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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Fables

Le Sage.

C'était pendant la montée aux estives. Les hommes conduisaient les troupeaux vers les hautes pâtures de ces plateaux montagneux. Dans la vallée, les femmes, les enfants en bas age et les anciens attendraient les nouvelles et continueraient à faire provisions et réserves de toutes sortes pour la saison froide et obscure.

Tout avait été mené comme le veut la tradition. Avant le départ, une hutte assez grande avait été érigée. Devant elle, trois bouleaux reliés par des cordes en crins de cheval tressés et décorés de rubans colorés.

Le sage de la tribu avait dirigé toute l'implantation et l'organisation de cet événement annuel. La grande hutte était bâtie en branches de saules et trois cerclages formaient son ossature. Au centre de la toiture laissée ouverte, un bouleau aux neuf entailles avait été solidement planté. Autour, un foyer de pierres fut aménagé pour recevoir les offrandes.

L'ensemble de la hutte était couvert de peaux cousues entre elles et protégeait tant de la vue que des intempéries.

Le matin qui précéda la transhumance, toute la tribu était là. Le sage était paré de son costume de cérémonie. Sous son masque d'écorce, son attitude s'était transformée au point qu'on eu dit un jeune homme plein de fougue.

Tambour battant, il fendit la foule rassemblée et après avoir fait le tour des trois arbres par le Nord, l'Est et le Sud, il fit de même autour de la hutte avant d'y pénétrer.

À l'intérieur, son tambour prit une singulière tonalité comme s'il s'évertuait à pourchasser quelque mauvais esprit. Le rythme s'apaisa et un des aides du sage invita l'assemblée à entrer par la porte de l'Ouest et à prendre place en suivant le chemin qui passe par le Nord.

Durant des heures le tambour enivrant emporta le sage qui invoquait les esprits familiers dans une langue connue de lui seul. Dehors la nuit s'épaississait sous la voûte lumineuse. Au milieu de cris de bêtes surgis de nulle part, la tribu voyait des éclairs illuminant les parois. Le sage sautait au milieu de l'assemblée sans jamais toucher qui que ce soit. Toutes les pièces de métal cousues ou attachées sur ses vêtements tintaient comme la grêle en volant au ras des têtes inclinées. A plusieurs reprises il suivit les entailles du bouleau en s’élevant dans les airs de plus en plus haut. Puis, d'un coup, le sage s'effondra comme foudroyé.

Un aide le couvrit et dans un silence pesant le souffle du vent vint animer l'espace.

Des senteurs de résine de sapin envahirent la hutte.

Au bout de quelques temps aussi indéfinissables qu'éternels, le sage reprenait vie.

Le feu fut allumé autour de l'arbre et sous les flammes dansantes il se mit à parler de son voyage. La route difficile empruntait une montée puis la descente d'une haute montagne. Enfin, il arriva sur le plateau immense au milieu de nombreux obstacles.

Les prairies étaient belles et les anciens attendaient sous les tables de pierre, que montent les troupeaux. Ils réclamaient une offrande pour apaiser leur soif et la faim qui les tenaillaient dans leurs âmes antiques. Alors les aides procédèrent et toute chose fut versée dans le feu. La fumée emportait vers le ciel l'odeur et l'espoir de cette tribu assemblée. Chaque famille avait contribué et leurs dons mêlés les unifiait un peu plus.

Le sage donna des nouvelles à chacun de ce qu'il attendait, ainsi, la place des objets disparus se vit dévoilée. Le lendemain, ils iraient chercher ce qu'ils avaient perdu. Chacun s'acquiterait du devoir réclamé par les esprits familiers.

Rassurés, en faisant le chemin inverse, ils sortirent de la hutte pour regagner leurs foyers.

Le jour se levait sur une nouvelle saison qui voyait le passage s'ouvrir aux bêtes et aux hommes pour un nouveau voyage.

Les troupeaux assemblés en enclos se voyaient ornés de rubans aux couleurs vives.

Des sonnailles aux colliers richement sculptés ceignaient les cous puissants des plus belles bêtes.

Alors le sacrifice d'un jeune cheval gris eut lieu.

Attaché à un des arbres entaillés, le sage le prit par la tête et par une rotation soudaine, lui brisa les vertèbres. Foudroyé l’animal fut ensuite dépecé sans qu'une goutte de sang ne toucha le sol.

La chair fut détachée des os et ceux ci, ainsi que le crâne vinrent orner les arbres et la hutte cérémonielle.

Le sage se para de la peau et entama un galop au milieu de l'assemblée. Tout en hennissant, il ouvrit le chemin vers les hautes pâtures.

Alors, le troupeau suivit encadré par les hommes valides.

La montée fut aussi difficile qu'elle avait été annoncée.

Franchissant le dernier col, le chemin traversa un névé. Plus les bêtes passaient et plus il s'élargissait. Le troupeau fut rassemblé à nouveau et la descente reprit vers le plateau qui s'ouvrait immensément devant lui.

Arrivés au village d'estive, les hommes s’affairaient à remettre en état les enclos et après avoir cueilli quantité de broussailles, ils enflammèrent les cabanes de pierre pour les purifier d’hôtes indésirables.

Lorsque tout fut fin prêt, les jeunes furent laissés en compagnie d'un ancien qui saurait les former et diriger leurs travaux.

Le sage et les hommes redescendirent vers la vallée et leurs familles impatientes.

De temps à autre Il grimpait sur l'arbre entaillé, vêtu de son costume et saisissant le crâne du cheval sacrifié, il voyageait dans le ciel pour suivre le déroulement des journées et des nuits.

Rassuré, il descendit de son arbre et vint donner bon signe aux familles inquiètes du sort de leurs parents.

Tout semblait serein.

Pourtant, une nuit ventée, l'orage vint frapper tout autour du village.

Le sage gémissait en se tenant le ventre. Un feu le dévorait d'angoisse et il bondit aussitôt de sa hutte.

Il se passait là haut quelque chose de grave et il fallait agir vite.

Dans la hâte, il réveilla bon nombre des hommes. Armés de lances et chargés de carquois bien remplis, ils chevauchèrent le restant de la nuit jusqu'au petit matin.

Une épaisse fumée noire montait du village d'estive. La mine des guerriers s'en assombrit d'autant.

Poussés par le vent du Nord, ils dévalèrent au galop jusqu'aux premières cabanes.

Les tampons de bois s'ouvrirent alors et sortant de leurs abris, les jeunes affichaient un visage partagé entre la joie de voir les leurs, la peine de leurs malheurs et la crainte de punitions.

Le sage, d'un seul regard prit l'ampleur du désastre. Avant que nul n'ait pu parler, ils savait ce qu'il s'était produit.

Un échafaudage récent indiquait une perte dramatique. Sur la terrasse de branchages un corps enveloppé attendait sa venue.

L'ancien était penaud. Il avait pourtant veillé à la bonne marche des choses et le temps avait été utilisé comme il se doit. Mais, trois jeunes inconscients avaient désobéi et depuis tout allait de mal en pis.

Enorgueillis de verdeur, ils avaient gravi la montagne pierreuse qui surplombait les étangs. Le tabou était clair. Nul ne pouvait déranger les esprits qui veillaient sur les hommes et sur les troupeaux.

Ils avaient vu sans voir et en troublant l'espace par leur inconscience, ils avaient attiré bien des mauvais esprits.

Les paysages sauvages les avaient enivrés comme de jeunes poulains et les yeux embrumés, le temps les avait rattrapés dans cette descente qu'ils courraient plus que de raison. L'un trébuchant avait percuté un arbre, l'autre trop devant, reçut une pierre sur le dos et le troisième fut foudroyé d'un éclair pourtant dans un air sec et presque sans nuage.

Mal en points, les deux rescapés enfouirent le corps du malheureux sous un amas de pierres et érigèrent des repères de branches pour mieux le retrouver.

Arrivés au village d'estives, l'ancien les sermonna et s'occupa de soigner une tempe sous laquelle le sang affluait en résonnant et une nuque bleuie par la pierre ferreuse.

Plantes, eaux froides et massages diminuaient le feu qui couvait sous les plaies. Mais, le lendemain, alors qu'une expédition partait chercher le corps du troisième garçon, l'un des deux blessés sombra dans un sommeil si profond qu'on eut dit qu'il fut mort.

De là, surgissant de quelque grotte voisine, un fauve s'attaqua au troupeau décimant à foison les jeunes étourdis et les bêtes plus vielles.

Sans assez de protection le carnage prit une proportion que jamais d'antan mémoire d'ancien eut à se souvenir.

Le sage était là et écoutant les récits tout s'éclairait devant lui. Il savait maintenant ce qu'il fallait y faire pour remédier au mal que ces jeunes fous venaient d'attirer sur leurs têtes.

Rassemblés autour d'un arbre entaillé pour la cause, le sage vêtu de son habit cérémonial entama une danse lente rythmée par le son du tambour qui emmenait à l'unisson tous les battements de cœur.

Dans l'extase la plus profonde, animé par le vol d'un oiseau, il fit le chemin du ciel et des enfers pour capturer l'âme de celui qui semblait mort. Traquant monts et vallées, il la lia de son lasso tressé de crins de cheval et la ramena pour lui faire réincorporer le corps inerte du gisant. Il du ruser et l'attirer maintes fois par des souvenirs joyeux et la perspective d'un bonheur retrouvé. Il la mit dans un nid douillet de plumes fraîches et la conduisit parmi les siens. Puis, près du corps il la fit entrer par là où elle s'était enfuie.

Aussitôt le gisant ouvrit les yeux et chacun poussa un soupir de soulagement.

Ensuite le sage s'occupa du blessé et retourna vers les pays étranges trouver l'âme déchirée. Alors qu'il franchissait une large rivière sur un pont aussi fin qu'un cheveu, celui ci s'élargit brusquement. De l'autre côté, deux chiens menaçants s'effacèrent et il put traverser sans péril. Dans l'onde qui stagnait, nombre d'ossements de ceux qui n'avaient pu franchir cette épreuve.

Arrivant au village des anciens, le sage de ces lieux vint le trouver pour lui faire part des remèdes et de la façon d'opérer.

Invité au banquet, il prit bien garde de ne pas consommer quelque nourriture qui l'eut retenu prisonnier en ce monde. Il donna et reçut autant qu'il fut possible à chacun les nouvelles des leurs. Il les mit dans sa besace sous forme de petites pierres rondes et distribua celles qu'on lui réclamait.

Il savait désormais quels étaient les maux et comment les soigner.

Sous la montagne de fer s'enfonçait une grotte dans laquelle le fauve assassin tenait son repaire et il lui parla du mal qu'elle avait fait. Mais la bête se faisait sourde dans un age avancé et à son retour aux estives, il faudrait la traquer.

Lorsque le sage fut à nouveau parmi les jeunes et les guerriers, il donna ses instructions pour enfumer la caverne et tendre un piège au monstre assoiffé du sang de leurs troupeaux. Puis retournant vers le blessé, en incisant la chair, il prit une pierre, il aspira le mal pour l'y enfermer.

Soulagé, le patient l'écouta et il partit pour offrir un sacrifice aux esprits offensés.

Une fois la bête prise dans les rets, elle fut abattue et son corps offert aux esprits du ciel. Nombre d'oiseaux vinrent alors s'y repaître ne laissant que les os sur la roche polie.

Le sage fit dresser un bûcher sous le corps du défunt et puisque le nombre de jours était suffisant pour que l'âme ait pu visiter les siens, il lui parla du voyage ainsi que du pays où il devait l'emmener.

La saisissant au poignet, il la guida jusqu'au monde où elle devrait se tenir désormais.

Ils furent accueillis en méfiance tout d'abord. Puis s'en suivit une fête où les ancêtres joyeux de retrouver l'un des leurs offrirent leur soutien au sage bienfaiteur.

Lorsque tout fut consumé, les cendres mises en pot trouvèrent abri sous une roche épaisse.

Alors, le sage et les guerriers redescendirent vers le village d'hiver pour fêter les vivants et célébrer leurs morts.

Le calme était retrouvé et la vie reprit son cours dans le cycle éternel des ans renouvelés...

C'était il y a bien longtemps, du temps de la sagesse où les hommes respectaient les choses des anciens. Les sages étaient encore sages et leur magie puissante.

Depuis, tout continue de se dégrader un peu plus chaque jour et rares sont ceux qui voyagent en s'occupant de ce que disent les cieux.

La porte est étroite et ne laisse passer qu'un instant seulement.

Au delà, l'éternité qui s'ouvre accueille seulement les méritants.

Emportée par le souffle du vent, sur le dos d'une oie géante, la pensée est si vive que rien ne l'empêche...

Alors, que la lumière monte ou bien qu'elle descend, seuls les pas lents assurent le retour vers les ages sereins nourris de cet amour.

Patience...Rien ne se perd à qui sait chercher. Qui sait si le sage ne l'a pas murmuré pendant votre sommeil ?

Même éveillés si votre cœur vous en dit, vous sauriez retrouver ce qui s'était perdu et que la tradition garde en secret sous une roche belle et un soleil radieux.

Si l'espace est fait pour voir, le temps nous fait entendre ce que la pensée ignore.

Mais, il est tard et la lune s'éclipse dans un ciel si profond.

Fermant les paupières trop lourdes, nous nous retrouverons....

G.

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité

Pas d'augmentation d'impôts, mais pas de baisse non plus !

Le PV ci dessous...

REUNION DU CONSEIL MUNICIPAL DU 28 MAI 2014

Le vingt huit Mai deux mille quatorze, le Conseil Municipal s'est réuni, au lieu ordinaire de ses séances, sous la présidence de Mr GIL, Maire.

Présents: Mr AGUZOU Jean Luc, Mme BOCCARDI Marie Françoise, Mr GIL Rolland, Mr MARIN Daniel, Mr PETIT Gérard, , Mr ROSSI Michel

Absents: Mr ROSART Sylvain

Pouvoirs :Mr Rosart sylvain a donné pouvoir à Mr Gérard Petit

M me Boccardi a été élue secrétaire de séance et Mr Aguzou suppléant.

Début de séance à: 20h30

  1. Désignation des membres de la Commission d’Appel d’Offre (CAO)

Suite à la création de la Commission d’Appel d’Offres, il convient d’élire un Président , trois membres titulaires et trois suppléants:

Le conseil décide à l’unanimité de procéder à main levée à cette élection

Les candidats sont : Titulaires :Mr Petit, Mr Marin, Mme Boccardi Suppléants : Mr Rossi(suppléant de Mr Petit), Mr Rosart( suppléant de Mr Marin) Mr Aguzou(suppléant de Mme Boccardi)

Après en avoir délibéré, le Conseil Municipal décide:

Que la Commission d’Appel d’Offre sera composée des membres suivants :

Président : Mr Gil maire membre de droit.

Membres titulaires

Vote: 7 Pour 7 Contre 0 Abstention 0

Membres- suppléants

Vote: 7 Pour 7 Contre 0 Abstention0

  1. Désignation des membres de la Commission Communale des Impôts Directs (CCID),

Mr Le Maire donne lecture de la circulaire reçu de la direction des services fiscaux dans laquelle on demande au conseil municipal de proposer des noms afin de désigner la commission des impôts. La CCID se réunit pour évaluer et fournir les éléments au commissaire des impôts.

Entendu et après en avoir délibéré, le Conseil municipal décide ;

De proposer les noms suivants : voir tableau ci-joint.

Vote: 7 Pour 7 Contre 0 Abstention 0

  1. Vote des taux d’imposition 2014,

Vu le Code général des collectivités territoriales et notamment les articles L. 2121-29, L. 2311-1 et suivants, L. 2312-1 et suivants, L. 2331-3,

Vu le code général des impôts et notamment les articles 1379, 1407 et suivants ainsi que l'article 1636 B sexies relatifs aux impôts locaux et au vote des taux d’imposition,

Vu la loi n° 80-10 du 10 janvier 1980 portant aménagement de la fiscalité directe locale,

Vu les lois de finances annuelles,

Vu l'état n° 1259 portant notification des bases nettes d'imposition des quatre taxes directes locales et des allocations compensatrices,

Compte tenu de ces éléments, et après en avoir délibéré, le conseil municipal décide ;

De fixer les taux suivants

• Taxe d’habitation = 26,14%

• Foncier bâti = 35,77 %

• Foncier non bâti = 107,47 %

Ces taux s’appliquent sur la base d’imposition déterminée par les services fiscaux de l’Etat, en fonction du bien immobilier, et connaît chaque année, une revalorisation forfaitaire nationale obligatoire fixée par la loi de finances.

Vote: 7 Pour 4 Contre 0 Abstention3

Mr Petit rappelle quand 2013 il avait milité pour une diminution de ces taux, il reste sur cette position, mais compte tenu de la situation financière de la commune il ne se prononce pas contre mais s’abstient. Mr Rossi s’associe à la deuxième partie de cette déclaration.

  1. Vote des comptes de gestion 2013 :

BUDGET Principal

Monsieur le maire rappelle que le compte de gestion constitue la reddition des comptes du comptable à l'ordonnateur. Il doit être voté préalablement au compte administratif. Après s’être fait présenter les budgets primitifs de l’exercice 2012 et les décisions modificatives qui s’y rattachent, les titres définitifs des créances à recouvrer, le détail des dépenses effectuées et celui des mandats délivrés, les bordereaux de titre de recettes, de mandats, le compte de gestion dressé par le receveur accompagné des états de développement des comptes de tiers ainsi que les états de l’actif, du passif, des restes à recouvrer et des restes à payer,

Après s’être assuré que le receveur a repris dans ses écritures le montant de chacun des soldes figurant au bilan de l’exercice 2012, celui de tous les titres émis et de tous les mandats de paiement ordonnancés et qu’il a procédé à toutes les opérations d’ordre qu’il lui a été prescrit de passer dans ses écritures,

Considérant que les opérations de recettes et de dépenses paraissent régulières et suffisamment justifiées,

Après en avoir délibéré, le conseil municipal,

Approuve le compte de gestion du trésorier municipal pour l'exercice 2013 du budget principal. Ce compte de gestion, visé et certifié conforme par l'ordonnateur, n’appelle ni observation ni réserve de sa part sur la tenue des comptes.

Vote: 7 Pour 4 Contre 0 Abstention 3

BUDGET Eau et Assainissement

Monsieur le maire rappelle que le compte de gestion constitue la reddition des comptes du comptable à l'ordonnateur. Il doit être voté préalablement au compte administratif. Après s’être fait présenter les budgets primitifs de l’exercice 2012 et les décisions modificatives qui s’y rattachent, les titres définitifs des créances à recouvrer, le détail des dépenses effectuées et celui des mandats délivrés, les bordereaux de titre de recettes, de mandats, le compte de gestion dressé par le receveur accompagné des états de développement des comptes de tiers ainsi que les états de l’actif, du passif, des restes à recouvrer et des restes à payer,

Après s’être assuré que le receveur a repris dans ses écritures le montant de chacun des soldes figurant au bilan de l’exercice 2012, celui de tous les titres émis et de tous les mandats de paiement ordonnancés et qu’il a procédé à toutes les opérations d’ordre qu’il lui a été prescrit de passer dans ses écritures,

Considérant que les opérations de recettes et de dépenses paraissent régulières et suffisamment justifiées,

Après en avoir délibéré, le conseil municipal,

Approuve le compte de gestion du trésorier municipal pour l'exercice 2013 du budget eau et assainissement. Ce compte de gestion, visé et certifié conforme par l'ordonnateur, n’appelle ni observation ni réserve de sa part sur la tenue des comptes.

Vote: 7 Pour 4 Contre 0 Abstention 3

BUDGET CCAS

Monsieur le maire rappelle que le compte de gestion constitue la reddition des comptes du comptable à l'ordonnateur. Il doit être voté préalablement au compte administratif. Après s’être fait présenter les budgets primitifs de l’exercice 2012 et les décisions modificatives qui s’y rattachent, les titres définitifs des créances à recouvrer, le détail des dépenses effectuées et celui des mandats délivrés, les bordereaux de titre de recettes, de mandats, le compte de gestion dressé par le receveur accompagné des états de développement des comptes de tiers ainsi que les états de l’actif, du passif, des restes à recouvrer et des restes à payer,

Après s’être assuré que le receveur a repris dans ses écritures le montant de chacun des soldes figurant au bilan de l’exercice 2012, celui de tous les titres émis et de tous les mandats de paiement ordonnancés et qu’il a procédé à toutes les opérations d’ordre qu’il lui a été prescrit de passer dans ses écritures,

Considérant que les opérations de recettes et de dépenses paraissent régulières et suffisamment justifiées,

Après en avoir délibéré, le conseil municipal,

Approuve le compte de gestion du trésorier municipal pour l'exercice 2013 du budget CCAS. Ce compte de gestion, visé et certifié conforme par l'ordonnateur, n’appelle ni observation ni réserve de sa part sur la tenue des comptes.

Vote: 7 Pour 7 Contre 0 Abstention 0

BUDGET RMSL

Monsieur le maire rappelle que le compte de gestion constitue la reddition des comptes du comptable à l'ordonnateur. Il doit être voté préalablement au compte administratif. Après s’être fait présenter les budgets primitifs de l’exercice 2012 et les décisions modificatives qui s’y rattachent, les titres définitifs des créances à recouvrer, le détail des dépenses effectuées et celui des mandats délivrés, les bordereaux de titre de recettes, de mandats, le compte de gestion dressé par le receveur accompagné des états de développement des comptes de tiers ainsi que les états de l’actif, du passif, des restes à recouvrer et des restes à payer,

Après s’être assuré que le receveur a repris dans ses écritures le montant de chacun des soldes figurant au bilan de l’exercice 2012, celui de tous les titres émis et de tous les mandats de paiement ordonnancés et qu’il a procédé à toutes les opérations d’ordre qu’il lui a été prescrit de passer dans ses écritures,

Considérant que les opérations de recettes et de dépenses paraissent régulières et suffisamment justifiées,

Après en avoir délibéré, le conseil municipal,

Approuve le compte de gestion du trésorier municipal pour l'exercice 2013 du budget de la régie municipale. Ce compte de gestion, visé et certifié conforme par l'ordonnateur, n’appelle ni observation ni réserve de sa part sur la tenue des comptes.

Vote: 7 Pour 4 Contre 0 Abstention 3

  1. Vote des comptes administratifs 2013 et affectation de résultats:

BUDGET Principal

L’assemblée vote le compte administratif de l’exercice 2013 et arrête ainsi les comptes :

DEPENSES RECETTES

Section de fonctionnement : 835 129.05 1 332 490.63

Section d’investissement : 217 093.71 114 332.53

Mr le maire quitte la salle avant le vote à 22h20

Vote: 6 Pour 3 Contre 3 Abstention 0

Mr le maire rentre à 22h25

Le conseil municipal après avoir approuvé le compte administratif de l’exercice 2013 ce même jour,

Statuant sur l’affectation du résultat d’exploitation de l’exercice 2013

Constatant que le compte administratif fait apparaître :

Un excédent de fonctionnement: ............................................................. 497 631.58

Un déficit reporté de : ............................................................................ 1 158 355.23

Soit un déficit de fonctionnement cumulé de : ............................................. 660 993.65

Un excédent d’investissement de : .............................................................113 357.37

Un excédent des restes à réaliser de : ...................................................... 43 211.39

Soit un besoin de financement de : .......................................................... 0.00

DECIDE d’affecter le résultat d’exploitation de l’exercice 2013 comme suit :

RESULTAT D’EXPLOITATION AU 31 DECEMBRE 2013 : DEFICIT ............. 660 993.65

AFFECTATION COMPLEMENTAIRE EN RESERVE (1068) ................................. 0.00

DEFICIT REPORTE EN FONCTIONNEMENT (D002) ...................................660 993.65

Pas d’affectation de résultat de fonctionnement.

BUDGET Eau et Assainissement

L’assemblée vote le compte administratif de l’exercice 2013 et arrête ainsi les comptes :

DEPENSES RECETTES

Section de fonctionnement : 101 911.61 115 929.16

Section d’investissement : 92 219.68 23 153.25

Mr le maire est sorti pendant le vote à 22H40

Vote: 6 Pour 6 Contre 0 Abstention0

Mr le maire rentre à 22H45

Mr Petit et Mr Rossi déclarent qu’ils voteront pour malgré la charge de véhicule et de personnel qui leur semble minimisée par rapport à la réalité d’autant plus que le résultat cumulé (2012 2013)est de 247 142,62.

Mr le maire rentre à 22H45

Le conseil municipal après avoir approuvé le compte administratif de l’exercice 2013 ce même jour,

Statuant sur l’affectation du résultat d’exploitation de l’exercice 2013

Constatant que le compte administratif fait apparaître :

Un excédent de fonctionnement: ............................................................. 14 017.55

Un excédent reporté de : ..........................................................................240 687.00

Soit un excédent de fonctionnement cumulé de : ................................ 254 704.55

Un déficit d’investissement de : .................................................................. 14 353.13

Un excédent des restes à réaliser de : ...................................................... 6 791.20

Soit un besoin de financement de : .......................................................... 7 561.93

DECIDE d’affecter le résultat d’exploitation de l’exercice 2013 comme suit :

RESULTAT D’EXPLOITATION AU 31 DECEMBRE 2013 : EXCEDENT ............. 254 704.55

AFFECTATION COMPLEMENTAIRE EN RESERVE (1068) ................................ 7 561.93

RESULTAT REPORTE EN FONCTIONNEMENT(R002) .................................... 247 142.62

BUDGET CCAS

L’assemblée vote le compte administratif de l’exercice 2013 et arrête ainsi les comptes :

DEPENSES RECETTES

Section de fonctionnement : 0.00 0.00

Section d’investissement : 0.00 0.00

Mr le maire sort avant le vote à 22h50

Vote: 6 Pour 6 Contre 0 Abstention0

Mr le maire revient à 22h52

Le conseil municipal après avoir approuvé le compte administratif de l’exercice 2013 ce même jour,

Statuant sur l’affectation du résultat d’exploitation de l’exercice 2013

Constatant que le compte administratif fait apparaître :

Un excédent de fonctionnement: ............................................................. 0.00

Un excédent reporté de : .......................................................................3188.23

Soit un excédent de fonctionnement cumulé de : ................................... 3188.23

Un excédent d’investissement de : .......................................................... 0.00

Un excédent des restes à réaliser de : ...................................................... 0.00

Soit un besoin de financement de : .......................................................... …..0.00

DECIDE d’affecter le résultat d’exploitation de l’exercice 2013 comme suit :

RESULTAT D’EXPLOITATION AU 31 DECEMBRE 2013 : ........................................0.00

AFFECTATION COMPLEMENTAIRE EN RESERVE (1068) ............................. 3188.23

RESULTAT REPORTE EN FONCTIONNEMENT (D002) ................................... 0.00

BUDGET RMSL

L’assemblée vote le compte administratif de l’exercice 2013 et arrête ainsi les comptes :

DEPENSES RECETTES

Section de fonctionnement : 515 432.43 551 295.93

Section d’investissement : 0.00 0.00

Mr le maire sort avant le vote à 23h15

Vote: 6 Pour3 Contre 3 Abstention0

Mr le maire revient à 23h17

Le conseil municipal après avoir approuvé le compte administratif de l’exercice 2013 ce même jour,

Statuant sur l’affectation du résultat d’exploitation de l’exercice 2013

Constatant que le compte administratif fait apparaître :

Un excédent de fonctionnement: ............................................................. 35 863.50

Un déficit reporté de : ............................................................................ 58.25

Soit un excédent de fonctionnement cumulé de : ............................................. 35 805.25

Un excédent d’investissement de : .............................................................0.00

Un excédent des restes à réaliser de : ...................................................... 0.00

Soit un besoin de financement de : .......................................................... 0.00

DECIDE d’affecter le résultat d’exploitation de l’exercice 2013 comme suit :

RESULTAT D’EXPLOITATION AU 31 DECEMBRE 2013 : EXCEDENT ............. 35 805.25

AFFECTATION COMPLEMENTAIRE EN RESERVE (1068) ................................. 0.00

EXCEDENT REPORTE EN FONCTIONNEMENT (R002) ...................................35 805.25

  1. Vote des budgets

BUDGET Principal

INVESTISSEMENT

Dépenses 107 246.38

Recettes 194 005.37

FONCTIONNEMENT

Dépenses 1 300 028.66

Recettes 750 214.59

Vote: 7 Pour 4 Contre 3 Abstention 0

Mr Petit préconise la mise en place de carnets de suivi pour les véhicules. Mr le maire répond qu’il y a travail de réorganisation des services qui va se mettre en place pour le bien de la commune.

BUDGET Eau et Assainissement

INVESTISSEMENT

Dépenses 94 353.13

Recettes 94 353.13

FONCTIONNEMENT

Dépenses 363 242.62

Recettes 363 242.62

Vote: 7 Pour 7 Contre 0 Abstention0

Mr Petit et Mr Rossi déclarent qu’ils voteront pour malgré la charge de véhicule et de personnel qui leur semble minimisée par rapport à la réalité

BUDGET CCAS

INVESTISSEMENT

Dépenses 0.00

Recettes 0.00

FONCTIONNEMENT

Dépenses 3188.23

Recettes 3188.23

Vote: 7 Pour 7 Contre 0 Abstention 0

BUDGET RMSL,

INVESTISSEMENT

Dépenses 0.00

Recettes 0.00

FONCTIONNEMENT

Dépenses 679 100.25

Recettes 679 100. 25

Vote: 7 Pour 4 Contre 3 Abstention 0

Mr Petit émet des doutes sur une augmentation des recettes, pour 2014 de 95 000 euros, alors que les canons à neige n’ont pas beaucoup fonctionné, et que l’ouverture a été effective depuis le mois de Décembre.

Mr le maire fait part d’un certain réalisme dans la rédaction de ce budget.

7 . Démontage et vente du télésiège 2 places du « Refuge » (Pylônes, gares départ et arrivée),

Monsieur le Maire présente à l’assemblée la proposition de la société « téléski » pour le rachat du télésiège du refuge 2 places incluant le démontage, pour un montant de 25000.00 €

Après en avoir délibéré, le conseil municipal, décide de donner suite à cette proposition. Et d’autoriser le maire et ses adjoints à signer les documents relatifs à cette proposition.

Vote: 7 Pour 7 Contre 0 Abstention 0

  1. Proposition vente de coupes de bois ONF : Forêt de Puyvalador parcelles 1.1 et 2.1

Le conseil prend connaissance du projet d’inscription à l’état d’assiette de l’exercice 2015 par l’ONF des coupes suivantes : Parcelles 1.1 et 2.1 suivant le plan ci- joint

Après en avoir délibéré, le conseil municipal,

Accepte le projet d’inscription des coupes ci-dessus,

Demande que ces coupes soient mises en vente en 2015, sur la base des recommandations du responsable commercialisation des bois de l’ONF,

Confie à l’ONF la fixation du prix de retrait,

Donne pouvoir au Maire de fixer, en relation avec l’agent Responsable de la coupe ou, en son absence avec l’agence, la destination des produits accidentels mobilisables dans les coupes en cours et d’approuver le prix moyen unitaire de vente des bois à l’acheteur proposé par l’Office.

Vote: 7 Pour 5 Contre 0 Abstention 2

Mr Petit ,Mr Rosart(pouvoir) s’abstiennent.

  1. Proposition vente de coupes de bois ONF : Forêt sectionale de Rieutort parcelles 3.2, 3.3, 3.6 et 5.3

Le conseil prend connaissance du projet d’inscription à l’état d’assiette de l’exercice 2015 par l’ONF des coupes suivantes : Parcelles 3.2 3.3 3.6 et 5.3 suivant le plan ci- joint

Après en avoir délibéré, le conseil municipal,

Accepte le projet d’inscription des coupes ci-dessus,

Demande que ces coupes soient mises en vente en 2015, sur la base des recommandations du responsable commercialisation des bois de l’ONF,

Confie à l’ONF la fixation du prix de retrait,

Donne pouvoir au Maire de fixer, en relation avec l’agent Responsable de la coupe ou, en son absence avec l’agence, la destination des produits accidentels mobilisables dans les coupes en cours et d’approuver le prix moyen unitaire de vente des bois à l’acheteur proposé par l’Office.

Vote: 7 Pour 4 Contre 0 Abstention 3

Mr Rossi , Mr Petit et Mr Rosart(pouvoir ) s’abstiennent.

  1. Questions diverses

Mr le maire précise qu’après la fin de l’exploitation par le forestier les personnes de la commune peuvent aller récupérer du bois coupé sur les parcelles.

Demande d’implantation d’un rucher sur le domaine communal, accord de principe voir l’implantation.

SITV installation d’un point Wifi gratuit , avec une portée de 50 mètres. Pour la commune il faut deux points de diffusion. Un sur chaque village

La DSP, ou en est elle ?Question de MR Gérard Petit.

Nous sommes en attente de la réponse du tribunal administratif du 3 Juin . Pour la mise en place de la commission.

Mr Petit :Quand est-il du déneigement ? Un travail de réorganisation des services est en cours .

Mr Petit demande quand est-il de la mise en conformité du centre de vacances ? Le dossier est suivi.

Fin de la séance à 1h20

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Fables

Paroles du vent.

Les arbres s'agitent et leurs cimes ploient. Bruissent les feuillages, le chant de la soie.

Chaque âme immobile se cache et se protège du messager puissant qui porte les sortilèges.

Les roches s'animent d'obscures pensées que le vent voleur vient leur arracher.

Siffle la crevasse et gémit le sapin, l'homme se blottit au creux de son lit. Les racines s’agrippent au profond de la terre pour contenir l'élan qui grimpe et forcit chaque fois d'une nouvelle étape. Cette montée soudaine qui se fait par paliers trouve en l'arbre la force de résister.

La rivière frémit, se ternit et ses larmes s'envolent déviées de leur course vers le fond des vallées. La cascade s'émeut de son voile ondulant que la rafale soulève par la force du vent. Courent les pensées sur les cimes enneigées et basculent de l'autre côté.

Apaisé de se laisser aller sur les pentes sombres et déboisées, il poursuit son voyage difficile, celui d'un souffle léger qui se fait un passage dans d'obscurs paysages aux arbres décharnés. Plus vite encore lorsque sur l'étrange versant où il faut remonter, ne laissant nulle empreinte dans la roche première. Car le vent qui s'inverse tourbillonne soudain emportant la neige, effaçant son chemin.

Là bas si loin de la terre, dépassant les nuages vers des cieux infinis, le vent poursuit sa course en cherchant le remède à tous les maux des hommes qui se sont endormis.

Quant au petit matin, l'ombre se dissipe, alors chacun regagne son logis pour trouver dans le calme la force de recommencer.

Chaque vent a sa maison qu'une rose fleurie marque de ses pétales aux senteurs différentes qu'elle qu'en soit la saison.

Lorsque le voyage est fini, l'arbre s'abreuve à la source d'une vie enfin renouvelée.

Si parfois il fait doux et caressant de sentir le soleil, c'est bien parce que le vent apaise les tourments et que trop de chaleur nuirait à nôtre peau.

Plus rapide que les hommes et si vif que la pensée ne saurait le poursuivre, le vent échappe aux idées que se fait le passant.

Il traverse les murs et grave les montagnes d'une empreinte invisible.

Il porte l'essentiel pour que les hommes le connaissent. Bien qu'ils puissent en savoir le sens, courbés face à lui, ils tentent vainement que de le maîtriser.

Comme poussière leurs traces aussi s'effacent jusqu'au moindre souvenir que le vent fait périr. Si nous voulons le voir, alors nos yeux s'irritent des restes d'un passé tournoyant, désolé, dont les larmes aveuglent qui ne peut les fermer.

Alors ne reste sur la terre que celles du vent qui fait l'éternité...

Entends tu, si léger qu'il soit, qu'on ne le sente plus qu'il ne se voit ?

En chacun il soulève les pas et meut les voiles d'étranges navires qui font un homme libre s'il sait naviguer entre mers et rochers.

Par lui se fait entendre la vie qui recommence dans l'appel d'un enfant ou le chant d'une sirène que la marée amène au delà des rivages.

En fermant les yeux aux apparences trompeuses, nous le sentons dans cette vibration qui ouvre les consciences et permet le pardon.

Celui qui s'obstine à vouloir résister, force de s'épuiser y perdrait la raison.

Le vent rend fou bien plus que sage si l'on ne sait le sentir, l'entendre, plutôt que l'écouter.

D'Autan que la pluie par lui se renforce ou parfois se soulève de cette mer immense où elle trouve sa source, il abreuve et dessèche, tourmente et rassure. Du premier cri de l'enfant, il accompagne l'homme à sa dernière demeure de ce souffle qu'il quitte pour en trouver un autre.

Plus que celle des pères il est la voix des cieux qu'il visite. Son chant nous habite si nous ouvrons notre cœur aussi intensément que ce feu qu'il agite.

Il fait danser la flamme et emporte les cendres ne laissant au foyer qu'un brandon consumé.

Vent qui souffle en silence parfois, ou qui bruit dans les cimes immenses des arbres de ce monde. Toi qui sais la colère comme la peur, qui ne sont qu'illusions passagères construites par d'éphémères pensées.

Souffle sur nos âmes pour les débarrasser de ces choses encombrantes qui nuisent à l'amour et empêchent de rêver.

Vent doux ou puissant soulevant les montagnes, emportant la fumée, laisses dans nos vies l'envie et la force de semer.

Paroles du vent en mélodies sauvages qui apaisent les maux par d'autres paysages. Lorsque tu souffles dans les instruments, il naît une harmonie qui en fait des géants. Paix pour les âmes bercées et justesse aux hommes de bonne volonté par le gré de ce vent qui les visite et qui les fait chanter.

Alors, l'enfant s'endort sur la verte prairie, lové dans cette mousse légère dont il a fait son nid...

Pour que retombe le silence d'un doux repos sur notre maison, cette fable suspend l'inspiration que le vent souleva.

L'oiseau s'est endormi espérant un autre jour pour reprendre son vol sous le souffle léger que la nature lui offre.

Passagers du vent sous la voile gonflée, il est toujours un port pour se réconforter.

Demain sera toujours demain et je souhaite bon vent à tous les marins.

G.

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Fables

Nuage...

Un nuage passe dans l'azur en étirant sa crinière. Il glisse sur l'immensité, emportant avec lui les rêves de tous les enfants de ce monde.

Cheval ailé, ou forme claire, il parcourt la terre, mosaïque éphémère de nos vies illusoires.

Si le souffle vient à hésiter, il s'arrête et parfois se dissipe. Mais voilà que plus loin il renaît encore du souvenir d'une ombre ou à l'approche d'un aigle.

Voyageur éternel, rien ne lui échappe. Sous la lune il emplit l'espace de la noirceur silencieuse de nos paupières ensommeillées.

Vagabonde sur la verte prairie, passant des forêts de sapins aux dernières neiges, il se joue du soleil faisant croire aux isards l'approche d'un ours brun ou de quelque chasseur.

Il caresse la toison duveteuse du mélèze et dorlote la mésange buissonnière.

Le merle s'efface et la pie se partage ne laissant que la blancheur de sa robe accrochée aux branches du sureau.

Parfois il enfle et démesure, s'emplissant jusqu'à l'horizon d'une voûte aux piliers enneigés et aux pentes dorées par les genêts en fleurs.

Alors, il ouvre ses portes invisibles et la terre boit avide l'averse bienfaitrice.

Un nuage passe dans le ciel immense. Dans son cœur une étoile s'immisce pour que la nuit s'entendent ceux que l'ombre sépare.

Sa lumière vibre tel un cœur affolé qui sombre dans l'oubli pour ne laisser qu'aux hommes le souvenir défunt des âmes envolées.

Nuage qui ramène les esprits égarés de ces terres lointaines où elles étaient captives. Toi qui sais l'inverse du mirroir où tu puises l'origine de notre firmament.

Nuage qui énivre de couleurs flamboyantes un ciel qui se meurt dans un autre qui nait.

Toi qui grondes sous le feu de la colère céleste et projettes la foudre alentours.

Nuage paisible qui cache bien ton jeu sous d'apparentes langueurs plaisantes aux amoureux.

Nuages de mes rêves et ceux de mes pensées qui fleurissent au ciel d'une étrange fumée.

Nuage d'un jour ou même d'une nuit que nos prières de paix accompagnent au delà des limites de nos destinées.

Au dessus de toi où il fait toujours beau, la mer puise sa couleur à l'infini lumineux et parfois si obscur.

Que le ciel semble vide lorsque tu n'est pas là pour nous faire rêver de ces bateaux immenses, voiliers sans attache et fantômes d'un jour qui parlent à nos âmes de leur dernier voyage.

Glisse sur le monde enchanté de ces enfants qui rient au passage d'un être changeant sans cesse de forme ou même de couleur.

Avec toi vit la vie qui se meut et respire de tes élans fantastiques en plongeant dans l'invisible d'un temps renouvelé.

Laissons le rêveur à ses chimères magiques et l'enfant aux contes de fées. Marcheurs impénitents, parfois levons le nez et sourions aussi à l'éphémère beauté.

Un nuage est passé et la vie suit son cours hors des sentiers battus par de tristes semelles dont la trace s'efface sous le vent du destin.

Nuage dans le ciel ou la tasse de thé qui laisse au matin l'illusion d'un parfum, donnant envie de continuer son chemin dans les cieux innocents.

G.

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Histoire Patrimoine

Quand il fait aussi beau que ces temps ci, tout est permis !

Si cap lluner nó ha emplènat al graner (si aucun qui suit les lunaisons n'a rempli le grenier), c'est bien parce qu'en Capcir, l'on doit saisir l'occasion dès qu'elle se présente.

Antan, on plantait les patates pour la foire de Quérigut et si possible en lune descendante.

Il vaut mieux tenter le coup de planter lorsque la terre s'y prête que d'attendre la bonne lune et n'avoir qu'un bourbier comme terrain !

L'an passé ceux qui ont loupé le coche n'ont planté qu'en Juin et donc ramassé au mois d'Octobre la récolte si prisée des Capcinois.

Espérons que cette année ne verra pas autant de dégâts que ceux que nous avons supporté...

Certes, nous constatons moins d'indices de présence de la gente cervidé et des compagnies de sangliers Les prédations et prélèvements des chasseurs y sont pour quelque chose en plus de ces hivers longs et rudes. Chaque année apporte ses maux...

Fil de fer, mildiou, gelées, inondations, au final, difficile de produire suffisamment pour ne pas être de perte. C'est la rude vie du Capcir et de ses habitants !

Alors, l'on fait ce que l'on peut, du mieux que l'on peut et advienne que pourra !

La joie de mettre en terre les espoirs et la patience de les cultiver n'enlèvent en rien à la fatigue du labeur. Longues journées qui se voient radieuses d'un temps magnifique dans un paysage sublime, mais épuisantes aussi...

Nous ne profitons du paysage que lorsque le sillon se termine et que l'on peut lever les yeux vers les cieux bienveillants.

D'ici l'automne, bien de l'ouvrage pour accompagner cette terre dans sa gestation si fragile. Au bout, les amis et quelques repas partagés qui renforcent le sentiment de vivre la tradition Capcinoise. Chacun repartira avec ses sacs et même loin des terres noires, le goût des gratins et autres préparations le ramènera vers le pays difficile où chacun connait le prix de vivre et le bonheur d'y forger son destin.

Bonne semaine à tous et bonnes plantations !

G.

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité

Une réunion du conseil qui n'augure rien de bon...

Démontage du patrimoine forestier et des pylônes du télésiège 2 places.

L'exploitation des parcelles fait elle partie des rentrées enregistrées au compte d'une soi disant "régie aux comptes équilibrés" ?

Mais aussi vote des budgets...sincères ?

La convocation ci dessous...

.

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Un texte envoyé par Georges et qui amène réflexion sur les versants de nos comportements...

S'Adapter est le maître des mots de l'évolution, mais il n'en est que plus beau lorsqu'il suit vertus et valeurs humaines...

Il ne se conjugue vraiment et efficacement qu'à la forme pronominale.

Cependant comme on dit par ici "-May d'un bourró en faras un cavall de coursa !".

Ce qui veut dire que jamais d'une bourrique l'on ne peut en faire un cheval de course et plus encore qu'il n'est pire sourd que celui qui ne veut entendre.

Bien que celui qui ne peut, puisse au moins essayer de comprendre avec d'autres moyens dont il dispose...

Contre mauvaise foi, bon cœur !

Une démarche qui dénote un engagement autre que l’ego-centrisme ou celui linéaire n'amenant que les perspectives classiques d'opposition : "Bon, mauvais, Blanc, noir"...

Entra poc y massa, la vida passa !

(Entre peu ou prou, la vie trouve son chemin d'équilibre, autrement dit la vérité est plurielle dans le mouvement issu d'un mécanisme résultant lui même d'un ensemble de forces en présence !).

Comme quoi, ces Catalans, ce n'est pas pour rien si d'un âne ils en ont fait le symbole de la sagesse qu'ils cultivent en philosophes de la vie !

Un âne qui ne sait pas grand chose, mais qui en connait bien plus qu'on ne le pense...

G.

Les trois stratégies de vie

Barka est un Sage africain. Il tient un billard quelque part sur le Vieux Continent. Un jour, trois jeunes viennent le trouver. « Nous avons un problème avec notre ami un tel , qui est dominateur, agressif, intolérant. Nous ne sommes pas d’accord sur la façon de réagir. »

« Il faut l’affronter, dit Arthur. D’abord gentiment, en lui disant ce qui nous dérange dans sa façon d’agir et en essayant de le convaincre de changer. Et si ça ne marche pas, il faut entrer dans une confrontation plus dure et ne plus se laisser faire. Devenir agressif si nécessaire. » « Je crains, dit Peter, que ça ne déclenche un conflit ou de la violence. Je n’aime pas ça. Il vaut mieux, s’en éloigner, l’éviter. » « C’est notre ami, dit Claudio, nous ne devons pas le rejeter. Je préférerais qu’on cherche à l’accepter comme il est. »

« Vous avez tous raison, dit Barka. Faire face, affronter, agir pour changer ce qui ne vous convient pas est une bonne chose. Mais si vous échouez, prenez garde que l’affrontement ne se transforme en acharnement ou en violence. Il vaut alors mieux lâcher prise et choisir une autre stratégie : l’évitement, l’éloignement, la fuite. » « Je n’aime pas cela, dit Claudio. L’évitement est pour moi une forme de facilité, de démission, de lâcheté. » « Si c’est la peur de l’affrontement qui te pousse à fuir, dit Barka, tu as raison de penser cela. Mais si tu as tout tenté pour changer les choses, sans succès, ou que continuer à faire face est au‐dessus de tes forces, l’évitement devient un bon choix. »

« Et il y a encore une troisième option : l’acceptation. Quand on ne peut ni modifier ni éviter une réalité désagréable, il faut apprendre à l’accepter. » « C’est de la soumission ou de la résignation, dit Arthur. Cela ne me convient pas. » « L’acceptation n’est pas de la résignation, dit Barka. » « Quelle est la différence, dit Arthur ? »

« Si tu ne peux ni changer la réalité ni l’éviter, dit Barka, il faut changer tes attentes ou ton idéal, en faire le deuil, apprendre à accepter et aimer la réalité comme elle est. Et c’est lorsque tu ne peux ou ne veux changer ni la réalité ni ton idéal que tu te condamnes à la résignation, c’est‐à‐dire à la frustration et à l’impuissance. »

« Chaque fois qu’une réalité nous est contraire, nous avons ces trois choix, demandèrent les trois amis ? » « Oui, dit Barka. Vous avez le choix entre l’affrontement, l’évitement et l’acceptation. Ou leur face sombre : la violence, la démission, la résignation. À vous de choisir judicieusement. »

Et Barka servit à nos trois jeunes une boisson revigorante dont lui seul avait le secret.

Source : Charles Brulhart -

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité

Un article de Pierre Pouchairet qui amène une autre vision de l’événement. A lire et à méditer...

AFGHANISTAN – La défaite afghane

ON MAY, 2014AFGHANISTAN

Le 11 septembre 2001 a ouvert une porte vers une nouvelle ère, celle des campagnes de reconquête du Moyen-Orient par l’hyper-puissance états-unienne, au nom de « la guerre contre le terrorisme ». Une ère de conflits parfois illégaux, qui ont déclassé l’Organisation des Nations unies ; en 2003, les États-Unis et une poignée d’alliés, qui se définissaient comme la « Communauté internationale », envahissaient l’Irak, sans accord du Conseil de Sécurité de l’ONU. Deux ans auparavant, Washington survenait dans l’Afghanistan des Talibans, le seul obstacle entre les réserves pétrolières et gazières dont regorgent les républiques ex-soviétiques d’Asie centrales et les ports de l’allié pakistanais, Gwadar et Karachi. Une entreprise hasardeuse, aujourd’hui remise en question…

2014, année d’élection en Afghanistan, mais aussi année du retrait définitif des forces internationales, dont beaucoup n’ont pas attendu cette date pour quitter ce qui était devenu aux yeux de leur population le « bourbier afghan ».

Sans vouloir me poser en analyste de la guerre en l’Afghanistan et des causes profondes de l’échec international, c’est en tant que témoin et acteur de la coopération française dans ce pays, pendant près de cinq années, de mars 2006 à septembre 2010, que j’ai tenté de préciser mon sentiment sur notre action et ses « résultats » (NDLR : Pierre POUCHAIRET est l’auteur de Des flics français à Kaboul, Paris, La Boîte à Pandore, 2013).

La bascule

Michael Alexander Barry, dans Le royaume de l’insolence, a écrit : « la nouvelle guerre d’Afghanistan fut sans doute perdue le 29 mai 2006, car cette date de défaite politique réelle de l’intervention occidentale en vaut bien une autre : jour fatidique où un camion militaire américain, roulant comme d’accoutumée beaucoup trop vite dans son angoisse des attentats, écrasa cinq passants dans les rues bondées de Kaboul et provoqua des émeutes antioccidentales et antigouvernementales dans toute la capitale. » Je souscris totalement à cette analyse : arrivé quelques mois auparavant, j’ai été témoin des événements en question, de la dégradation continue de la situation sécuritaire et du rejet croissant de la population à notre égard qui l’ont suivi.

J’avais, d’ailleurs, envisagé d’intituler mon livre La Bascule, tant je pensais que cette date marquait le début de notre chute.

En 2006, la situation sécuritaire n’apparaissait pourtant pas comme un problème insurmontable. La vie était plutôt douce pour les expatriés, et particulièrement pour nous, Français, qui n’avions pas de consignes à respecter et pouvions nous promener où bon nous semblait dans Kaboul et ses environs.

Les Kaboulis ne regrettaient pas la chute du régime des Talibans. Mais leurs attentes se faisaient de plus en plus pressantes : si la capitale profitait financièrement de la présence étrangère, créatrice d’emplois, les Afghans attendaient et espéraient plus, et surtout plus vite. Après cinq ans, leur vie avait peu changé et les besoins les plus élémentaires n’étaient toujours pas assurés. Il n’y avait pas plus d’électricité que par le passé ; les gens manquaient d’eau ; le niveau d’éducation ne s’améliorait pas… La confiance envers les dirigeants s’était évaporée en raison d’une situation économique catastrophique qui ne semblait d’ailleurs pas avoir les mêmes effets pour tout le monde ; les hommes politiques, les ex-seigneurs de la guerre et les trafiquants de drogue se faisaient construire des palais dans le centre-ville. Le découragement de la population n’était pas loin ; et certains, lassés du spectacle donné par une classe dirigeante corrompue et considérée comme étant à la solde de l’étranger, finissaient par idéaliser la droiture des Talibans.

Dans ce contexte, le coup de tonnerre du lundi 29 mai 2006 peut tout à fait être considéré comme le moment où tout a basculé et où fut consommée la rupture entre Afghans et étrangers, chacun se repliant sur lui-même par peur ou rejet de l’autre. L’idée que les États-Unis et leurs alliés étaient une force d’occupation que la nation afghane allait repousser, comme elle l’avait déjà fait de l’Empire britannique et de l’Union soviétique, s’installa progressivement dans les esprits comme un espoir porteur de fierté.

Le départ de la coalition sera, sans nul doute, vécu par beaucoup d’Afghans comme une victoire nationale remportée sur l’impérialisme américain et, ce jour-là, la population, dans son ensemble, se sentira la fibre talibane ! Même si elle devra déchanter par la suite et si une partie des Afghans a profité pleinement de la présence étrangère.

Je me souviens d’une réflexion de mon secrétaire afghan, alors que nous passions devant un cimetière de chars russes, où rouillaient plusieurs dizaines de tanks et de véhicules blindés de l’armée ex-soviétique… Il lâcha : « Voilà ce que les Afghans ont fait des Russes, et j’espère qu’il y aura bientôt les véhicules des Américains et des autres coalisés à cet endroit. » Lui-même et l’ensemble de sa famille profitaient pourtant pleinement de la coopération internationale, après plusieurs années passées dans un camp de réfugiés au Pakistan durant l’ère des Talibans.

Les Occidentaux sont aujourd’hui considérés comme des envahisseurs et leur départ ressemblera à un aveu d’échec.

Après 2006, il n’y eut bien que l’OTAN et quelques chancelleries pour trouver que la situation sécuritaire s’améliorait. J’aimais ce langage optimiste qui perdure encore aujourd’hui et consiste à présenter un nouvel attentat comme « le dernier soubresaut d’une rébellion agonisante ».

Une vue qui est à chaque fois moins convaincante…

Quel revers pour tous les États qui ont versé le sang de leurs soldats, en pensant libérer les Afghans de la tyrannie talibane !

Les raisons de notre échec sont multiples

1. Un mauvais choix de nos interlocuteurs…

Les Américains ont dès le départ cherché à imposer des élites afghanes qui seraient leurs interlocuteurs privilégiés.

Les moudjahidines, ces résistants qui avaient combattu pour l’indépendance du pays contre les Russes puis contre le pouvoir des Talibans, ont été délibérément écartés au prétexte qu’ils n’étaient pas suffisamment éduqués et, sans qu’on le dise clairement, ne parlaient pas anglais. « Handicap fondamental », pour gérer le futur de l’Afghanistan, censé devenir en quelques années, grâce au soutien de la communauté internationale, un État démocratique.

Un tel état d’esprit n’a fait que créer des tensions envers les nouveaux tenants du pouvoir installés à Kaboul, les libérateurs internationaux qui les soutenaient et les anciens chefs de guerre, refoulés dans leurs provinces au sein de leur tribut (dont ils bénéficiaient de l’indéfectible appui, produit d’une confiance clanique acquise au fil des siècles).

Résultat : les cadres actuels -qu’il s’agisse des hommes politiques, des généraux ou des hauts fonctionnaires- sont majoritairement d’anciens expatriés qui ne bénéficient d’aucun soutien populaire et seront peu enclins à défendre l’État si celui-ci est menacé.

Ils préféreront sans nul doute s’en retourner au plus vite dans leur ancienne patrie d’accueil en Europe, aux États-Unis, dans les Émirats arabes unis, ou encore au Pakistan….

2. L’État afghan n’a jamais véritablement existé.

S’il existe une véritable fibre nationale, il n’existe pas pour autant un attachement à une autorité centrale.

Chaque région a toujours eu à sa tête des chefs de clans, de tribus, ou d’anciens chefs de guerre. Bon nombre d’entre eux sont, d’ailleurs, représentés au Parlement.

La fierté de la population, son ancrage religieux et le poids des traditions rendent le pays imperméable à toute implication étrangère.

3. L’importance des revenus engendrés par les trafics…

Les enlèvements, la corruption et toutes les activités criminelles laissent peu de place à la recherche d’activités lucratives légales.

La production d’opium reste largement supérieure à la demande mondiale, même si elle stagne depuis plusieurs années, aux environs de… 6.000 tonnes annuelles !

4. La présence militaire étrangère en Afghanistan a souffert du parallèle qui l’assimile, dans l’esprit de beaucoup en Europe et aux États-Unis, à la campagne irakienne.

Les gouvernements occidentaux, victimes du déficit de pédagogie mise en œuvre auprès de leur population, se sont trouvés contraints pour des raisons de politique intérieure de rapatrier peu à peu leurs militaires. Et ce retrait a des allures de défaites…

Il n’y a pourtant rien de comparable entre les deux « aventures ».

En Irak, de « fausses bonnes raisons » ont provoqué le renversement d’un État solide et son remplacement par une autorité contestée incapable de faire cesser les troubles… Tout peut laisser supposer que le régime de Saddam Hussein n’aurait pas survécu à un printemps arabe et que l’implication américaine n’avait aucune raison d’être pour un aussi piètre résultat.

L’investissement afghan aurait peut-être pu se limiter à des frappes chirurgicales (comme savent en faire les Israéliens lorsqu’ils visent leurs ennemis), pour éliminer Ben Laden ou le Mollah Omar. Mais, aujourd’hui, le retrait des forces de la coalition laissera le champ libre aux talibans ; et il y a de bonnes raisons de penser que le pays redeviendra rapidement un foyer d’accueil pour le terrorisme international.

5. Notre empressement à vouloir réussir et imposer nos vues.

Pétris de bonnes intentions, mais pressés par des raisons financières et économiques, nous avons sombré dans un nouveau colonialisme, qui a consisté, plutôt qu’à laisser évoluer les populations à leur rythme, à imposer nos vues, à savoir un État centralisé, la démocratie, un système juridique calqué sur celui que nous connaissons en occident, la promotion du rôle de la femme dans la société…

En dehors de Kaboul, toutes ces tentatives de réformes se sont heurtées à l’incompréhension de la population rurale, empreinte de traditions féodales peu perméables aux changements.

Aujourd’hui, dans une ambiance troublée, alors que les Talibans sont à l’affût, les élections présidentielles se révèlent une péripétie de plus.

Les Afghans considéraient le premier président de l’ère post-Talibans, Hamid Karzaï, comme un fantoche à la solde des Américains ; et les hommes politiques, comme des gens corrompus qui passent leur temps à se remplir les poches au détriment de la population.

Dans ce contexte, l’intérêt porté à l’élection est encourageant. Mais seul l’avenir nous dira si le candidat élu sera à même d’apporter à la population les réponses qu’elle attend et de maintenir l’unité du pays.

PIERRE POUCHAIRET

Commandant de la Police judiciaire (France) Chargé de la coopération française en Afghanistan (2006 à 2010)

Le lien à surligner et taper accéder à : http://lecourrierdumaghrebetdelorient.info/afghanistan/afghanistan-la-defaite-afghane/

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Et ça continue !

G

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Cigognes en Capcir.

C'est un peu comme si les giboulées de Mars jouaient les prolongations...

Il neige fort, puis ça se calme. Le vert tendre tente encore de s'affirmer. Pourtant c'est bien le printemps, oui mais le printemps Capcinois surprenant et si difficile pour les oiseaux de passage.

Un groupe de cigognes peinait sous les rafales de neige lourde et cherchant un répit se posa sur les terres du Capcir plus inhospitalières que reposantes...

Fugace instant si véritable, saisissant l’âpreté d'une saison versatile...

Les cigognes continueront leur éternel retour vers l'Alsace et d'autres s'en iront chercher d'autres cieux plus cléments et surtout moins fiscalisés !

G.

Cigognes en Capcir.
Cigognes en Capcir.
Cigognes en Capcir.
Cigognes en Capcir.
Cigognes en Capcir.
Cigognes en Capcir.
Cigognes en Capcir.
Cigognes en Capcir.
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Cigognes en Capcir.
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Cigognes en Capcir.

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