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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #nature
Meschers, Talmont, la Charente Maritime Girondine...

Partagée entre ses cultures, le vent de ses moulins et l'onde prometteuse de ses pêches au carrelet, il est une terre d'ouverture à la lumière et au pèlerinage.

Large ouverture aux éléments, là où tout se marie et se complète, il suffit de s'y plonger pour que ces lieux magiques se mettent à parler.

Une invitation aux voyages depuis la terrasse de Meschers et c'est vers Talmont que les anciens se dirigeaient pour passer la Gironde en bac vers St Jacques de Compostelle.

Cette large embouchure que remontent le mascaret et d'étranges poissons revenus d'Afrique, grognants plus que grognons, que sont les "courbines" aussi appelés Maigres. Les Esturgeons aussi venaient fréquenter l'ouverture vers ce destin funeste qui fit de leur caviar un calvaire.

Là, bien des traditions et Bordeaux le rappelle du fond de la Gironde en étalant au soleil grandes façades claires et antiques commerces qui firent de la ville une étrange princesse aux courtisans éclairés.

La Charente se visite mais garde ses secrets dans les replis d'une robe faite de mouvements. Terre de savoirs faire et fleuve de courage, elle enfanta une autre vision que celle qui fit commune la pensée communautaire.

Décentralisation et respect s’initièrent en visions de progrès par un fédéralisme qui manque de se concrétiser.

Les jacobins sont venus en costumes de guerre pour ravager tout espoir de salut et si cette terre se mérite, elle porte encore les traces des souffrances d'antan.

Ignominies d'une terreur qui firent des Vendéens la légende vivante d'une réaction au bouleversement. Il demeure encore quelques moulins aux ailes fracassées, témoins de messages aux troupes royalistes dont beaucoup se turent sous la coupe des colonnes infernales.

Paisible sous un ciel si doux et l'étale que la marée confère lorsqu'elle vient s'apaiser en nous montrant la terre, elle est un nid creusé dans les falaises et aussi élevé, ce détachement qui crée les ouvertures.

Si l'aventure vous dit, Montaigne, Mauriac ou peut être même Mitterrand sous leurs regards de plumes sauraient caresser une image proche de la réalité.

Mais rien ne vaut le voyage que l'on fait par soi même, aussi je vous y invite si d'aventure la route pourrait vous y mener...

G.

Meschers, Talmont, la Charente Maritime Girondine...
Meschers, Talmont, la Charente Maritime Girondine...
Meschers, Talmont, la Charente Maritime Girondine...
Meschers, Talmont, la Charente Maritime Girondine...
Meschers, Talmont, la Charente Maritime Girondine...
Meschers, Talmont, la Charente Maritime Girondine...
Meschers, Talmont, la Charente Maritime Girondine...
Meschers, Talmont, la Charente Maritime Girondine...
Meschers, Talmont, la Charente Maritime Girondine...
Meschers, Talmont, la Charente Maritime Girondine...
Meschers, Talmont, la Charente Maritime Girondine...
Meschers, Talmont, la Charente Maritime Girondine...
Meschers, Talmont, la Charente Maritime Girondine...

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #nature
Biches au gagnage.

Petit matin serein et vertes prairies...

De belles biches jouent à se faire peur et gambadent gaiement. Le spectacle plein de joie s'offre aux éclaircies matinales.

Prudence cependant, au moindre mouvement, au moindre bruit, le couvert est là tout proche pour offrir refuge et échappatoire.

G.

Biches au gagnage.
Biches au gagnage.
Biches au gagnage.
Biches au gagnage.

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #nature
champignons ?

Pluie fine, intense et du soleil sur une terre chaude...

Nul doute, si le vent d'Espagne ne vient pas tout dessécher qu'une belle pousse de champignons se prépare !

Qui plus est, nous entrons en lune descendante et croissante.

Les fumets se joindront ils aux vapeurs forestières ?

G.

champignons ?
champignons ?
champignons ?
champignons ?
champignons ?

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Fables
Belle île, l'île aux sages.

L'île aux sages.

- "Qué d'neuf ?"

Je connais une terre, comme ici solitaire, que le ciel visite et dont la vibrante énergie lui provient de la mer.

Autrefois convoitée par les hordes du Nord, elle fut un port tout autant qu'un donjon.

Plateau émergeant du mystère aux vagues assaillantes, elle résiste au temps et n'offre à l'homme que d'étranges attitudes entre drame et comédie.

La grande Sarah Bernard y trouva un refuge en un fort intérieur d'où fusent les pensées comme vagues aux rochers de la pointe des Poulains.

Désertée autrefois bien que souvent conquise, sous l'âpre pauvreté d'un sol offert aux embruns salés sa terre maigre ne pousse qu'à faire de son mieux.

La perfection illusoire n'a pas de prise sur les caractères des îliens implantés.

Le regard en oblique ils recherchent par quel aplomb se fait le niveau audacieux de venir visiter cette terre sauvage. Méfiants parfois de par cette attitude que cultivent les passants qui ne laissent qu'amertume là où d'autres cultivent leur joie.

Les Acadiens ouvragent redécouvrant toujours la beauté de ces paysages comme celle d'un premier amour toujours renouvelé.

Trois hectares de pâtures, trois pour les céréales et trois de landes aux genets épineux pour chauffer un foyer difficile et qui se contente du peu.

Un tas de pierres brutes ou une maisonnette en guise de chaumière pour vivre sous le vent une vie qui s'attache au moindre enrochement.

Falaises découpées dans un schiste argenté offrant quelques menues plages de sable doré, ses vallons y conduisent, offrant la surprise au détour d'un chemin ou derrière un rideau de roseaux complices du secret.

Rien n'est jamais bien loin, ni l'océan ni le village voisin.

Dans le cœur, deux pierres antiques, Jean et Jeanne qui ne se rencontrent que la nuit sous la voûte étoilée. Le jour est fait pour voir et la nuit pour s'entendre...

L'île entière cache ses trésors sous d'apparentes épines aussi dures que le socle rocheux de ses remparts. Sous les genêts acérés, quelques cercles magiques dont les anciens usaient pour mesurer le ciel et savoir ses secrets. L'horloge naturelle aux heures régulières ne se visite plus. Pour autant les oscillations des vagues impriment encore un rythme prenant que celui qui voyage s'y perd pour mieux se retrouver.

Inaccessible parfois lorsque gronde l'Océan, que le vent forcit en ployant le moindre taillis, elle devient un asile pour les cœurs tourmentés.

Belle par sa solitude qui rapproche les êtres dans ce qu'ils ont d'humain, faisant par la nécessité des frères de parents éloignés. Chacun sait son voisin et le service est courant de le renouveler. Entre mer et rochers les araignées ne tissent pas de toile sinon celle de festins appliqués dans la simplicité et la chaleur des petites maisons.

Chacune est un secret blotti au creux de l'île et qui se garde bien de par trop s'exposer aux vents si ravageurs.

Le sourire est modeste et franche la poignée de ce peuple farouchement amoureux de son bastion de pierres lié par un ciment que l'on vit d'amitié.

Parfois sous l'étale au coucher du soleil monte en silence un courant profond et puissant entrant dans des cavernes qu'il ébranle d'un tonnerre subit.

Antre de dragons qui ont fui la lumière, elles résonnent jusque dans les cœurs qu'elles soulèvent, imprimant cette crainte sincère et humble face à l'inconnu qui sommeille en chacun.

L'air vibre de cette énergie prodigieuse qui communique la fièvre. Alors, désireux de la vie si fragile, le rythme s'accélère.

Pas de temps à perdre car il faut saisir ce qui s'offre comme ce cadeau éphémère, beau de sa rareté, que parfois l'on s'attarde à mieux en profiter.

Sur la lande étalant sa verdeur comme insolentes et radieuses émeraudes ravies aux océans, quelques touristes en guise de moutons. Remués et pathétiques, se noyant dans le sang du meurtre renouvelé, ils partagent blottis la plongée de l'astre flamboyant au pays des enfers.

Une roche surgie du plus profond des ages semble inviter au silence que le vent assiège en sifflant sur les créneaux sombres des falaises.

La fraîcheur frémit et les cœurs se rapprochent recherchant la chaleur disparue de l'astre englouti. Dans le ciel si pur quelques goélands patrouillent. Voltigeurs téméraires, ils nous rendent ridicules de nos pas malhabiles par cette peur que l'on construit du vide et de ses précipices.

Solitude encombrée de tant de sentiments qu'il faut taire pour que mieux s'écouter, l'heure en devient grave d'autres réalités.

Les fantômes d'antan ont repris les chemins et hantent les buissons de ténébreuses complaintes. Un lièvre s'y attarde en craignant que la lune ne révèle son ombre d'infortune. Il fuit sitôt la lumière Sélène vers l'épaisseur d'une culture ou les bras d'une fée. Morgane viendra bien avec la lumière qui baisse en délaissant son costume dont elle se vêtait quant elle était Vivianne.

Terre au dessus des eaux comme ici solitaire ce plateau du Capcir dont la surface rappelle celle de ce monde éloigné et si proche que souvent les hommes tentent de l'apprivoiser. Farouches et sincères l'une et l'autre comme ces deux pierres dressées qui ne se rencontrent que la nuit, ce sont des vaisseaux de lumière à qui sait les voyager.

De Belle Île la bien nommée à celle qui enchante au dessus des terres, il est un chemin de mystères étendu dans la nuit. Un voile qui surplombe l'apre réalité mais qui tisse le rêve de diamants éblouissants.

Sous la voie lactée, l'invitation est grande pour mieux se retrouver.

La traversée enchante que ce soit celle du Carcannet magique où celle de la mer qui unit le vieux continent au monde féerique.

Invités voyageurs, surtout soyez prudents car la beauté des sites ne tient à quelques fragiles fleurs qui se fanent sitôt qu'on les froisse.

Si vous êtes attentifs et sereins l'aventure fera de vous un pont entre terre et azur, entre mers et rochers que la marée inonde de sentiments profonds.

Il suffit de savoir fermer les yeux pour mieux voir l'essentiel qui luit en chacun comme astre en plein ciel.

Alors n'hésitez plus et partez sur les routes de l'été qui voyage vers un hiver encore lointain. Une île vaut bien le détour comme une haute terre !

Si en plus elle est belle, vous n'en serez que ravis hors de ce quotidien qui cultive l'ennui.

Bon voyage et bon vent dans tous les paysages qui emplissent de rêve les voiles du chaland !

G.

Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
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Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.
Belle île, l'île aux sages.

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Fables

Fleuve.

Paisible comme endormi au pied des grands saules pleureurs, le fleuve somnolait en rêvant aux ombrelles d'autrefois. Là où quelques bouquets de nénuphars étalaient feuilles au soleil de Juin, là, un air d'accordéon faisait valser de jeunes filles aux parfums de roses fraîches. Chaque pas soulevait une dentelle et chaque regard langoureux emporterait un cœur vers les lits de sable où il viendrait s'échouer.

Alors, dans un imperceptible remous, une autre valse de l'oubli languirait à plaisir sous l'ombre des géants assoupis.

La guinguette souriante est encore fermée. Ses planches recouvertes d'une mousse dorée appellent vers des rêves d'antan que la péniche lente vient troubler d'une vague insolente.

Chemises ouvertes comme voiles au vent d'été, les moissonneurs tourbillonnent serrant tailles fines comme gerbes d'épis. Valsent les cœurs et les robes légères dans ce bal enfantin offert au gré du temps.

Prés du comptoir fané, une coupe poussiéreuse assoiffée de vin blanc et de santés à la jeunesse de vivre et la joie d'être aimé.

Elle attend l'ivresse qui chavire dans un oui avoué et regrette déjà les pas qui s'enfuient vers l'ombre d'un taillis, la fraîcheur envoûtante d'une douce prairie et ces baisers légers comme délicatesses à la surface des eaux frémissantes d'envie.

Le regard s'est fané de départs malheureux.

Le pas d'un vieil homme traîne sur le chemin épousant le fleuve comme on accompagne une veuve la tenant par le bras. Sous l'ombre de la voilette, sillons creusés comme on ouvre la terre aux cœurs enfouis dans l'absurde d'une guerre.

Souvenirs douloureux embrumés au détours du méandre, remontant d'un passé que les gens d'aujourd'hui préfèrent oublier.

Le moulin qui s'est tu, cliquetis de machines et volutes de farines. Fini le chant des meuniers et ceux des sirènes languissantes de la senteur du blé. Les roues à aube sont figées et l'eau ne coule plus dans les gorges avides de montrer leur vaillance.

Un brochet immobile imite une branche enfouie sous la berge. Le fantôme qui passe lui est indifférent. Il a laissé ses gaules sous le toit d'une grange aux réserves d'alcool qu'il ne boira jamais.

Pourtant Juin appelle aux langueurs de l'été et le songe dérive en suivant nonchalant une barque aux rames immobiles et au regard distrait.

Le temps retient son souffle dans les ruelles bordées de jardins souriants aux fleurs épanouies et la côte surprend remontant vers le clocher du village.

Un sermon plane encore sous la flèche qui se tord en silence de ces secrets d’alcôve ou de ces meules de foins qui ne sauraient parler.

Il pleut maintenant en rondes éphémères que fuit la libellule, luisante comme un éclair bleuté.

Roulent de longues plaintes sous un ciel suspendu en vagues de coton. Grognements qui s'éloignent se perdant au lointain vers d'autres paysages que ceux d'ici connaissent pour y avoir travaillé.

Retournant au pays sur les chemins de halage, parfois ils revivent le naufrage d'un exil illusoire. Même ici, leurs souvenirs échappent à la force tranquille du fleuve.

Si parfois, leurs pas si lourds les conduisent vers la source, leur vie glisse en aval, inexorablement, vers une mer sans fond que le chagrin grandit.

Quelques fois surgit une île couverte de verdure sous la quelle un déjeuner de rois étale ses toiles blanches. Frères et sœurs sont réunis taquinant la bouteille au son d'un gazouillis d'une tendre hirondelle.

On y refait un monde enseveli sous le sable de nombreuses années. Les affaires juteuses comme des fruits bien murs laissent au bord des lèvres quelques gouttes de nectar sur un sourire en coin.

Les regards se font tendres et le mot est complice, réunissant par magie l'ancien et le nouveau. Paisibles sont les jours qui s'attardent dans la douce chaleur que l'amour fraternel renforce de vigueur.

L’île sombre elle aussi avec le soir qui grandit lorsque le quotidien renaît sur le chemin du retour, à l'heure de rentrer.

La balade s'achève, le rêve est terminé...

Mais, demain aux heures lourdes de l'ennui, se faisant impérieux, le besoin de revivre animera les pas vers les rives d'antan où il fait bon aller.

Les péniches lourdes de blé ouvriront de grands sillons dans la mémoire. Ils viendront ranimer les fleurs de nos amours sur les aires du temps.Écloses à souhait l'espace d'un instant et déjà qui replongent sous la ramure du saule dans un murmure qui meurt au soir de nos vingt ans.

Le fleuve magique allumera ses lampions et qui sait au détour, si soufflant sur les berges, un accordéon glissera quelques romances au voyageur solitaire.

Miroir de nos vies profond et mystérieux, le fleuve nous sourit de reflets colorés que la nuit il transporte jusqu'au port de nos âmes.

Force que rien ne saurait dévier, il creuse inlassable pour ne laisser plus loin qu'une île ou un banc de sable.

Assis et contemplant l'onde paisible nous en oublions presque les crues aux eaux boueuses ainsi que les ravages laissant aux berges de l'age cet aspect dévasté.

Claudicants et démunis de la force d'aimer, il reste le souvenir de nos jeunes années. Parfois il peut être tentant de tout abandonner en plongeant dans le noir du fleuve messager. Alors, le parfum d'un seul soir de musette suffit à ranimer la flamme vacillante qui éclaire nos pas. Sur ce chemin qui s'efface déjà, nos derniers sourires, glissant telle une barque vers ce soleil couchant et la vie qui chavire au tendre firmament. Au delà l'horizon viendra un autre soleil que d'autres aimeront et si les blés sont murs, il y aura des chansons.

La guinguette s'éclairera de sourires moqueurs d'un temps bien malhabile qui force les langueurs en valses de dentelles aujourd'hui disparues.

Souvenirs que d'autres n'ont pas, ils renaissent pourtant sur la feuille d'un nénuphar qu'une libellule vient de visiter.

Un banc est tout prés et les badauds sont là à attendre un été promis de longue date.

Les rires des enfants et le hoquet d'un pêcheur qui vient de relancer sa ligne vers des rêves mangeurs. Le pas du voyageur se repose écoutant la lenteur indifférente aux allées bruyantes de vacanciers éméchés.

La nuit ouvre ses portes engloutissant un monde qui ne se souvient pas.

Ailleurs la vie reprend ses droits, ici elle glisse et s'en va vers des cieux inconnus toujours recommencés.

Le fleuve est pourtant là, glissant comme une couleuvre dans l'herbe humide de nos nuits étoilées. Plus qu'un rêve, c'est une réalité à qui sait voyager en suivant le cours sinueux et puissant.

Chantent les rainettes dans les arbres ployés inventant la guinguette de nos jeunes années. Sous l'ombre de la ramure à l'abri de la lune, le temps s'est effacé.

Nous y retournerons tout au long de l'hiver loin de ses morsures et de ses glaces figeant le moindre mouvement. Fleuve qui baigne l'espace de ta douceur lancinante, dorlotant en silence l'ombre d'un champ de blé, tu noies la démesure par ta régularité. Reposant et tranquille tu donnes le prétexte au voyage éternel vers la mer apaisée...

Je vous laisse le loisir d'aller vous ressourcer sur les berges fleuries aux ombres bienfaitrices tout autant que l'azur qui vient les visiter.

Voyageurs de la nuit profitez du soleil et du temps des vacances pour aller vers l'éveil d'un temps qui fait valser. Sur des notes d’antan vous trouverez la route qui mène au fleuve reposant sous la voûte étoilée.

Bon voyage vers la Mayenne ou tout autre contrée apaisante et riche de la tranquillité !

La terre de France sait nous les révéler sitôt que l'on quitte les axes principaux faits de banalités.

G.

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Histoire Patrimoine
Douceur Angevine en Mayenne.

Plus que des mots, une ambiance paisible le long d'un des plus beaux fleuves Français...

Une terre riche, un paysage soigné et des habitants modestes dans cette fierté qui sent bon le bon sens paysan !

Non loin des châteaux de la Loire, la Mayenne mérite que l'on s'y attarde le long de ses chemins de halage ou dans ses villages fleuris. Plus qu'une belle région, c'est une invitation à la douceur de vivre une autre réalité plus humaine. Daon, Château Gontier, Le Ménil...ont inspiré quelques grands peintres impressionnistes. Ce n'est pas par hasard. La luminosité de ses paysages apaise réellement le passager en transit ou le rêveur solitaire.

Un voyage à programmer !

G.

Douceur Angevine en Mayenne.
Douceur Angevine en Mayenne.
Douceur Angevine en Mayenne.
Douceur Angevine en Mayenne.
Douceur Angevine en Mayenne.
Douceur Angevine en Mayenne.
Douceur Angevine en Mayenne.
Douceur Angevine en Mayenne.
Douceur Angevine en Mayenne.
Douceur Angevine en Mayenne.
Douceur Angevine en Mayenne.
Douceur Angevine en Mayenne.
Douceur Angevine en Mayenne.
Douceur Angevine en Mayenne.

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Fables
L'Art et l'illusion.

L'Art et l'illusion...

Et si c'était le premier jour de ma vie, comment verrai je le monde, c'est à dire moi et le reste du monde ou le reste du monde et moi ?

Mais, est ce que cette question je me la pose là, maintenant ou ne vient elle pas d'ailleurs, de cette nuit de naufrage, de cette fatigue et d'une certaine lassitude qui la précéda ou voir peut être même de beaucoup plus loin ?

Quelque chose cloche !

Quelque chose a changé dans ce qui m'entoure, tout semble pareil. Mes mains, le clavier, le chat, ce paysage qui suit son cycle annuel, partout où se pose mon regard, je ne vois que ce qui est et seulement ce qui est.

Est ce alors, si ma perception semble identique, que ce soit mon interprétation qui a évolué et c'est peut être pour cela que je vois les choses différemment.

Donc, ce que je croyais voir en fait n'est que l'illusion de mon point de vue interprété, une certaine idée que je me suis faite des choses et de moi même.

Plus j'essaye de penser et plus les choses se compliquent, s'opacifient. Puis, si je me repose cette question du premier jour de ma vie, tout redevient simple et le chat est là sur la fenêtre, simplement.

Dés que je lui prête des intentions, il se transforme et devient autre chose, un fauve étrange qui est aux aguets, où qui rêve que je suis là pour lui donner ce qu'il attend.

Seul le chat sait ce qu'il fait, ce qu'il veut et je serais bien prétentieux si je croyais le connaître mieux qu'il ne se connaît.

Bien sur, je sais plein de choses sur lui et je m’aperçois que ce que je sais n'est finalement peu, sinon rien, puisque ce ne sont que des idées que j'ai assemblées pour construire un chat qui n'est peut être pas ce que je crois.

La vie du chat lui appartient pleinement. C'est lui qui la vit et pas nous. Pourtant, lorsqu'il se déplace avec cette grâce naturelle, sans heurter quoi que ce soit, même sur une étagère encombrée de bibelots, ce chat est un artiste !

La vie, c'est ce mouvement qui nous échappe, qui ne s'appartient que par ce qu'elle est ainsi, par l'Art que nous percevons et qui s'en exprime naturellement.

Voilà donc l'Art dans la manière au milieu de la seule réalité, non pas celle que nous croyons, mais bien celle que nous voyons !

Décidément, je me dis que même ce que je trouve beau est tout simplement ce que j'interprète comme tel et non ce qui est. Donc, cette beauté ne serait qu'une certaine idée que je me fais de ce que je vois. Alors, ne vivrions nous pas une grande illusion que nous nous construisons par des automatismes que nous nous sommes créés et qui en génèrent d'autres ?

Cet arbre à la ramure si fine, je lui prête l'élégance, je le juge solide, beau, il me ramène aux comparaisons d'autres arbres qui ne sont que dans ma pensée, même si je les ai vus ailleurs en certaines époques.

Lorsque je le regarde simplement, je le vois éclairé et c'est peut être pour celà que je le vois tel qu'il est. La nuit la plus opaque, je devine sa présence, je l'imagine, mais je ne le vois pas. Au mieux j'entends bruisser son feuillage sous le souffle du vent.

Alors, je décide de me regarder dans le grand miroir du salon et là, je ne me reconnais pas non plus. Bien sur j'ai changé. Avec l'age on change tous. Ai je changé, ou simplement c'est l'idée que je me fais de moi qui n'est plus conforme à celle que je vois et qui est la seule réalité ?

Lorsque je me trouve en conformité ou en phase, alors tout va bien et l'on trouve beau ce qui ne l'est peut être pas.

Je ferme les yeux. Au lieu d'écouter cette voix coutumière, je me détends, je deviens attentif sans attendre quoi que ce soit.

Je ne suis que vide, rien qu'un espace libre sans pensée.

Lorsque toutes les portes de mon intérieur ont disparu, je commence à comprendre cette grande illusion qui limite et enferme. Alors, se révèle un Univers unique où toute chose est liée et dont nous sommes issus.

Tant que je n'écoute que la voix de mon esprit, la vérité m'échappe parce qu'elle ne s'appartient qu'à elle même et donc ne peut être celle que je conçois par mes idées ou mes mots.

Plus qu'une forme d'intelligence sacrée, c'est l'essence de la vie qui circule, plus fluide que le flot de paroles qui nous noie dans les apparences de nos mensonges quotidiens.

C'est'extase dans un accord parfait, lumineuse d'une ouverture totale que plus rien ne vient perturber.

Détachés de la matière, l'envol nous emporte dans un voyage où nous redécouvrons sans cesse de nouveaux paysages.

Les ombres s'éloignent sous un ciel d'azur aux couleurs changeantes.

Légers comme duvet au vent nous allons telle une abeille vers là où nous attire notre cœur d'enfant.

Il n'est plus ni temps, ni espace, seulement la plénitude et le calme de la mer apaisée. Nous franchissons les montagnes aux pentes verdoyantes, aux senteurs toujours fraîches. Les vallées sont paisibles et reposantes.

Ce voyage semble éternel si ce n'était le chat qui vient de renverser une pile de bouquins. Subitement, le retour au quotidien.

Il faut ranger. Mais, c'est sans colère ni amertume. Seulement ranger en laissant les portes ouvertes pour de nouveaux voyages.

Demain sera toujours demain...

Cependant, il ne sera plus que la prolongation de cet hier qui se vit au présent.

Tout vient de changer dans un rayon de lumière qui désormais nous montre le chemin.

Chaque nouveau voyage ira toujours plus haut, plus loin, au delà des nuages rieurs et des vents assassins.

Le chat sensible semble approuver cette réalité dont il partage la vision au delà de la nuit la plus profonde. Comme pour se faire pardonner, il vient nous ronronner le plaisir de cet amour qui fait ce que nous sommes, des êtres libérés.

Voyagez braves cœurs. Voyagez sans reproches et sans peurs. Laissez donc l'illusion des pensées sur un tas de pierre qui marque l'ouverture au monde de lumière.

Là vous trouverez la Paix et plus justes en seront vos pensées.

Aucun obstacle sur le chemin dégagé de tous vos préjugés et bien que cheminant par votre volonté aucune chaîne ne fera de vous le pantin de choses personnelles que vous avez laissées.

Faisant toujours du mieux, plutôt que du parfait, ni remords, ni regrets, seulement l'espace infini que plus rien ne limite.

Enfin, l'accord fera de votre vie une extase éternelle que le bond du chat qui s'échappe soulignera de sa patte de velours.

Loin, désormais ces jugements qui ne concernent que ceux qui les portent !

Paix pour les Âmes et Justice pour les hommes !

Alors, nous serons des artistes tissant un autre monde, parfaits de ce que nous sommes, sans plus croire mais, voyants et rayonnants de multiples couleurs embellissant notre âme.

Chaque pas que nous ferons ne laissera de trace que cette joie d'enfant que nous venons de naître et qui nous accompagne désormais en tout ce que nous ferons.

L'Art et la manière embellissent la vie à qui sait devenir un artiste.

Montant du profond de la terre, une symphonie vient lier cet éternel respect exprimant l'Amour désintéressé.

Plus de conflits stériles sinon un champ de blé ondulant sous le soleil. C'est une mer rieuse et puissante de vagues de plaisir qui grondent au creux de grottes oubliées.

Là haut dans le ciel, c'est l'oiseau libre que nous vivons dans l'air musicien et vibrant de chaque souffle que nous respirerons.

La vie est bien trop courte pour y perdre du temps en vanités et s'aveugler en illusions éphémères que la marée emporte.

Je vous laisse aux rochers et courant sur la lande, je vais à la rencontre de deux pierres dressées qui ne se voient que la nuit.

Rêvez tout en marchant et soyez éveillés dans chaque pas de danse qui fait votre bonheur en un accord parfait.

Soyez donc des artistes enfin libérés !

G.

Pour prolonger...

Le lien : http://www.youtube.com/watch_popup?v=GBaHPND2QJg&feature=youtu.be

Surlignez et cliquez droit, puis click gauche sur accéder à...

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion
Vacances...

Un peu de silence sur la mer et quelques goélands survolant Belle île.

La Paix, loin des absurdités aveugles entretenues par une démagogie en étal dans une presse locale s'en faisant le relais aveugle.

Au retour anticipé, ça continue...

Cette agréable parenthèse éloignée des incontinents cérébraux empêtrés dans leurs mensonges aux quels ils fonts semblant de croire, je la poursuis dans la tranquillité.

L'inéluctable se produira de toute façon sans que je n'ai besoin de m'en occuper d'aucune forme que ce soit.

Les mêmes causes...les mêmes effets !

Vacances donc, contre les vacances d'imbus en mal de devenir...

Profitons de la courte saison et de ses éphémères senteurs.

G.

Vacances...
Vacances...
Vacances...

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Fables

Le ciel...

Face au soleil levant, assis en haut de la montagne sur le rebord du ciel, un berger au regard d'azur ouvre son âme au monde qui l'entoure. Il le pénètre jusqu'au plus secret de la vie.

Alors, l'esprit serein, il s'échappe et vole comme l'aigle au dessus du troupeau.

Autrefois, il était misérable et lourd de ce savoir qui obstrue le regard.

Lorsqu'il quittait le foyer, ses pas étaient chargés de choses inutiles, encombrantes.

Un jour, il rencontra une abeille et avec elle, le ciel se mit à parler d'ombres et de reflets.

Ouvrant pour la première fois les yeux comme un enfant qui découvre le monde, il laissa ses bagages ridicules sur le quai d'une gare.

Tout ce qu'il avait appris n'était que constructions éphémères et souvent illusoires.

Ce jour là, il su que la vérité n'est qu'une chimère faite pour ne plaire qu'à celui qui la tisse.Chacun en fait de même sans en avoir conscience.

Mais, qui sait qu'il ne sait rien de ce qui est vraiment sinon de le connaître tout en l'apprivoisant ?

Ingénieur, docteur, architecte ou simple rôdeur, nous allons en mécaniques grippées sur le chemin de nos destinées.

Pourtant, le ciel est toujours là, autant en nous que par dessus les toits.

Relevant le regard pour suivre une abeille, nous nous apercevons sans même reconnaître que ce qui est en haut vit en chacun de nous.

Chaque étoile et chaque atome sont si semblables que nous sommes parfaits sans même le savoir. Tombent alors les préjugés que nous laissons aussi sur le quai de la gare...

Avec celui qui se libère, nous quittons un habit de béton aux fleuves de bitume pour gravir la montagne en quête de troupeaux.

L'abeille nous accompagne dans ce voyage merveilleux qui dévoile le charme de la simplicité.

Avec le berger, nous posons éternellement en vivant chaque instant toujours recommencé. Le ciel s'ouvre alors un peu plus pour qui sait y gravir sur le dos d'une abeille avide de senteurs. Plus que de savoirs, de peurs, de haines et autres menteries, bien à nous le plaisir qui monte aussi léger dans un ciel toujours bleu, laissant au fond ces choses ridicules simplement se noyer...

Vole l'abeille, vole !

Sans penser, simplement, voles.

Butines, vas et reviens au rucher.

Vibres comme une étoile dans le ciel.

Toi qui est parfaite comme tout ce qui est.

Occupes l'espace et partages la vie.

Serrée dans les rayons et libre comme l'air.

Vas et viens emplir de lumière chaque alvéole.

Comme toi dans le ciel, les étoiles.

Comme toi sur la terre, les fleurs.

Comme en moi, le ciel.

Comme en moi, la terre.

Chaque fleur que tu visites.

Chaque être que je rencontre.

Chaque pollen que tu emportes.

Chaque chose que je redécouvre.

Chaque grain que tu déposes.

Chaque vie qui en naît.

Chaque attention que je sème.

Tout l'amour qui en grandit.

Par toi se transforme la matière en soleil.

Je me dessaisis de choses encombrantes.

Lorsque tu emplis tes rayons, en moi il se fait plus de place.

Le miel que tu déverses y coule comme une source.

Le cœur plus léger, comme toi je m'envole.

Tout en haut, je m'émerveille et me ravis de voir que tout se tient, en nous laissant l'espace pour le voyage.

En moi chaque étoile grandit comme une fleur, dont je butine et m'enivre de senteurs.

En me guidant, elles redessinent mon cœur.

Alors, tout est possible et devant nous une immense prairie, reflet dont nous sommes porteurs. Les maux s'effacent. Il demeure l'essentiel coulant comme le miel.

Lumineux de bonheur, libres et charmeurs, enfants courant dans l'herbe, nous renaissons une nouvelle fois.

En bas, l'illusion continue de tisser une toile meurtrière pour qui ne la voit pas.

Sil nous faut redescendre, prenons bien garde à nous. Que le soleil nous guide en éclairant d'un rayon cet ouvrage malsain. Il faut bien vivre pourtant, comme il nous faut partir. Cependant la fenêtre d'Orient reste ouverte au souffle du vent léger.

Abeilles ouvrières, nous connaissons le rucher comme la voie des airs où nous pouvons butiner. Libre à nous que de la visiter...

G

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Grands ou petits, avec ou sans majuscule ni même particule, l'indignation les agite lorsqu'il s'agit de leur nombril que l'on touche !

L'esprit jacobin, centralisateur, irrespectueux des identités locales perpétue ses crimes de lèse majesté envers le peuple "souverain" depuis la révolution Française.

Au lieu de progrès, c'est toujours un retour vers une féodalité plus marquée par de petits "nobliaux" sans envergure, dans laquelle s'émeuvent ceux dont le pouvoir est atteint.

Mais nous, pauvres gens dans nos foyers surfiscalisés à outrance, que vivons nous ?

D'un tyran à un autre, le seul changement se solde toujours en plus sur nos feuilles d'impôts et en moins dans la qualité de vie par un potentiel sans cesse rogné.

Du Jacobinisme est née cette Europe communautaire et ses émanations diverses qui bouleversent tout au nom d'une aberration supplémentaire sur l'autel de la "sacro sainte" mondialisation.

Les girondins ont disparu de l'essentiel respectueux du particularisme, de la véritable culture qui fait de nous une somme de nos expériences et non pas une addition de nos invasions grotesques dans lesquelles individuellement nul ne se reconnait.

Ridicules sont aujourd'hui ceux qui singent une culture d'artifices dans laquelle ils s'agitent à l'image même des vêtements trops amples et mal ajustés dont ils tentent désespérément d'épouser des formes qui ne sont pas les leurs.

C'est l'Europe de tous les maux qui mêle ceux des puissants diminués à ceux de peuples niés dans leur essence. Mais pas de solidarité pour autant à ce niveau de déconfiture qui se confirme plus qu'il ne s'annonce. Pas d’annihilation de la gente dirigeante, seulement un dessein différent de leurs influences qui froisse des "ego" en mal de reconnaissances électorales.

Par contre, la machine infernale fait fi des évidences par le désir imbécile de ne pas voir ce qui est pour faire croire ce qui n'est pas.

Véritable tour de Babel d'orgueil des puissants, elle creuse la fosse commune des peuples dans une utopie fusionnant nos valeurs dans le creuset artificiel de la démagogie.

Rien n'y fait car plus que de croire, l'on finit toujours par constater que ce ne seront certainement pas ceux qui créent les problèmes qui sont à même de les solutionner.

Surtout qu'en persistant dans leurs erreurs, ils ne font que les aggraver toujours plus !

En voulant niveler par le haut, les fondations de l'édifice ont été fortement négligées et aucun ciment ne peut maintenir un ouvrage qui défie la nature essentielle de la réalité aux multiples visages.

Une Europe fédérale respectueuse des identités et des particularismes eut plus été dans une pensée globale permettant de s'adapter localement !

Nous n'y sommes décidément pas, car les maux viscéraux sont nés d'un enfer pavé de bonnes intentions...Intentions souvent ego centrées sur les intérêts des véritables dirigeants...(pas forcément les élus, mais ceux qui détiennent les moyens de faire accéder au pouvoir).

Ils se posent en victimes du mal qu'ils ont créé et qui les touche d'autant plus qu'ils en sont la cause. Ils ne s'en offusquent que plus encore en rejetant la faute sur autrui. Reste à chercher un nouveau bouc émissaire !

En fait, si au lieu de vouloir imposer par le haut, ces "braves gens" s'étaient un peu plus enclins à connaitre ce qui est en bas, l'ordre serait né d'une pensée capable d'intégrer chaque chose pour ce qu'elle est. En conséquences, localement, les réponses auraient pu s'adapter aux réalités plus qu'à une utopie gouvernante qui s'éloigne tous les jours un peu plus de la vérité multiple qu'elle n'est pas en capacité de reconnaître ni même de concevoir, parce qu'elle lui fait peur et que de s'abaisser contraint à une humilité dont elle est dépourvue.

Une monnaie commune, mais des réponses respectueuses des vérités, voilà ce qui aurait pu naître d'une Europe fédérale.

Localement, ce qui est en haut se retrouve en bas, dans les habitus de ceux qui sont déformés par des réponses insufflées par l'abération d'un message erroné. Ils ne peuvent que reproduire ce même schéma parce qu'ils sont incapables d'en concevoir un autre.

Aucune créativité ni même aucun respect !

Là où des mutualisations aurraient pu permettre d'augmenter l'efficacité en diminuant les coûts, c'est souvent l'effet inverse qui se produit en toute conscience et finalement volontairement. C'est même à se demander si ce qui devait aller dans un sens ne s'est pas retrouvé à l'opposé autrement que par le fruit du hazard !

Non pas une nouvelle théorie du complot, mais le triste constat d'une inadhéquation forcenée...

Né de l'absolutisme de certains monarques, l'exemple se reproduit à tous les niveaux au grand dam de ceux qui ont encore des idées claires et un cerveau dont ils savent se servir pour proposer d'autres perspectives que cet entêtement à vouloir tous nous anihiler dans une soupe fètide.

Pourtant c'est bien en chacun que réside le bon sens et il suffirait d'un rayon de lumière pour que se révéle le relief enfoui et pour que change un quotidien fait de ces banalités contraignantes qui font force de Lois pour ne pas faire force de vie.

L'utopie du communautarisme à outrance n'a finalement engendré que des formes de totalitarisme dont il était sensé s'éloigner.

Localement, l'on tente d'effacer par cette dictature une réalité en imposant une utopie et c'est donc naturel que de fouler l'individu aux pieds d'un intérêt qui se veut supérieur.

Il faut du courage et de la lucidité pour s'engager dans une voie d'écoute et de respect.

Il semble bien que l'un et l'autre fassent défaut à une classe se posant en supérieure dans ce qu'elle est élue, plutôt que méritante par le fait de valeurs qu'elle n'a pas.

Alors, Féodalité ou féodalité ?

Le système est pernicieux dans le fait qu'il ne laisse pas d'autre choix que celui de l'apparence, faute de transparence ni d'opportunité capable de se renouveler dans une ouverture qui dépasse les clivages du pouvoir.

Nous sommes donc enfermés dans une prison dont on voudrait nous faire croire que les barreaux dorés peuvent remplacer la lumière naturelle de la vérité essentielle.

Peut on encore échapper à la main mise sur nos têtes et reprendre le chemin là où nous nous sommes fourvoyés ?

Il faudrait revenir aux origines de ce chaos dans le quel se trouve l'essentiel d'une méprise plaçant un mot pour un autre pour déguiser une intention sincère en une politique désastreuse.

Non pas qu'il faille le faire sans mémoire, mais en toute lucidité que la mauvaise expérience nous laisse un goût amer dont il faut savoir se rappeler pour qu'il serve d'exemple plutôt que de comparaison à une conscience enfin renouvelée.

Du message des Lumières il ne reste que des non sens car la vérité à sens unique ne respecte pas l'essentiel de la pluralité dont nous sommes pourtant la somme.

Pourquoi s'étonner alors, lorsque localement, sous le prétexte de ce qui se fait en haut, l'on veuille gommer en rassemblant sous des bannières factices pour cacher l'incompétence de cranes vides de tout bon sens ?

Un neuronne ne pense pas par lui même, ni un politique semble t'il. Ce n'est que lorsqu'il est associé à d'autres que peut apparaitre la conscience !

Faudrait il encore qu'elle le soit à bon escient et dans le respect des différences !

Bonne réflexion !

G.

 

 

 

 

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