Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité

Une émission de FR3 qui passa fort tard, 23H20, presque inaperçue !

Comme quoi, le rapport de la Cour des comptes incite à "communiquer"....

Vacances oblige autant que langue de bois, l'on sent bien le poids d'un édredon étouffant de couverture.

Le lien de cette émission : http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/emissions/enquetes-de-regions-1

Surlignez et click droit, puis click gauche sur accéder à et ensuite patience, le temps que ce soit chargé et re patience jusqu'à la fin du reportage...

G.

Voir les commentaires

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité
Coup d'oeil
Coup d'oeil

Giboulées de Mars et décrue de fin de saison ?

Qui peut encore nier l'évidence du yoyo climatique ?

Froid relatif, chaud, vents violents et maintenant c'est carrément la pluie !

Sur les hautes terres du Capcir les chutes de neige ne donnent plus l'abondance d'antan. L'illusion des congères qui obstruent les axes routiers ne souligne que cet abandon, ce désintéressement des élus de la plaine qui fait qu’après 19h00, plus aucun déneigement sur les routes.

Quant aux élus locaux, cette situation ne semble pas les émouvoir outre mesure...

Ici, si tu dois voyager de nuit parce que ton travail t'y oblige, parce que c'est le moment des vélages (mise bas des vaches) et que le vétérinaire doit intervenir, si tu as un problème de santé...Tu peux crever !

Du coup, les seuls aventuriers de la nuit sont ceux qui y sont obligés. Les touristes restent dans les appartements et les chalets qu'ils ont loué avec les provisions qu'ils ont amené de chez eux...

C'est fou ce que le "progrès" nous amène !

Avec moins de neige qu'avant, on circule moins bien, voire plus du tout et le commerce "fonctionne mieux".

Sur les pistes de ski, la décrue s'est installée en laissant le rêve financier s'évaporer de gorges sèches en explications plausibles ! Les rafales empêchent les téléportés de tourner et donc les forfaits de se vendre...à une population de plus en plus absente.

Alors, lorsque la pluie se mêle aux giboulées de "Mata cabras" (neige ronde), les routes se transforment en "pataugeoires de bouillasses" particulièrement glissantes et dangereuses.

Le bilan de fin de saison risque d'être exactement à cette image.

Comme quoi, en voulant "sauver les meubles", les obstinés auront fini de faire brûler la maison !

Heureux ceux qui peuvent rester prés du poêle !

G.

Coup d’œil sur la montagne...
Coup d’œil sur la montagne...
Coup d’œil sur la montagne...
Coup d’œil sur la montagne...
Coup d’œil sur la montagne...
Coup d’œil sur la montagne...
Coup d’œil sur la montagne...
Coup d’œil sur la montagne...
Coup d’œil sur la montagne...
Coup d’œil sur la montagne...
Coup d’œil sur la montagne...

Voir les commentaires

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité

ECONOMIE

Les stations de ski des Pyrénées doivent revoir leur gouvernance

Publié le 16/02/2015 • Par Christiane Wanaverbecq • dans : Régions

© D.R

Massif méridional soumis au réchauffement climatique, les Pyrénées doivent aussi faire face à une érosion continue de leur clientèle. Pour la chambre régionale des comptes de Midi-Pyrénées, qui s'est penchée sur la situation économique de la trentaine de stations de ski, cette dernière donnée oblige à revoir leur stratégie. En effet, compte-tenu de situations financières souvent tendues, leurs gestionnaires sollicitent fortement les collectivités territoriales.

Voir le sommaire

Cet article fait partie du dossier

Rapport 2015 de la Cour des comptes : pour une gestion publique plus rigoureuse

Pour la chambre régionale des comptes (CRC) de Midi-Pyrénées, l’avenir de la trentaine de stations de ski alpin du massif des Pyrénées (1) est en jeu. Confrontées au réchauffement climatique, à une difficulté d’accès, à une baisse de la fréquentation de 14 % entre 2005 et 2014, elles doivent revoir leur modèle économique.

« La pérennité des stations de ski des Pyrénées est conditionnée à la nécessité d’atteindre une taille critique et de mettre en œuvre une véritable stratégie de développement territorial qui ne soit plus exclusivement centrée sur le ski alpin, en particulier en moyenne montagne», est-il écrit dans le rapport de la cour des comptes présenté, le 11 février à Toulouse, par Jean Mottes, président de la CRC de Midi-Pyrénées.

Pour préserver une activité qui représente un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros, 10 000 emplois et 10 % du marché national, la chambre propose de mutualiser les moyens et de changer d’échelle : « Il faut avoir une vision globale et transversale. Les investissements doivent être ajustés. On ne peut plus anticiper sur une croissance de la demande. Il faut un nouveau partage des financements et des compétences. Il faut peut-être voir ce que les départements et les régions peuvent faire», s’interroge Jean Mottes, président de la CRC.

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Mutualisation des moyens

«Nous sommes en présence d’un massif essentiellement aux mains des communes qui n’ont plus la surface financière pour venir en aide aux stations», poursuit-il. Or, elles sont de plus en plus sollicitées « pour apurer la dette (…). La prise en charge directe ou indirecte des dépenses des stations par les collectivités de rattachement, limite, par voie de conséquence les investissements dans d’autres secteurs », est-il écrit dans le rapport qui souligne « une aggravation de la vétusté des équipements (…) et une réduction du volume annuel des investissements».

L’effort était de 10 millions d’euros en 2010 contre 800 000 euros en 2013. Et pour celles qui ont investi, l’effort se traduit par des « problèmes budgétaires et financiers (…) ».

Préconisant une vision globale du massif qui ne se limite pas à une vallée et la mutualisation des moyens, le président de la CRC de Midi-Pyrénées prend exemple sur les Pyrénées-Atlantiques. Dans ce département, l’établissement public des stations d’altitude (EPSA), créé par le conseil général en 1969 pour gérer les stations de ski de Gourette et de La Pierre St Martin, « a permis la modernisation des stations du département en promouvant une offre adaptée à chacune des stations », est-il écrit dans le rapport.

Régie intéressée

Autre exemple mis en avant, celui de la station d’Ascou-Pailhères, dont la gestion fait l’objet d’une délégation de service public ayant pris la forme d’une régie intéressée entre la communauté de communes des vallées d’Ax et la SAVASEM, société d’économie locale assurant la gestion de la station d’Ax 3 domaines.

«La délégation permet à la station (…) de bénéficier de fonctions support qu’elle ne pourrait assumer seule (marketing, juridique, sécurité, etc.). (…) et permet de contenir les charges et donc de réduire les risques d’exploitation », est-il écrit dans le rapport.

Sur le terrain, le rapport de la CRC a été pris très au sérieux. Ainsi, Laurent Grandsimon, maire de Luz Saint-Sauveur et président du Sivom de l’Ardiden, a engagé un travail pour réduire le déficit, aujourd’hui passé en-dessous de 800 000 euros, principalement par le contrôle des dépenses.

L’autre piste consiste à étendre le périmètre du Sivom qui compte aujourd’hui cinq communes membres et gère deux stations de ski (Grand Tourmalet et Luz Ardiden). « L’objectif est bien d’avoir une cohérence territoriale au niveau de la gestion du tourisme d’hiver », déclare l’élu. Il explore aussi une délégation de service public à un exploitant privé sur le long terme, comme à Saint-Lary», explique Laurent Grandsimon.

Voir les commentaires

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

C'est dans les cartons et ça ressort quand ça va mal...

Toujours cette même rengaine des liaisons inter stations qui fait fi des faits et tente de nous faire croire à l'utopie récurrente de l'expansion alors qu'il en va de la survie de ce qui peut être encore "sauvable"...

Les "Neiges Catalanes" ont bien montré que l'uniformisation tarifaire des forfaits ski n'était pas compatible avec la diversité des sites et de leurs potentiels respectifs.

Même si la possibilité reste un atout attractif, un seul forfait pour toutes les stations, ce serait avant tout un seul et même type de gestion et d'exploitation. Même si la chose peut aujourd'hui paraître un peu plus envisageable par la fusion des communautés de communes, est elle réellement adaptée à bien des bourses de skieurs qui trouvent refuge dans des petites stations en ce que leurs forfaits sont moins coûteux ?

Qui plus est, lorsque l'on sait que sur une famille de cinq personnes seuls deux à trois pratiquent le ski Alpin...Les liaisons ne devraient elles pas se faire par le pied des stations plutôt que par le haut des pistes ?

La diversité ne se pose pas autant en matière de concurrence qu'elle ne constitue une complémentarité indispensable à tous.

C'est quand même dingue de voir l'entêtement se déchaîner sur un constat d'effondrement vers la négation des identités complémentaires.

Dingue de tenter de reproduire l'image mythique des "Trois Vallées", des grands complexes Alpins dans leur particularisme, sans bénéficier ni des mêmes bassins de clientèle, ni des mêmes infrastructures routières, ni de cette implication centralisatrice qui fait du Pouvoir Parisien le complice et le fer de lance des investisseurs qui souvent ont un pied sur le massif Alpin et l'autre dans la capitale...

Dingue de nier la réalité Pyrénéenne, son particularisme transfrontalier et sa capillarité somme toute limitée quantitativement et qualitativement en matière d'influence commerciale.

Pourquoi tenter de reproduire la même chose que dans les Alpes et les mêmes erreurs ?

C'est à croire que non seulement nous sommes en manque d'imagination, mais aussi que plus personne ne sait ce que sont LES PYRÉNÉES !

Forcément, vu l'invasion des sites et des collectivités par des ambitieux peu scrupuleux qui tentent d'obtenir une reconnaissance électorale qu'ils n'ont jamais eu chez eux avec des moyens qu'ils n'ont jamais eu mais qu'ils puisent volontiers dans les poches des autres...Il ne faut pas s'étonner qu'ils veuillent réinventer ce qui existe déjà sans en tirer les leçons !

Est ce cependant la seule racine pourrie de cet arbre malade du désintéressement et du dénigrement Jacobin ?

Même dans les Alpes ça va mal et nous serions étonnés du contenu d'un rapport de la Cour des Comptes basé sur l'exploitation touristique dans les vallées d'outre Rhône.

Faire mieux, ici, c'est peut être faire différent !

Là où le regard se pose envieux en concurrent de quelque chose fondamentalement impossible à imiter, ne faudrait il pas visiter ce qui est compatible qualitativement en y appliquant la touche Pyrénéenne ?

Nous sommes Pyrénéens !

Basques, Béarnais, Toys, Bigourdans, Louronnais, Aspesiens, Arrannais, Andorrans, Pallarrès, Ariégeois, Aragonais, Catalans, Occitans, autant de variétés de peuples, autant de richesses culturelles d'échange dans la diversité de versants qui font un monde là où le parisien ne voit qu'une frontière.

La pluralité nous montre qu'au lieu de la fusion amalgame, genre mondialisation locale, nous devrions cultiver nos différences pour en faire un atout majeur de complémentarité.

"Laisser à César, ce qui appartient à César", c'est concevoir les territoires comme la palette de couleurs du peintre paysager.

Bien sur, il est des mélanges, mais il est aussi des couleurs pures qui donnent l'attirance de l’œil sur la toile montagneuse.

La proximité des grands bassins de population se limitant par l'espace et le temps, lorsqu'on ne peut rapprocher par l'un, il faut rapprocher par l'autre.

Faut il savoir avant toute intention et investissement à qui l'on s'adresse et quels sont les moyens de la clientèle recherchée...

Lorsque les TGV traverseront la chaîne dans tous les sens comme passaient les palombes dans les cols, nous ne serons plus dans le monde actuel...

Si les aéroports drainent une lointaine clientèle, ils ne sont ni assez nombreux, ni assez proches, ni assez achalandés pour que nos Pyrénées prennent de l'altitude.

A tout vouloir, la mixité nous montre ses limites et ses incompatibilités. Il est des besoins si différents et des moyens si variés qui font que la même réponse ne peut s'adapter ni aux uns, ni aux autres. Bilan, c'est le bide !

Une clientèle en fait fuir une autre et il faut se rappeler de l'arrivée massive des "Espagnols" qui poussa hors des sites une clientèle moins nombreuse mais tellement plus aisée !

De plus dans un monde en crise, il faut admettre que la démocratisation du ski en a pris un sérieux coup dans l'aile.

Les chantiers abandonnés et les changements de politique locale l'ont démontré également.

Ici, Font Romeu sera toujours Font Romeu tant qu'il restera Font Romeu. Au delà de la légende est la réalité de l'adaptation par la prise en compte de valeurs répondant à une demande réelle.

Les Angles, c'est différent autant que Formiguères dont l'exposition est plus favorable à l'enneigement naturel. Ces stations drainent un type particulier de clientèle familiale qui ne cesse de diminuer, ne parlons pas des autres sites qui ont voulu copier les voisins sans la même desserte routière ni les mêmes atouts, ni moyens...

L'avidité, ce désir sournois est mère de tous les vices qui pourrissent actuellement tout espoir d'avenir. Là où certains promoteurs de petite envergure ont vu les neiges d'or, il ne reste que la grande désillusion des petits épargnants floués dans un orgueil mal placé.

Or, si l'obstination persiste à chasser un même gibier devenu plus rare, il est fort à parier qu'il finira par disparaître totalement ou qu'il finira par n'y avoir que moins de "chasseurs" et peut être même ni gibier, ni chasseurs...

Dans un monde aussi complexe que nos Pyrénées, n'est il pas d'autres domaines que les pistes de ski en mal de fréquentation ?

Au lieu de jeter deniers publics et illusions locales dans une bataille perdue d'avance, ne serait il pas encore temps d'ouvrir les yeux, le cœur et les portefeuilles vers d'autres secteurs économiques et culturels ?

La fiscalité doit elle encore servir uniquement à éponger les dettes abyssales d'erreurs obstinées ou devenir un attrait à l'initiative de nouvelles énergies si cruellement absentes ?

Le débat est somme toute limité, car confisqué par "l'élite" de représentants dont certains sont trop impliqués par leurs intérêts personnels pour réellement représenter les intérêts de ceux qui les ont élus...

Peuvent ils évaluer honnêtement la moindre réalité lorsqu'ils sont investisseurs, propriétaires, exploitants dans un site en déperdition dont le fonctionnement coûteux impute plus la population contribuable sédentaire qu'eux mêmes ?

Comment ne plus s'étonner, qu'à l'abri des Lois de décentralisation, une complicité du "laisser faire" contribue à des réflexes mafieux de discrimination fiscale. Ce faisant, en "Oubliant" par là même de contrôler presque la moitié des foyers fiscaux d'une commune qui sont en illégalité et en magouille permanente sur des dysfonctionnements administratifs, des vides de gestion par manque de moyens et de personnels. De là à justifier la poursuite de la faillite organisée sous d'autres prétextes tout aussi illusoires que la défense de l'emploi ou le devenir sans avenir d'une activité à bout de souffle...Bravo !

Si en plus, ça doit s'aggraver en étendant le problème à toute la contrée par l'implication obligatoire des autres communes par des liaisons d'autant plus obsolètes qu'elles contribueront à la défiguration de paysages encore préservés, alors là, chapeau !

Non seulement la médiocrité devient une référence, mais lorsqu'elle se cultive et se renforce par l'ignorance volontaire, il devient quasiment certain d'une désertification doublée de la ruine paysagère et économique de tout le secteur.

Du tourisme, certes, mais plus celui qui détruit et ruine une économie locale et ses potentiels paysagers au lieu d'en être le générateur d'énergies nouvelles et complémentaires !

Bonne réflexions.

G.

Voir les commentaires

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Sur la situation du ski Pyrénéen décrit dans la CC
Pourquoi tourner autour du pot. La situation est grave mais pas désespérée. Enfin un peu désespérée quand même… La technocratie étouffe le bon sens et perpétue la fuite en avant. Rapports, analyses, études, statistiques, calculs savants, constats, se suivent depuis des années et conduisent implicitement aux même conclusions (celles là mêmes de ma grand-mère) : l’industrie du ski est à bout de souffle, du moins dans les Pyrénées et seule l’élimination des stations ne présentant pas les critères basiques (domaine skiable, accès, infrastructures.. etc) pourront permettre aux autres de survivre.
Ce qui est clair ne résistant pas à l’angoisse (..) on comprend les circonvolutions et les atermoiements des uns et des autres. Le conservatisme et la procrastination étant cousins germains, la situation (jamais sanctionnée brutalement comme ailleurs) avance à l’aune du degré de réactivité des créanciers. Les contribuables en sont, à la différence que eux, pour le coup, ne sont pas destinés à être jamais remboursés..
L’inertie des élus est préoccupante.(C’est un euphémisme) L’équation est pourtant simple :
- Station avec tous les atouts susmentionnés = emplois + développement économique, cependant dégâts collatéraux (environnement- dette) Ca vaut la peine où pas : prise de décision des élus avec suivi des résultats.
- Station avec peu,voir pas d’atouts susmentionnés = peu d’emploi +développement économique induit inexistant + dégâts collatéraux, décision des élus : on ferme et on change de stratégie.
Normalement c’est pour ce à quoi ils sont élus. Pas franchement utile de sortir de polytechnique ni de décrypter laborieusement 12 rapports de la CC. Evidemment cela ne tient pas compte des intérêts partisans, des égos, et autres petites tendances mafieuses qui gangrènent le système..
Pour résumer, la demi mesure n’à pas d’avenir dans le système capitaliste. Ca marche et l’on s’enrichit (un peu pour certain beaucoup pour d’autres) où ça ne marche pas et l’on cogne, ça fait mal d’où réactions rapides et efficaces… Le cul entre deux chaises étant finalement assez inconfortable, tout espoir de changement est permis… Ce serait bien de commencer d’envisager d’y penser à Puyvalador!
JaV
Merci à GP de toujours nous informer et permettre nous exprimer

Voir les commentaires

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité

La Cour des comptes vient de publier un rapport alarmant sur "l'avenir" des stations de ski...

La Cour des comptes dresse un tableau inquiétant de la situation financière des stations de ski des Pyrénées, en raison notamment d'un "tassement" de leur activité, et préconise un rapprochement des domaines ainsi que leur diversification. Dans ce rapport intitulé "L'avenir des stations de ski des Pyrénées : un redressement nécessaire, des choix inévitables", publié mercredi, la Cour souligne le niveau d'endettement élevé des stations pyrénéennes, qui "atteint régulièrement 300% ou 400% du chiffre d'affaires".

Côté élus, langue de bois et glissades sur fond de promesses électorales "qui n'engagent que ceux qui les croient"...

L'obstination s'accroche aux semelles en crottées d'un pouvoir obsolète et résolument borgne sinon volontairement aveugle à une situation qui n'est pas nouvelle.

Est il trop tard ?

Dans pas mal de situations, la fermeture paraît inévitable comme sur certains sites Alpins qui ont démonté leurs installations de remontées mécaniques faute de n'avoir pu diversifier vers d'autres secteurs que le tourisme.

Voici de larges extraits de ce rapport :

1 


L’avenir des stations de ski des 


Pyrénées : un redressement nécessaire, 


des choix inévitables 


_____________________ PRÉSENTATION_____________________ 

Les Pyrénées françaises comptent une trentaine de stations de ski 
alpin. Elles ont pendant plusieurs décennies permis de maintenir une 
activité économique en zone de montagne et de limiter l’exode rural. 

Nombre de ces stations sont aujourd’hui confrontées à des 
difficultés majeures, qui ont conduit les chambres régionales des comptes 
de Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées à examiner dans le cadre 
d’une enquête commune, complétée d’avis budgétaires, la gestion d’une 
vingtaine d’entités : les stations de ski et leurs communes de 
rattachement195 mais également des structures de promotion du ski196. Les 
trois stations des Pyrénées-Atlantiques197 n’ont pas été incluses dans 
l’enquête mais ont fait l’objet d’un contrôle en 2011 par la chambre 
régionale des comptes d’Aquitaine, Poitou-Charentes. Par ailleurs, la 
Sindicatura de comptes de Catalogne, « chambre » des comptes de la 
communauté autonome de Catalogne (Espagne), a contribué à ces 
travaux en assurant le contrôle des cinq stations de ski publiques relevant 
de sa compétence, retracé sous la forme d’encadrés. 

Cette enquête conduit la Cour à dresser un triple constat. 

Les stations de ski des Pyrénées doivent faire face à une érosion 
continue de leur fréquentation dans un environnement contraint (I). 

195 En Midi-Pyrénées : Ascou-Pailhères, Ax 3 domaines (Ariège), Superbagnères 
(Haute-Garonne), Gavarnie-Gèdre, Luz-Ardiden, Peyragudes, Tourmalet, Val-Louron 
(Hautes-Pyrénées) ; en Languedoc-Roussillon : Camurac (Aude), Cambre d’Aze, Les 
Angles, Font-Romeu Pyrénées 2000, Formiguères, Porté-Puymorens, Puigmal, 
Puyvalador-Rieutort (Pyrénées-Orientales). 
196 Association « Les neiges catalanes », SEM N’PY, Syndicat départemental des 
stations de sport d’hiver des Hautes-Pyrénées. 
197 Artouste, Gourette, La Pierre-Saint-Martin (Pyrénées-Atlantiques). 



Bien que contrastées selon leur taille et leur notoriété, leurs 
situations budgétaires et financières sont souvent tendues et les finances 
publiques locales fortement sollicitées (II). 

Pour autant, des initiatives sont prises et des actions engagées 
pour tenter d’adapter le modèle économique existant, qui a atteint ses 
limites (III). Dans ce contexte, la Cour formule des recommandations 
pour assurer la viabilité d’une activité aux retombées économiques 
réelles dans les territoires de montagne. 

I -Le ski dans les Pyrénées : un marché mature 
dans un environnement contraint 

Le ski est un secteur d’activité qui connaît une crise latente dans 
les Pyrénées, contrairement à la situation observée dans les Alpes du 
Nord. L’impact du changement climatique y est particulièrement sensible. 

A - Un marché aux perspectives de croissance réduites 

1 -Une diversité de situations 

Les Pyrénées françaises comptent une trentaine de stations de ski 
alpin (cf. carte). Elles représentent environ 10 % des parts de marché du 
ski en France, qui est par ailleurs l’un des tout premiers au monde avec 
celui des États-Unis et de l’Autriche. 

Plusieurs caractéristiques majeures peuvent être dégagées. 

Les Pyrénées comportent un nombre important de stations de taille 
modeste, le chiffre d’affaires des deux tiers d’entre elles ne dépassant pas 
5 M€. Elles sont confrontées au problème de la modernisation et de 
l’extension de leur domaine skiable. 

Les Pyrénées drainent essentiellement une clientèle locale, adepte 
de courts séjours : par exemple, à Peyragudes, la clientèle est française à 
92 % et originaire des trois régions du sud-ouest à 67 %. L’offre 
d’hébergement n’est d’ailleurs pas, d’un point de vue qualitatif, adaptée à 
la clientèle internationale des voyagistes. 


La situation du versant Sud. 


Les stations de ski alpin des Pyrénées espagnoles sont, pour la 
plupart, situées dans les comunidades autónomas (régions) d’Aragon et de 
Catalogne. 

En Aragon, il y a cinq stations de ski : deux sont exploitées par des 
opérateurs privés et trois sont gérées dans le cadre d’une société privée à 
capital mixte (public/privé) dénommée Aramon (montañas de Aragón). 
Toutefois, la participation publique de la comunidad autónoma n’excédant 
pas 50 %, la Cámara de Cuentas n’est pas juridiquement habilitée à 
procéder à son contrôle. 

En Catalogne, si quatre stations (en particulier, la station de 
Baqueira-Beret) sont également exploitées par des opérateurs privés, les 
cinq autres stations199, souvent plus petites, sont publiques. 

2 -Une érosion de la fréquentation et une volatilité des chiffres 
d’affaires 

La fréquentation connaît une érosion dans les Pyrénées et se situe 
tendanciellement sous la barre des 5 millions de journées-skieurs (cf. 
graphique n° 1). 

Les chiffres d’affaires (CA) des stations de ski du massif 
représentent au total environ 100 M€ mais varient fortement d’une saison 
à l’autre. 

Une tendance de fond apparaît néanmoins : les hausses de CA 
observées sont davantage liées à la progression du prix moyen du forfait 
des remontées mécaniques qu’à une augmentation de la fréquentation. La 
variabilité du CA est fonction de la taille de la station : plus la station est 
petite, plus la variation du CA d’une saison à l’autre est grande. Elle est 
ainsi trois fois plus élevée dans les stations dont le CA moyen est 
inférieur à 1 M€ (Ascou-Pailhères, Camurac, Puyvalador, notamment) 
que dans les stations dont le CA moyen est supérieur à 5 M€ (Font-
Romeu, les Angles, Peyragudes, notamment). 

198 La principauté d’Andorre dispose également d’une offre de sports d’hiver avec un 
important domaine skiable. 
199 La Molina, Espot, Port-Ainé, Valter 2000, Val de Nuría. 


En tout état de cause, tout porte à croire que ce phénomène de 
tassement de l’activité devrait se poursuivre voire s’amplifier dans les 
années à venir et que les perspectives d’un accroissement significatif du 
nombre de clients sont réduites. 

B - Des contraintes naturelles et environnementales 
fortes 

1 -Les conséquences du changement climatique : un enneigement 
de plus en plus aléatoire 

Les stations ont été confrontées récemment à plusieurs saisons très 
difficiles caractérisées par de mauvaises conditions d’exploitation. 

Davantage que l’élévation des températures, c’est le caractère 
aléatoire de l’enneigement – alternance entre des saisons à fortes et à 
faibles précipitations – que les professionnels mettent en avant comme 
étant la principale difficulté pour l’exploitation. Certaines stations 
(comme Ax-les-Thermes ou Peyragudes) doivent également faire face à 
des vents importants dont l’impact sur la fréquentation peut être tout aussi 
pénalisant. 

L’instabilité climatique constitue une menace sérieuse qu’il 
convient pour les stations d’anticiper au mieux. 


Selon différents modèles établis par Météofrance, la hausse 
attendue des températures serait comprise entre 1 et 1,4 degré en 2030, 
jusqu’à + 3,5 degrés à horizon 2080200 . L’influence de la Méditerranée 
fragilise un peu plus les stations catalanes par rapport au centre du massif. 

L’impact du réchauffement est d’autant plus important que 
l’altitude de la station est faible. Ainsi, au cours des dix dernières années, 
la station de Camurac, qui ne possédait pas d’équipement d’enneigement 
artificiel, a ouvert moins de 25 jours pendant trois saisons. Une hausse de 
température moyenne de deux degrés ferait ainsi perdre jusqu’à un mois 
d’enneigement en moyenne montagne. 

La concentration de la fréquentation sur quelques semaines 
correspondant aux vacances scolaires a tendance à majorer très nettement 
les pertes induites par une « mauvaise » répartition de l’enneigement tout 
au long de l’hiver, les précipitations survenant après le mois de mars 
n’ayant que peu d’attrait pour les skieurs. 

Pour pallier le caractère aléatoire de l’enneigement, la plupart des 
stations a investi dans l’enneigement artificiel. Toutefois, même s’il peut 
permettre d’assurer une meilleure régularité, ce procédé ne peut garantir 
des conditions d’enneigement optimales lorsque les températures 
moyennes sont trop élevées201 , en particulier en début de saison (par 
exemple, à l’occasion du pont de l’Inmaculada en Espagne202 qui draine 
une importante clientèle de skieurs). 

2 -La sauvegarde des milieux naturels 

Les investissements en faveur de la neige de culture ne sont pas 
sans impact sur l’environnement : les volumes d’eau utilisés présentent 
des niveaux importants. 

De manière plus générale, les objectifs de développement 
économique associés aux projets touristiques dans les stations se heurtent 
de plus en plus à des considérations environnementales dont la réceptivité 
auprès de l’opinion publique progresse. Les recours contre des projets 
d’extension du domaine skiable ou d’unités touristiques nouvelles (UTN) 

200 Des hypothèses plutôt moins « pessimistes » que celles d’autres organismes 
comme le GIEC ou l’Instituto nacional de meteologia (Espagne). 
201 L’utilisation des canons à neige est généralement possible à partir de -2 degrés 
même si l’hygrométrie peut faire varier légèrement ce paramètre. 
202 L’Immaculée Conception, fêtée chaque 8 décembre, s’accompagne de jours de 
congés en Espagne. 

en lien avec les stations de ski sont récurrents. Ainsi, le projet d’UTN de 
Gavarnie a fait l’objet d’un important contentieux. 

Pour les mêmes raisons, le projet d’extension de la station de 
Mijanès-Donnezan (Ariège) a dû être arrêté. L’installation d’une nouvelle 
remontée mécanique et la création de pistes de ski supplémentaires 
nécessitaient un déboisement important. Le tribunal administratif de 
Toulouse a annulé le plan local d’urbanisme associé à ce projet qui, selon 
les associations requérantes, aurait un impact négatif sur la population du 
grand tétras des Pyrénées (une espèce protégée). À Piau-Engaly (Hautes-
Pyrénées), le projet d’extension de la station vers l’Aragon s’est heurté 
aux défenseurs de la vallée de la Gela. 

De même, les projets doivent tenir compte des multiples 
réglementations existantes, qu’elles soient régionales (parcs naturels), 
nationales et/ou européennes. Ainsi, la création éventuelle d’une liaison 
entre la station des Angles et celle de Font-Romeu Pyrénées 2000 ne 
pourra se faire sans intégrer les prescriptions des zones Natura 2000. 

II -Un équilibre économique et financier à 
restaurer 

Malgré les efforts de redressement entrepris, les situations 
financières des gestionnaires des stations de ski sont contrastées et 
globalement tendues. Ces tensions ont des conséquences sur les finances 
des collectivités locales, souvent mises à contribution pour apurer la 
dette. Le financement des investissements structurants est souvent 
compromis. 


Au plan juridique, trois grands types de modes de gestion des 
stations de ski peuvent être distingués : 

-en régie (autonome ou non), soit une gestion directe par la 
collectivité territoriale de rattachement ; 
-au sein d’une structure intercommunale (syndicat ou 
communauté de communes), 

-dans le cadre d’une gestion déléguée à un exploitant privé ou à 
une société d’économie mixte. La gestion déléguée peut elle-
même revêtir plusieurs formes (affermage, régie intéressée, 
etc.). 

Cette diversité des modes de gestion rend plus complexe l’analyse 
financière. Par exemple, pour appréhender l’équilibre financier d’une 
station comme celle d’Ax-les-Thermes, il convient de consolider les 
comptes de la SEM exploitante avec ceux de la commune et de 
l’intercommunalité. 

A -Des situations hétérogènes et généralement 
dégradées 

1 -Des cas de figure variés 

Les situations sont contrastées d’une station à l’autre, 
indépendamment des modes de gestion retenus. Deux exemples opposés 
peuvent illustrer ces différences. 

La station du Grand Tourmalet présente des indicateurs financiers 
moins défavorables que nombre de stations des Pyrénées. Ses produits 
d’exploitation ont progressé de 8 % entre 2009 et 2012 pour atteindre 
14 M€. Ils affichent une certaine régularité en dépit des aléas climatiques. 
Le montant des subventions accordées par les collectivités est non 
significatif puisqu’il ne dépasse pas 3 %. Le taux d’épargne brut (poids de 
l’autofinancement brut dans les recettes réelles exploitation) atteint 
régulièrement 20 % et permet de couvrir l’annuité en capital de la dette. 

Au contraire, la station de Puyvalador-Rieutort a connu des 
difficultés importantes. Son chiffre d’affaires, particulièrement erratique, 
a varié du simple au double sur la même période. Les différentes 
solutions juridiques retenues n’ont jamais véritablement permis d’assurer 
l’équilibre de l’exploitation. Ainsi, la société privée, concessionnaire de 

la station depuis sa création au début des années 1980, a été liquidée en 
1997. Faute de repreneur durable, une régie autonome a été créée en 
1999. Le faible enneigement a conduit, à partir de la saison 2006-2007, à 
une dégradation de la situation financière qui a débouché sur la 
liquidation de la régie autonome, le 28 octobre 2012. Pour autant, la 
commune a souhaité la poursuite de l’activité de la station dans le cadre 
d’une régie désormais municipale et a repris dans ses comptes le passif de 
la régie autonome (1,2 M€), au prix d’une hausse importante de la 
fiscalité. La commune envisage de lancer une procédure de délégation de 
service public, dont l’issue est très incertaine. 

2 -Des difficultés structurelles de gestion 

Les stations de ski des Pyrénées ont fait l’objet de nombreuses 
saisines des chambres régionales des comptes par les préfets ou par des 
créanciers dans le cadre des procédures prévues par le code général des 
collectivités territoriales : rejet des comptes et/ou défaut d’adoption du 
budget, déséquilibre financier et non-paiement de dépenses obligatoires. 
Les saisines ont été particulièrement nombreuses dans les Pyrénées-
Orientales. 

Les contrôles budgétaires et les examens de gestion ont confirmé la 
situation financière très fragile des stations avec des niveaux de déficit et 
de dette importants. Ces déficits présentent un caractère structurel. 
L’autofinancement net des stations – indicateur de la capacité à dégager 
des ressources propres pour financer ses investissements – est très 
insuffisant voire négatif. Ainsi, hors subventions, le résultat 
d’exploitation de la station des Angles affiche un déficit de - 0,44 M€ 
entre 2006 et 2012. La capacité d’autofinancement nette de la station de 
Luz-Ardiden oscille entre - 0,6 M€ et - 1,7 M€ entre 2009 et 2012. 

Parfois, le retour au seul équilibre d’exploitation ne paraît tout 
simplement plus possible tant les perspectives de recettes supplémentaires 
sont réduites et les charges comprimées, toute réduction supplémentaire 
s’avérant incompatible avec le respect des conditions techniques de 
fonctionnement et de sécurité des installations et du domaine skiable. 

Les contrôles des chambres régionales ont également mis en 
exergue des manquements comptables significatifs : absence de 
concordance des états de la dette (près de 10 M€ d’écart à Font-Romeu), 
insuffisance de suivi du patrimoine, absence d’inventaire (Tourmalet), 
nombreuses opérations à régulariser et parfois même absence de dépôt de 
fonds auprès de l’État (régie des Angles) ou défaut de production des 

comptes annuels par le comptable public (Formiguères, Puyvalador-
Rieutort). 

En outre, la recherche d’un équilibre comptable « artificiel » a 
conduit à des pratiques contraires aux principes de la comptabilité 
publique : reports de charges, non-inscription de dépenses obligatoires 
et/ou sous-estimation de certaines charges au budget primitif, absence 
d’amortissement des équipements, autant d’anomalies qui peuvent 
conduire à une tarification ne reflétant pas la réalité des coûts. De 
nombreuses stations n’amortissent pas leurs immobilisations 
contrairement au principe comptable de prudence pour améliorer leur 
résultat. 

L’action des juridictions financières a, dans ce contexte, permis de 
connaître avec précision la situation budgétaire et comptable de 
collectivités et établissements publics en difficulté, et notamment de 
déterminer l’origine de leur endettement (déficit d’exploitation ou 
financement des investissements). Toutefois, les mesures prises à la suite 
des avis des chambres régionales des comptes (maîtrise de la masse 
salariale, réalisation de travaux en régie, internalisation d’une partie de la 
maintenance, recherche de nouvelles recettes, etc.) se sont souvent 
révélées insuffisantes pour assurer un redressement. 

Dans le cas de la station du Puigmal, la situation de cessation de 
paiement du syndicat intercommunal (dette totale estimée à plus de 9 M€, 
absence de trésorerie, etc.) a conduit le préfet à engager, conformément 
aux avis de la chambre régionale des comptes, les opérations de 
liquidation de la structure intercommunale assurant la gestion des 
remontées mécaniques. Dans un avis du 4 septembre 2014, la chambre 
régionale des comptes de Midi-Pyrénées s’est interrogée sur la poursuite 
de l’activité de la station de Luz-Ardiden compte tenu de la situation 
financière délicate des communes membres du SIVOM de l’Ardiden. 

B -Des finances communales fortement sollicitées 

 L’équilibre des stations est toujours fragile : un effet-ciseau se 
dessine entre le rythme de progression des charges (dont 80 à 90 % 
présentent un caractère structurel) et le rythme de progression des 
recettes. 

Les dettes ont tendance à s’accumuler, ce qui peut avoir de lourdes 
conséquences sur les finances des communes et de leurs groupements qui 
portent les stations. 
Lorsque les structures gestionnaires ne parviennent pas à assurer 
l’équilibre de l’exploitation, les collectivités de rattachement peuvent être 
amenées soit à verser une subvention directe soit à ne pas facturer 
l’intégralité des prestations qu’elles mettent en oeuvre au profit de la 
station. Ainsi, entre 2009 et 2012, la régie de Luz-Ardiden a reçu chaque 
année une subvention du SIVOM de l’Ardiden d’un montant compris 
entre 1 et 2 M€ (pour un chiffre d’affaires moyen à peine supérieur à 
3 M€). Les communes de Font-Romeu et de Bolquère prévoient de verser 
annuellement entre 2013 et 2017 respectivement 0,6 M€ et 0,3 M€ au 
SIVU qui gère les investissements de la station. La commune des Angles 
accorde régulièrement à la régie chargée de l’exploitation de la station des 
reports d’échéances en matière de « loyer » (une forme de redevance 
payée par le budget de la station en contrepartie des investissements 
supportés par le budget de la commune) qui atteignaient 2,6 M€203 au 
31 décembre 2012. La communauté de communes de la vallée du Louron 
verse une subvention mais aussi consent des remises sur la redevance. 
Les exemples de telles pratiques sont nombreux. 

Les impôts locaux qui, de manière générale, affichent des taux 
élevés doivent parfois subir de fortes augmentations pour absorber les 
pertes. Ainsi, à Puyvalador-Rieutort, les taux des impôts directs locaux 
ont dû être portés aux taux plafond en 2012 pour permettre un apurement 
pluriannuel de la dette de la régie chargée de l’exploitation de la station 
de ski. La communauté de communes de Gavarnie-Gèdre a également 
consenti un effort fiscal conséquent. À Luz-Ardiden, la pression fiscale204 
est le double de la moyenne de la strate démographique correspondante. 

La prise en charge directe ou indirecte des dépenses des stations 
par les collectivités de rattachement limite, par voie de conséquence, les 
investissements dans d’autres secteurs. 

Enfin, les stations de ski, étant des services publics à caractère 
industriel et commercial205, ne sont pas autorisées à recevoir de manière 

203 Somme représentant près de 30 % des produits de fonctionnement de la commune 
(budget principal). 
204 Mesurée par le coefficient de mobilisation du potentiel fiscal, qui compare le 
produit fiscal réel à celui qui résulterait de l’application des taux moyens nationaux. 
205 Le Conseil d’État, dans une jurisprudence récente (CE 19 février 2009, Melle 
Beaufils et autres), a rappelé que « l’exploitation des pistes de ski, incluant 
notamment leur entretien et leur sécurité, constitue un service public industriel et 
commercial, même lorsque la station de ski est exploitée en régie directe par la 
commune ». 
récurrente des aides publiques206 . En pratique, le risque juridique est 
faible de voir cet argument soulevé, faute de concurrence, mais il 
demeure. 

C -Une incapacité à financer les investissements 

Tous les contrôles des chambres régionales des comptes soulèvent 
l’importance de la problématique de l’investissement dans un secteur à 
forte intensité capitalistique. 

La nécessité de rester compétitif sur un marché très concurrentiel 
implique de lourds investissements dont le financement et la rentabilité 
sont souvent très incertains. 

Ainsi, le niveau de la dette à long terme atteint régulièrement 
300 % ou 400 % du chiffre d’affaires. La dette de la commune des Angles 
s’élève à plus de 30 M€, soit, ramenée à la population permanente 
(environ 600 habitants), une dette par habitant supérieure à 50 000 €207 . 
Les communes de Font-Romeu ou Peyragudes affichent une dette 
supérieure à 20 M€. 

Certaines stations sont dans l’impossibilité de financer des 
investissements structurants. Si leur situation financière en exploitation 
est parfois moins défavorable à court terme, le retard d’équipements (ski 
« mains libres », télésièges débrayables, enneigement artificiel, dameuses 
équipées de GPS, etc.) risque à moyen terme d’être pénalisant pour la 
compétitivité de la station. En outre, le risque de fermeture d’équipements 
vieillissants à l’issue des visites d’inspection n’est pas négligeable. Enfin, 

206 Voir l’analyse juridique développée dans le présent Rapport public annuel, tome 1, 
volume 2, chapitre III. La gestion directe des services d’eau et d’assainissement : des 
progrès à confirmer. 
207 Comme l’a observé la chambre régionale des comptes de Languedoc-Roussillon 
dans son rapport sur la commune et la régie des Angles, « en choisissant de supporter 
le financement des équipements du domaine skiable sur son budget principal, la 
commune des Angles présente une situation défavorable en terme d’endettement, à la 
différence des autres stations de sports d’hiver qui ont créé des structures de gestion 
ad hoc dotées de la personnalité morale et de l’autonomie financière. 
En excluant de l’encours de la commune la part dédiée au financement des 
équipements affectée à la RASL au titre du domaine skiable, laquelle représente 64 % 
selon les évaluations fournies par la collectivité, cet encours serait ramené à 
12,05 M€. Rapporté à la population, l’encours de la dette se situerait alors en 2012 à 
21 029 € par habitant INSEE, 3 134 € par habitant DGF, 1 731 € par habitant 
« station » à comparer utilement comme précédemment aux mêmes strates. » 

l’accès au crédit de ces communes est aujourd’hui moins facile, ce qui 
bloque certains projets d’investissements. 

La tendance globale est d’ailleurs à une aggravation de la vétusté 
des équipements (+ 9 ans pour l’âge moyen des téléskis et + 3 ans pour 
celui des télésièges sur les dix dernières années dans les Pyrénées selon 
les données du STRMTG208) et à une réduction du volume annuel des 
investissements dans les remontées mécaniques, particulièrement notable 
en 2012 et 2013, comme le montre le tableau n° 1. Leur faiblesse semble 
indiquer que des renouvellements courants sont différés. 


Année Pyrénées Ensemble des massifs 
2009 10 M€ 119 M€ 
2010 13 M€ 104 M€ 
2011 8 M€ 128 M€ 
2012 0,4 M€ 144 M€ 
2013 0,8 M€ 123 M€ 

Source : STRMTG 

Toutefois, quelques stations ont lourdement investi, ce qui a 
parfois eu pour conséquence de rendre plus aigus encore les problèmes 
budgétaires et financiers, jusqu’à les rendre parfois insolubles. Ainsi, la 
principale cause de la fermeture de la station du Puigmal était son 
incapacité à rembourser la dette contractée pour financer un nouveau 
télésiège. 

208 Service Technique des Remontées Mécaniques et des Transports Guidés. 

Des difficultés similaires en Catalogne 

Les stations publiques ont fait l’objet d’un sauvetage financier par 
Ferrocarrils de la Generalitat de Catalunya (FGC), entité gestionnaire des 
chemins de fer, propriété du gouvernement catalan. À ce titre, le contrôle 
de FGC est assuré par la Sindicatura de Comptes de Catalunya209 . 

La gestion publique par FGC, dans le cadre de sa branche 
« Tourisme et montagne »210, permet une meilleure assise financière, ainsi 
que la coordination des acteurs et la mutualisation de certains 
moyens comme la gestion des achats, la gestion comptable et financière, 
les systèmes d’information, la communication ou encore la stratégie 
commerciale. 

Néanmoins, la situation financière demeure fragile. Avant 
amortissements, toutes les stations de ski sont déficitaires, à l’exception de 
La Molina. L’équilibre global de la branche « Tourisme et montagne » 
n’est assuré que grâce à l’exploitation des chemins de fer touristiques, en 
particulier celui qui permet d’accéder au monastère de Montserrat (situé à 
une soixantaine de kilomètres au nord-ouest de Barcelone). 
L’investissement repose essentiellement sur des subventions publiques en 
capital. Des mesures de redressement ont été prises à compter 2010, 
notamment sur la masse salariale, le gouvernement catalan ayant décidé 
d’ajuster à la baisse l’ensemble des rémunérations. FGC souhaite définir 
pour l’avenir une véritable stratégie d’entreprise à cinq ans minimum pour 
les stations de ski. 

Cependant, la question de l’équilibre économique des stations de 
ski ne saurait se résumer au seul équilibre financier de la structure 
exploitant la station de ski. Elle implique des choix stratégiques plus 
vastes. 

209 La qualité des comptes est auditée par des commissaires aux comptes. 
210 La branche « Tourisme et montagne » comprend les stations de ski mais aussi les 
moyens d’accès aux sites touristiques (train, funiculaire, etc.) ainsi que les loisirs 
d’été. 

III -Des choix stratégiques indispensables 

L’activité des stations de ski entraîne des retombées économiques 
et crée des emplois en zones de montagne, ce qui peut justifier une 
intervention publique. Toutefois, dans un contexte de maîtrise de la 
dépense publique, celle-ci ne peut plus se faire sans conditions. 

Pour assurer la pérennité des stations, il convient d’abord d’éviter 
certains errements et de bien maîtriser les interventions des collectivités 
concernées. 

A -Des enjeux à prendre en compte 

1 -Les retombées économiques et sociales 

Les retombées économiques des stations de ski sur des territoires 
généralement peu peuplés211, où l’activité est réduite, sont souvent mises 
en avant. Domaines Skiables de France212 estime que 1 € investi dans une 
station de ski emporterait 6 € de retombées économiques supplémentaires 
pour le territoire concerné. Ces retombées profitent à l’ensemble des 
communes du territoire et non aux seules communes « supports de 
stations ». 

Les Pyrénées représentent 14 % des lits touristiques des massifs 
français et 17 % des lits marchands avec plus de 6 millions de nuitées. 

La main d'œuvre recrutée est majoritairement locale. Elle a 
régulièrement une double activité sur le territoire. L’enjeu en termes 
d’emplois est donc fort. Leur nombre peut être estimé à plus de 10 000, 
l’INSEE considérant que le seul secteur salarié induit par l’activité 
touristique concerne 8 600 emplois. 

Des actions de diversification économique sont engagées pour 
réduire la dépendance à cette seule activité. Toutefois, dans la majorité 
des cas, elles procurent des recettes modestes au regard du chiffre 
d’affaires engendré par le ski. Elles sont même régulièrement déficitaires. 

211 200 000 personnes dans la montagne pyrénéenne dont 50 000 en stations selon le 
zonage du décret du 16 janvier 2004 relatif à la délimitation des massifs. 
212 Domaines Skiables de France est la chambre professionnelle des opérateurs de 
domaines skiables. 

Ainsi, la commune des Angles a décidé de fermer son « Espace Bleu 
Neige » (qui regroupait la piscine et la patinoire), compte tenu de son 
déficit structurel estimé à 300 000 € par an. L’exploitation d’été de 
remontées mécaniques, de la piscine ou les activités d’animation 
organisées à Ax 3 domaines affichent également un bilan déficitaire 
d’après la comptabilité analytique du délégataire et ne permettent donc 
pas de dégager des recettes supplémentaires nettes. 

Pour les collectivités territoriales, la première retombée est d’abord 
fiscale. En effet, la présence d’un nombre important de résidences 
secondaires dans les stations procure des recettes fiscales par habitant 
comparativement élevées. Ainsi, le produit fiscal « ménages » de la 
commune de Font-Romeu s’apparente à celui d’une commune de 10 000 
habitants alors même que sa population dépasse à peine 2 000 habitants. 

Le rapprochement entre le poids des impôts locaux de certaines 
stations, leurs résultats financiers consolidés sur plusieurs exercices et les 
subventions publiques reçues permet de dresser un bilan économique 
global moins négatif qu’en première analyse. Ainsi, après intégration de 
la fiscalité reversée au titre de la contribution économique territoriale et 
de la taxe sur les remontées mécaniques, le déficit global de la station de 
Peyragudes estimé sur six ans ne dépasse pas 400 000 € par an, un chiffre 
qui n’inclut pas la fiscalité indirecte bénéficiant aux collectivités et 
l’activité économique privée induite. 

En outre, la présence d’une station de ski améliore l’accessibilité à 

un certain nombre de services dans des territoires (par exemple, 
médecins, commerces). 
Ces retombées ne doivent cependant pas justifier 
systématiquement une aide publique. 

2 -Les difficultés à surmonter 

Les juridictions financières ont identifié plusieurs difficultés qu’il 
importe de prendre en considération pour éviter de menacer les finances 
des collectivités : 

-une altitude faible expose trop fortement à l’aléa climatique ; 

-une absence de prévisibilité de l’ouverture, en période de fortes 
réservations : seul l’enneigement artificiel permet alors de sécuriser 
la clientèle, mais également l’exploitant et le personnel ; 

-une dimension insuffisante ; 
-une absence totale de services au pied des pistes (location de ski, 
restauration traditionnelle, activités de loisirs, mais surtout offre 
d’hébergement) et un accès routier difficile ne sont plus adaptés à la 
demande ; 

-un prix moyen du forfait trop bas213 ; les finances publiques ne 
peuvent pas compenser l’écart entre le tarif pratiqué et le tarif 
nécessaire à l’équilibre d’exploitation qui doit être en tout état de 
cause assuré. 

Certaines stations ont cependant tenté de s’affranchir de ces 
contraintes, et engagé de lourds investissements. 

B -Les conditions du rétablissement 

1 -Mieux dimensionner les investissements 

Dans certains cas, les projets d’investissements structurants portent 
sur des montants tellement élevés que leur effet sur la fréquentation est 
insuffisant pour couvrir les surcoûts d’amortissement et de frais 
financiers. Le risque d’une « fuite en avant » est alors à craindre au regard 
des perspectives limitées de croissance du marché. Ainsi, alors que la 
station de Luz-Ardiden (CA : 3 M€) avait envisagé de procéder au 
renouvellement d’équipements vieillissants (estimation : 4,1 à 9,1 M€) et 
de relier son domaine skiable avec la vallée de Luz (estimation : 22 à 
25 M€) et avec la station de Cauterets (estimation : 19 M€), elle y a 
renoncé, en raison notamment de la faible rentabilité de ces 
investissements. Or l’effet attendu sur la fréquentation ne permettrait pas 
de rentabiliser de tels investissements. 

Lorsque ces écueils ont été évités, la mutualisation des moyens, 
ainsi qu’une meilleure organisation de l’intervention des collectivités 
publiques, apparaissent nécessaires pour garantir la pérennité des stations 
de ski des Pyrénées. 

213 Les prix moyens pratiqués en France se situent en-deçà des prix moyens pratiqués 
à l’étranger. 

2 -Mutualiser les moyens et la politique commerciale 

La professionnalisation de la gestion apparaît indispensable. Elle 
permet, d’une part, une meilleure maîtrise des coûts et, d’autre part, la 
mise en oeuvre d’une stratégie commerciale adaptée. 

La mise en commun des moyens semble contribuer favorablement 
au maintien de la compétitivité d’une station. Pour les plus petites 
stations, l’adossement à une plus grande station paraît bénéfique. 

Ainsi, la gestion de la station d’Ascou-Pailhères214 fait l’objet 
d’une délégation de service public, qui a pris la forme d’une régie 
intéressée, entre la communauté de communes des vallées d’Ax et la 
SAVASEM, société d’économie locale assurant la gestion de la station 
d’Ax 3 domaines215 . La délégation permet à la station d’Ascou de 
bénéficier de fonctions support qu’elle ne pourrait assumer seule 
(marketing, juridique, sécurité, etc.). Certes, cet adossement n’a pas 
permis à la collectivité de rétablir le « grand équilibre » (sections 
d’exploitation et d’investissement non déficitaires), mais il permet de 
contenir les charges et donc de réduire les risques d’exploitation. Cette 
organisation peut être rapprochée de celle du principal délégataire de 
service public dans le domaine des stations de ski pyrénéennes, la société 
Altiservice, qui dispose de services centralisés. 

Le regroupement des achats est également profitable. À titre 
d’illustration, les stations de ski membres de la SEM Nouvelles Pyrénées 
(SEM N’PY) ont constitué un groupement de commandes qui, selon la 
SEM, aurait, par exemple, permis d’économiser 17 % sur les achats de 
dameuses. 

Outre la globalisation des achats, la SEM N’PY216 permet 
d’augmenter les recettes des stations adhérentes grâce à des actions de 
communication et de commercialisation. Ainsi, elle assure la vente de 
cartes d’abonnement annuelles qui permettent à son détenteur de skier 
dans toutes les stations adhérentes moyennant une facturation en fin de 
mois et un prélèvement direct sur son compte bancaire. La SEM doit 
toutefois parvenir à fédérer un nombre plus important de stations. 

214 Située à 15 km en amont d’Ax-les-Thermes, Ascou-Pailhères est une station 
familiale dotée de 14 pistes et 6 remontées mécaniques. 
215 Sixième station pyrénéenne, Ax 3 domaines compte 36 pistes et 17 remontées 
mécaniques. 
216 Créée en 2004, elle regroupe sept stations des Hautes-Pyrénées et des Pyrénées-
Atlantiques pour un CA de 2,2 M€ en 2012. 

Dans les Pyrénées-Orientales, l’action de l’association « Neiges 
catalanes »217 paraît plus modeste, puisque la vente du forfait commun ne 
représente que 5 % du CA des stations, alors que la SEM N’PY peut 
assurer plus de 20 % du CA. Aucune action de mutualisation n’est portée 
par l’association qui, dès lors, s’apparente à une structure de 
redistribution. Toutefois, l’association constitue une première tentative de 
coordination de l’action commerciale en Cerdagne-Capcir. 

En définitive, la mutualisation apparaît comme une nécessité, 
pouvant revêtir plusieurs formes, le cas échéant combinées : celle de la 
mutualisation de la gestion et de l’exploitation de plusieurs stations par un 
même organisme et celle de la mise en commun de prestations. 

3 -Définir un projet de territoire s’appuyant sur un partage 
clarifié des compétences et des financements 

Les territoires de montagne n’échappent pas à l’enchevêtrement 
des institutions et des compétences. 

L’intercommunalité ne dispose pas, en règle générale, de la 
compétence « stations de ski ». Quant à la compétence « tourisme », elle 
est très souvent partagée entre les différents acteurs, au niveau national 
mais aussi local (France Montagne, Atout France, comités 
départementaux du tourisme, actions régionales, etc.). Ainsi, la commune 
de Font-Romeu et la commune de Bolquère disposent chacune de leur 
office du tourisme, la promotion de la station Font-Romeu Pyrénées 2000 
située sur leur territoire commun étant réalisée également par le 
délégataire. 

Toutefois, la Cour estime que l’intercommunalité est un échelon 
insuffisant pour promouvoir l’activité des stations de ski et organiser la 
solidarité sur un territoire. Au-delà de l’intercommunalité, les 
départements et régions ont un rôle à jouer dans la définition et 
l’exécution d’un plan stratégique. Sans pour autant constituer un modèle, 
l’établissement public des stations d’altitude (EPSA) des Pyrénées-
Atlantiques est une illustration de l’implication des collectivités 
territoriales (en l’espèce, le département) dans l’avenir des stations. 
L’EPSA a permis la modernisation coordonnée des stations du 
département en promouvant une offre adaptée à chacune des stations. Une 

217 Créée en 2004, elle réunit toutes les stations de Cerdagne-Capcir. 

approche similaire a été retenue dans les Alpes-Maritimes ou en 
Catalogne. 

L’approche catalane 

L’analyse du marché du ski est ici similaire à celle réalisée en 
Cerdagne française : 

-un secteur très concurrentiel avec des marges de manoeuvre 
faibles (charges structurelles) ; 
-un produit mature (peu de perspectives de croissance) ; 
-un produit très sensible au changement climatique, en 
particulier dans les stations de basse altitude où le niveau des 
températures réduit la qualité de la neige et limite 
régulièrement le recours à l’enneigement artificiel ; 
-un poids important des investissements pour rester attractifs 
mais sans certitude sur l’avenir ; 
-une demande restreinte (encore davantage en période de 
crise), le tourisme en Catalogne étant principalement présent 
sur Barcelone et le littoral. 

Ferrocarrils de la Generalitat de Catalunya (FGC) définit comme 
suit les conditions de la rentabilité économique structurelle d’une station 
de ski : 

-au moins 40 km de pistes ; 

-au moins 250 000 visiteurs par an en moyenne ; 

-un prix moyen minimal de 20 euros ; 

-une distance maximale de deux heures d’un bassin de 

population important. 

Les retombées économiques et l’impact, notamment en termes 
d’emplois locaux, sont conséquents, mais à l’échelle d’un territoire 
restreint. 

Toutefois, ces objectifs de développement d’un territoire ne 
peuvent être atteints sans soutien public. 

Sans que l’on puisse transposer cette analyse aux stations 
françaises, le modèle économique des stations de ski des Pyrénées doit 
être repensé à l’aune des attentes de la clientèle. Les collectivités 
territoriales doivent adapter leur stratégie de développement aux besoins 
d’une clientèle de proximité qui recherche dans la montagne un cadre de 
vie favorable à l’exercice de certaines activités sportives (et pas 
uniquement le ski alpin), ou liées à la découverte de la nature. Les aides 
publiques et les politiques d’aménagement ou d’urbanisme doivent être 
adaptées en conséquence, en particulier dans le domaine de 
l’hébergement qui souffre d’obsolescence218. L’élaboration d’un projet de 
territoire est un préalable nécessaire pour trouver de nouveaux relais de 
croissance. 

__________ CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS__________ 

La pérennité des stations de ski des Pyrénées est conditionnée à la 
nécessité d’atteindre une taille critique et de mettre en oeuvre une 
véritable stratégie de développement territorial qui ne soit plus 
exclusivement centrée sur le ski alpin, en particulier en moyenne 
montagne. 

Seule une meilleure anticipation des mutations en cours peut 
permettre d’éviter une fermeture brutale des stations les plus vulnérables 
et l’effondrement d’un pan entier de l’économie des territoires de 
montagne. 

Il est impératif que le soutien public soit désormais réservé aux 
collectivités qui acceptent de se restructurer et de repenser leur modèle 
économique. Le contribuable public ne peut pas soutenir des stations de 
ski qui sont dans l’incapacité structurelle d’assurer leur équilibre 
d’exploitation. 

Dans le massif pyrénéen, ce travail nécessite la participation de 
l’ensemble des acteurs de la montagne, publics et privés, à l’élaboration 
d’un projet de territoire concerté. 

La Cour des comptes formule les recommandations suivantes : 

À l’État : 

1. 
demander aux préfets de prendre en compte le caractère 
structurant des sports d’hiver dans les schémas de coopération 
intercommunale. 
218 Pour une approche universitaire de cette question : VLES, Vincent, Métastations : 
mutations urbaines des stations de montagne, un regard pyrénéen, Presses 
universitaires de Bordeaux. 

Aux régions et départements : 

2. 
contribuer à l’élaboration d’un projet de territoire avec toutes 
les parties prenantes ; 
3. 
choisir les projets d’investissement en fonction du projet de 
territoire et des besoins de la clientèle. 
Aux collectivités gestionnaires : 

4. 
assurer l’équilibre d’exploitation ou, à défaut, envisager 
l’arrêt de l’activité en cas de difficultés structurelles trop 
importantes ; 
5. 
développer la mutualisation entre les différents opérateurs, 
notamment dans le domaine des achats et de la politique 
commerciale.

Lien émission "Montagne nouvel IBIZA" une vue globale des problèmes :

https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=11&cad=rja&uact=8&ved=0ahUKEwjszK6I29PLAhWFBBoKHWVkAbQ4ChC3AgghMAA&url=https%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fwatch%3Fv%3DXIELUyTJpfc&usg=AFQjCNE8BvCGH3ZinFP0pEpqSLXuP2EBRA&sig2=MKcR5sYx6j2ocmtvhBBwyg

Voir les commentaires

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité

Chaque année les villages se gorgent de touristes louant des meublés... plus ou moins légalement...

Il est tentant "d'accueillir" des "amis" dans sa "résidence secondaire", surtout si le rez de chaussée est aménagé en appartement...déclaré souvent comme garage ou non habitable.

La commission des impôts de chaque commune est sensée veiller à la "régularisation" de ces situations on ne peut plus égoïstes qui déséquilibrent les rapports fiscaux entre contribuables sincères et petits magouilleurs.

Or, il existe des communes dans les quelles cette commission soit ne se réunit jamais, soit agit en béni oui, oui d'élus impliqués dans cette fraude organisée.

Un véritable comportement mafieux !

Alors que la Préfecture impose une transparence et choisit ses représentants dans la liste proposée par les communes, elle ne suit pas forcément la régularité de fonctionnement des commissions.

Jusqu'où le délit d'ingérence est il la limite complice de ces dysfonctionnements frauduleux ?

Il semblerait que la justice à deux vitesses soit d'autant plus profitable aux colonialistes touristiques qu'ils ne se gênent pas pour propulser les taux d'imposition des propriétaires terriens et des permanents à des records Nationaux d'augmentation !

Les Loueurs de meublés non professionnels fraudeurs ont de beaux jours devant eux...

Certains ne paient que 300 € de TH par an et qui plus est ne sont pas imposés sur le foncier !

Alors, tant que ce sont les "bouseux" du coin qui payent, Viva la vida !

Il existe pourtant des propriétaires responsables et soucieux de la légalité ainsi que du bien fondé de leurs actes.

Le devoir de solidarité n'est hélas pas perçu par tous de la même façon...

Voici donc quelques infos utiles et un lien qui peut vous permettre d'allier obligations, devoir et tranquillité :

LMNP Loueur Meublé Non Professionnel : quelles sont vos obligations fiscales ?

Posté par: Jean-Claude Armand dans Fiscalité d'entreprise et privée 7 février 2013

Contexte : vous avez acheté en 2010 voire avant un bien dans le cadre du dispositif loi Scellier et l’avez loué meublé en tant que non professionnel (LMNP). Voici en quelques lignes los obligations fiscales que vous devez remplir :

Loueur de Meublé Non Professionnel définition

Est considéré un LMNP : loueur meublé non professionnel comme toute personne physique ne respectant pas l’une des trois conditions ci-après : (i) elle n’est pas inscrite au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS), (ii) les recettes issues de la location meublée n’excèdent pas les revenus professionnels du foyer, (iii) les recettes provenant de cette activité de location sont inférieures à 23 000 € H.T..

Vos obligations fiscales sont équivalentes à celles d’une petite entreprise commerciale.

Sur le plan de l’impôt sur le revenu, votre résultat issu de la location d’immeubles meublés est taxé dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Pour cela, on détermine un résultat comptable selon les principes du Code de commerce (comptabilité à partie double). Ce résultat est l’excédent des créances acquises (même si elles n’ont pas été encaissées) sur les dettes acquises (même si ces dernières n’ont pas été payées). Ensuite, on calcule le résultat fiscal en réintégrant à ce dernier les charges non déductibles ou en y déduisant les revenus non imposables (cf. également fiscalité d’entreprise). Pour un loueur meublé non professionnel (LMNP), la principale réintégration est souvent constituée par l’excédent du prix d’acquisition sur 300 000 €, ce montant étant l’investissement annuel maximal sur lequel est calculée la réduction d’impôt loi Scellier (25%). Par exemple, si votre investissement locatif au titre de 2010 est de 380 000 €, et qu’il ouvre droit à ladite réduction d’impôt, votre amortissement au titre de cette même année ne peut être calculé que sur une base de 80 000 €.

Concrètement, vous devez déposer une déclaration simplifiée de résultats, en l’occurrence la déclaration 2033-A. Pour l’année 2010, cette déclaration est à déposer au centre des impôts dont vous dépendez avant le 30 avril 2011. L’Administration vous l’adresse directement en principe. Vous n’avez pas à la réclamer. Vous pouvez aussi la télécharger sur Internet.

Les déficits subis au titre de votre activité de Loueur Meublé Non Professionnel (LMNP) ne sont imputables que sur les bénéfices de même catégorie sur les neuf années suivantes. En d’autres termes, ils ne sont pas imputables sur le revenu global.

LMNP et TVA

Sur le plan de la TVA, les loyers sont soumis à la TVA au taux de 10%. Toutefois, cette TVA n’est exigible (c’est-à-dire dû au Trésor) qu’au moment de l’encaissement des créances (cf. fiscalité des entreprises, rubrique TVA).

En principe, vous acquittez cette TVA selon les modalités du régime simplifié d’imposition. Concrètement, vous devez payer 4 acomptes de TVA (le 19 avril, le 19 juillet, le 19 octobre, et le 19 décembre) chaque année et le solde fin avril de l’année suivante. Ainsi, le solde au titre de 2010 est à adresser au centre des impôts dont vous dépendez au plus tard le 29 avril 2011. Les acomptes sont à calculer sur la déclaration CA3 et le solde sur la déclaration CA12.

Par ailleurs, si vous avez obtenu le remboursement intégral de la TVA ayant grevé le prix d’acquisition, vous devrez impérativement louer votre bien pendant 20 ans. Si vous arrêtez de louer en TVA votre bien avant ce délai ou que vous le cédiez également avant ce délai, vous devez reverser une partie de la TVA initialement déduite. Ce reversement est de 5% par année de non détention entre 20 ans et la durée effective de détention. Par exemple, si vous vendez votre bien au bout de 12 années de location, vous devez reverser (20 ans – 12 ans) x 5% = 40% de la TVA initialement déduite. Ce reversement ne constitue cependant pas une charge si l’acquéreur du bien le destine à des opérations passibles de la TVA.

Les cessions d’immeubles loués en tant que LMNP Loueur Meublé Non Professionnel sont soumises au régime des plus-values de particuliers. Les plus-value font l’objet d’un abattement de 2% à compter de la 5 ème année de détention, 4% à compter de la 17 ème, 8% au délà de la 24 ème. En d’autres termes, au bout de 30 ans, les cessions sont totalement exonérées d’impôt (y compris de CSG/RDS).

La gestion de l’ensemble de ces obligations nécessite la compétence d’un cabinet d’expertise-comptable. Traiter l’ensemble de ces obligations vous-même est très tentant mais vous risquez d’y passer beaucoup de temps et de les accomplir ni dans le respect de la législation fiscale ni dans celui de vos propres intérêts. Et vous ne bénéficiez pas d’une réduction d’impôt (cf. paragraphe ci-après)

Les honoraires de l’expert-comptable sont pris en charge (tout ou en partie) par l’Etat sous forme d’une réduction d’impôt à condition que vous vous inscriviez à un centre de gestion agréé (C.G.A.) Cette réduction d’impôt, qui prend en charge également les frais d’adhésion audit C.G.A. est plafonnée à 915 € pour 2011. Cette réduction d’impôt est donc totalement indépendante du résultat dégagé par votre activité de LNMP. Si vous êtes en début d’activité, à savoir si vous exercez pour la première fois l’activité de Loueur Meublé Non Professionnel (L.M.N.P.), vous devez vous inscrire au plus tard dans les 5 mois suivant l’acquisition de votre bien. Par exemple, pour un acte notarié signé en mars 2011, vous avez jusqu’à fin juillet 2011 pour vous inscrire à un centre de gestion agréé.

Et quelques conseils…

Je souhaite louer à compter de cette année un bien acquis depuis une certaine date. Ai-je la possibilité de l’inscrire à une valeur réévaluée à l’actif de mon bilan. Oui absolument ; pour procéder à cette réévaluation, retenez les indices de la Chambre des Notaires à défaut de prix de transactions comparables. Dans ce dernier cas, demander à une ou plusieurs agences immobilières ou bien à un notaire de réaliser l’évaluation. Intérêt de l’opération ? Elle permet de réduire, par le truchement de dotations aux amortissements souvent et de façon significative (compte tenu de la forte augmentation des prix ces dernières années) le revenu imposable d’un LMNP.

Loueur Meublé Non Professionnel : pour aller plus loin

Le cabinet Jean-Claude Armand et Associés accomplit pour votre compte l’ensemble des obligations fiscales auxquelles vous êtes assujettis en tant que Loueur Meublé Non Professionnel (LMNP).

Contactez-nous

Posté par: Jean-Claude Armand dans Fiscalité d'entreprise et privée 7 février 2013

Voir les commentaires

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Humour
Drame de la Saint Valentin...

Voir les commentaires

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité

Bien vivre à Aulos est une association de citoyens qui vient d'aboutir dans une démarche de transparence.

Il n'y a pas qu'ici que des élus zélés se font tirer l'oreille par l'autorité, lorsque celle ci n'est pas complice de malandrins sans scrupules...

Devant le refus de communiquer les documents administratifs, l'association s'est vue obligée de saisir la "C . A . D . A" (Commission d’Accès aux Documents Administratifs).

Suite à condamnation, le Préfet se voit dans l'obligation de faire respecter le bon droit des citoyens et donc de requérir tous les moyens pour ce faire.

Le Turbulent est un site qui relaie l'information tapageuse des déviances du pouvoir par les comportements abusifs des élus.

Hélas, les faits ne sont pas rares et la magie citoyenne peut en avoir raison lorsque la mobilisation devient effective.

Voici le lien de ce site : https://sites.google.com/site/turbulences09/

(Surlignez, cliquez Droit sur accéder à...).

Bonne lecture et si cela vous donnait des idées...

G.

Voir les commentaires

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité
Puyvalador...sinistré ?

Un village a son image vitrine d'une réalité.

De prime abord, les ponts "romains" rénovés par la "Com-Com" Capcir -Haut Conflent donnent une idée d'une certaine modernité...

Ensuite, après une série de panneaux indiquant Puyvalador à droite et à gauche, il y aurait de quoi se perdre.

Mais la maison brûlée nous indique que c'est bien là que le village authentique ouvre sa porte.

L'enseigne et "l'illumination" de l'église nous montrent bien l'état de la commune.

Pas d'erreur, c'est bien Puyvalador, village sinistré d'une commune en proie au colonialisme touristique.

Pourtant, sur les pistes, pas de bousculade...

Du ski fluide sur une pente rappelant aussi celle du déficit engagé depuis plus de 20 ans par l'obstination de "gestionnaires" élus, plus pour servir leurs intérêts personnels plutôt que ceux de l'ensemble de la collectivité.

On élargit en creusant et en ravageant nature et finances publiques !

Mais, les rentrées ne suivent pas à la hauteur d'un quelconque rééquilibre.

Vu cette piètre saison, la certitude de la réalité en spirale infernale se fera t' elle sur la note salée ou sur la vétusté d'installations dont la sécurité peut paraître douteuse au su que les visites de sécurité n'ont pas toujours été respectées ?

Nous ne doutons pas que malgré l'ensemble des signes évidents, les colonialistes tenteront de pousser toujours plus loin leur folie dévastatrice sans jamais se remettre en question.

Alors, les pouvoirs publics resteront t' ils complices d'une évidence si dramatique sous des prétextes erronés ?

G.

Puyvalador...sinistré ?
Puyvalador...sinistré ?
Puyvalador...sinistré ?
Puyvalador...sinistré ?
Puyvalador...sinistré ?
Puyvalador...sinistré ?
Puyvalador...sinistré ?
Puyvalador...sinistré ?

Voir les commentaires

1 2 > >>