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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Entre savoir et repères... Être ou ne pas être ?

La confusion éducative que l'on rencontre souvent de nos jours naît d'un manque de discernement entre le pourquoi et le comment dans l'acquisition affective de modèle ainsi que dans l'appropriation des repères limitatifs induits et d'autre part celle de savoirs qui n'ont de valeur réelle que par la pratique, le tout dans un contexte déshumanisant, faute de moyens...et de motivations !

La violence inductive, met au défi permanent dans la recherche de limites. Plus que la confrontation resituant prioritairement l'ordre normal, dans la peur du paroxysme, c'est l'abandon qui se substitue aux valeurs et principes sensés humaniser un public qui a perdu les repères fondamentaux du respect réciproque.

Il est un temps pour tout et chaque chose ne peut se réaliser que dans son temps propre bien que les interactions soient permanentes !

Avant que de savoir, apprendre à se connaître, mais sans référence, difficile de se situer. Avant tout enseignement par l'exemple donné, si les repères affectifs et identitaires ne sont pas acquis ou sont perturbés, le malaise se répercutera dans les actes d'apprentissage et nuira à la compréhension, à l'appropriation et donc toute la pratique s'en trouvera elle aussi malaisée par la multiplication de tentatives agressives découlant du fait que l'on n'a pas encore trouvé un centre d'intérêt unificateur permettant la cohérence et l'ouverture.

Les tentatives dont la violence peut s'exprimer avec une intensité démesurée ne cesseront de se multiplier jusqu'à trouver les limites de leur exaspération par l'épuisement affectif causal.

Il y a un problème identitaire dans l'acquisition référentielle et affective dont l'enseignement des savoirs dépendra et notamment la réalisation concrétisée.

Le contexte premier d'évolution, c'est le noyau familial qui permet de donner les repères fondamentaux et d'asseoir un climat d'affection confortant l'aspect identitaire de référence.

Sur une base saine, avec une règle saine, alors c'est sainement que l'on peut aborder le monde extérieur. Non pas que ce soit une condition garantissant la réussite ou le bonheur, mais cette base arrière identitaire est toujours celle du repli chaleureux, qui permet la compréhension en même temps qu'elle assure la recharge énergétique par l'affection retrouvée.

Le premier principe éducatif et non le moindre puisqu'il interfère en permanence dans tout ce que nous faisons, même à notre insu, c'est l'imitation issue du désir d'être reconnu et identifié comme composante du groupe social.

Nous reproduisons les attitudes et les désirs de ce qui nous entoure ou nous nous y opposons en réaction d'une expérience fondatrice qui déplace les repères de valeurs et leur centre d'intérêt. D'une première identité au sein du groupe familial, l'être s'individualise soit dans la lignée traditionnelle, soit en réaction, en opposition, ou encore au reflet des expériences et des modèles extérieurs rencontrés...

Il n'est jamais vain de resituer le pourquoi avant que de tenter de réaliser le comment...

Si élémentaires qu'elles puissent paraître, voir puériles, l'enfant a toujours ce besoin impétueux d'être reconnu et notamment de se sentir intégré par rapport à des valeurs qui lui sont familières et clairement définies.

Or, ce sont principalement les adultes qui l'entourent qui sont à même de lui rappeler ces codes de vie par l'exemple qu'ils inspirent en suscitant le désir de l'imitation et de part le savoir qu'ils transmettent, surtout s'ils le démontrent par la pratique.

Dés qu'il y a rupture du schémas de cohérence par un exemple déviant son comportement, l'enfant perd ses repères et révise son évaluation des valeurs de référence pouvant aller jusqu'à la reproduction de la déviance...

Le "faites comme je dis, mais pas comme je fais" est une règle qui va contre tout fondement d'apprentissage. Aussitôt, c'est la dissonance qui apparaîtra flagrante alors que la "leçon" perdra tout son sens.

L'enseignant est le modèle de référence, l'exemple à suivre et le dépositaire rassurant la confiance de l'élève. En la trahissant, c'est tout le système de valeurs qui s'écroule.

Nul n'étant parfait, il devient impératif de rappeler à l'enfant qu'il est reconnu pour le conforter dans l'estime qu'il a de lui afin qu'il puisse relativiser les errements comportementaux de ses référents déchus...

L'apprentissage des mécanismes doit conduire par l'observation des effets à la découverte causale et ouvrir les consciences par l'expérimentation. L'appropriation petit à petit devient personnelle et finit par faciliter l'intégration de nouveaux concepts, de nouvelles références, de nouvelles règles et donc de nouveaux comportements adaptés à la vie dans un monde cruel.

L'acceptation de règles sociétales ne se peut sans qu'il y ait eu une pré cohérence établie par l'ouverture d'un précédent. Or, il est plus facile de faire admettre ce qui s'impose naturellement.

Les contraintes que la vie dans la nature impose sont d'autant plus admissibles que leur impératif répond par l'adaptation plus que par l'artifice d'un raisonnement peu fondé...

En milieu naturel, les techniques de déplacement, d'alimentation, de protection suscitent leur adhésion plus facilement qu'une leçon de mathématique ou d'histoire !

De même la notion de vie en collectivité se découvre et se renforce par la prise de conscience découlant de situations difficiles qui demandent la cohésion du groupe entier pour les résoudre.

Plus que dans un sport collectif, le rapport à la nature est primordial dans la découverte du soi et du nous qui implique la reconnaissance et la réciprocité dans la complémentarité. Le respect mutuel, seul garant de l'évolution par la contagion imitative, se forge plus facilement par l'expérience commune dans la difficulté d'un milieu hostile naturellement.

Le fait de voisiner des situations difficiles pousse à relativiser l'importance d'objets et à les resituer par leur utilisation. Garder l'essentiel ouvre au renoncement du superflu !

Le glissement vers des règles plus élaborées et donc leur acceptation ne se fera que plus naturellement d'autant que le précédent aura forgé l'expérience et consolidé le concept d'ouverture et celui du renoncement intéressé.

C'est la mise en situation qui ouvre le champ des possibles à l'intuition, à la créativité et à l'intégration dans le respect mutuel lié à la complémentarité plus qu'à la compétition mère des oppositions, des rivalités et donc de l'exclusion par le jugement.

Fondamentalement, plus que d'infuser des savoirs souvent abstraits, l'orientation par de nouvelles mises en situation déclenche le processus d'intérêt et donc contribue à la motivation dans le sens où la reconnaissance mutuelle ouvre à l'épanouissement individuel dans la cohésion du groupe.

Le verbe "intégrer" ne se conjugue qu'à la forme pronominale et sans l'implication identitaire, la théorie ne peut aboutir à la pratique.

Il est hélas fréquent de constater que le système pédagogique est plus enclin à la sélection et à l'exclusion dans ses "procédés éducatifs" qu'à la volonté de permettre l'intégration et l'évolution !

Dans un monde dont le centre d'intérêt est plus souvent égoïste, comment pourrait il en être autrement ?

L'exemple initié dans la cellule familiale, s'il n'est prolongé par l'éducation risque de se fracasser dans le monde du travail où il est plus fréquent de voir des médiocres parvenir à leurs aspirations de pouvoir en marchant sur les têtes des autres, que par le respect mutuel !

Il y a encore un monde qui doit évoluer pour que la carte génitrice de l'évolution arrive à s'imprimer durablement de comportements matriciels et notamment face aux esprits primaires dénués de la moindre humanité...

Trop souvent l'esprit d'équipe de certains sports revient à masquer la lâcheté sous le couvert de la complicité de tous. Le courage à plusieurs n'est pas du courage surtout lorsqu'il s'exerce sur de plus faibles que soi ou sur les moins nombreux !

Le nombre tend à effacer le manque d'identité par la complicité mère de la reconnaissance au sein de l'équipe et la réaction de rejet, d'exclusion, voir de racisme, d'antisémitisme, de xénophobie est courante si ce n'est perçue comme naturelle aux lâches qui s'abritent dans cet anonymat de la foule ou de la masse dont la violence est un des caractères "éducatifs"...

Les fonctions cognitives se tournent résolument vers le besoin de domination et l'irrespect ne se module que par la crainte du plus fort que soi. En conséquence toute la lâcheté se révèle d'autant plus dans le dénigrement qu'il devient un réflexe de survie, surtout en l'absence ou dans le dos du modèle autant envié que haï !

Les premières victimes de cette pédagogie de la violence sont ceux qui y croient et tentent de la faire subir à tous ceux qui sont différents. En s'enfermant dans ce processus de haine cultivée, non seulement ils se déshumanisent mais ils s'enfoncent dans un enfer les opposant de plus en plus à ce qui est différent tout en les réduisant à la comédie permanente du dominé dépendant, éternel médiocre !

Dans l'évolution, l'on peut distinguer différents stades de procédés d'acquisition adaptés en fonction des objectifs et des domaines impliqués.

Du besoin d'imiter pour s'approprier ou pour s'opposer en passant par des contraintes grandissantes, il est aussi ce domaine du non être, celui du renoncement intéressé qui permet l'ouverture du vaste champ du subconscient.

Le "non penser" permet de maîtriser la voix permanente du conscient et détermine une attention décentré du détail, une porosité dans laquelle petit à petit les éléments du savoir vont pouvoir trouver leur juste place...Le procédé commence par la prise de conscience d'être conscients à plusieurs niveaux selon des principes différents.

La conscience pure est placée sous le bon sens de la logique.

Le subconscient dépend de l'instinct, non pas dans l'animalité primaire des inconscients mais dans ce qu'il aiguise la perception et permet non seulement un stockage plus important de données, mais qu'à l'usage répété, il s'organise dans une architecture cohérente qui va faciliter l'utilisation naturelle et la restitution des savoirs appropriés.

La condition principale de ce principe réside dans la cohésion du centre d'intérêt personnel tout entier orienté sur le respect de la vie.

Dans l'ouverture de ce champ élargi par un renoncement intéressé, il y a tout un potentiel d'avenir permettant l'évolution de l'individu dans ses fonctions cognitives supérieures et par contagion imitative, c'est l'ensemble d'une espèce qui peut aussi progresser durablement !

Face à un monde qui perd le Nord, ses repères identitaires et affectifs, l'espoir n'est pas vain si la démarche du renoncement intéressé permet une orientation humaniste qui maîtrise et repousse la violence bestiale.

Être ou ne pas être, là est la question !

G.

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Histoire Patrimoine

Le mot religion vient de relier...

Le mot intelligence se définit comme le potentiel à créer des liens, notamment pour établir des rapports...

Une religion devrait être en conséquence "intelligente" et évolutive pour s'adapter au fil du temps aux diverses circonstances de la vie en découvrant les rapports entre toutes choses, en les révélant et donc, dans le respect de la vie, orienter les consciences vers de nouveaux comportements...

Comment rester figé sur des mots prononcés il y a fort longtemps, qui plus est souvent déformés autant par la plume des traducteurs, des scribes que par l'évolution dans la signification qu'ils portent, notamment du fait d'une rhétorique qui leur fait dire exactement le contraire de ce qu'ils étaient signifiants ?

Le contexte évoluant, les canons devraient changer de poudre, car souvent humide, ils finissent par exploser à la figure de ceux qui allument la mèche.

Partant du constat que tout ce qui a été créé vient de la même origine, tout est lié et donc tout fait partie du principe créateur. Pour autant chaque partie ne peut être qu'une partie sans être la totalité du principe créateur.

Là demeure la différence fondamentale dans le concept de ce qui est et dans ceux qui projettent un concept anthropomorphe ou un substitut symbolique comme référence personnelle, souvent en oubliant que cette représentation n'est pas pour autant le principe créateur universel !

Dans la perspective que tout est lié, non seulement tout est forcément "sacré", mais se pose surtout la différence par l'acceptation de la responsabilité de ce que font les hommes et qui nuit à la vie et de ce qui relève de la création, qui est naturel et lié à une logique qu'il faut découvrir pour la respecter et donc adopter la meilleure attitude pour éviter le pire...

En conséquence, comment se tourner sans cesse vers un créateur dont on bafoue le principe par la destruction de la vie, que l'on ne respecte pas l'essence de la nature et ce exclusivement par l'action ou l'inertie des hommes ?

Comment oser prétendre lui faire porter la responsabilité qui nous échoie de par notre conduite irrespectueuse de la vie ?

Le propre de la vie, c'est d'évoluer par des adaptations génétiques adoptées suite à une sélection naturelle, soit à des stratégies comportementales tenant compte des problématiques et du contexte.

Or, tout au long de l'histoire de l'humanité, les religions se sont bornées à graver dans la pierre ou sur le papier un ensemble de contraintes figées et de comportements bien définis dans le contexte de l'époque où ils ont été conçus dans le but de les imposer par un pouvoir hiérarchisé et centralisé à toutes leurs ouailles !

Dans certaines religions, à coté de "la loi fondamentale", il y avait une interprétation mûrement réfléchie selon les domaines de préoccupation...

Hélas, cette recherche permanente trouvait sa limite dans les conflits internes ou s'épuisait faute de participants véritablement intéressés...

L'on comprend bien l'attachement des sociétés à la codification et à la force des Lois de par le constat empirique de situations de conflits pouvant les conduire à l'anéantissement.

Les us et coutumes révèlent ce coté dont une certaine superstition obture le raisonnement en le noyant sous les effets constatés sans en découvrir réellement les causes...

Qui plus est, l'on avait en conséquence une tendance fâcheuse à attribuer la responsabilité à un concept supérieur nous échappant et donc à le "diviniser"...

Une religion intelligente devrait donc s'attacher à distinguer ce qui relève de la responsabilité de l'homme en l'accompagnant dans la compréhension de celle ci, de ce qui est naturel sans en imputer systématiquement la responsabilité au principe créateur. Ces églises se sont séparées du principe créateur en confondant de plus en plus le pouvoir temporel au profit d'un système ecclésiastique, avec sa mission de réflexion, d'adaptation, de soutient moral et matériel aux populations démunies devant les grands périls de leur cheminement vers une humanisation de la société respectueuse de la vie.

En justifiant la violence et les sacrifices, en légalisant les massacres par des décisions terre à terre, ces religions sont devenues le tombeau de la vie et donc celui du principe créateur.

Elles finissent par finaliser la vie et la justifier uniquement par la mort. Toute la démarche vers un au delà appuyant encore plus des comportements irrespectueux de la vie...

Cependant, selon que l'on reste attaché à la lettre, ou que l'on tente d'en retrouver l'esprit, les effets de l'écriture peuvent révéler bien des origines quant au principe créateur dans ce qu'il est et non pas dans ce que l'on voudrait qu'il soit !

Retrouver les lignes de vie entre bien des maux écrits demande une démarche résolument tournée vers la vie. Lorsque l'on parcours des textes comme les deux testaments, même dans les écrits les plus divergeant du respect de la vie, ils finissent par révéler leur opposé, car sans l'un il est difficile de percevoir l'autre...

Si aucune religion ne peut être parfaite car conçues par des hommes, elles contribuent néanmoins à entretenir des mécanismes fondateurs de la société et ne peuvent justifier leur crédibilité que par l'adaptation du fait d'une réflexion qui ne bute pas sur le scandale de l'oppression qu'elles organisent elles mêmes.

Plutôt qu'une réécriture des textes anciens, c'est une nouvelle démarche de lecture et de vie à laquelle elles devraient s'attacher pour que le monde évolue enfin dans le respect de la vie et donc du principe créateur !

En recentrant leurs fonctionnements autour de ce respect, de cet amour, elles ont la chance de pouvoir changer le monde avant qu'il ne soit trop tard...

L'adaptation étant le maître des mots, une nouvelle religion n'amènerait rien de nouveau, c'est aux anciennes d'évoluer en se rapprochant les unes des autres autour de la même motivation de vie !

G.

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

-"Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme".

(Antoine Laurent de Lavoisier, né le 26 août 1743 à Paris, guillotiné le 8 mai 1794 à Paris. Chimiste, philosophe et économiste français, souvent présenté comme le père de la chimie moderne...)

Le malaise de notre monde occidental, particulièrement, tient à un égocentrisme forcené qui tend à imposer à tous ce qui ne peut évoluer que par chacun !

Grande illusion paranoïaque, elle érige en "vérité" un déni bien loin de la réalité. D'une utopie à l'autre, le principe demeure le même dans le concept d'imposer au plus grand nombre la vision de quelques uns, souvent dans un intérêt bien particulier...

La tyrannie "bien pensante" condamne à la contrition, au repentir, au complexe de culpabilité qui en dehors de soumettre n'a jamais totalement convaincu, sinon écrasé, exclu et condamné au nom de la pensée unique issue d'un "jacobinisme" lui même dérivé d'un arrêt sur image dans l'interprétation de textes "Judéo-chrétiens" axés autour du vétérotestamentaire et particulièrement par la lecture sacrificielle.

Les grandes utopies ont toujours ouvert la porte aux carnages, à la répression envers tous ceux qui ne rentraient pas dans le moule, ceux qui faisaient scandale face à l'attitude conformiste du moment. Des autodafés au harcèlement, c'est toujours la même ligne, la même conduite dictatoriale se prônant "démocratique" par sa légalisation ou sa banalisation alors que la rhétorique finit par en révéler l'inverse de pratique par le jeu du miroir...

Nul n'est dupe lorsqu'il subit, alors que tous y croient lorsqu'ils l'imposent à autrui, surtout s'ils peuvent s'en exempter !

(Les exemples sont si nombreux et notamment dans une classe politique dont l'absence de morale démontre bien le contre exemple à ne pas suivre). Alors que les technologies évoluent à un rythme s'accélérant, le fond de l'humanité peine à se débarrasser d'une vision monolithique centralisatrice contraignant sur place toute tentative de libération de l'intuition et donc du progrès humain.

A l'inverse, par le même phénomène centralisateur, le transhumanisme veut arracher l'homme à son essence en le déshumanisant par la technologie.

Si l'on tient compte de l'épée de Damoclès "NBC" (Nucléaire, Biologique, Chimique), de la dégradation climatique, de la pollution de la planète, de l'épuisement des ressources naturelles et forcément d'une démographie délirante dont la majorité est urbaine, il serait temps de changer de fonctionnement et donc de système politique, philosophique voir religieux !

La prise de conscience ne peut suffire à elle seule, ni ces "grandes intentions" déclarées lors de la "COP21". Plus qu'une métamorphose des cloportes autour du scandale, c'est à une véritable évolution par le changement individuel vers des comportements interindividuels qu'il faudrait investir toute motivation de survie !

Rien ne sert de se lamenter si chacun ne s'investit pas personnellement dans une dynamique d'évolution. Or tout le système politique s'oppose à l'évolution humaine car il y perdrait la maîtrise du pouvoir et donc des larges subsides dont se gavent ses parasites sous couvert de la légalité de leurs mandats électoraux...

Changer l'homme pour qu'il devienne plus humain n'est pas une entreprise récente, elle s'est plus souvent soldée par une crucifixion que par l'ouverture à l'entendement !

C'est justement en replaçant la victime au cœur de l'intérêt que chacun peut évoluer.

Sans tomber dans l’excès de bondieuserie, ni dans d'hypocrites "B.A", le fait de se mettre à la place de celui qui est sacrifié permet de prendre conscience de ce qu'il subit et donc, non seulement de changer de comportement mais de pouvoir en restituer un exemple de conduite.

Le monde politique est bien loin de nous en montrer le chemin !

Si la "métanoïa", c'est à dire l'évolution vers des états de consciences modifiés et pleinement responsables devait un jour se produire, non seulement il parait impossible qu'elle se réalise par enchantement d'un seul coup de baguette magique et ce n'est certainement pas par contrition, repentance simulée, ni par la menace du pouvoir sur le plus grand nombre, mais bel et bien par l'exemple donné par chacun à tous.

Rien ne se crée, rien ne se perd, mais tout peut évoluer si l'on y met chacun du sien !

Or, tant que les formes de gestion politiques actuelles continueront leur despotisme centralisateur, toute bonne intention individuelle ne sera que réprimée ou freinée par un étouffement concerté des tenanciers du pouvoir et des finances !

Il faut donc que la contagion puisse gagner une masse suffisante pour que la moindre réforme puisse être entendue et peut être entreprise. Pour cela, non seulement il faut changer le système mais surtout que le mécanisme fondateur soit écarté du mode de fonctionnement et de pensée quotidiens de chacun et de tous.

C'est pas gagné !

G.

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité

Droite maladroite, borgne d'un coté, sourde de l'autre !

Si c'était un savon que Martine AUBRY avait lancé, il y aurait bien des glissades, mais ce n'est que le constat d'une dérive scandaleuse qui se forlonge et que jusques là, tous ont laissé se réaliser...

Malheur à celui par qui le scandale arrive !

Or ce sont toujours les victimes qui sont scandalisées et qui contribuent à communiquer le scandale...

Si ces victimes sont sans cesse rejetées, ce n'est pas par hasard !

Le scandale est cette pierre, cet obstacle écrasant sur le quel l'on trébuche, qui contamine et peut tout détruire sur son passage. En retour, les belligérants feront tout pour l'étouffer quitte à ne pas réagir...

Cependant, le scandale est révélateur plus que de la dérive, il permet de matérialiser un mécanisme basé sur le rejet et qui trouve son fonctionnement autant par un pouvoir fortement centralisé que par par la symétrie des doubles inversés qui l'entretient par un désir inavoué d'imitation.

A droite, l'amnésie, les miroirs de la défaite et toujours l'ogre décérébré !

Le reste du paysage politique ?

Que peuvent donner les répliques d'un séisme sinon de moindres secousses !

En fait rien ne peut réellement évoluer car d'un coté comme de l'autre c'est l'enfermement dans les lettres du passé qui empêchent de voir l'avenir ou l’obsession de l'avenir qui refuse de lire le passé autrement que par la symétrie du duel stérile.

Si l'on prend un peu de recul pour tenter de comprendre ce à quoi l'on nous assaisonne depuis trop longtemps, le mécanisme destructif est facilement identifiable sauf pour tous ceux qui refusent l'évidence !

Nous sommes dans un système basé sur la symétrie. Les réponses d'un coté venaient en répliques inversées de l'autre. Or la répétition finit toujours par s'épuiser par la diminution de la force exercée du fait que temporellement en s'éloignant de son origine elle en perd la référence et l'intensité.

C'est une dilution qui s'accélère au fur et à mesure que les doubles inversés finissent tellement par se ressembler que toute différentiation en devient impossible. Par la perte de références distinctes, c'est l'ensemble des repères qui perdent leur valeur et donc nous sommes dans une crise identitaire pouvant se matérialiser par une violence jamais produite avec une telle intensité. Actuellement, si la droite venait à repasser, elle aurait peut être du mal à faire plus à droite que ce que la gauche libérale pratique !

Le désir de l'un grandissant par la braise de l'autre, la confusion arrive à son paroxysme et l'incompétence généralisée ne peut se crédibiliser que par le sacrifice de victimes "innocentes"...

Attention donc à tous les scandalisés !

Combien de fois, le PC ou les Verts ont ils été sacrifiés au nom d'un "programme commun" ?

Que penser de la droite qui en fit autant avec son centre et ses allèles ?

Tout pousse à l'extrême uniquement que pour mieux l'exaspérer par un système qui confisque l'électorat et donc continue de monopoliser le pouvoir !

Ce système dualiste, cette mécanique de la violence sacrificielle n'est que la résultante de notre histoire la plus ancienne et il faut remonter au premier meurtre collectif sans cesse reproduit pour comprendre ce cheminement répétitif.

Il suffit de se rappeler ce qui se produisit en 1793, la terreur jacobine et montagnarde...

Dans le même lignage aussi se remémorer les guerres de religions et tant d'autres épisodes dont le fil de l'épée fit couler maintes fois le sang d'innocentes victimes pour soi disant retrouver un semblant d'équilibre...

La symétrie entretient le conflit identitaire des doubles opposés par le désir exponentiel de dominer tout en tentant d'imiter l'autre, de se l'approprier. La démarche de la "Gauche libérale" actuelle le démontre on ne peut mieux !

Les partis des extrêmes ne sont qu'illusions maintenues en contrepoids d'un désengagement de la grande majorité du peuple Français écœuré par cette configuration décidément exaspérante qui provoque bien plus d'abstentions qu'on n'eut pu jamais l'imaginer.

Loin de ce que l'on pourrait prétendre comme théorie du complot, ce n'est en fait que résultante de cette symétrie confiscatoire, héritage du premier meurtre collectif !

Cependant, il serait quasiment impossible de quitter du jour au lendemain ces réflexes de mort et pour les désapprendre il faudra certainement encore un certain temps.

Mais l'avons nous encore ?

A ce mécanisme communautariste, centralisateur au possible, le seul remède de transition ne peut passer que par une réforme progressive vers un fédéralisme décentralisateur s'adaptant en fonction des particularités des difficultés rencontrées en lieux et temps.

Nul n'a entièrement raison, donc tous n'ont pas forcément tort !

Ce qui veut dire qu'au lieu de frapper à des portes closes derrière les quelles il n'y a que les cadavres d'un passé mal interprété, il serait temps d'ouvrir les yeux vers celles qui sont ouvertes et d'en tirer la substantifique essence, le sens véritable d'une réelle Démocratie !

G.

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Humour

L'on peut rire de presque de tout, mais pas avec n'importe qui !

Méfies toi de tes paroles, elles peuvent devenir tes pensées, méfies toi de tes pensées elles peuvent devenir tes actes, méfies toi de tes actes, ils peuvent devenir tes habitudes, méfies toi de tes habitudes car elles conduisent ta vie !

Rire, le propre de l'homme !

Si rire est un effet purgatoire exprimant un déversement d'un trop plein d'énergie, la cause souvent se réduit à une caricature qui elle même n'exprime qu'une réduction de l'essentiel ressenti, une vérité qui n'est pas forcément la réalité...

Il y a quelque chose qui tient plus du rejet et donc de l'exclusion soit qu'il soit projeté, soit qu'il soit ressenti, qui pousse le rire dans le ricanement.

Entre la hyène et l'humain, là se situe la différence qui déshumanise le rire par l'irrespect !

Même s'il faudrait rire six minutes par jour pour entretenir sa bonne humeur et sa santé, ce rire naturel peut toutefois nuire lorsqu'il devient cruel et irrespectueux.

Enjamber la barrière de la décence, c'est ouvrir sa porte inconsciente à tous les abus, à la haine, à l'exclusion tout en normalisant un comportement inhumain et à vrai dire plutôt bestial.

Même si les "humoristes" de nos jours s'octroient ce type de comportements et qu'à force de les entendre sans que nul n'y vienne à redire, l'on finirait par croire que ce qu'ils font est normal !

En surfant sur des déferlantes particulièrement polluantes, ils contribuent à la contamination de l'espace naturel du rire.

La haine est un moteur de la violence et se nourrit d'exclusion, de rejet. Bien qu'il puisse y avoir de quoi nourrir du ressenti envers des situations difficiles que l'on subit, la dérision qui passe par la positivation demeure plus saine que son inverse. A force de vannes racistes, l'on finit par le devenir...

Le ridicule peut être meurtrier que ce soit par l'atteinte directement ressentie ou par la banalisation de de la caricature péjorative et dénigrante qui finit par justifier l'exclusion et légitimer le processus du bouc émissaire en expiatoire de tous les travers qui nous sont propres ou par leur projection sur la victime innocente.

En fait il n'y a jamais rien de tout à fait innocent dans le rire, le tout c'est de demeurer conscient de ce qu'il peut entraîner de grave et donc d'essayer d'y palier par l'attitude et la correction la plus adaptée.

Puis et heureusement il existe ce rire de contentement, cet humour qui fait du bien sans faire du mal, cette libération de bien des stress, si saine qu'elle apaise et contribue au bon fonctionnement de l'organisme. Mais, l'enfer est pavé de bonnes intentions et selon avec qui l'on rit, tout peut vite tourner au cauchemar. Une vanne en entraîne une autre et de fil en aiguilles acérées, le piquant peut devenir douloureux... Chassez le naturel et il revient au galop !

Rire avec des hyènes finit toujours dans le ricanement.

L'on finit par s'en vouloir d'avoir lancé le premier éclat dans une mare si vite devenue opaque...

L'auto dérision ne demeure dans la limite du positif que lorsqu'elle ne finit pas par déboucher sur une globalisation débordant vers un ensemble de personnes facilement identifiables par les mêmes caractéristiques.

Dernièrement dans un dessin animé, les fonctionnaires étaient représentés par des paresseux et la lenteur de leur élocution en disait long sur la perception de dysfonctionnements plus liés à l'incompétence des élus qui sont les seuls décideurs responsables et qui sabordent les services publics sous prétexte d'économies budgétaires. Les conditions de travail sont devenues si désastreuses que le taux de suicide grimpe en flèche autant que le nombre de malades intégrés à de l'absentéisme, certainement par humour... La carence, la lenteur, la démotivation, et même la maladie sont souvent liées au surmenage ou à du harcèlement de la part d'une direction dont le seul objectif est d'éjecter des fonctionnaires tout en gardant des privilèges même illégaux !

La stratégie de la menace, le recours à des méthodes de pression dignes de la gestapo n'ont rien de comique lorsque l'on en est la victime !

Si en plus le fonctionnaire doit supporter les propos xénophobes du chef de service, de ses "lèche culs" tout aussi antisémites que racistes en fermant sa gueule sous peine de placard ou du rejet d'une équipe soudée par la complicité dans le vol...

Cependant, comme il est devenu banal de se moquer des fonctionnaires parce qu'ils auraient une sécurité de l'emploi, alors que ce n'est plus vrai depuis longtemps...

Pendant que les élus se multiplient comme par l'effet d'une génération spontanée liée à des mutualisations, des regroupements qui devraient normalement permettre la réduction de leur nombre et qu'ils nous coûtent de plus en plus cher car eux n'ont pas oublié d'augmenter leurs indemnités pendant que le salaire des fonctionnaires est bloqué depuis huit ans, il doit certainement y avoir quelque chose de comique là dedans qui m'échappe !

Pendant que le grand public grogne sur les petits fonctionnaires qui doivent dormir dans leur voiture parce qu'ils n'ont pas de logement de fonction ni les moyens de se payer un loyer exorbitant et que les logements sociaux sont tous occupés par une population majoritairement sans travail ce, pendant que le haut du panier se prélasse en palace et rafle la majeure partie de l'enveloppe dévolue au régime indemnitaire, s'en vont d'un poste grassement payé avec un parachute doré, il doit être certainement agréable de balancer quelques insanités bien grasses comme le font si souvent les "chevaliers du fiel" ou d'autres "comiques" qui se moquent des travailleurs alors qu'eux même ne savent pas vraiment ce qu'est le travail d'un salarié !

Le pire réside dans cette complicité du rire gratuit, imbécile parce qu'on ne sait pas de quoi ni de qui l'on rit, mais l'on rit d'autant plus belle que l'on ne comprend pas qu'au travers des fonctionnaires matraqués, c'est tout le service public qui souffre et que les élus se tapent sur le ventre tout en protégeant leurs petits cousins, leur femme, leurs enfants qu'ils ont placé en attachés "détachés" avec un salaire qu'ils n'auraient jamais pu obtenir vu le niveau réel de leur qualifications fantomatiques à des postes normalement affectés à des agents qualifiés et qui ont réussi des concours d'un niveau élevé pour un salaire nettement inférieur à l'équivalent de qualification dans le secteur privé et qui de surcroît se retrouvent privés de postes et qui perdront la validité de leur concours avant qu'une place ne se libère !

Comique ?

Lamentable !

Il n'y a pas de quoi rire et pourtant c'est devenu chose courante d'enfoncer un peu plus le clou à chaque fois que ça va mal... c'est les fonctionnaires !

Il n'y a plus le"bébête show" mais une pâle imitation acidulée qui ajoute à la tristesse tout le poids convenu de sa médiocrité...

Même les politiques ont perdu ce sens du comique qui les humanisait en les rendant plus proche du peuple. Ils ne supportent plus la moindre égratignure alors qu'ils saignent le pays à blanc !

Franchement, ça vous fait rire ?

Allez, pour finir une petite blague :

Deux puces regardent le soleil se coucher et tendrement, l'une dit à l'autre : "- Dis chéri, si on gagne au loto, on achètera un chien ?"

Pauvre chien !

G.

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Divine comédie existentielle !

Alors qu'il serait évident par la simplicité du concept que tout est lié et forcément ayant la même origine, le divin est si impénétrable sans outils, que le projeter au cœur de la matière la plus dure permet paradoxalement de mieux le découvrir en toute chose y compris en nous.

Dans ce désir d'éternité véhiculé par le divin projeté il y a toute la peur de disparaître, la réalité de la tentation et le devenir de la prise de conscience par le renoncement intéressé.

Non pas qu'il faille renoncer à chercher ou à vivre, mais que l'évidence est plus accessible aux enfants qu'à tous ceux qui se sont formatés sous tant de préjugés et d'interdits qu'ils ont grande difficulté à percevoir et à reconnaître l'évidence !

L'obsession tient à l'inaccessible, tant le désir de s'approprier ce que représente par l'autre le modèle de l'objet convoité s'entretient par la difficulté et que cette même difficulté fait obstacle tant qu'elle attire.

La tentation diabolique se nourrit aussi de la résistance que l'on tente vainement de lui opposer. Par ce désir forcément jamais rassasié, car n'ayant d'intérêt que parce qu'il est inaccessible, se produit l'enfermement dans un mouvement d'effondrement qui s'amplifie. C'est une dynamique meurtrière qui démontre toute la subtilité de la différence par le petit pas entre sagesse et folie.

Tenter de danser sur le fil de ce glaive à double tranchant, entre attirance et rejet, vénération et hostilité, ne peut amener que la désunion de l'individu qui s'y aventure. A traverser ce gouffre insondable de l'humanité issue du divin, donc forcément divine, mieux vaut chercher le plat de l'épée que l'amère douleur du tranchant !

Le danger de la séparation et donc de l'hostilité réside dans l'incapacité de concevoir le mouvement en restant fixé sur l’immobilité du tranchant. L'incohérence et l'hostilité n'existent que par la vénération exercée d'autant que celle ci attise proportionnellement la tentation du fait que l'hostilité en grandit elle aussi proportionnellement. C'est la spirale infernale qui conduit à la réduction, à l'écrasement progressif par une pesanteur sans cesse accrue d'autant que le fil du glaive est étroit et affûté par "la pertinence" de nos préjugés...

Il ne faut pas confondre l'état, le devenir avec les stratégies développées pour assouvir le besoin existentiel d'une utopique éternité par le désir d'être désiré...

Si pour beaucoup "la fin justifie les moyens", il ne faut pas oublier que ce sont les moyens qui conduisent à la fin et qu'en conséquence, si l'important réside dans l'art, il ne trouve sa réalisation que par la matière travaillée. L'outil stratégique utilisé n'existe que par son usage porté à la matière. C'est donc par la pratique que l'art se développe et que l'oeuvre finit par trouver sa réalisation, donc une certaine forme d'éternité dans chaque instant de son évolution.

Cependant même la pierre finit par se désagréger et toute chose est vaine...

Entre tentation et renoncement se situe toute une démarche consciente du cheminement qui n'enferme pas et ne réduit pas le marcheur dans l'immobilité d'une finalité réductrice. Chaque développement, chaque pas, chaque progrès, est le résultat d'une évolution qui elle même répond par une stratégie à la volonté d'une prise de conscience de la dualité et de ce qu'elle implique d'infernal.

Tout devrait reposer sur cette motivation d'échapper à l'enfermement plutôt que de continuer dans la médiocrité réductrice qui conduit et entretient la division. Or, il est difficile d'échapper à la tentation de suivre les exemples qui nous entourent d'autant qu'ils paraissent inaccessibles et que ces utopies meurtrières ne sont que des utopies !

En revanche, ce mécanisme peut s'avérer utile si on l'emploie différemment. Par un "mensonge", l'on peut découvrir une réalité !

Ici s'installe le mythe déployé en stratégie de l'évolution pour échapper à l'enfer. Il faut tout de même demeurer conscient que le mythe n'est qu'un mythe et que tout dépend de ce que l'on place comme "vérité" au cœur du mythe !

Sinon, l'on a tôt fait de retomber dans le travers du dogme réducteur et de s'y enfermer !

Bien que les dogmes soient ce qu'ils sont, c'est à dire des contraintes érigées sur un conventionnement imposé, ils demeureront une étape indispensable à l'évolution de l'humanité tant qu'il sera possible de s'en dégager pour retrouver l'essence de l'essentiel, l'origine de toutes les origines, c'est à dire se réconcilier avec le principe créateur pour ce qu'il est en nous et en toutes choses !

L'architecture du vivant répond par ses adaptations à des contraintes naturelles qu'imposent les Lois universelles pour ce que l'on peut en saisir la cause par ses effets. Il demeure regrettable d'ériger tant de temples artificiels qui ne tiennent pas compte de l'environnement naturel tout comme tant de religions sacrifient au nom d'un Amour qu'elles contribuent à détruire.

Paradoxe de l'absurdité une fois de plus lié au refus de l'évidence par l'attrait de l'inaccessible utopie !

Contrairement à bien des dogmes se réclamant de la vie pour repousser la mort, c'est en côtoyant la mort que l'on apprécie la vie. Par expérience, l'essentiel, c'est ce qu'il reste lorsque l'on a renoncé à tout ce qui est superflu. Non pas qu'il faille vivre en ascète et refuser tout confort, mais simplement savoir apprécier ce que l'on a et cultiver ce bonheur éphémère des petites intentions plutôt que l'illusion des grands événements !

Plus que la mort en elle même ce que nous craignons c'est la peur qu'elle engendre du fait de l'inconnu qu'elle représente et qui fait de nous des étrangers sans repère, sans identité, dans un autre monde que le nôtre. Qu'il y ait un autre monde ou pas, seule la peur demeure et la fascination de l'impossible retour en rend l'attrait encore plus grand.

Le mécanisme du désir est aussi présent dans cette tentation empreinte de rejet et de cet impossible réconciliation dans la finitude des choses.

Que l'un se sacrifie et d'autres l'imiteront. Jusques dans l'absurde le désir de l'inaccessible entretient le besoin morbide, surtout s'il est paroxysme du renoncement et de toute évidence logique. Même dans ce qui peut paraître absurde il est une logique de désir qui échappe à la logique conventionnelle, celle de l'imitation pour être et devenir, même dans l'absurdité du sacrifice ultime.

Que le mensonge devienne "vérité", toute la force du déni n'augmentera que l'attrait par cet inaccessible dont on a placé la barre bien au dessus de toutes nos capacités...

Seul l'instinct de vie peut alors détourner de la logique irréparable entretenue par le désir du sacrifice. Le subconscient, ultime bouée de secours d'un conscient à la dérive demeure l'ultime rempart contre l'irréparable absurdité.

Dans la substitution de la logique de mort à celle de la vie, il y a tout ce conditionnement qui aurait pu se centrer et finir autrement s'il n'y avait cette manipulation dogmatique transformant un être sain en bombe humaine.

Le problème majeur dans cet irrationnel, c'est qu'il répond par une rationalité érigeant une logique face à la quelle il est difficile de démontrer l'absurdité par la logique de vie puisqu'il s'agit d'une logique de mort débouchant sur une promesse d'éternité...

Le chaos n'est pas perçu comme déstructurant mais comme une autre possibilité d'organisation.

En fait ce qui s'oppose entre les deux concepts réside plus dans les moyens que dans la finalité, malgré que la finalité soit un but justifiant les moyens...

Le serpent se mord la queue et pour qu'il nous rende notre liberté, il faudrait lui couper la tête une bonne fois pour toutes !

C'est bien dans la tête que réside l'explication obsessionnelle qui établit la stratégie conduisant à la destruction par un esclavage consenti. La culture fanatique est un résultat ambigu fondé sur le déni et motivé par le mécanisme pernicieux du désir.

Dans la chaîne forgée par les interdits, chaque maillon fortifie le déni et conduit l'esclave par la difficulté, voir l'aspect inaccessible du désir d'un hypothétique paradis devenu abordable par le sacrifice.

Par contre, c'est le renoncement total, cette envie d'en finir avec toute logique de vie, même celle d'après la mort, qui pousse à l'auto destruction. Il y a donc une différence fondamentale entre suicide et sacrifice, l'un se focalisant par les moyens de finir, de fuir une réalité et l'autre dans l'objectif de réussir une utopie.

Entre ces deux concepts débouchant par l'absurde il en est encore d'autres qui s'illusionnent de bien finir une réalité pour retrouver une "vérité" plus réelle que la réalité...

Pour retrouver une certaine conscience, il faut dépasser la croyance et être capable de voir et de comprendre pour évoluer et développer d'autres comportements, d'autres attitudes.

A partir de là se situe la démarche d'un renoncement intéressé tissé ici et maintenant tout le long du chemin de vie qui fait fi de toutes les illusions et des promesses utopiques faites par les marchands de sable et autres manipulateurs...

Là où beaucoup ont seulement vu le sacrifice d'un dieu fils de l'homme, je préfère y découvrir cet extrême renoncement intéressé d'un homme divin qui ridiculise la mort, ses servants de violence et de haine, en prônant un Amour désintéressé devenu le centre de l'Univers !

S'il fut sacrifié, ce fut contre sa volonté, seulement pour démontrer toute la responsabilité qui ne repose en fait que sur les épaules des hommes et donc non endossable par un quelconque dieu gourmand de sacrifices !

Là est certainement le seul véritable prophète qui n'a pas été encore véritablement compris...

Relire les évangiles sous cette optique refusant le sacrifice et la violence pour que les hommes assument leur pleine responsabilité et donc redeviennent libres et égaux devant le choix crucial, voilà qui devrait amener de quoi évoluer !

Bonne réflexion !

G.

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Histoire Patrimoine

Demain sera toujours demain ?

Un film intitulé "Demain" vient de sortir dans les salles, il apporte un autre regard sur des réalités repoussées, mais des réalités flagrantes dans la réalisation d'autres comportements qui existent déjà, mais qui sont sans cesse minimisés voir écartés pour raison "d'intérêt supérieur" !

Allez donc voir ce film !

Alors que l’humanité est menacée par l’effondrement des écosystèmes, Cyril, Mélanie, Alexandre, Laurent, Raphäel et Antoine, tous trentenaires, partent explorer le monde en quête de solutions capables de sauver leurs enfants et, à travers eux, la nouvelle génération. A partir des expériences les plus abouties dans tous les domaines (agriculture, énergie, habitat, économie, éducation, démocratie...), ils vont tenter de reconstituer le puzzle qui permettra de construire une autre histoire de l’avenir.

Le lien : http://www.demain-lefilm.com/

Des solutions existent !

G.

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Lorsque l'objet est dépassé par le modèle, seul le déni tisse l'illusion d'une "vérité" !

Plus que le rival en lui même, il y a cette rivalité qui fascine dans ce fol besoin d'imiter pour exister. La première défaite devient le modèle de toutes les défaites que l'on baptise illusoirement "victoires".

En fait, l'on s'installe dans une spirale infernale qui mène de déchéances en déchéances tout en s'amplifiant d'autant que le modèle perd de sa valeur et que l'objet se fait diffus.

Dans la folie du conflit s'installe le déni, cette "vérité" qui devient supérieure à la réalité !

Ce déni s'entretient de ses défaites aux quelles, l'on ne peut que projeter la responsabilité vers "les magiciens" qui n'existent pas plus que l'illusion de "victoires" qui ne sont que des défaites s'ajoutant aux défaites...

Bien des cas de figure sont là pour rendre témoignage à qui se donne la peine du recul pour voir les faits et seulement les faits, face au déni permanent entretenu à grand coups de projections sur des victimes innocentes.

La "grande guerre" de 14-18 est émaillée d'exemples de folies commises sous le couvert du déni et qui ont envoyé la fleur de la jeunesse aux abattoirs de Verdun, de la Somme, du chemin des dames ou érigé le génocide des Arméniens en sacrifice pour déporter la responsabilité de l'échec sur un peuple innocent !

La spirale infernale attire toujours plus de participants dans une rivalité duale sous le couvert de promesses fallacieuses, de pieux mensonges, orchestrés par la propagande et aux quels l'on finit par croire bien plus qu'aux motifs du prétexte originel...

Il n'y a pas besoin de chercher bien loin des exemples d'actualité reflétant cette triste mécanique fracassant l'innocence en lui faisant porter tout le fardeau de la défaite !

Tant dans le monde du travail que dans les aberrations de la politique communautariste, voir même les rouages du terrorisme ou du tourisme érigé en divinité, l'on retrouve cette mécanique infernale qui ne s'épuise que par le manque de participants, la destruction des ressources et donc la carence qui s'en suit.

Le premier menteur se ment à lui même si souvent qu'il fuit lâchement toute réalité fondée !

Ensuite, par la manipulation, la contagion gagne autour de lui en adhérant au mensonge. Bien souvent sachant que c'est un mensonge, il est bien arrangeant d'y croire pour se faire connaître et reconnaître dans une identité artificielle toute neuve bâtie autour et par le modèle manipulateur sur son ego surdimensionné qui fait lui même référence à un modèle qu'il envie et tente de détruire tout à la fois pour être et devenir l'être divinisé unique objet de son désir. L'imitation, mère de tous les vices...

Plus c'est gros et mieux ça marche !

La publicité, bien que quelque peu encadrée par une morale en déliquescence, est basée sur le mensonge conventionné et trouve dans le dépassement de l'objet et finalement du modèle toute la raison de consommer, même ce dont on n'a pas forcément besoin...

Dans le monde du travail, le report de l'échec vers des modèles dont on tente vainement d'imiter la conduite entraîne le cycle du dénigrement lâche pour ne mieux que déifier ce qui échappe à l'entendement d'une direction appauvrie, voire dénuée de fonctions cognitives supérieures...

Ce qui est désastreux dans ces conditions de travail, c'est l'augmentation de la pénibilité par la dégradation systématique due à la culture de la haine dont les patrons se rendent complices par le seul fait du laisser faire. A moins, qu'ils ne le fassent parce qu'ils se reconnaissent dans ce modèle dont ils reproduisent eux aussi les comportements en d'autres occasions !

Chaque manipulateur est victime et auteur du déni qu'il orchestre, les autres ne sont que complices plus ou moins volontaires du massacre permanent, mais y trouvent toute la jouissance, le plaisir de faire le mal pour le mal !

Cependant, à force de détruire ce et ceux qui les entourent, les loups finissent toujours par s'entre dévorer, car ils ne savent rien faire d'autre que de détruire. D'échecs en échecs, de défaites en défaites, le culte les dépasse jusqu'à ce qu'ils finissent par s'immoler eux mêmes, jusqu'au dernier sur l'autel de l'absurde !

La fascination n'est plus exercée par le modèle, ni par l'objet premier, elle réside dans une réflexion permanente sur elle même qui finit toujours par effacer l'individu qui s'y soumet pour n'en faire qu'un esclave d'autant plus docile que la difficulté s'accroît et que les références primaires s'estompent !

Dans le trio composé du manipulateur, de ses complices et des victimes innocentes, l'enfermement ne s'auto entretient que par le déni permanent. Si l'une des composantes venait à disparaître, aussitôt les autres se mettraient en quête de la partie manquante jusqu'à l'impasse fatale ! Ce bien sur sans oublier que la quatrième partie de cette logique symétrique est invisible et cependant permanente, puisqu'il s'agit du désir et de ce besoin identitaire permanent d'être reconnu pour seulement exister !

Avec un minimum de recul, il est facile d'identifier ces mécanismes destructeurs, mais, la prise de conscience n'est pas toujours abordable à qui n'en a ni la capacité et encore moins la motivation...

En conséquence, le monde n'est pas prêt d'évoluer tant que l'on n'aura ni pris conscience, ni développé suffisamment de motivation pour évoluer vers d'autres comportements, d'autres états de consciences modifiés. Il ne suffit pas d'envoyer des inaptes suivre des formations sous prétexte de se donner bonne conscience, plus que pour les faire réellement évoluer. Tant que la médiocrité sera le guide de la manipulation permanente, aucune motivation ni dynamique ne pourra émerger de comportements basés sur le déni.

Il n'est nul besoin d'être visionnaire de ce qui suit inévitablement ces attitudes irresponsables, la destruction par la structuration symétrique autour du sacrifice est inéluctable...

Toutefois, les anciens qui avaient subi maintes fois ces mécanismes, les avaient bien identifiés et c'est dans la substitution ritualisée autour d'objets détournés de leur réalité première qu'ils édifiaient le sacrifice après la projection de tous les maux sur un mannequin de paille ou de cire...

Carnaval est avant tout cet exutoire et ce rite d'exorcisme palliatif en réponse à la carence d'une réelle prise de conscience qui ne se produit que dans le subconscient et qui ne peut trouver sa résolution que par l'acte conscient.

La fascination du déni organisé en fête populaire exerce un réel pouvoir de cohésion sociale et il vaut mieux brûler un personnage de paille que de trucider tant d'innocentes victimes comme nous le voyons trop souvent encore !

Plus que le carnaval d'un quotidien basé sur la virtualité, c'est à dire le déni ritualisé à partir du mensonge originel, il suffirait de vouloir se défaire de ces réflexes mécaniques par la prise de conscience et d'adopter d'autres stratégies basées sur d'autres repères de valeurs que celles qui sont devenues aujourd'hui nos affreuses chaînes d'un esclavage volontaire.

Cependant, la chose parait impossible d'autant que le réflexe est plus dur à effacer qu'il est ancré profondément dans notre culture, jusque dans les comportements sexuels, de pouvoir et de propriété découlant d'un désir érigé en divinité de la consommation qui détruit et divise tant et plus !

Plus que l'argent, le pouvoir et plus que le pouvoir érigé en dieu, c'est la peur de perdre son identité et donc de périr sur le bûcher de l'indifférence qui guide et fascine au point d'oublier la réalité et de lui substituer une vérité bien mensongère !

En fait, c'est la recherche de l'éternité par la sacralisation qui pousse les mortels à se prendre pour des dieux !

Un peu de modestie serait la bien venue pour nous rappeler la réalité de ce que nous sommes et placer au cœur de notre civilisation l'Amour désintéressé en lieu et place de la violence.

Brûlons donc Carnaval, mais dans une joie du partage bâtie autour du respect des uns et des autres... Ce serait un bon début !

G.

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité

Duel ou pluriel ?

Toute symétrie amène une opposition égale de part et d'autre d'un axe la définissant.

L'asymétrie respecte un ordre particulier respectant la pluralité.

Dans tout conflit s'installe une symétrie des réponses basée sur l'opposition de doubles inversés. Les répliques peuvent aller jusqu'à la destruction des deux opposants...

Cette dualité entretient le conflit, d'autant que chacun reste campé sur sa position et finalement ne réagit que inversement à ce que son opposé lui adresse. L'on se trouve dans une situation où la seule chose partagée est le désir de dominance de l'un sur l'autre. Une position d'envie de l'identité du possédant qui peut, elle aussi par sa double latéralisation se substituer à l'objet primaire du conflit tout en poursuivant cette opposition primaire dont on ne se rappelle plus l'origine...

Les dérives psychotiques s'installent pour aboutir sur des psychopathologies allant jusqu'à l'hystérie collective et pouvant déboucher sur la destruction totale des parties concernées.

La composante asymétrique induit une organisation respectueuse des identités composant l'ensemble.

Dans un conflit bilatéral, il suffit qu'intervienne une troisième partie médiatrice qui décentre l'intérêt de l'objet conflictuel d'origine et l'on peut aboutir par cette asymétrie à un équilibre, voir, une complémentarité des identités.

En aucun cas la fusion des identités bilatérales ne représente un réel apaisement vis à vis de la source conflictuelle, car le ver est dans le fruit et aussitôt un conflit masqué, peut en surgir un autre encore plus violent, plus destructeur...

C'est pourquoi la mondialisation qui tente de niveler les cultures par la violence, tel qu'on le voit aujourd'hui, ne peut engendrer que de la violence en retour, surtout si l'opposition qui surgit est tout aussi incapable de s'adapter de part son fondamentalisme aveugle et sourd !

Lorsque l'on tente d'imiter une entité différente, ce besoin de ressembler à l'autre fait disparaître l'identité première pour lui substituer un statut d'infériorité qui devient un véritable réflexe d'abaissement, tel un syndrome de Stockholm...

D'autre part la position du "dominant" s'établit dans un irrespect devenu un réflexe à tout va et dont il est difficile de se séparer...

Le "First América" de Barrack Obama démontre bien cette situation de dominance qui conduit forcément par la priorité non seulement à l'entretient du rapport dominant- dominé, mais à l'effondrement par le repli sur soi même.

Lorsque l'on voit des élus Pyrénéens lorgner vers le massif Alpin en croyant par le fait de l'imiter pouvoir développer la même identité, il y a erreur fondamentale qui réside plus dans l'envie que dans la réussite proprement dite...

En tentant d'imiter, s'opposer au géant Alpin, c'est développer une stratégie symétrique ne pouvant aboutir qu'à la perte de l'identité Pyrénéenne et à l'indifférence de l'entité Alpine, bien au dessus de la piètre réalité locale !

Là où l'erreur monumentale réside, c'est justement dans la confusion de l'origine du succès Alpin et de toutes les erreurs qui s'y sont développées.

Outre les effets de bassins versants, les réseaux de communication, il y a avant tout la forme du massif centralisé au cœur de l'Europe avec un rayonnement ambivalent vers des secteurs stratégiques riches et complémentaires d'une économie qui se décentre petit à petit du seul tourisme hivernal. Avant qu'il y ait les grandes stations, il y avait une industrie. Maintenant là où il ne reste que les grandes stations et qu'il n'y a plus les industries, soit de nouvelles unités se sont implantées en complémentarité ou alors la vie s'est placée sous la dépendance d'une hibernation inversée qui finalement réduit les potentialités et la continuité de vie tout au long d'une année.

Si le massif Pyrénéen se pose comme un fil tendu entre Nord et Sud, il ne faut pas oublier que nous sommes dans le Sud de l'Europe. Sud qui est le parent pauvre d'une économie malade, mais dont le cœur est bien trop loin de nous pour que nous en profitions, ce qui n'est pas le cas du massif Alpin...

De plus avec des hivers se réduisant comme peau de chagrin de façon encore plus flagrante ici que dans les Alpes, la comparaison et le fondement de toute imitation tourne au délire et à la psychopathie !

Eux c'est eux et nous c'est nous !

Mais qui sommes nous au juste ?

Il ne semble pas que cette question cruciale ait traversé l'esprit dérangé de certains allumés de la poudre à tout va... Si le slogan disait que "Font-Romeu, c'est formidable !", aujourd'hui ce serait plutôt "Font-Romeu, c'est stupéfiant !" Tant il est hallucinant d'oublier à ce point l'identité particulière liée à toute l'histoire et aux potentiels de nos Pyrénées !

Avant que de suivre la ligne blanche séparant la raison de la folle hystérie, il serait bon de se poser sur le bord de nos chemins de vie pour établir un panorama réaliste de qui nous sommes, de quoi nous vivons et pouvons vivre et de quand il est propice de s'organiser pour que le cycle de l'année ne se réduise pas à une seule saison !

La dualité entre les "pro-grand domaine" et le reste du monde n'engendrera que la fin des parties qui s'opposent. Même si certains croient tirer leur épingle par quelque traîtrise dont ils sont coutumiers, s'ils ne mouraient pas tous, tous seraient atteints et au final disparaîtraient !

La désertification inéluctable permettra t'elle au pays de se ressourcer naturellement par un retour originel vers d'autres valeurs ?

En tout cas, si nous glissions vers une gestion politique respectueuse de l'asymétrie de l'ensemble des identités locales et judicieusement investie par l'ouverture à d'autres domaines que "le ski pour le ski", alpin de surcroît, il est évident qu'il ne pourrait en naître qu'une certaine harmonie dans une identité fondée sur et par le respect mutuel.

Tout serait là, si ce n'était l'aveuglement d'un projet qui finalement réside plus dans l'imitation que dans une identité locale perdue dans les limbes d'une hystérie de pouvoir et d'argent !

Nos dualistes finiront bien par se tirer une balle dans le pied, mais que restera t'il d'une nature si fragile, s'ils venaient à réaliser ce projet de fous qui laissera une forêt rouillée dans un désert empierré ?

G.

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Ce qui est rare est cher, mais inversement, toute valeur croît proportionnellement à la difficulté ainsi qu'à la résistance d'obtenir ce que l'on désire !

Un double cercle vicieux qui trouve son fondement dans ce besoin d'exister soi même en rapport à l'autre, à la reconnaissance du rendu par le regard de l'autre sur sa propre considération de soi.

Toute la crise identitaire est dans ce rapport à soi dans ce que l'on désire imiter ou repousser de soi chez l'autre. La rivalité mimétique qui entretient le feu de la compétition et développe une surréalité des valeurs n'en est qu'une conséquence dans un cercle fermé s'amplifiant jusqu'à la destruction ou la perte des repères originaux...

Il en va aussi de la contagion qui amplifie le mouvement jusqu'à son épuisement d'intérêt parce que l'imitation trouve sa limite temporelle dans le fait de la banalisation et dans l'inversion des valeurs qui automatiquement produit une nouvelle contagion vers d'autres désirs...

Mode et obsolescence en sont l'exemple le plus significatif...

Le conflit permanent, ce qui développe tant d'agressivité trouve son origine dans le désir existentiel de se reconnaître et d'être reconnu. Il tend donc à s'opposer au double extérieur qui nous serait trop proche. Combien de mères soufflent le chaud et le froid sur leur enfant par ce double cercle vicieux qui leur fait perdre tout repère d'expression et de sentiment par ce double jeu des émotions contraires de l'attirance et du rejet. Ce grand besoin d'être reconnu comme unique, ce graal du perpétuel enfermement sur soi même est une dérive maladive du refus de mourir.

La quête de l'éternité nous conduit irrémédiablement au trépas !

"-Mon précieux !" Comme s'exprime "Gollum" dans le "seigneur des anneaux", mon précieux désir qui devient plus important que tout, du fait de la grande difficulté à pouvoir acquérir ou retrouver l'objet de son désir parce qu'un autre le détient. Simplement ce désir en lui même d'être l'unique possesseur, l'être unique qui finalement perd son identité première en n'étant plus que cette plaie ouverte sensible uniquement à ce cruel désir provoquant sa perte ultime...

Tout le système capitaliste réside sur l'entretient et la création du désir par le levier de l'imitation. Il en va jusqu'au cannibalisme qui pousse le désir de l'autre au point de le manger pour se l'approprier tout en l'empêchant d'être un autre soi même.

A ré freiner ses envies, l'on ne contribue bien souvent qu'à les rendre plus fortes. L'inaccessible étoile noire de nos désirs les plus fous ne grandit qu'en s'éloignant et plus on l'approche, plus ce désir nous empêche de voir que l'on va immanquablement s'y brûler les ailes !

Aussitôt acquis, l'objet perd de sa valeur, on finit par le négliger, jusqu'à le perdre...

Il suffit qu'un autre s'en empare et immédiatement, il retrouve son brillant. La quête reprend de plus belle !

Ce qui prouve bien que plus que l'objet du désir, c'est la mécanique du désir lui même dans sa rivalité identitaire qui se nourrit de sa propre réflexion et entretient le mythe du modèle tant désiré quitte à le dépasser ou à se rabaisser !

Plus que le gibier, la chasse du gibier prend le dessus sur tout, dans ce qu'elle amène par l'inaccessible l'intérêt et sa dépendance viscérale...

Parce qu'au travers du désir c'est surtout le désir de soi, cette peur de disparaître qui tenaille nos sens, tout à l'inverse le véritable amour est désintéressé jusqu'au point du renoncement !

Il faut se remémorer ou lire, le jugement de Salomon lorsqu'il propose de partager en deux un enfant par le fil de l'épée...

C'est ce renoncement qui finalement s'exprime parce que l'on aime l'autre pour ce qu'il est et non pas pour ce qu'il nous procure de cet "amour" envers soi même.

Il y a plus que du désintéressement dans cet intérêt altruiste, il y a tout le respect du à l'autre pour ce qu'il est et non pas pour ce que l'on voudrait qu'il soit !

Comprendre les mécanismes de la dépendance, du désir addictif, c'est un premier pas qui permet de se dégager de ces émotions trompeuses liées à l'ego. Une fois de plus, tout dépend de ce que l'on place au centre de son intérêt le plus vif !

Aimer sans espoir de retour, ce n'est pas désespérer de soi, c'est véritablement Aimer en se libérant par l'acceptation de la fin inévitable.

L'on a jamais vu un coffre fort suivre un corbillard !

Toute la vanité du monde réside dans cette illusion morbide de l'impossible éternité qui nous conduit inévitablement à notre perte.

Si mon précieux réside dans le renoncement, non pas dans le laisser faire, dans le lâcher prise, mais dans la pure conscience de ce qu'une chose implique sur l'autre, alors nous retrouvons la pleine responsabilité de nos actes et de ce que nous laissons faire pour diverses raisons...

Cet amour désintéressé, c'est aussi ce renoncement intéressé qui donne la véritable valeur aux choses dans ce que l'amour est si rare et qu'en le désirant, il faut savoir renoncer à cet amour de soi qui masque le véritable amour.

Mon précieux renoncement intéressé !

G.

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