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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

La misère aime la misère, l’âne fréquente l’âne, la sortie est en haut !

Il n'est pas toujours aisé d'échapper à l'influence et à l'attraction exercée par son milieu, qu'il s'agisse de sa famille de son milieu professionnel, du cercle de ses relations ou de celui de ses habitudes découpées en tranches de vie, bien séparées les unes des autres et qui pourtant viennent bien du même saucisson !

Ce l'est d'autant plus que la force d'attraction est importante et que celle des habitudes éduquées en réflexes s'est développée en addictions.

Alors, chacun s'abandonne, lutte ou peut évoluer et développer d'autres niveaux de conscience et d'autres façons de vivre. Tout évolue entre lâcher prise, tenir bon et évoluer pour développer de nouvelles qualités, de nouveaux talents, de nouveaux états de conscience modifiés par l'expérience... La difficulté majeure dans ces accouchements réside que rien ne se fait sans douleur et donc que la recherche du plaisir n'est pas forcément de bon conseil.

Sans la douleur, pas de réaction, pas d'évolution possible !

Plus que l'utopie d'un bonheur permanent, être bien dans sa peau passe par le cheminement entre ces petites choses qui font du bien, qui réconfortent et que l'on apprécie pour ce qu'elles sont et non pas pour ce que l'on voudrait qu'elles soient...

Il est un facteur commun que le temps finit toujours par révéler, c'est l'usure. Celle du corps, de ses fonctions amoindries, de ses capacités, de ses motivations et in fine, le temps vient à bout de tout !

Chronos est le grand révélateur à qui sait ouvrir les yeux du cœur et apprendre à se méfier des yeux de l'esprit conscient ou non.

Lui que les Grecs situent à l'aube et au crépuscule vient embraser de sang le ciel de celui qui vient et de celui qui s'en va... L'usure est ce que l'on doit à notre banquier, à cette vie empruntée qui nous apporte tant de choses belles, bonnes ou douloureuses. Chronos est le comptable qui établit le bilan, celui qui tire un trait sur nos existences et qui fait accoucher les idées, les projets tout en maturant leur évolution. Si nous le percevons par ce rouge du matin de nos vies qui situe nos projets ou celui de notre dernier sang qui voit s'écouler ce que nous avons réalisé de beau, de bon et de juste, il n'en demeure pas moins qu'il est continuellement présent tout au long de nos journées éclairant de sagesse nos actes et nos loupés...

Pour mieux se le représenter, nous l'avons personnifié dans une forme anthropomorphique, chose commune qui fait que l'homme fait à son image le fond de ses représentations pour mieux se les approprier tout en les imitant ou les rejetant... Ce qui finit bien souvent par nous faire passer des vessies pour des lanternes en prenant l'énoncé pour la solution. D'autant que nous projetons sans cesse notre propre représentation que ce soit dans les cieux, dans les enfers ou sur autrui... Dieux et Diables projetés en références que nous créons sont fondamentalement complices de nos préjugés, de nos mensonges et du déni qui fait que nous croyons plus réel l'illusion de l'apparence projetée que la Réalité.

Les faits, c'est magique !

Comprendre passe donc par la recherche de la réalité plus que celle "des vérités" que chacun se construit en fonction du temps, de l'endroit ou du milieu dans lequel il évolue...

Ne parlons pas de tous les manipulateurs pervers, bien conscients de cette faiblesse et qui savent l'exploiter pour en tirer profit ou satisfaire leur intérêts, leurs besoins...

Patience et longueur de temps font donc plus que force ni que rage, car tout finit par se dévoiler, les masques par tomber et les boucliers miroirs par se retourner vers ceux qui les brandissent. Tout cela vient à temps à qui en fait l'effort d'ouverture et de compréhension...

Si nos milieux de vie constituent un maelström aspirant vers le bas et qu'il est difficile de se dégager de l'emprise de ce courant infernal, nos réponses visent à étanchéifier le navire par des cloisonnements artificiels. Pourtant ce qui fait avancer et permet de se dégager de toutes ces pernicieuses hydres réside dans le mat, bien centré, ses voiles réunissant les forces du vent ainsi que dans le gouvernail qui donne de nouveaux caps...Pour sortir de l'entonnoir !

La chose n'est cependant possible que si l'on a pris pour repère une étoile qui va nous guider tout au long de l'interminable manœuvre...

Le mouvement d'évolution situe l'issue vers le haut et ce n'est certes pas par hasard si les dogmes en font autant en sacralisant le ciel et en situant l'enfer sous nos pas hésitants...

Si l'ennemi des dogmes réside dans le doute, ce n'est pas par hasard qu'ils imposent "leurs certitudes" par la croyance !

Manipulation des mémoires par la quelle la fin justifie les moyens en traçant une autoroute à la place des chemins de vie, tortueux, empierrés et pourtant si riches de paysages !

Aux petits ruisseaux, ils préfèrent le fleuve qui unifie dans une même direction l'ensemble des vies plurielles en un seul flot que rien n’arrête de par sa force d'inertie. Cependant un fleuve n'est rien qu'une utopie asséchée de toute vraisemblance sans tous les petits ruisseaux qui l'alimentent...

Si l'âne fréquente l'âne, que les boucliers et les masques dissimulent nos fragilités, nos jardins secrets, nos infernales dépendances, il est une échelle ou une corde, voir une tour dont le chemin extérieur en spirale nous conduit vers le haut en nous faisant voir les choses d'en bas sous différents angles et époques. Si plus nous importe ce chemin de vie vers le haut de par sa conduite et ses repères, alors, celui intérieur y mènera lui aussi !

Bonne randonnée à toutes et à tous !

G.

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Diviser, c'est s'enfermer !

Nous vivons tous dans des situations différentes notre vie qui se partage entre des temps souvent bien différenciés.

Il y a le travail, la famille, chaque loisir, nos domaines géographiques, nos milieux de vie...

Souvent, par réflexe ou par habitude nous cloisonnons ces temps et ces espaces en les différenciant les uns des autres, tout en subissant leurs influences réciproques.

Cette organisation des dehors débouche sur un cloisonnement de la personnalité donnant des attitudes différentes en fonction des sollicitations provoquées par les secteurs de vie et d'intérêt.

Ainsi, tel qui serait le parfait modèle dans sa vie familiale peut aussi être le pire des salauds lorsqu'il dirige une équipe de travail ou lorsque de par sa fonction, il exécute froidement des actes de refus tout en sachant ce qu'il provoque de désastreux chez ceux qui subissent ce retour négatif ou de contrainte.

C'est ainsi que l'on a vu certains bourreaux "SS", certains tortionnaires, être de "parfaits" pères de famille bien intentionnés envers les leurs...

Le pire dans ces attitudes cloisonnées réside dans un certain plaisir vicieux et pervers dans une inaptitude naturelle ou construite égoïstement à ressentir le mal provoqué.

Dans tous les cas de figure, aucune empathie envers ceux qui subissent les conséquences de tels comportements. Le bourreau se conduit comme si ce qu'il faisait appartenait à une autre personne.

Froids, déterminés, méthodiques, ils pratiquent leurs actes sans sourcilier !

Lorsqu'ils changent de registre, c'est à dire lorsqu'ils se retrouvent dans un autre domaine de leur complexe cloisonné, alors l'attitude change et peut autant pencher vers le mensonge que le déni !

Sans verser dans l'extrême du bourreau, nous scindons aussi nos vies en comportements différenciés créant des attitudes qui le sont tout autant.

Un malaise permanent peut s’immiscer alors en provoquant maladies, stress jusqu'à la schizophrénie, le dédoublement de personnalité, voir plus... dépression, cancers...

Le fait de ne plus avoir une référence stable, une ligne de conduite cohérente conduit à une crise identitaire grave.

Pour autant, si l'on se rassure dans certains domaines, dans d'autres, le chaos peut l'emporter.

Si nous naviguons entre plaisirs et douleurs, cette dernière, lorsqu'elle devient insupportable provoque une violence que nous devons extérioriser, sinon maîtriser en la canalisant sous peine que ce poison confiné, entretenu en nous, ne nous détruise petit à petit jusqu'à définitivement.

Selon l'usage de cette violence d'énergie débordante, elle peut être dévastatrice ou permettre de faire émerger de nouveaux comportements, de nouvelles évolutions humanisant par la réconciliation ce qui nous divise dans chaque secteur compartimenté.

Le plus difficile, peut être étant de trouver son centre d'intérêt personnel commun à tous les domaines...

Avoir une règle de vie, une continuité organisant la temporalité et l'espace ne suffit donc pas si le point de conjonction n'est pas réalisé.

Lorsqu'il se révèle, alors la règle peut agir et Pierre est Pierre dans tous ses actes ainsi que dans le fil de ses pensées et celui de ses paroles...

Donc les habitudes changent et la vie s'harmonise !

Voilà, presque facile, si ce n'est que la chose ne se peut sans une prise de conscience de ce que l'on est, de qui l'on est et de dégager l'objet motivant une évolution par l'ouverture.

Cet objet va au delà de la forme puisqu'il est présent en chacun et ne demande qu'à se révéler.

Il est dans ce regard que l'on porte sur les autres avec cet amour fraternel si souvent refoulé par crainte que l'autre soit un autre soi même. Face au double inversé, le rejet !

Cependant, si nous considérons que plus que ce qui constitue la nature de la différence, c'est notre propre image que nous projetons, alors tout peut s'expliquer dans l'insupportable image nous renvoyant à nos douleurs propres, à nos colères, à notre violence !

Il ne suffit donc pas de savoir mais de faire le premier pas vers l'autre et de le faire sans ce que nous ne supportons pas en nous, conscients de ce qui nous est propre et qui ne relève que de nous !

Je dis aux enfants que vivre en société, c'est arrêter de regarder son nombril pour porter son regard vers les autres, comme s'ils étaient nous mêmes, mais, dans ce que nous y trouvons le plaisir de nous retrouver personnellement, de nous réconcilier avec nous mêmes...

En nous réconciliant avec l'autre, nous nous réconcilions avec nous mêmes.

En nous réconciliant avec nous mêmes, nous nous réconcilions avec les autres !

Alors, tout devient plus clair, plus lumineux. Les choses les plus pénibles finissent par ne plus être un fardeau et la société peut retrouver son harmonie...si chacun faisait cet effort du regard amoureux de la vie !

Comme quoi, charité bien ordonnée commence par soi même !

Plus que de vouloir vainement imposer aux autres, cultiver l'amour de soi tourné vers les autres, c'est s'ouvrir pleinement à un confort harmonieux qui permet de traverser toute situation en bonne maîtrise de nos mauvais penchants...

Nul besoin de victime expiatoire sur la quelle nous reportons nos vindictes, nos manques, pour conforter les cloisonnements infernaux dans les quels nous naviguons sous la contrainte et la douleur.

Les anciens l'avaient découvert depuis fort longtemps, mais à cette sagesse, les dogmes ont substitué des mythes sacrificiels enfermant les conduites sous la houlette d'une discipline intransigeante qui développe plus le rejet de ce qui est différent que véritablement l'amour désintéressé, ouvert et conscient !

Même si ces contraintes donnent l'illusion d'un retour à la paix civile ou du moins un relatif maintien, elles ne solutionnent en rien un cycle de crises identitaires se perpétuant en projections, en décharges sur des boucs émissaires, parce qu'elles les entretiennent et s'en nourrissent.

Comprendre cet enfermement, c'est déjà ouvrir la porte à sa propre reconstruction, libre des addictions du pouvoir, de l'argent ou de bien d'autres tentations.. illusoires !

Bonne réflexion !

G.

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Violences en réponse d'autres violences, ou simplement lorsque les repères sont perdus ?

Une fois encore je vous conseille la lecture et la réflexion sur les livres de René GIRARD.

Après "La violence et le sacré", "Des choses cachées depuis la fondation du monde", sont des ouvrages qui permettent de comprendre les mécanismes agissants sur notre évolution et ce qui la maintient...

Un travail indispensable à qui veut essayer de comprendre et peut être d'agir sur ce qui fait de notre vie un enfer avec son lot quotidien de crises, de violences, d'attentats et d'insécurité.

Si les problèmes sont analysés avec une optique acérée, les solutions restent à s'approprier personnellement en recherchant au fond de soi et alentours ce qui fait la différence entre l'enfermement dans un cycle de violences et l'ouverture vers une humanité en évolution...

Les comportements sont souvent les reflets de mécanismes et donc aussi de dysfonctionnements particuliers. Nous sommes plus amenés de par nos capacités à constater les effets plutôt que les causes réelles ainsi que la logique mécanique originelle.

En amont de ce que l'on voit éclairé, s'exerce le rayonnement qui en fait n'est lui aussi qu'un effet. Certains effets sont liés à d'autres effets dans une chaîne implacable difficilement perceptible lorsque l'on s'en tient uniquement aux apparences ou pire au préjugé construit artificiellement qui nous tient lieu de jugement arbitraire non fondé, si ce n'est en ersatz de toute logique naturelle abordable...

Lorsque des lésions cérébrales sont profondes et irréversibles, le miracle seul peut faire évoluer vers une guérison... Ou, une thérapie innovante...

Lorsqu'elles sont présentes par origine, par maladies ou que le stress de situations anxiogènes vient endommager notre cerveau, la crise comportementale devient permanente.

La différence entre la pathologie présente et la crise identitaire se pose sur la perte de repères naturels et fondés.

Or, la Sagesse antique de civilisations passées nous a laissé en héritage un ensemble d'outils permettant d'éviter l'enfermement dans les cycles de violences et de crises sacrificielles par l'immolation d'un bouc émissaire.

Ce qui fonde la logique et assoit la stabilité repose sur les liens existants entre les choses ainsi que ce qui permet de les révéler, de les mesurer, de les contrôler dans la mesure du possible, donc de retrouver une harmonie de Paix pour les Âmes et de Justice pour les hommes.

Pour construire son avenir, l'être humain a besoin de se projeter tout comme il est sensible aux reflets de réalités qu'il ne peut s'approprier de par ses capacités...

Il est donc fondé que ces comportements éducatifs ont contribué à l'évolution de l'espèce et à la stabilité de mondes bâtis sur une règle communément admise et respectée par tous !

C'est particulièrement là où le bas blesse, justement lors que ces repères sont brouillés par ceux qui ne respectent plus la règle naturelle et qui par leur comportements portent préjudice à l'harmonie de la société, d'autant plus s'ils sont sensés être référents et donc donner l'exemple à suivre !

Même si les perspectives évoluent dans le temps et en fonction de l'endroit, la réalité est dans le fondement et pas dans l'effet constaté.

A la Règle naturelle, les hommes ont substitué leurs lois avec cette traduction adaptative qui ne les rend ni claires, ni parfaites...

Cependant, qu'il s'agisse des tables de Moïse ou d'autres livres "sacrés", même s'ils sont inspirés de la règle originelle, ils ne sont que des interprétations de fondements dissimulés sous les apparences de textes traduits les uns des autres et donc pas toujours clairs en matière de pratiques au fil des ages ou des lieux...

La règle de MAAT, symbole de la sagesse du monde et de son fondement est non seulement une réflexion mais aussi une projection du fondement humain par cette personnalisation souvent indispensable à la compréhension des choses, des événements et donc des conduites à tenir.

La divinisation anthropomorphique, si elle permet une identification plus aisée, leurre cependant sur la nature exacte de ce qui la fonde.

L'on peut comprendre donc le soucis de s'en écarter en remplaçant cette projection médiocre par celle de symboles universels...

Or, les outils qui prolongent la main prolongent également et fondamentalement l'esprit. Ce n'est pas par hasard que nous les retrouvons dans les frontons de bien des temples...

L'écriture et la culture ne sont aussi que des outils parmi d'autres...

Lorsque nous vivons aujourd'hui une crise identitaire importante car multipliée dans l'espace et entretenue dans la durée et que son origine réside aussi dans le comportement déréglé de ceux qui sont sensés montrer l'exemple, comment ne pas se trouver désorientés d'autant que l'on ne sait plus vers qui se tourner...

Les yeux fermés sur ce mode d'apparences trompeuses, mais ouverts vers le ciel autant que conscients de notre infiniment petite personne, la règle de MAAT demeure en chacun comme dans l'infini sans qu'il ne la perçoive pourtant !

Elle est fondement et remède aux souffrances que nous projetons en permanence que ce soit pour s'en libérer ou pour une violence que nous devons contrôler et canaliser sous peine un jour proche de totalement disparaître...

Quelques ouvrages de Christian JACQ ne peuvent pas nuire à la redécouverte des fondements de notre monde ainsi qu'au soulagement par la compréhension et donc la maîtrise de ce qui nous met en souffrance...

Bonnes lectures donc !

G.

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité

Capcir, le 23 janvier 2016, 06h30, +4°C...C'est encore le re, re, re, re, re, re...redoux entre deux coups de froid !

De -10°C Jeudi dernier à +4°C aujourd'hui, l'on constate un écart de pratiquement 10°C par rapport aux températures d'un hiver "normal"...

En dehors du yoyo entre les masses d'air froid et d'air chaud, la différence est la très nette augmentation de ces dernières. Nous sommes dans une constante évolutive qui veut que si les saisons, c'est à dire le positionnement et l'inclinaison de la terre sur son orbite vis à vis du soleil demeurent semblables. En revanche, difficile de contester l'augmentation des masses d'air chaud dont l'action de l'homme par sa présence et ses activités ne fait qu'aggraver l'influence.

Dans des contrées aussi hostiles que nos hauts plateaux, ce dérèglement climatique peut paraître néfaste pour les farouches adeptes de la glisse, par contre, la note de chauffage s'en ressent et ce n'est pas désagréable compte tenu des charges fiscales en hausses perpétuelles...

Ce qui aura raison de la folle confusion d'envie et d'imitation entre des sites aussi différents que nos massifs Français, ce ne sera peut être pas l'ouverture d'esprit, mais le changement climatique !

L'amalgame entre "la tradition" touristique obstinément "Alpine" passera inévitablement par la réduction d'activités. D'autant plus que "l'excellence" de revenus requise pour la pratique du ski sélectionnera encore plus en révélant l’obsolescence du parc hôtelier et de l'immobilier du secteur qui ne répond plus aux besoins d'une clientèle amaigrie par la crise.

Alors, plus qu'un "supermarché" de la neige, nous risquons de revenir à l'épicerie "Chic" des beaux quartiers !

Du cassoulet au caviar, l'excellence aura frappé les bourses !

Ce n'est peut être pas la moins mauvaise des situations pour les zones sauvages qui ne subiront finalement que moins de pression et aussi moins de chasseurs citadins !

Moins d'emploi, mais mieux rémunérés, donc des travailleurs saisonniers qui ne seront plus obligés de vivre dans des camions aménagés et dont on sait les drames que cela peut entraîner comme nous venons de le voir il y a peu à Chamonix.

Sans évoquer ces regroupements tribaux qui font de parkings des villages de migrants avec leurs chiens en vagabondage perturbant autant le milieu naturel que les bourgeois en promenade !

Lorsque nous entendons parler "nos très chers barons" qui nous "balivernent" de 5000 emplois liés à "l'excellence" de leur "quichottesque" projet, il s'agit bien sur d'une grande majorité d'emplois précaires et mal rémunérés !

Donc, à moins de camps de transit entre deux saisons... quel avenir réel et stable pour une contrée comme la nôtre ou pour des jeunes voués à la migration permanente ? Ne parlons pas des "incompatibilités" avec une clientèle aisée venue chercher un certain calme, une certaine sécurité si rares de nos jours...

Alors oui, il est une confusion qui est d'autant plus absurde que les sondages entrepris il y a quelques années ont bien démontré que la clientèle d'hiver n'était pas la même que celle des autres saisons. Donc, la prospection ne pouvait cibler les mêmes tranches du public, ni les mêmes besoins.

La complémentarité entre les saisons touristiques nous montre bien la carence en matière d'amortissement sur les équipements coûteux à déployer sur des périodes de plus en plus courtes avec une clientèle en nette diminution.

Si la fonction crée l'organe, en matière de marchés, créer le besoin ne suffit pas toujours à attirer le public, ce d'autant que celui ci voit ses moyens fondre comme neige au soleil.

"Excellence", peut être, si l'on repense autrement les projets "touristiques" en matière de complémentarité d'autres activités dans d'autres secteurs économiques susceptibles de stabiliser dans la durée une population de jeunes travailleurs et donc de familles potentielles et indispensables au bon fonctionnement des services publics !

Penser "grand domaine", c'est mettre la charrue avant les bœufs si, globalement, l'on ne tient pas compte de tous les autres aspects indispensables à la durabilité temporelle et spatiale d'une zone fragile par sa taille que mal desservie par ses réseaux.

La sous exploitation des énergies renouvelables, de l'agriculture, des ressources du sol en général et des nouvelles technologies en particulier, montre bien l'étendue d'une carence provoquée par cette focalisation obsessionnelle qui place en prédominance un seul secteur d'activité dont tout le reste dépend sans pouvoir évoluer.

Si nous pouvons saluer la mutualisation des services entre deux "communes station" du Capcir et celle forcée sous l'égide d'un gestionnaire privé, en revanche l'ambition d'amalgamer les quatre sous prétexte de "l'excellence" relève d'une folie des grandeurs dont nos "Salustre" locos devraient se raviser pour se rappeler qu'ils ne sont pas seuls sur le secteur.

Là où le bas blesse est bien sur cette croix qu'ils ont posée tacitement sur toutes les autres communes déficitaires qui peuvent bien continuer de plonger tant que durera cette notion concurrentielle qui les voue à la désertification...

La précarité et la limite conceptuelle réside peut être aussi dans le fait que le pouvoir est devenu l'apanage des résidents secondaires en majorité venus pour le ski Alpin.

Même si beaucoup n'ont plus les moyens d'antan, l'esprit n'en demeure pas moins axé sur ce qu'ils peuvent concevoir dans la limite réduite de leur expérience de touristes saisonniers...

Une contrée vit grâce à la continuité de présence et d'activité qui font une dynamique nécessaire au fonctionnement de tout service public ainsi qu'elle fonde et entretient, la culture, l'identité locales, seules véritablement garantes de la préservation des milieux vivants.

Sans l'originalité, l'intérêt et donc l'attrait deviennent inconséquents dans une course à l'équipement, d'autant plus stupide que les revenus d'activité ne peuvent plus équilibrer une situation devenue trop dépendante de la fiscalité ponctionnée défavorablement sur des foyers implantés durablement, compte tenu aussi de la "tricherie" de loueurs de meublés peu scrupuleux de déclarer leurs véritables revenus !

Plus donc que l'amalgame dans la confusion, la complémentarité dans un projet multi facette tenant compte de tous les potentiels inexploités et à créer !

G.

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

-"L'essentiel est invisible, on ne voit bien qu'avec le cœur !"

Antoine de Saint Exupéry.

S'il est des choses qui font progresser l'homme sur le chemin de son humanisation, plus que ses acquis risquant de détruire les avancées, l'impossible ouvre la porte au nouveau !

Bien sur, nous rencontrerons toujours cette tentation de confondre l'énoncé du problème avec ses solutions...

Chaque fois que nous restons sur des idées anciennes pour faire face à de nouveaux cas que nous rencontrons, peut être par crainte de perdre ce qui représente à nos yeux les références de notre identité, nous nous heurtons au mur de l'impossible.

Si, dit on, à l'impossible nul n'est tenu, il s'avère que la résolution de "l'impossible" constitue toujours l'avancée et le moteur de l'évolution qui alimente de futurs développements...

De plus, chaque progrès vient modifier profondément les structures non seulement de nos façons de penser et d'agir, mais aussi contribue aux modifications structurelles de notre cerveau par les connections et les utilisations nouvelles développées.

Chaque "impossible" solutionné est une pierre de plus dans l'édifice de l'humanité, non pas une pierre immobile, mais une pierre volante, bien vivante !

Il y a celui qui amène la ou les solutions et tous ceux qui vont imiter, puis s'approprier la ou les découvertes pour les intégrer dans leur propre schémas personnel, ainsi parfois les modifier, les adapter à leur propre milieu, à leur environnement et trouver une plus juste application de la nouveauté. Parfois, cette traduction que l'on prend au pied de la lettre finit par s'éloigner du mécanisme d'origine qui engendre la solution et trahit sa logique...

Fou donc le fou qui s'agite, mais plus fou encore le "sage" qui s'est assagi au point que son immobilité l'ait transformé en statue de sel !

Parfois le fou a raison, car il révèle la différence qui permet d'envisager autrement l'avenir.

Prendre de la hauteur pour élargir la perspective n'est finalement fondé que si l'on garde ses attaches à la réalité du quotidien. Celui qui s'élève en snobant ce qu'il croie dominer finit par se couper de ses racines et donc se fane et retombe à la poussière...

Cependant, sans prendre de la hauteur, l'on finit le nez dans le guidon et l'on ne voit ni la route, ni le paysage... et encore moins ce qui peut advenir derrière la colline.

Il faut de tout pour faire un monde et celui qui est en haut a besoin de celui qui est en bas et réciproquement...

Pour que ce monde fonctionne, il faut de l'intelligence, non pas tant de savoirs, mais tout simplement des liens. Car sans liens, rien ne tient !

Alors, regardons "nos quatre excellences" et leurs moulins...

Certes, l'on pourrait considérer que leur point de vue, si élevé, constitue une innovation par la dimension de l'étendue. Cette innovation suffit elle à justifier un investissement de l'Etat dans le redimensionnement de nos axes de communication et leur entretien ?

Rien n'est actuellement aussi peu sur, simplement au constat du rapiéçage de la N 116 qui prend des airs de route forestière sur certains tronçons et à cette vision "touristique" de la D 118 quelque peu revisitée mais sans redimensionner le vétuste calibrage issu d'une autre époque... Seule la partie Ariégeoise de la N 20 s'est vue un peu revisitée, mais avec un tunnel souvent fermé pour travaux et sinon le passage du col de Porté-Puymorens non déneigé...

L'alternative décevante démontre le manque de motivations de l'Etat et des Régions !

Alors, un "Grand projet" peut il vraiment ouvrir une reconsidération de la problématique des réseaux de communications ?

Coté "Catalan", le climat est plus clément dans le fait que la "Généralitat" ait investit et que l'Espagne est moins à la traîne que nos piètres contrées !

Décidément la Capitale Catalane est plus proche de nous que Paris... ou que Toulouse ou Montpellier !

Faut il chercher l'avenir avec ceux qui nous sont plus proches qu'avec ceux qui nous snobent ?

S'il semble que la dynamique région Catalane soit en émergence d'une crise économique, la fréquentation en skieurs a cependant bien baissé. Un jour sur deux les fins de semaine et cela peut se comprendre en considérant des coûts de séjour dans des structures résidentielles pas véritablement adaptées ni aux moyens, ni aux besoins de ceux qui peuvent encore se payer le luxe de si chères vacances à la neige.

Un prix de forfait plus élevé est il "la bonne réponse" au financement de "l'excellence" ?

Le tout tourisme n'a pas vraiment de beaux jours devant lui !

Alors, innover ne passe t' il pas par une autre considération de la problématique ?

Faute de n'avoir la considération de nos voisins "Occitans", ne faudrait il pas chercher à développer d'autres secteurs économiques à créer avec nos voisins Catalans ?

L'un n'empêchant pas l'autre, une complémentarité vaut mieux qu'un désert dont il faudrait finir par racheter du sable... Au prix de la neige artificielle !

Bonne réflexion !

G.

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité

Les belligérants responsables d'un désastre rejettent toujours la cause sur leurs rivaux !

Tirs de semonce ou début de conflit, "L'Indépendant" vient de publier les articles de Christian BLANC (16 Janvier "Créer un supermarché du ski est une véritable hérésie") et la réponse des élus impliqués dans le projet "d'excellence grand domaine" qui dit tout sans le dire et encore moins ne convainc...(Indep du 17 janvier "Supermarché du ski" : La réplique musclée des élus)

Ce qui lance les excès en grand sur le domaine Catalan, source de divergences faute de respecter les différences et les identités ?

Attention aux adeptes de la "gonflette" et des produits anabolisants, voir anesthésiques, ce qui démarre par quelques mots peut provoquer une avalanche dans le cas d'une crise identitaire !

La guerre de la bande des quatre contre le reste du monde aura t'elle lieu ?

Certainement, lorsque l'ensemble des "autres villages station" et de ceux qui ne payent pas pour une station qu'ils n'ont pas, se rendront compte du marché de dupes opéré dans le rapt du pouvoir par la bande des quatre qui tire les couvertures à elle...

Car, plus que la protection du milieu ou un avenir moins improbable, tout réside dans une sordide histoire de pognon !

Après, toute munition est bonne à tirer du moment où ce sont les autres qui en font les frais...

Lignes électriques, téléphoniques, conduites forcées, axes routiers qui défigurent le paysage, projet d'aménagement touristique du Lac de Matemale, que ne dirait on pas pour donner un os aux potentiels détracteurs...

Donner un os, oui mais garder le gigot.

Ce qu'il est regrettable par dessus tout c'est la confiscation du débat par des politiques quels qu'ils soient, passés ou actuels. Sont ils vraiment les seuls à être concernés et donc responsables ?

En focalisant les esprits sur ce faux débat, la vérité risque de sombrer une fois de plus dans les oubliettes du quotidien. Car, qu'en est il de la dépollution du Lac de Puyvalador, de l'avenir des autres stations non comprises dans "l'excellence" (l'excès lancé)?

Qu'en est t'il des autres secteurs de l'économie de montagne et de ceux qu'il faudrait créer ?

Silence et boule de gomme !

Lorsque la réflexion vaut à elle seule son pesant de pépites (environ 40.000,00 €...), que la seule liaison entre Les Angles et Formiguères représente 40.000.000,00 €, que le mot fusion est lâché et que l'on sent bien qu'il concerne aussi les autres communes obligées de s'y soumettre entre elles... Il y a de quoi s'inquiéter sérieusement !

Lorsque l'on sait que les "études", c'est à dire l'évaluation des potentiels et de la faisabilité sont plus souvent axés par la nécessité d'aboutir que celle de réussir à rentabiliser, il y a réellement de quoi paniquer !

Alors, irresponsables ?

Non, c'est tout le contraire. Tous responsables d'une réflexion égocentrique dans leur seul intérêt et au détriment de tous les autres !

Nous l'avons bien compris, le regroupement d'intérêt se cristallise parfaitement autour de la prise de pouvoir et ce avec la complicité de ceux qui pensaient en retirer quelques subsides.

Il n'est donc pas surprenant qu'une collectivité territoriale se prenne pour "les neiges Catalanes". Ce qui l'est, c'est bien qu'elle le fasse uniquement dans le but de sauver la bande des quatre au détriment de tout le reste !

Un abus de pouvoir caractérisé peut penser la plupart, bien que beaucoup se soient désengagés de l'intérêt politique par lassitude ou simplement par cet égoïsme du consommateur imbu de ses petits besoins personnels qui font de lui l'esclave qui forge son orgueil à la braise de son maître...

Ce qui est triste, c'est encore que l'on crédibilise le débat par les "conseils de la cour des comptes", les quels n'ont jamais été considérés avant la catastrophe qui s'annonce.

A quand un référendum ?

Je croyais qu'un élu quel qu'il soit devait être le représentant de tous !

Du moins, c'est ce que nous apprenaient les Instituteurs, fervents républicains, défenseurs de l'idéal jacobin...

J'ai appris le Catalan dans la rue et pas sur les bancs d'une Université. Le réalisme culturel demeurera toujours collé à cette évidence que le peuple fait et que les intellos pensent souvent après coup à ce à quoi ils n'ont pas participé mais dont ils s'approprient le mérite...

Par contre, dès que l'action n'est pas glorieuse, ils rejettent la faute sur le peuple, surtout si ce sont eux qui en sont réellement à l'origine...

Paradoxe ou fondement ?

Soyons réalistes, exigeons l'impossible, comme l'a dit Christian Blanc en s'appropriant la célèbre phrase du "Ché". Ne devrions nous pas exiger l'égalité entre toutes les collectivités locales et de même, la considération d'autres solutions que ce tourisme gargantuesque qui cannibalise toute pensée politique ?

Comme le disait Pierre DAC, "L'avenir est devant vous et vous l'aurez forcément dans le dos à chaque fois que vous ferez demi tour !"

Les solutions à de nouveaux problèmes sont à inventer plus qu'à leur substituer d'anciens remèdes dont on augmente les doses, alors que l'on sait qu'ils ne sont plus efficaces !

Le tout tourisme est un leurre dont nous connaissons les ravages et les limites et je ne crois pas que le prétexte écologique détourné de son fondement puisse pour autant excuser les dégâts irréversibles causés par la responsabilité égocentrique de certains décideurs.

J'ai bien aimé le dessin de Seb avec son berger Pyrénéen appuyé sur le bâton de la sagesse et qui dit :-"Faut l'imaginer la neige aussi !"

L'essentiel, comme le déverse la pub des Angles, mais puisque à grand coup d'Euros, on peut la fabriquer jusqu'à 5°C... Alors qu'elle fond au dessus de Zéro !

Peut on rêver que des investisseurs philanthropes décident de venir perdre de l'argent dans un gouffre maintes fois accablé par la cour des comptes ?

Bon, tout le monde a bien compris le fond du problème et comme d'habitude il n'y a que les intéressés qui font semblant de ne rien voir...

Gageons qu'en cas de catastrophe, les responsables auront tôt fait de dire que justement ils ne sont pas responsables !

Mais, le mal sera fait...

G.

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Imiter, répéter pour reproduire et reproduire pour contrôler...

Contrôler ce qui nous domine pour devenir plus "humains" au nom de cette Liberté d'échapper aux contraintes de notre nature, se pose comme réalité fondatrice de notre évolution.

C'est au nom de la Liberté que se posent les contraintes et à celui de l'intégration et de la reconnaissance identitaire que se fonde l'exclusion et le rejet.

Cependant, dans nos sociétés, l'un ne va pas sans l'autre car nous oublions la source de tous les maux, c'est à dire ce mal d'être ce que nous sommes et cette volonté de se dépasser pour devenir autre chose tout en demeurant ce que l'on est...

Cette mécanisation de l'évolution tend à passer par un ensemble de ritualisations dont le contenu originel finit par se perdre dans des répétitions de plus en plus éloignées de ce qui l'a réellement initié.

Au lieu de mettre plus de vie dans la vie, nous nous soumettons à répéter des actes de mort qui conditionnent par la contrainte l'ensemble des libertés perçues au travers du filtre des interdits.

Au lieu d'assumer, nous projetons ce mal que nous voulons exclure sur et par ceux que nous voulons exclure en victimes potentielles sensées le matérialiser. Il nous semble que nous soyons guéris de ce qui en fait ne cesse de se répéter.

Cette vision axée dans ce sens unique met un voile sur un ensemble de réalités dont nous feignons d'ignorer le fondement, car plus que la résolution des problèmes, nous sommes bien trop attachés à l'image que nous nous faisons de nous, "vivants et existants comme tels".

Cette éternelle confrontation à notre fin ultime dicte l'ensemble de nos conduites et de nos ritualisations de nos quotidiens...

S'il nous semble échapper au fait religieux, en fait nous en sommes d'autant plus dépendants que nous en oublions le fondement et les mécanismes sensés canaliser la violence dans un sacrifice ritualisé.

Cette violence exprime par le refus de finir qui fait de la fin un but et tend à effacer la réalité du chemin qui mène inexorablement à elle...

En matérialisant sur la victime le projet, nous en faisons l'objet du désir de transgresser et en même temps nous établissons le rejet qui expulse momentanément notre vindicte, notre violence.

Par la violence nous tentons de nous débarrasser de notre violence.

C'est toujours se méconnaître que de poursuivre cet antique réflexe conditionnant nos piètres existences. Même si le système judiciaire et "l'appareil de la Justice" des hommes est sensé se substituer à cette violence ainsi légalisée, ritualisée et codifier un ensemble de peines devant correspondre au cas par cas à ce que nous rejetons et qui se matérialise "à notre insu", rien n'est jamais remis en cause dans ce cannibalisme qui nous pousse à nous nourrir de ce que nous rejetons et qui est une partie de ce que nous sommes.

Les prédateurs ritualisés que nous sommes se sont enfermés dans un cycle duquel il faudrait prendre conscience pour s'en libérer ou du moins arriver à en maîtriser les causes pour échapper aux effets répétitifs.

Or, que voit on sinon que la violence des attentats, le stress engendré par la violence d'un quotidien entretenu par des petits caporaux, celui d'un monde de consommation pour ne pas dire un monde de cannibalisme forcené qui se nourrit de ses maux et de sa propre chair !

Tout ce que nous érigeons se pose en temple dédié au cannibalisme permanent et au refus de cette mort qui nous fait si peur que nous l'entretenons en la projetant sur tout ce qui nous entoure et dont nous nous nourrissons...

L'idée que nous nous faisons de nous est faussée par cette peur et justement parce qu'elle est fausse, elle rejette ce que nous ne voulons admettre. Cette "haute idée" projetée sur un double, nous en avons fait cette inaccessible chose qui n'est autre qu'un dieu auquel nous sacrifions en permanence la Vie et ce qui n'est pas conforme à nos normes.

Ce qui nous fait si mal parce qu'il nous rappelle trop ce que nous sommes, nous avons tendance à le rejeter, sinon à l'enfermer dans un cubisme érigeant toutes sortes de prisons et d'abattoirs.

Chaque idée artificielle, vient se juxtaposer ou se superposer à d'autres semblables qui finissent par occulter la réalité multiple et ce reflet permanent d'une fin inacceptable.

Nous cultivons la mort dans le seul but de la rejeter...

Paradoxe d'une espèce qui ne veut pas mourir en perdant son identité, elle même symbole d'une vie que nous détruisons par nos attitudes de cannibales.

Lorsque nous croyons avoir maîtrisé un domaine économique, en fait il nous renvoie inexorablement à nos réflexes de primates qui se nourrissent non pas pour vivre mais pour ne pas mourir.

Pourtant, il y a du bon dans ce qui est mauvais...

C'est en mourant à nos mauvais penchants que nous pouvons vivre mieux et évoluer et donc trouver une autre identité que celle qui nous emprisonne et nous réduit à la matérialité de singes imitant le singe qui imite le singe qui détruit pour ne pas mourir...Quitte à se sacrifier !

Nous sommes trop attachés à l'essence de l'arbre vertical dont nous descendons au point que nos systèmes politiques et de gestion le reproduisent sans cesse par une hiérarchie matérialisant les branches et les fruits. Mais nous oublions nos racines et le fait qu'avant de descendre de l'arbre, nous y avons grimpé.

En descendant de l'arbre nous avons établi une transversalité tout en conservant la verticalité de la dominance.

Ce qui est en haut, comme ce qui est en bas et ce qui est en bas, comme ce qui est en haut !

Cette continuité d'appartenance dicte les apparences de comportements aliénés à l'inacceptable.

Même si nous nous construisons une fin qui n'en est pas une, que d'y croire réconforte et pousse à mieux l'admettre, le mensonge reste un mensonge au point que nous en avons fait une vérité d'un "Don Quichotte" qui croie que le réel n'a pas eu lieu (Lire Michel Onfray, le principe de Don Quichotte).

Mais revenons à nos moutons de Panurge et aux falaises dont ils se sacrifient au nom d'illusions qu'ils croient si réelles qu'ils finissent par en mourir en croyant se sauver...

La société de consommation est construite sur la réalité de marché et lorsque nous dérogeons à ses principes, nous finissons par créer plus de dette que de profit.

Vouloir croire une fois de plus que ses rêves sont plus réels que la réalité empêche de voir la réalité et donc nous conduit à la ruine, c'est à dire au chaos organisé en crise identitaire qui elle même s'entretient par de nouveaux sacrifices...

Si le principe créateur de l'Univers a créé ce qui existe, il est une logique de construction que nous nous acharnons à détruire parce que nous ne voulons pas être détruits et pourtant c'est bien parce que le monde est monde que nous sommes ce que nous sommes.

L'harmonie est dans le respect de ce qui est et nous n'offrons que le chaos, car en tant que prédateurs nous n'arrivons pas à nous débarrasser de ce réflexe de prédation destructeur.

Certes, nous sommes des prédateurs, donc des destructeurs qui se sont adaptés à différentes évolutions, à des changements importants, mais dans la limite de nos possibilités...

Il peut toujours advenir des changements dont nous n'aurions pas la capacité de pouvoir nous y adapter. Les nier ne changerait en rien leur réalité.

Lorsque nous nous obstinons à ne vouloir poursuivre que la même chimère que celle d'un tourisme en niant non seulement tout le potentiel non exploité d'autres secteurs économiques ou du cycle des saisons imbriquées et inductrices d'adaptations multiples, nous nous condamnons irrémédiablement par notre égocentrisme halluciné.

A celui qui ne voit que d'un œil, difficile de lui faire ouvrir le second, surtout s'il n'en a pas...

Mais, dit on, la fonction crée l'organe !

Ce que nous voyons de façon tout aussi égoïste, c'est la détérioration d'espaces naturels qui ont fait l'attrait et l'identité d'une contrée bien avant que le "ski Alpin", imitation d'une imitation, ne se pose en référence unique. Or s'il y a du passé et du passif, rien n'empêche de concevoir l'avenir par d'autres projections que celles qui aujourd'hui ne font plus recette faute de clients !

La seule carence est dans la carence obsessionnelle à s'enfermer dans une fiction qui consiste à amplifier une erreur par l'espace dans un temps qui n'est plus le même.

Non seulement les réseaux routiers sont dans un piètre état, mais ils ne correspondent plus ni à une qualité, ni à la conduction d'un flot dont l'axe ne dessert plus autant les stations de ski, faute de clientèle, crise économique oblige, comme crise climatique...

Ne parlons pas des axes ferroviaires pitoyables ni de l'inexistence d'aéroports...

Les liens font la vie autant que l'intelligence et il semble bien que nous en soyons dépourvus !

Compter sur un Etat qui ne fait pas mieux par sa politique centralisatrice et son monstrueux déficit, c'est également se leurrer sur des intentions tout aussi irréelles que celles que nous tentons de déployer en projets "Don Quichottesques".

A regarder les niveaux des collectivités territoriales telles que départements et régions, pour l'instant, rien ne laisse augurer qu'elles puisent faire mieux que l'Etat dont elles dépendent et qui est en piètre état !

Je reprendrai cette maxime qui dit "Le bonheur est plus souvent dans les petits plaisirs que dans les grands événements"...

L'avenir est plus souvent dans les petits projets que dans les grandes illusions !

Ne serait il pas venu le temps d'être plus sages et de nous servir de nos outils raisonnablement, sinon d'en créer de nouveaux lorsque les anciens sont usés ou ne correspondent plus à l'usage ou aux besoins réels que nous avons ?

Dans l'énigme du sphinx, la sagesse appartient à celui qui sait s'appuyer sur la terre avec son outil qui lui permet d'avancer autant que d'en mesurer l'étendue...

Si les seuls liens doivent passer par le ciel en oubliant la terre, les téléportés ne donnent aucune garantie ni d'un fonctionnement annuel, ni que ce qui se passe en dessous puisse répondre à la réalité de besoins et de moyens qu'ils survolent.

Je terminerai cette réflexion bien Catalane par le petit proverbe qui dit "Entra poc y massa, la vida passa".

Souhaitant que la sagesse du bâton permette de s'appuyer sur la raison et que l'initiative particulière puisse ouvrir un chemin qui nous sorte de l'impasse dans la quelle nous nous sommes engagés...

G.

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Objet : Re: Un singe en hiver...
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Bonsoir !

A vous lire je suis empreint de modestie et, je dois vous l'écrire en toute simplicité, je dois m'y reprendre à plusieurs fois pour en tirer la substantifique moelle de vos analyses si précises et apparemment fondatrices de points de vue pas si fermés que j'ai pu l'interpréter lors de mes premières lectures de vos "dissidences". Parlez vous aussi bien que vous écrivez ? Et en fait peu m'importe !
Et pour répondre à votre citation de Einstein, il faut bien se pré-occuper des problèmes posés par les autres, faute de justement les résoudre. Si la Nature déteste le vide, que dire des êtres humains....Les personnes qui posent des problèmes entraînent automatiquement des questionnements et des remises en causes à tout les niveaux. Mais bon, je vais vous relire encore une fois !
Laurent R

Bonjour.
Il n'est pas facile d'exprimer par des mots des attitudes, des comportements et des caractères dont symboliquement le contour devient flou selon que l'un les perçoit d'une façon, au travers son filtre personnel et que l'autre le ressent également au travers du sien.
Le fait que souligne A. Einstein relève d'une perception, d'une expérience personnelle difficilement discernable par un Sancho Pança qui à plus souvent le nez dans le guidon que les yeux tournés vers le ciel ou vers l'atome...
Cependant, si ce dernier est plus pragmatique par l'obsessionnelle détermination de réagir en pratique, il n'en demeure pas moins qu'il le fait toujours en référence d'une certaine idée de lui même qu'il projette en permanence.
Si par concours de circonstances il vient à perdre ses repères, alors survient une crise identitaire particulièrement destructrice...
C'est l'urgence avec ses approximations et ses mensonges ou le "burn out" !
L'on pourrait se limiter aux simples réalités, certes impératives, mais sans comprendre ni tenir compte des mécanismes qui les provoquent, alors les réponses ne seraient forcément que partielles et ne résoudraient en rien le véritable fond du problème.
Dire que la nature a horreur du vide me laisse pensif du fait qu'il est bien plus de vide que de matière, y compris dans la matière la plus dense. L'espace entre les atomes dans ce qui les compose est plus important que ne prendrait leur constitution amalgamée matériellement s'il n'y avait cette force de tension qui les organise dans le mouvement en nous laissant percevoir ce que nous pouvons par nos sens.
Encore une perception des choses qui peut s'arrêter à l'apparence d'un volume ou franchir la surface pour comprendre le mécanisme qui la fonde et l'organise...
Pour Sancho Pança, un cube restera un cube, un moulin, un moulin et il n'a pas tort non plus... dans la limite de ses limites !
Si le cube vient à se transformer sans qu'il puisse en identifier la cause alors soit il en invente une dont il se persuade qu'elle est réelle et là il devient Don Quichotte, soit il s'en désintéresse ou alors il essaye empiriquement de se donner une explication qui lui convienne et redevient ce Sancho Pança pragmatique...qui en fait n'a rien résolu !
Au delà du comment, vient toujours cette question du pourquoi.
La problématique principale qui nous empêche d'évoluer passe par le refus d'évoluer et donc la volonté de rester fidèle à l'idée que nous projetons de ce que nous pensons être.
Or, si le cube est cube, il le doit au principe qui induit le mouvement, qui l'organise en tant que cube vivant et évoluant sans que l'on s'en aperçoive réellement...
Ce que nous pensons voir, toucher, ne relève que du cliché, de l’instantané et du préjugé qui est conforme à la réalité que nous accordons aux choses. Un détail et tout chavire...
Pour que nos villages évoluent, non seulement il faudrait vouloir qu'ils puissent le faire autrement que par l'idée que nous nous faisons d'eux mais aussi que nous nous donnions une autre organisation qui nous le permette par le respect mutuel et l'ouverture à d'autres concepts qui ne sont pas les nôtres.
Il demeure toujours cette contrainte de la réalité instantanée qui répond à des réalités qui nous échappent...
Voilà pourquoi ni Sancho Pança et encore moins Don Quichotte ne peuvent amener qu'une vue partielle dans une fiction qui est la leur et donc ne correspond pas à la complexité d'une réalité plurielle qui les dépasse tous deux...
Toute la bonne volonté de l'un et de l'autre n'y pourra rien changer !
Le climat évolue, la crise économique est de plus en plus dure, mais l'on s'obstine à ne se raccrocher qu'à l'idée première dont on s'est habitué à faire la seule réalité acceptable...
Maintenant, si nous regardons le pourquoi du comment l'organisation qui fait éclore des projets aussi fous que ce que nous voyons aujourd'hui, nous trouvons un pouvoir centralisé dont la légitimité s'est déplacée de ses origines.
S'il est facile d'identifier ce pouvoir comme la cause et donc de changer les hommes au fil des mandats, l'esprit de ces derniers n'évoluant pas... le problème reste entier, voir s'amplifie.
Même si une paix relative intervient à chaque changement d'élus, par cette crise sacrificielle que l'on appelle des élections, elle ne fait que repousser le problème un peu plus tard.
De mandats en mandats, la dette enfle autant que les élus sacrifiés à la vindicte publique pendant que ceux qui subissent disparaissent petit à petit, soit naturellement soit par force d'une fiscalité sélective.
Il peut donc advenir qu'il ne reste plus que de très riches propriétaires et une tranche de population exemptée d'imposition, sinon, un grand désert !
La complexité fait que le cadre dépasse largement la toile que nous regardons avec une certaine anxiété.
Mais, il n'en demeure pas moins que si la réflexion était menée réellement par un ensemble de personnes plus important, pour ne pas dire l'ensemble de la population, les solutions ne seraient que plus nombreuses et variées.
Donc, la complémentarité pourrait s'envisager en dépassant le cadre restreint de conseils municipaux dont les élus ne représentent plutôt que leurs points de vue personnels au lieu de ceux d'une population toute entière qu'ils sont sensés représenter dans toute sa diversité !
Comme ce qui se produit au niveau d'un village se reproduit à tous les autres échelons du Pays, il y a loin de la coupe aux lèvres lorsque l'on parle de démocratie au lieu de la réalité d'une oligarchie jalouse de ses prérogatives et avantages...
Égoïsme, égoïsme !
Quant au jugement, il relève bien plus souvent de ce que l'on projette sur "ceux qui posent des problèmes", voir ce que l'on perçoit d'eux en nous et qui nous dérange, que du simple constat de la problématique en question.
Plutôt donc que de ne faire qu'une seule interprétation, il faudrait que nous puissions les faire toutes...
Bien qu'utopique, plus on est de fous et plus on rit !
En se limitant à un seul point de vue ou encore à un seul secteur économique ou social, voir encore qu'à une seule saison, il apparaît clairement toute la dimension d'une carence qui pose la véritable utopie dans un temps tout aussi irréel.
La transposition d'autres réalités dans un contexte différent (vouloir faire dans les Pyrénées ce qui se fait dans les Alpes...) est révélateur du refus d'accepter les réalités locales pour y substituer un mensonge délibéré et donc refuser la possibilité d'évoluer autrement !

Le mimétisme est révélateur de la crise identitaire et la "mimésis" en est le mécanisme destructeur qui en fait ne l'entretient que pour reconduire le même état de crise dans le but d'en atténuer les effets sans pour autant la solutionner...

Si nous avions la volonté, la clairvoyance et le courrage de cette conscience, il ne fait aucun doute que l'humanité toute entière ferait d'un coup un sacré bond en avant !

Mais, nul est parfait seul et il serait temps que tous en soient conscients afin que tombe le bandeau des préjugés et que chacun en soit suffisamment motivé pour faire évoluer les choses en commençant par évoluer lui même...

Cordialement.

G.P.

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité

Le débat est lancé... Mais quelles sont les idées ?

Derrière l'arbre de projets "Don Quichottesques" se cache la forêt du pourquoi en est on arrivés là. Les arguments s'opposent aux réalités évidentes que l'on refuse d'admettre comme points de vue possibles.

Or pour qu'une évolution puisse s'envisager, ne faudrait il pas essayer de comprendre le mécanisme impliquant la crise actuelle et par sa maîtrise aborder d'autres solutions bien réelles que tous les faux prétextes démagogiques cachant la forêt ?

Les mêmes causes provoquant les mêmes effets, au lieu de tenter de modifier les effets en conservant la cause, ne serait il pas plus raisonnable de comprendre la cause et d'agir dessus pour changer les effets ?

Le problème réside aussi dans l'enfermement dans des convictions unilatérales dont sans elles, certains ne se reconnaîtraient plus...

Si nos décideurs voulaient bien représenter ceux pour qui ils sont sensés représenter non pas une certaine optique, mais la pluralité des différences dans un respect mutuel, alors il faudrait qu'ils se fassent les artisans du débat démocratique au lieu de n'imposer que leurs convictions personnelles...

Sujet : Article "Un singe en hiver"

Bonsoir !

En espérant que vos remarques et vos comparaisons amènent de la construction et de l'amélioration dans des projets locaux. Cela soulève en effet des questions dignes d'être débattues sans colère, résignation ou passionnées.

Est-ce seulement possible aujourd'hui dans un monde égoïste, financièrement mal en point, ou celui qui pollue le plus est toujours son voisin, ......A débattre donc!
Laurent R

Bonjour.

Ce qui fausse en effet la relation à autrui réside tant dans la projection que dans le reflet.

Question de culture à la base ou peut être plus profondément enfouie sous celle ci, d'un mécanisme identitaire en refus de la disparition d'identité que constitue la fin ultime et donc qui perturbe au quotidien les rapports déstabilisant cette notion vitale d'être reconnu et de se reconnaître au quotidien...

Lorsque les émotions construites prennent le dessus sur les sentiments profonds et que la raison ne maîtrise plus ni l'espace, ni la temporalité, toute la crise se révèle d'autant plus que s'effacent les repères normatifs...

Il y a là un paradoxe dans le fait que ce sont souvent ces repères qui dissimulent le véritable mécanisme de la problématique en lui substituant une sorte de rituel niant l'évidence qui projette sur autrui la violence intérieure du conflit.

Donc, je ne pense pas que l'ouverture puisse se produire avec une optique qui nie fondamentalement la vérité et se complaît dans un mensonge confortable, mais un mensonge tout de même...

Au nom d'unifier un certain pluralisme forcené, l'on finit par nier le pluralisme réel autant que le mécanisme qui le fonde.

Alors qu'il suffirait de comprendre ce mécanisme pour in fine respecter les pluralités comme possiblement complémentaires et effets de la cause mécanique.

Le mimétisme révèle la crise identitaire par l'appropriation conflictuelle qui constitue le rejet de soi dans l'autre dans le seul but de pouvoir retrouver la reconnaissance dans une identité normative et acceptable.

Ce qui implique la projection de concepts personnels sur une victime dégagée de l'embarrassant ego personnel, mal à l'aise dans ce qu'il ne se reconnaît plus lui même en conformité avec l'idée qu'il se fait de lui.

Il est donc plus aisé de projeter sa poutre dans l’œil du voisin dont on fait un autre soi même, en pensant que ce n'est qu'une infime poussière qui nous gène personnellement.

Ce que je peux écrire ne changera peut être pas la façon de concevoir et de réagir de ceux qui sont réellement à l'origine des problématiques, mais le fait d'y réfléchir me permet d'évoluer et peut également porter à la réflexion ceux qui en ont envie réellement.

Merci donc de vos remarques en partageant l'espérance qu'un jour d'autres puissent prendre conscience qu'ils sont conscients et donc peuvent agir différemment que sous l'emprise consentie d'un mécanisme qu'ils nient ou dont ils ne veulent entendre parler, voir même qu'ils ignorent ou encore dont ils font une superstition à la quelle ils ne peuvent échapper... ou du moins en minimiser les effets.

Einstein disait qu'il est impossible de résoudre des problèmes avec l'esprit de ceux qui en sont à l'origine...

Viendra t' il le temps, où faute de ne devoir changer que les hommes par d'autres hommes tout aussi démunis de bon sens, leur esprit évoluera ?

Bonne journée !

Cordialement.

G.P.

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Pourquoi le singe mime le singe et sinon sacrifie le singe au singe...

Qui peut nier aujourd'hui cette crise identitaire qui se ressent à tous niveaux de notre société ?

Si ce n'est dans toute cette partie européenne, ailleurs sous le dictât fanatique et jusques ici dans nos villages stations se reproduit le doute existentiel pendant le quel toute notion de repère semble s'effacer en recherche d'une nouvelle identité.

Cette réalité de trouble est non seulement liée au fondement culturel de nos sociétés mais tend à n'exister que pour mieux obtenir une cohésion future après avoir sacrifié quelque bouc émissaire...

Le serpent se mord la queue et tout recommencerait si la justification de la destruction ultime n'était en fait que le but inducteur de l'agitation effervescente provoquée et entretenue perpétuellement.

De façon innée nous avons tendance à reproduire ce qui provoque la cohésion de la communauté d'intention et cette harmonie. Nous n'avons pas intégré le fait qu'elle ne trouve sa poursuite que par la rupture induisant un sacrifice justifiant et focalisant toute dimension à la botte d'une erreur "salvatrice".

Dans tout mécanisme d'apprentissage il y a toujours cette phase d'imitation qui se propage par la perte de l'identité première sous une forme plus ou moins violente.

Du bizutage en passant par les rites religieux et jusques dans les colonnes de la presse, la mort identitaire initie par le mimétisme à reproduire le grand secret que de s'approprier une identité commune pour être reconnu à nouveau comme faisant partie intégrante du tout.

Cependant, bon an, mal an, la démographie galopante du "croissez et multipliez" finit par épuiser les réserves naturelles ainsi que les équilibres de la planète toute entière.

Il ne suffit plus d'envoyer quelques bombes sur des victimes désignées comme focalisant la justification de tout ce qui dérègle le fonctionnement, ni de déclarer que la mobilisation planétaire fera baisser la température de deux degrés...

Le djihadiste est instrumentalisé à son insu autant par ceux qui le conditionnent que par ceux qui veulent sa peau !

Ne parlons pas des victimes collatérales...

De même, vouloir faire croire que le tourisme industriel est la seule solution réside dans le fait de ne pas se reconnaître dans aucune autre forme identitaire économique et sociale. Donc les projets ne visent qu'à perpétuer la seule erreur entretenue avec le milieu naturel comme bouc émissaire...

Paroxysme de la folie, la justification de la destruction totale est inscrite en réflexes instinctifs aux quels il faudrait échapper pour une réelle harmonie d'équilibre.

Nous nous condamnons irrémédiablement ou nous cultivons l'acceptation de la totale disparition en poursuivant ce cycle infernal qui veut que la fin justifie les moyens...Tous les moyens y compris le sacrifice !

A la fin, le sacrificateur ne sait même plus pourquoi il sacrifie et donc se fait hara-kiri.

Tout ce système d'auto destruction est assis sur la colonne d'un pouvoir axé verticalement et qui nie toute transversalité possible par l'écoute et le respect mutuel.

Le jacobinisme, comme toute autre dogmatique épouse ce réflexe centralisateur qui mène irréversiblement à la destruction de l'humanité, d'autant que la caste dirigeante se croit à l'abri de la solution finale et donc fait tout pour que ça arrive.

S'il est une théorie du complot, elle n'est pas inscrite dans une stratégie définie par un groupe particulier mais plutôt en filigrane de la condition humaine à laquelle nous nous obstinons de continuer à sacrifier nos habitudes dans le seul but de conserver notre identité actuelle.

Ce qui pousse la démagogie politique ou des petits élus "locos" tout comme un groupe extrémiste ne relève que de cette logique du refus d'évoluer et donc de se réinventer autrement que par le cycle des crises de mimétismes et de sacrifice de boucs émissaires.

Voilà pourquoi l'on voudrait copier ce qui se fait dans les Alpes en mimant ce que le singe fait semblant de faire d'un autre singe qui l'a copié ailleurs, mais on ne sait plus où exactement...

Innover dans les Pyrénées devrait passer par l'appropriation de ce que nous sommes au pluriel et par la différenciation de ce qui s'est produit ailleurs.

Tout devrait commencer par le respect des différences et donc par une orientation axée sur la transversalité comprenant les versants de toutes nos vallées.

Politiquement, une fédération répondrait certainement mieux à la conjoncture en permettant une adaptation raisonnée à chaque niveau de problématique.

De la plus petite commune aux plus gros ensembles d'établissements publics, en passant par le secteur privé, il faudrait une place pour chaque chose et que chaque chose trouve sa place.

De même la chronologie devrait permettre de faire chaque chose en son temps et que chaque temps trouve ses choses...

La saisonnalité égocentrique nous a réduits à l'optique du cyclope qui ne sait plus qu'une année compte douze mois et que quatre ne font pas vivre humainement une famille !

Vouloir faire reposer non seulement l'ensemble des infrastructures mais aussi toute la stratégie économique sur un seul secteur et donc pratiquement une seule saison relève de la folie destructrice la plus aberrante !

Mais tout est fait pour le justifier !

Là où devraient se tenir des comités de citoyens forcément impliqués, respectés et amenant la complémentarité par la pluralité, nous trouvons la confiscation du pouvoir par une minorité qui en impose à tous dans un mépris et du milieu sauvage et des hommes qui y habitent ce au nom "d'un intérêt supérieur commun"...

Nous ne verrons peut être pas les pylônes rouillés envahis de lichens, car peut être nous n'existerons plus à ce moment !

Bonne réflexion.

G.

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