ça rame !
Ça rame !
Ça rame !
Ça rame !
Ça rame !
Ça rame !
Ça rame !
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Ça rame !
Ça rame !
Ça rame !
Ça rame !
Ça rame !
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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Fables
Heureuses heures...

Heureuses heures.

Le soleil déclinait à l'horizon d'une vie bien remplie. Chaque année avait fait son tour et dans le renouvellement des saisons, Joan avait traversé les eaux ténébreuses en héros chanceux.

Il avait gravi bien des mats de cocagne et le sort lui en avait été bien souvent profitable.

Assis sur le banc de pierre, il regardait le ciel nuageux s'effondrer dans un bain de sang. L'astre flamboyant quittait les yeux des hommes pour laisser la place aux innombrables étoiles et à une lune rousse qui déjà pointait derrière les crêtes de Madres.

Comme il est court ce temps qui plonge en nous faisant passer sous trois cieux !

Quelques heures qui pourtant reflètent bien le cycle d'une année.

Jailli de l'obscurité pour grandir dans un jardin fleuri, dévorer les fruits de l'été et moissonner à satiété pour finalement se retrouver face à l'hiver ténébreux...et, peut être recommencer !

Pourtant Joan n'avait pas peur et à vrai dire, il était même confiant.

Les heures passent comme les jours et les années, toujours dans un cycle similaire. Entre les deux portes du ciel, les yeux rivés au delà des étoiles, il espérait ce passage si convoité par tant d'esprits fermés.

Joan leva sa grande main et aucune ombre n'apparut.

Alors, il su que l'heure de vérité, de justice et de paix allait le prendre pour une union de renouveau. Lorsque son corps lui échappa, il ne le sentit même pas glisser.

Sous lui, le village se diluait dans l'eau ténébreuse de la saison morte. Tout s'engloutissait petit à petit. Il était déjà si haut, si loin, que plus aucun souvenir ne le retenait à la terre dont il était l'enfant.

Il retrouvait pleinement une connaissance qu'il n'avait jamais soupçonnée. Chaque parcelle de l'univers lui était désormais familière. Il la ressentait aussi nettement que si elle avait germé en lui.

Il s'étendait, se diluait, dans l'énergie de cet infini avec lequel il faisait corps et âme définitivement.

Ce dernier voyage, il l'avait tant cultivé en lui que son âme était devenue si légère et tant réjouie. Les éternelles heures heureuses n'avaient plus de limite. Il en faisait partie comme l'un de ces héros de l'antiquité retrouvant l'immortalité dans son ciel d'origine, sa mère céleste...

Après avoir intégré l'âme du monde, il la dépassait ainsi que toutes les autres. Toutes les âmes de tous ces mondes si différents, mais pourtant toutes issues de la même étincelle dans la même eau ténébreuse de l'hiver cosmique.

Autrefois, il avait cru s'échapper et à chaque fois c'est par un cri qu'il avait du tout recommencer.

Combien de portes avait il du pousser vainement pour enfin franchir le seuil de la maison dorée. La douce lumière le traversait à présent, sans le ramener à nouveau vers son antre génitrice. Le voyage semblait se poursuivre en tous sens à la fois. D'un soleil à l'autre, le temps s'était effacé. Il n'y avait ni passé, ni lendemain, seulement le présent d'être au delà de ce qui est, en tout et partout.

Chaque parcelle de Jouan s'était délivrée de la gangue matérielle et n'était que pure énergie. Plus de temps, plus d'espace, seulement la vitesse arrachant le superflu. Plutôt que de rester en une quelconque entité, elles s'étendaient en tous sens, occupant l'espace dans sa totalité.

Non plus une conscience, mais une inconsistante échappant à toute réduction, à toute précipitation, précisément, nulle part et partout à la fois.

Là et par delà tout concept de vie, tellement étendu sans être déchiré, être sans être tout en êtant dans tout et rien à la fois. Ni homme, ni femme, ni jeune, ni adulte, ni vieille et pourtant tous réunis et dissolus dans l'unité éternelle.

Devenir le ciel dans sa totalité, sans limite, la plénitude dans l'absolu. C'était la dernière "idée-rêve" qui guidait Jouan dans le voyage des limbes cosmiques.

Il avait répété ce rituel ancien jusqu'à ne plus le savoir. Imprégné de chaque mot, de chaque geste. Énergie dans toute sa volonté, son âme et son esprit tendaient enfin réunis vers la même finalité. Aucune des postures ne lui étaient plus indispensable pour arriver à l'état sublime.

Alors qu'il dépassait ce qui devait être la bordure de l'Univers, soudain tout s'inversa.

Après le flux, c'était l'imprévisible et irréversible reflux. Non pas que quelque chose ou quelqu'un le tirait en arrière, c'était l'univers entier qui se repliait sur lui même.

Tout semblait converger de toutes part vers un point précis.

Aspirés les astres, leurs systèmes solaires, les galaxies, la moindre particule...

Tout s'écrasait sur lui même et jamais il ne s'était cru ni aussi petit ni aussi lourd.

Soudain, alors que plus rien ne subsistait, ce fut une indicible volonté, une petite étincelle qui mit le feu aux poudres.

L'explosion fut inimaginable tant dans son intensité que dans son ampleur qui se propagea bien au delà de ce qui fut avant.

Un nouvel élan se fit et la lumière survint ensuite pour éclairer d'autres mondes si semblables et pourtant si différents de ceux qui les avaient précédés.

Où était Jouan ?

Dans quelle galaxie, au cœur de quelle roche son énergie se combinait elle avec tant d'autres pour faire briller un nouveau cristal ?

Jouan était partout et en toutes choses. Il n'était plus dans le ciel uniquement mais il était aussi en bas comme en haut.La roue se remettrait en mouvement.

Vinrent alors de nouvelles heures heureuses entre les cieux renouvelés, éternellement.

L'hiver se terminait et quelque part sur un plateau de montagne une gamine cueillerait bien un bouquet de perce neige et un garçon, un de violettes.

Plus tard, bien plus tard, un humain, ou qui sait ce qu'il puisse être, serait assis sur un banc de pierre à contempler ces trois cieux se succédant dans un nouveau plongeon...

Éternellement.

Gilles.

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #nature
De l'eau d'en haut, en bas, en tout...

C'est l'été, la belle saison pendant la quelle la vie s'exhibe avec force sous nos yeux de mortels.

Or, la vie sans l'eau ne se peut. Dans une catastrophe, isolé du monde, un humain peut tenir jusqu'à un mois sans manger. Sans boire, il meurt en moins de deux jours !

L'eau d'en haut et ses orages sauvages, sa grêle féroce, ses torrents en furie, c'est pourtant elle, la même, assagie, claire et qui porte au calme, la truite pyrénéenne.

Cette eau, source de toute vie qui sourd brûlante, soufrée pour le bien de tous et qui régénère, apaise et reconstruit dans les thermes de St Thomas.

Cette eau sans la quelle aucune fleur ne serait cette offrande généreuse et gourmande, par sa beauté et sa promesse de vie.

L'eau est de saison et cette saison se voit bénie pour que mieux rayonner aux matins lumineux d'une nature resplendissante de verdure et de couleurs chatoyantes.

Ici, tout est sur le plateau, service de premier choix !

Bonnes vacances et que la ressource vous soit profitable !

G.

De l'eau d'en haut, en bas, en tout...
De l'eau d'en haut, en bas, en tout...
De l'eau d'en haut, en bas, en tout...
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