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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Fables

Le vent et le grain de sable.

Que peut le vent seul contre les hautes murrailles que nous bâtissons ?

Que peut seul un grain de sable si rien ne le meut ?

Le vent qui se lève, forci et tourbillonnant, arrache quelques ardoises et fait tomber les arbres. Force de hurler, qu'il peut ancrer la folie dans les cranes tant il est assourdissant.

Le sable qui s'étend ferait bien une plage ou un jardin immense qui voit se rencontrer le ciel et nos pensées.

Ensemble réunis, vent et sable sapent les roches les plus dures.

Bien plus que de détruire, ils écrivent dans le sol une histoire éternelle.

La terre devient un livre dont les paysages et ce qui y vit, s'exprime en écriture magique sous un autre regard que celui coutumier.

Lorsque la force et la matière suivent une intention, alors, tout est possible...

Ces Lois qui nous gouvernent, nous font et nous défont inlassablement deviennent évidentes à qui sait faire silence de vent autant que de se protéger du sable.

Bien à l'abri des impétueux, vient alors éclore une rose...

Gilles.

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité
La solitude du merle...

Calé seul sur son siège, le dameur comme le merle sur sa branche, trace une voie qui sans cesse se doit d'être entretenue...

Alors que glisse le jour gris sur des arbres immobiles et que les piles alignées espèrent endormies de belles flambées, chacun sa piste, chacun sa branche. Absorbés totalement dans l'observation, le dameur comme l'oiseau construit l'éphémère sur le quel il évolue.

L'apparence est trompeuse car l'arbre porte d'autres oiseaux et sur les pistes c'est une équipe qui évolue...

La stratégie des uns implique tant d'éléments isolés que dans ce semblant de solitude, chaque mouvement appartient à ce qui le dépasse et qui permet d'analyser, d'évoluer.

Si le merle siffle, la radio, le satellite, la technologie, tout relie en permanence.

Si seul et pourtant...jamais vraiment !

G.

La solitude du merle...
La solitude du merle...
La solitude du merle...
La solitude du merle...
La solitude du merle...
La solitude du merle...
La solitude du merle...
La solitude du merle...
La solitude du merle...
La solitude du merle...
La solitude du merle...
La solitude du merle...
La solitude du merle...
La solitude du merle...
La solitude du merle...
La solitude du merle...
La solitude du merle...
La solitude du merle...
La solitude du merle...
La solitude du merle...
La solitude du merle...
La solitude du merle...
La solitude du merle...
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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #nature
Renarde audacieuse !

Téméraire elle est furtive, attentive, rien n'entrave son chemin.

Une renarde en plein jour vient grignoter, chaparder pour ses petits.

Sa venue est un délice et la surprendre tout une stratégie de silence et de lenteur mélangée à la justesse du bon geste.

Canidé sauvage et rapace de mulots (elle peut en consommer 2000 par an...), cet animal magique régule son ovulation en fonction du potentiel alimentation de son territoire.

Cependant, coutumière, se sentant en sécurité, elle vient dans le village chercher ce que tous lui laissent pour le plus beau spectacle !

Soyez vigilants !

Même en plein jour, il est toutefois difficile de pouvoir apprécier longtemps son passage discret.

Gilles.

Renarde audacieuse !
Renarde audacieuse !

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Fables

Le crane de la mémoire.

Or, il fut un temps ancien, la tribu arriva depuis la mer proche en suivant une étoile.

Laissant au bois leurs vaisseaux, ils en suivaient un autre dans sa course nocturne.

Ce qui était chez eux, ils le cherchaient ici voulant retrouver ce qui leur était cher.

Force de monter derrière les troupeaux, au bonheur d'un voile si épais, les voilà arrivés sur une haute terre bien à l'abri des caprices de la montée des eaux.

En tous points l'étendue paraissait concorder à ce que le crane ancien leur disait.

Vertes prairies et bois robustes, terres et bêtes à volonté.

Ici nul homme à eux pareils, la terre était sauvage de secrets bien gardés.

Dans un cirque et sous les eaux, le miel de la terre coulait. L'extrayant en moissons abondantes ils en firent bon poids.

Alors, reprenant le chemin égaré ils redescendirent vers là où un sage vivait.

Le chef de clan fut invité devant le long feu à s'exprimer par sa lance magique sous la hache et sans bouclier. Les flammes rougissaient les murs et la pensée dansait dans les coeurs.

Sous la voûte scintillante la parole était juste et avare.

Taciturne et respectueux, devant les travées de bancs chargées de sagesse, le guerrier exprima l'essence du voyage et la richesse du lieu conforme au paysage déployé sous leurs yeux.

Cette terre d'en haut était comme un vaisseau amaré au creu de montagnes enneigées.

Si le destin fit bien les choses, il devait égarer ceux aux moeurs étranges dénués d'oreilles ainsi que de la sagesse que le crane insufflait.

Le sage l'écouta longuement décrire le voyage et de Thuir donna son aval aprés que vent se fut apaisé. Par trois allait le conseil voyageur et il en fallut trois fois la longueur pour que le tracé soit gravé en harmonie.

Le vent du Nord faisait chanter la mémoire des anciens.

Le temps n'avait de prise et lorsque tout fut dit et entendu, le conseil valida en silence de nouvelles incursions vers le pays des nuages.

Cette halle suspendue au dessus des tourments répondait aux voeux intérieurs de celle au toit couvert de tilleul. Sous l'arbre y coulait une source abreuvant la caverne des hommes sages.

Alors, chaque cycle amena le voyage vers le ciel.

Mais la terre se défend des hommes aventureux et rend périlleux le chemin à ceux qui confondent voyage et destination.

Si le retour est souvent plus riche que l'aller, demeurer en un lieu, aveugle la raison par trop d'obstination.

Respectant les cycles et lunaisons, la vierge ne fut visitée qu'à la belle saison.

Couverte de baisers, elle enfanta richesses et renom pour ceux qui l'avaient apprivoisée.

Bien du temps passa ainsi que d'autres hommes.

Mais au fond de ceux qui restèrent vit et chante le crane ancien, coupe de la mémoire vive à la quelle chacun peut puiser science et devenir.

Hélas, des hommes sans oreilles y vinrent également et devant le crane, nul vent ils ne sentirent.

Le puits d'Urr ne leur révéla aucun destin sinon que ce qu'ils savaient sans connaitre vraiment.

Bien qu'ils courrurent en tous sens, nul miel ne coula de leurs sources taries.

Vilains et pénitants ne peuvent gouverner sans sagesse ni mérite.

Force de s'user le chemin s'éffrite sous les pas obstinés qu'aucun astre n'éclaire.

Au fond de ma caverne, j'entends la roche qui palpite et le miel rayonnant qui sourd de la montagne.

Ici tout est sacré et bien fou celui qui demeure sans voyager.

Ce conte se poursuit sous le vent glacé d'un monde malade, dévorant l'indigeste poison distillé par trop de nourriture avariée.

Il est bon de choisir sans oublier ce que chante le crane. Prendre le bon sans laisser le mauvais est une folie que le sot n'entretient que pour se justifier.

Il est bien une force qui demeure en chacun et qui trouve puissance par ce qu'elle conserve. Même si les mots chantent et s'emportent vers d'autres destinées, dans la roche est écrite toute la vérité.

Je vous laisse au tourment du choix qui jamais ne délivre, si réconfortant que l'on cherche à poursuivre plus que de trouver ce qui n'a jamais existé...

G.

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #nature
Météo rocambolesque !

Viradas et reviradas...

Les soubresauts perturbateurs démontrent bien la nature conflictuelle de notre époque.

Du tout soleil à la pluie, puis de nouveau la neige et surtout du vent !

Du Nord Ouest, du Sud Est...changeant en renverses qui mènent de l'air "chaud" par le Nord, c'est le dégel complet du lac de Puyvalador...

Le chant des Sirènes laisse la place au clapot tandis que les stations se lamentent de trop de vent et de pluies !

L'hiver nous donne la mesure d'une hésitation nous renvoyant à la nature changeante des hommes et à cet état frêle qui fait de chaque instant un absolu évolutif.

Ce qui est sur, c'est que même la nature s'y met en matière de crise et ne fait rien pour arranger...

Malgré les efforts de communication et de recherche de clientèle, le rendement reste faible !

Tendance bien réelle d'une crise qui ne se traduit pas que dans le ciel mais aussi dans le cœur et par le portefeuille sur une fréquentation comme peau de chagrin des domaines skiables...

Comme quoi, la volonté des hommes ne suffit pas à renverser une tendance d'instabilité décidément bien ancrée !

Pourquoi poursuivre alors un destin si médiocre alors que tout nous dit que le maître mot est bien l'adaptation aux changements ?

G.

Météo rocambolesque !

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Cuisine
Tarte aux pommes sur lit de marrons.

Période pré-électorale oblige...

Pom...pom...pom...pom et marrons voire châtaignes !

Si c'est pas d'la tarte ?

Ingrédients : 9 pommes Golden

Beurre de Cadí

Farine

pâte feuilletée

crème de marrons

Sucre vanillé

Sucre cristal.

Beurrer le plat à tarte, puis le fariner. Installer la pâte feuilletée.

La piquer puis la napper de crème de marrons.

Disposer les tranches de pommes selon son idée...

Petite pluie de sucre vanillé 1 sachet...plus si affinité !

Mettre au four environ 40 mn à 180º en surveillant la cuisson...

Sortir dès fin de cuisson, belle ondée de sucre cristal et brûlage au chalumeau pour caramélisation.

Laisser tiédir et savourer !

Bon appétit !

Gilles.

Tarte aux pommes sur lit de marrons.
Tarte aux pommes sur lit de marrons.
Tarte aux pommes sur lit de marrons.
Tarte aux pommes sur lit de marrons.
Tarte aux pommes sur lit de marrons.
Tarte aux pommes sur lit de marrons.
Tarte aux pommes sur lit de marrons.
Tarte aux pommes sur lit de marrons.
Tarte aux pommes sur lit de marrons.
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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #nature
Madres, montagne du Destin !

Madres, ou peut être Mattr dans une ancienne langue oubliée de nos jours... Montagne sacrée au sol imprégné de ce lien universel entre ce que portent les hommes, dont ils sont témoins et acteurs, envers ce qui les imprègne et les dépasse en les transcendant.

La montagne du Destin sur la quelle s'élevaient les feux témoins et vecteurs des origines est un véritable appel non pas à la question égoïste du : - "Qui suis je, d'où vins je, où vais je ?", mais plutôt du : -"Qui sommes nous, d'où venons nous et où allons nous ?".

La vie ne s'y conçoit que par ce que l'on y partage en réceptacle ouvert et qu'ensemble seulement nous sommes.

Si aujourd'hui sonne de relents mondialistes et "nivélateurs" de nos cultures, en se positionnant non plus en tant qu'individus mais en tant que membre de l'humanité, nous pouvons retrouver le chemin de cette montagne sacrée.

En Madres tout se "re-trouve" !

Ce n'est certes pas un hasard si les anciens y ont établi le lieu d'une relation privilégiée avec leur essence primordiale. Pas de hasard, car c'est ici le Destin non pas subi mais agi pleinement.

Dans ce Destin se trouve autant l'origine que le chemin reliant en permanence les humains entre eux et ce dont ils sont issus et vers quoi ils retournent.

La mythologie indo-européenne nous éclaire partiellement sur une approche différente d'un Massif porteur de vérités.

Tant il est force, qu'il est aussi pouvoir de régénérescence et passage autant que rendez vous de ceux et celles qui l'habitent ou viennent expressément le gravir.

Randonner sur ses sentiers nous invite à un voyage dans une autre dimension.

Ici se croisèrent les influences pourtant issues de la même eau. Depuis les Indo européens en passant par les grecs, les romains, les chrétiens puis les ultras de religions diverses, chacun vint y laisser pour mieux s'y retrouver.

Montagne des origines et des destinations bâtie sur ses versants ouverts au choix d'être ou de ne pas être, nous sommes Libres autant que possible d'aller vers d'autres destinations, d'autres contrées. La Mer d'un côté, les plaines et les Corbières et pourquoi pas vers ce mur Pyrénéen jeté vers les étoiles. Suivant la barque d'Orion dans sa course nocturne ou le soleil vers l'Occident, pourquoi n'irions nous pas rejoindre une autre mer et plus encore au delà...

Marchant les uns dans les pas des autres en suivant pourtant son propre chemin, Madres nous ouvre les yeux sur nous mêmes.

Plus qu'une seule réponse, c'est la multitude qui s'ouvre par les vérités originelles.

Le Roc Mary en témoin d'une divinité Basque (Marí) prolonge non pas un culte mais une autre façon d'être. Car, juste au dessus, point d'église sinon une source de libations pour renaître et se régénérer, un baptême permanent et sans cesse renouvelé dans le fluide de vie.

Sous les cromlech voisins, les cendres des anciens sont encore chaudes du feu qui les emporta, laissant en témoignage autant qu'en lien éternel, quelque énergie féconde en chacun.

Les fluides circulent et finalement, comme l'a écrit Lavoisier : -"Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme !".

Avant que ne soient les Druides ou les prêtres, chacun l'était en soi, en chaque instant de sa vie. La vie dans toutes ses formes était Sacrée comme toute chose qui en était issue.

Ce que les religions firent finalement ne fut que de traduire par des mots, des gestes temporaires, une projection anthropomorphique de ce que chacun était à l'origine fondamentalement et de façon continue dans un Univers qui était sa matrice, sa raison et son devenir.

Madres, c'est donc ce massif des valeurs qui font du Destin une roue assumée pleinement et renforcée par la spirale de vie qui s'élève en chaque feu.

Chacun fait dans sa vie un ou plusieurs pèlerinages, conscients ou non. Voyager autour, sur et en Madres, peut être l'occasion de se retrouver pour mieux se connaître et se dépasser.

Autant s'en imprégner avant que de faire ce premier pas vers un présent éternel qui nous ouvre l'avenir par les clefs du passé.

Je ne saurais que trop vous inviter à arpenter les moindres replis d'une robe magique dont se pare cette mère de toute montagne.

Voyagez et vivez Mattr ou Madres comme vous croirez le choisir et s'il est un Destin, cette Montagne ne saurait que trop bien vous en rappeler la réalité supérieure qui naît, vit et se transmet en chacun.

Vivre, c'est ici et maintenant !

Bonne randonnée....

G.

Madres, montagne du Destin !
Madres, montagne du Destin !
Madres, montagne du Destin !
Madres, montagne du Destin !
Madres, montagne du Destin !
Madres, montagne du Destin !
Madres, montagne du Destin !
Madres, montagne du Destin !
Madres, montagne du Destin !
Madres, montagne du Destin !
Madres, montagne du Destin !
Madres, montagne du Destin !
Madres, montagne du Destin !
Madres, montagne du Destin !
Madres, montagne du Destin !
Madres, montagne du Destin !
Madres, montagne du Destin !

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Déjà un parfum étrange pénètre les demeures. Des relents de campagne électorale montent de la terre.

Si ce n'était la quiétude du désert humain, rien ne laisserait supposer les bouillonnements sous-terrains d'un pays où rien n'est tout à fait comme partout ailleurs.

Plus le silence est épais et plus l'explosion est proche !

Les coups tordus, la méchanceté et la vilenie sont bien les apanages d'une gent à l'intelligence restreinte. Ce sport tant pratiqué ici retrouve une dimension à son échelle.

Hélas, la politique ne nous en donne que trop souvent cet exemple à ne pas suivre !

Puisque nous le savons, pourquoi s'en étonner ?

Pourquoi persister dans une démarche suicidaire, si ce n'est par paresse ou désintéressement ?

Un certain représentant du peuple n'a t' il pas déclaré que : "-...Les promesses électorales n'engagent que ceux qui les croient"...

Plutôt que de croire, pourquoi n'irions nous pas voter pour VOIR autre chose ?

Vu que les mêmes musiciens nous rejouent la même musique avec des costumes différents...Peut on encore faire encore la différence entre eux ?

Pourtant, cette démarche tant attendue et souhaitée se fait désirer. Pourquoi ?

Parce que, je cite A.Einstein :-" On ne peut réellement solutionner une crise avec les esprits de ceux qui l'ont créée."

Le problème n'est certes plus dans la couleur mais bien dans les mentalités de ceux qui la portent.

Linéaires dans un concept binaire limitatif, tout bon ou tout mauvais, blanc ou noir, gentil ou méchant, ce type de réflexion n'engendre que trop le diabolisme de ceux qui le transmettent autant que celui de ceux dont ce n'est que l'unique sensibilité.

Superficiels, enfermés dans un champ clôturé par les barrières de leurs préjugés, ils ne valent guère mieux !

Où sont donc les "Humains", ceux qui savent donner le volume à la vie, ceux qui pensent global pour mieux agir localement ?

Où sont donc ceux à l'esprit ouvert par la sagesse et qui font d'un principe l'origine de l'évolution ?

En fait, aucune garantie entre ceux pour qui nous votons et ce pourquoi nous les élisons !

La seule garantie, en dehors de l'élection en elle même serait de pouvoir s'exprimer et faire ressentir notre réel ressenti face aux solutions choisies par les "élus".

La véritable démocratie n'est pas dans la contrainte mais dans la Liberté d'expression !

Que n'avons nous pas de nouvelle agora ouverte à tous, sans aucune discrimination ?

Souhaitons que ces quelques lignes puissent ouvrir les sensibilités des candidats à l' authentique sens premier de la démocratie.

Souhaitons donc que tombent les préjugés et que le dialogue puisse enfin s'instaurer au delà de partis seulement constitués de parties d'hommes et de femmes..

G.

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #nature

Lorsque mes pensées se posent sur quelque sommet ou vallée secrète, parfois le souvenir d'une certaine traversée rejaillit.

C'était...hier, ou du moins il y a quelques années...

Un repas entre copains à refaire le monde et à voyager immobile dans nos rêves d'alors.

Jean Loup Petitqueux, Stéphane Aggéry, quelques autres et moi même dans un cocktail de questions que se posent les jeunes sur nos montagnes sauvages...

Comment vivre et faire vivre dans ces contrées en survie ?

A cette époque la communication renvoyait à l'imagerie de la frontière sauvage, de la Liberté, de l'aventure humaine et de la ressource.

Pertuzé venait de sortir sa BD "Les chants de Pyrène" renforçant un peu plus l'idée de traverser dans la longueur ce qui se fait communément dans une orientation Nord Sud ou le contraire,

Plus que se fier au magnétisme, se réorienter et retrouver un sens différent en allant vers là où le soleil se lève. Partir du Pays Basque et voyager dans un monde magique vers la mère de nos civilisations, la Méditerranée !

Il est souvent des choses que l'on fait sans vraiment savoir ce qui nous motive réellement et cette traversée fut révélatrice de trésors enfouis.

En survie, personne ne l'avait vraiment fait...si ce n'est nos anciens dont c'était en fait une habitude nomade fondatrice de nos cultures.

Communiquer était un mot que nous avons bâti par les relations médiatiques de Jean Loup, notamment avec J PRADEL de France Inter et d'autres journalistes de son giron.

Parler et faire parler, attirer l'attention au travers de quelque chose d'original pour que les yeux et les intérêts se tournent vers ce Pays qui est un monde plus qu'une frontière.

Ça, c'était la façade. L'aventure Pyrénéenne allait nous confronter à un géant endormi sur les pentes des estives ainsi qu'à tout un peuple mythique marchant dans nos pas, avec nous et en nous.

Cette aventure d'un autre temps, c'était un peu comme les auberges espagnoles de l'époque Franquiste !

On n'y trouve vraiment que ce qu'on y amène sincèrement.

Lorsque nous sommes partis d' Hendaye avec nos sacs ultra légers, sans tente ni duvet, juste le minimum et sans vivres, le contenu allait s'alourdir par l'expérience humaine à un point si personnel qu'il serait difficile de le partager. Le secret de cette humanité qui se révèle dans la joie, la douleur, les faux espoirs et cet entêtement digne de nos peuples Pyrénéens, nous inspira de ses facettes multicolores.

Deux dans la confrontation, dans chaque décision, qui finalement suivait un même chemin, qui parfois se partagea pour mieux se retrouver. Nous ne savions ce que nous connaissions et en avançant nous remontions le temps à l'envers des montres et du courant déshumanisé de l'ordinaire.

Bien sur, le regard s'ouvre et se ferme comme les ouïes des truites sauvages de nos torrents. Tantôt, c'est sur les crêtes, tantôt vers les vallées, tantôt sur nos semelles, parfois c'est sur le tout, puis sur rien, ou encore le sait on vraiment, ce qui est en nous, qui nous dépasse et nous tire en avant vers notre destinée ?

Partir en automne, c'est un peu comme à celle de nos vies qui mûrissent et dont on peut apprécier les fruits. Le savions nous si c'était uniquement la richesse cachée que l'été avait concentré et qui nous motiva ?

Voyager au delà du voyage, survivre parce que la vie manque de sel, de cette sensation de faim, de l'errance initiatique qui finalement n'a rien de si hasardeux,

Tant et tant nous ont précédés sur les pentes, dans le creux des sentiers et ont posé la pierre de la mémoire sur le cairn salvateur.

Il y eut la faim, la soif, les crampes et les ampoules aux ampoules des ampoules... Il y eut les certitudes et les doutes, la déception et la peur parfois...

Il y eut aussi et surtout des rencontres avec des gens magiques sortis au détours d'un chemin et qui nous illuminèrent de leur humanité.

Que ce soit ce garde forestier en Pays de Nystos, cette mémé et le poirier merveilleux qui nous offrit le miel solaire, ces douaniers tentateurs de l'impossible défi, tous furent magiciens.

Jean Loup s'en est allé en sauvage éveillé.

Bien sur, nul n'est parfait, mais je garde souvenir et cultive le meilleur de ce que nous avons ensemble traversé.

Puissent les étoiles savantes l'éclairer et le guider vers d'autres aventures...

Gilles.

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