Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité

"En Australie, c'est dans la poche !"...

(Dans laquelle, les notres sont vides ?)

Décidément le clan du gourou nous prend pour ce que l'on est, hères landais !

Fait exprès, la re "valorisation" du despote bat son plein, hé, ho !

On rentre du boulot !

Les mercenaires refont surface, appelés à la rescousse, sollicitant l'utopie moribonde qu'ils ont eux même trahi, assassinée, torpillée !

Nous savons ce qu'ils ont fait et surtout ce qu'ils n'ont pas fait...

C'est consternant de voir une flottille de vingt sous marins ministériels miner en vain ce qu'il nous reste d'espoir en tentant une fois encore de nous mentir effrontément !

Car, l'effet opposé est garanti. L'on en vient à déduire l'inverse de ce qu'ils veulent nous faire croire...

La radicalité est dans la rue nous dit on, peut être, mais sans un radis, alitée, la France devient fiévreuse. Les nez errent lambda sentant bien le met d'âne échauffer l’atmosphère, certainement à cause des vaches hollandaises qui pètent le feu !

Les arrestations d'éléments "perturbateurs d'une gauche égarée" pleuvent et la violence exploitée continue de s'imposer en dictateur de régimes bananiers pour excuser toute l'ampleur d'un naufrage organisé par nos "sabordeurs" grassement "indemnisés". L'objectif est bien de décrédibiliser la vindicte populaire et de faire passer un texte complice, même en sous marin, tel lettres de courses de corsaires aux sévisses de sa majesté pognon !

Le cœur serre et la ceinture aussi !

Alors que le muguet s'est fané de voir tant de cloches résonnantes jouer les innocents, le malaise grandit de jour en jour devant la servitude veule de ces valets à la solde du "soi disant ennemi".

Nous ne doutons pas que les adeptes démagos du "Tout va mieux !" trouveront quelques brebis, ou moutons noirs d'un extrême si pratique pour justifier leur désastreuse politique...

Un bien triste théâtre de guignol où l'on agite de piètres drapeaux en guise d'épouvantails !

Tout est bon pour les "addictes" du pouvoir afin de garder leur place. Serons nous assez bêtes pour leur re confier les rennes d'un pays qu'ils contribuent chaque jour à détruire un peu plus ?

Après avoir fait des emprunts que nous payons aux banques pour aider les banquiers, les re voilà en course pour nous faire croire que ça va mieux alors que l'on est au plus mal !

Je passais l'autre jour chez des amis qui ont affiché une carte de France avec le mot Hollande dessus.

Là bas, c'est le plat pays. Chez nous c'est le pays qui est à plat !

Les véritables financiers, c'est nous par les impôts que nous payons.

Qui est donc l'ennemi décrié pendant la campagne présidentielle ?

Il semble bien que ce soit nous !

Au royaume d'Orange tout s'arrange par tout le pognon français accumulé en fraudant "légalement" avec la bénédiction de ceux qui sont au pouvoir, alors qu'il ne nous reste que les pépins !

Plus un zeste, serait on tenté de crier au pirate hollandais volant et voleur, ici on est pelés !

"Macronscopiquement" parlant, le bouc émissaire ne sait apparemment pas qu'il a toujours été destiné au sacrifice. Il fait le beau comme carnaval avant que la vindicte populaire ne l'incendie. On le monte au pinacle avant de le descendre en flammes.

A l'inverse de Carnaval, il ne fait rire personne...

Toujours la même rengaine qui veut que le bouc au chant bêlant sauve le sacré "fécateur" !

De l'autre côté de la haie, c'est pas mieux, hongrois encore nous refaire le coup du "bling bling" démago mais en plus soft !

Au landes ou sarco land, tous aux échasses gardées. Vue d'en haut la France peut bien s'enliser tant que l'on garde les pieds au sec et la tête dans les étoiles narcotiques !

Ils sont tous lamentables ces "junkies" labellisés "coffee shop"du pouvoir centralisé !

Par avant tout, l'on voudrait empêcher un kamikaze repenti autant que repris de justesse de se suicider par une surveillance qui va nous coûter un bras ou les yeux... C'est le "scoop" qui tente de masquer en détournant l'attention de la réforme du code du travail par une loi injurieuse et aussi bancale que la samba...

Qu'en restera t' il au jus de l'origine sinon cette chose inavouable et amère de la trahison ?

L'Orange amère ?

Hé dame, faudrait pas en faire un fromage, les moulins à paroles venteuses ne tarissent pas d"éloges sur celui qui fait leur fortune et pour cause !

Il leur donne notre blé à moudre !

Du temps de ces gauches gesticulations de nos savants céphalopodes (Un cerveau par tentacule et un autre pour tous les commander. Tous pour un, tous pourris !), le menu fretin s'exaspère au point qu'aucune digue de Pierre de Paul ou d'air* ne saurait retenir la vague dépassant en ras le bol les limites de la compréhension de nos poulpes aux multiples cerveaux.

Décidément peu de neurones fonctionnent !

Il demeure étonnant que le pT'i PI fumant de La Haye soit sous la coupe de trop de personnes au casier judiciaire garni comme dinde farcie, je voulais dire comme compte garni, en banque, bien sure...Hollandaise de surcroît !

A quand la garantie de ne plus voir de "bandits scalpeurs" au pouvoir ?

*N'ayant pas de nouvelles de Jacq à la langue perdue, je n'ai pu le citer dans l'espace...

Serait il en orbite ?

G.

Voir les commentaires

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Qu'est ce qu'un secret ?

Un secret, c'est quelque chose qui n'est pas communicable.

Pourquoi ?

Soit, car de le faire nous serait préjudiciable, soit car il est impossible de le communiquer...

En quoi serait il impossible ?

Parce qu'il est si personnel, qu'il se rapporte à l'expérience, au vécu personnel de telle manière qu'il est le propre de celui qui le vit, c'est le trésor de chacun et que d'aucune manière ce que l'on vit, aucun autre ne peut le vivre à notre place...

Chacun est unique en cela et donc, ce que l'on vit en est d'autant plus précieux qu'il en est rare parce que unique !

Donc la vie est précieuse, toute vie !

Unique ou différents ?

Tous différents mais semblables parce que uniques.

Semblables par nos différences, de même que nos moitiés le sont, asymétriques qui "semblent" symétriques... Différence entre apparence et réalité !

Le cœur est plutôt à gauche, le foie à droite...

Les deux cotés d'un visage ne sont heureusement pas symétriques, ce serait l'horreur !

Une symétrie se définit par rapport à un centre, si nous ne sommes pas symétriques alors il ne peut y avoir un "véritable centre".

Ce qui veut dire que le pouvoir de décision ne peut naturellement se poser au centre de deux opposés ?

Lorsque deux choses s'opposent symétriquement elles se renvoient leur image inversée et finissent tellement par se ressembler qu'il devient difficile de faire la différence entre l'une et l'autre.

La vérité est ailleurs ?

La réalité est partout, la vérité ne représente finalement qu'une vue partielle des choses selon d'où l'on observe.

Qui a raison ?

Le plus fort par la violence, le plus sage par le silence. En tout cas, seul, la réalité est impossible à découvrir, c'est par l'évolution du regard, de l'expérience et par la complémentarité que l'on peut s'en approcher, mais comme la réalité évolue elle aussi, alors la perfection de sa représentation est impossible...

Le secret dans tout ça ?

Lorsque l'on vit ensemble le même événement dans le respect les uns des autres, il y a une chose que l'on partage et qui n'est pas un secret, c'est justement ce respect, cet amour désintéressé qui rend tout à coup toute chose intéressante !

G.

Voir les commentaires

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Humour

Tout en haut de la plus haute tour, Âme, ma sœur Âme...

-"Âme, ma sœur Âme, ne vois tu rien venir ?"

-"Je regarde à l'Est, je regarde à l'Ouest..."

-"Âme, ma sœur Âme, que vois tu ?"

-"Consternationnn, consternationnn !"

-"Âme, ma sœur Âme, ne vois tu rien venir ?"

-"Je regarde à Droite, je regarde à Gauche..."

-"Âme, ma sœur Âme, que vois tu ?"

-"Déceptionnn,... Consternationnn ! Déceptionnn,... Consternationnn !"

-"Âme, ma sœur Âme, ne vois tu rien venir ?"

-"Je regarde au Nord, je regarde au Sud..."

-"Âme, ma sœur Âme, que vois tu ?"

-"Consternationnn, consternationnn !"

-"Âme, ma sœur Âme, ne vois tu rien venir ?"

-"Je regarde en Haut, je regarde en bas..."

-"Âme, ma sœur Âme, que vois tu ?"

-"Consternationnn, consternationnn !"

-"Âme, ma sœur Âme, ne vois tu rien venir ?"

-"En Haut, pas mal de choses qui vont nous tomber dessus..."

-"Consternationnn, consternationnn !"

-"En Bas, je te vois enlisé..."

-"Âme, ma sœur Âme, peux tu venir m'aider ?"

-"Aides toi et le ciel t'aidera !"

-"Consternationnn, consternationnn, je ne veux pas bouger !!!"

G.

Dassine Oult Yemma, Sultane du désert, c'est la plus grande "sultane d'amour". Elle "était messagère de paix " entre les Touareg dissidents...

-"L'eau elle-même sait nous dire "je t'aime" en posant sur nos lèvres le meilleur des baisers."

-"Qu'importe tous les voiles sous lesquels tu te caches, j'en ris comme le soleil rit des nuages ; ta vraie pensée sort toujours de ton cœur dans ton souffle..."

(Dassine Poétesse Targuie).

Voir les commentaires

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Fables

Un très long retour...

Des dizaines d'années, peut être plus...des siècles ?

Lorsque la capsule se réactiva au fond de ce silo oublié, était ce accidentellement ou seulement parce que l'expérience allait enfin pouvoir commencer ?

Le référent Mû 1618, alias Eggill retrouvait petit à petit le fonctionnement de ses organes vitaux.

Son cœur reprenait le dessus des machines qui le maintenaient artificiellement en état de conservation. Les ramifications des sondes organiques étaient maintenant complètement dissoutes et il devait à présent faire cet effort immense de soulever sa cage thoracique pour respirer.

Lorsque l'air emplit ses poumons totalement, la douleur intense d'une brûlure lui enflamma ses sens en éveil. S'il avait pu, il aurait crié de toutes ses forces, mais la tubulure dans sa gorge l'en empêchait. Il arracha l'objet cartilagineux. Il crut un instant que ses viscères suivaient elles aussi et ce n'est qu'un faible gémissement qui franchit la porte de ses lèvres encore engluées de gel .

La pression interne de cet œuf artificiel retrouvait l'équilibre parfait avec le monde extérieur. Alors dans un silence profond, étrange, le couvercle se souleva. Un léger souffle suinta lorsque le joint principal se décolla. Les vérins peinèrent un peu, puis l'ouverture fut totale.

Le bain isotonique qui maintenait une apesanteur agréable s'était évacué par des orifices pourvus de valves. Il fallait à présent fournir l'énergie nécessaire au mouvement pour se dégager de cette coque de métal et de technologie.

Tournant la tête d'un coté puis de l'autre il ressentit quelques craquements au niveau de ses cervicales.

Alors, il ouvrit les yeux dans une faible luminosité entretenue par un système de diodes réparties sur toute la surface de la voûte du laboratoire.

Personne !

Personne et aucune idée précise de ce qu'il devait faire.

Il n'y avait absolument personne autour d'Eggill pour l’accueillir, personne pour le bilan physiologique. Personne si ce n'était un son métallique entonnant la procédure à suivre dans un décompte se répercutant autant dans la solitude du labo que dans la tête d'Eggill.

Apparemment, il était le seul à être réactivé Au fond de ce silo immense enfoui en secret sous quelques kilomètres de roches calcaires, tout avait été prévu pour que l'expérience de référence puisse démarrer indépendamment de ce qui aurait pu se produire dans le monde supérieur. Seul un ensemble de capteurs auto alimentés reliaient toute l'ingénierie de ce lointain sous sol en définissant si les conditions de viabilité externes et de temporalité réunies étaient favorables au début de l'expérience.

Petit à petit, les pensées émergeant d'un sommeil profond comme des bulles venaient crever la surface de cet épais liquide de la conscience endormie. Flottant durant ce qui lui semblait une éternité dans le sérum qui l'isolait de toute sensation de toucher, il tentait à présent de s'en extraire et de renouer le contact avec la réalité.

Quoique la machinerie de la capsule basculait de temps à autre en position verticale son occupant, la sensation de pesanteur à l'air libre était étrange. Ses repères étaient faussés. Son horizon interne se recalait petit à petit comme si les grains de sable de ses canaux semi médulaires se débloquaient un à un. Chaque geste coûtait. Un peu sonné, il enjamba le rebord de la capsule et tenta de se soulever. Un vertige l'entraînait dans une nausée obsessionnelle. Il se mit à vomir le contenu gélatineux de son estomac.

La soif se rappela à lui par son palais qui redécouvrait l'assèchement d'un air sec, le poussant à surmonter d'un ultime effort cette étrange douleur sourde, lente, mais désormais bien présente. Enfin, il arrivait à s'asseoir péniblement sur le rebord de la machine. Il tendit son pied droit vers la surface noire du sol vitrifié.

C'était chaud. Aussi loin que pouvait porter son regard embrumé, des alignements d'objets semblables à celui dont il émergeait.

Un ronronnement régulier de milliers d'appareillages ventilés avec ses cliquetis métalliques entretenait une ambiance soporifique. Toutes ces petites diodes multicolores qui coloraient les murs comme autant de petits yeux vicelards hypnotisaient le regard jusqu'à saturation. Au delà; tout semblait se répéter à l'infini.

Tout autour, les mêmes couloirs, dont il semblait occuper le centre du point de jonction.

Reprenant petit à petit conscience, Eggill entreprit de faire son premier pas. L'équilibre était précaire et il dut s'appuyer sur le rebord gluant de sa capsule pour enchaîner le second, puis un difficile troisième et tenter enfin d'en faire le tour. Le temps reprenait ses marques relatives à l'effort et l'espace semblait se réduire d'autant que les facultés augmentaient.

Réapprendre ce qu'autrefois devait lui sembler naturel, c'était se réinventer jusques dans le moindre de ses gestes, la moindre de ses pensées, dans ce souffle qui n'arrivait pas à retrouver ses automatismes. Tout était sujet à concentration dans un effort toujours intense.

Petit à petit la pensée semblait renoncer, sursaturée de conscience, pour finalement ré-ouvrir dans le silence la porte du non penser, celle des réflexes, "automatismes personnels" si performants...

Décidément, le corps possédait sa propre intelligence supérieure en bien des points à celle de l'effort volontairement conscient !

Avec la dynamique de l'équilibre en mouvement les gestes se firent de plus en plus précis. Comme dans une évolution lointaine, en redressant la tête, le corps entier suivit cet allant et en découvrant son reflet sur la surface glacée d'un mur d'onyx noir, il se rappela ce plaisir simplement lié à cette identité rassurante par la quelle il se reconnaissait enfin.

Alors, quelque chose se mit à fonctionner dans son oreille gauche. Un sifflement aigu, lancinant qui se délayait en nuances plus graves jusqu'à ce que des mots surgissent épars puis s'assemblant en idées, en images.

Un programme lui dictait à présent les démarches à réaliser. Il se dirigea vers un alignement de cabines étanches et pénétra dans l'une d'elles. Soudain une pluie fine et chaude envahit l'espace réduit et il redécouvrit un peu surpris le plaisir des sensations que toute sa peau lui procurait. Une douche heureuse le débarrassait des reliquats gluants de son séjour amnésique. Il ne pu s'empêcher de boire longuement cette eau, jusqu'à saturation. Elle coulait en lui comme un torrent sauvage qui en bondissant éveille la vie au passage de son flot indomptable. Il redécouvrait sa tuyauterie interne, heureuse elle aussi de se purger des reliquats qui l'emplissaient depuis trop longtemps.

La voix lui rappela les gestes et il finit sa toilette éveillé, prêt aux étapes suivantes.

Dans un coffre gravé à son matricule et à son nom, des vêtements et des rations alimentaires scellées dont l'étiquetage indiquait l'usage et le contenu par le simple contact avec la peau.

Une fois habillé d'une combinaison légère mais résistante qui prenait automatiquement la forme de son corps sans le gêner dans le moindre de ses mouvements, il saisit une ration et s'obligea à redécouvrir le rituel d'un repas. Au fur et à mesure, les goûts appelaient des images floues, des mots, des instants embrumés de nourritures autrefois appréciées.

Était ce réel ou simplement ce que lui disait la voix au creux de son oreille, mais chaque bouchée, chaque mastication ouvraient la porte de sa conscience vers un film qu'il revoyait maintenant avec ce doute étrange d'un vécu qui ne lui aurait pas appartenu.

Dans son crane tout se ré associait. Aux images et aux goûts se mêlait à présent un parfum ou plutôt un ensemble d'arômes révélant la complexité d'aliments eux mêmes révélateurs de choses enfouies quelque part dans les recoins de sa conscience, peut être même plus profondément encore...

La soif le reprit et il ouvrit un sachet aluminé contenant un étrange liquide.

Certainement une de ces boissons isotoniques et vitaminées si fréquemment utilisées à l'époque, que beaucoup en avaient oublié le goût simple de l'eau...

Il y avait aussi dans le kit un récipient particulier qui captait l'humidité de l'air et s'auto remplissait d'eau. Là aussi, un simple contact et chaque objet disait tout de sa nature et de son usage.

Le repas terminé, il nettoya les restes et les enferma dans le sachet prévu à cet effet pour un recyclage immédiat. Il lui semblait que tout ce qu'il faisait, il l'avait toujours su et chaque chose reprenait doucement sa place. Il saisit un imposant container à bretelles, si léger pourtant. Il boucla une ceinture compartimentée et se chaussa de bottillons tige haute à semelle crantée. Aucun laçage, ceux ci s'ajustaient automatiquement à la forme de chaque pied en maintenant la juste pression nécessaire à un maintien confortable ou plus rigoureux selon l'usage. Le tissu intelligent et étanche à ce qui venait de l'extérieur respirait en maintenant un taux d'humidité constant. Il pouvait se durcir tout comme se détendre.

L'ensemble de ses habits pouvait diffuser au travers de sa peau tout traitement médical en cas de contamination.

La voix lui commandait à présent de se diriger vers une porte métallique qui s'ouvrit lorsqu'il fut devant elle. Derrière, une cabine aux murs vitrifiés s'illumina d'images d'un monde qu'il semblait découvrir pour la première fois. D'immenses immeubles bondissaient jusqu'aux nuages avec à leurs pieds un éternel brouillard saturé d'acides que seul un vent violent venait parfois chasser. Un fouillis d'activités humaines semblait animer cette cité et des véhicules en tout genre grouillaient autant dans les airs qu'au sol. Avec une profondeur si réelle, chaque chose semblait envahir l'espace. Tout à coup, Eggill senti son corps s'alourdir.

La cabine s’élevait en prenant de plus en plus une allure folle. Puis, elle ralenti et la porte s'ouvrit sur un couloir immense au bout du quel brillait une étrange lumière.

Petit à petit l'intensité diminua et c'est ainsi que son regard pu scruter un paysage qui lui semblait familier quoique totalement inconnu. Devant lui s'étalait une grande vallée verdoyante peuplée d'une faune impressionnante. Tant d'animaux y paissaient en toute quiétude, pas un seul être humain en vue... L'impression d'avoir à traverser un parc animalier aussi imposant le mit un peu en émoi. La voix lui dit que les prédateurs préfèrent la nuit pour attaquer leurs proies. Peu rassuré cependant, il entreprit la descente. Les reliefs qui bordaient la sente terreuse évoquaient les ruines d'anciennes demeures enfouies sous une épaisse végétation.

Il traversa une harde de biches importante sans que l'une d'entre elles ne s'inquiéta de sa présence. Elles se comportaient comme si elles n'avaient rien à craindre de lui.

Lorsque le soir le surprit au pied des collines, il venait de déboucher sur une voie encore plus large. Elle était double, mais seuls quelques sillons étroits dénonçaient le passage important d'animaux en compagnie.

Alors, Eggill entreprit d'établir son bivouac. Sous une structure moussue, un rideau de lierre dissimulait une zone d'ombre plus marquée.

La voix lui rappelait que dans sa ceinture il trouverait un système d'éclairage et que le container renfermait tout le nécessaire pour son campement.

La frontale diffusait une lumière rouge, douceâtre, mais assez intense pour révéler le moindre relief.

Au lieu d'une petite salle sous la roche, c'était une galerie dont les parois couvertes de concrétions s'enfonçaient dans le néant jusqu'à ne plus en distinguer les contours.

Au sommet d'un cône d'effondrement, il aménagea une petite terrasse et installa ce qui devait lui servir de couche pour la nuit. La voix lui conseillait de ne progresser qu'en plein jour et de garder un champ visuel assez grand pour éviter quelque mauvaise rencontre...

Il entama sa deuxième ration et aprés ce repas léger mais hautement nutritif, il fit l'inventaire du container et de tout ce qui se trouvait dans les poches de sa ceinture.

L'obscurité finissait d'envahir l'extérieur de la galerie. Cette noirceur épaisse rampait au sol et s'insinuait derrière chaque anfractuosité pour s'unir avec celle de la galerie. Bientôt plus aucune forme ne se distinguait, la nuit avait tout englouti.

Il implanta dans le sol une sonde sensée le prévenir en cas d'une visite inattendue et qui devrait selon la voix le protéger. Puis, il s'enfonça dans son couchage reposant sur une épaisse litière de mousse desséchée. Le sommeil l'envahit et il sombra dans un étrange rêve.

Il revoyait une grande cité pavillonnaire dont les rues en pente menaient vers l'autoroute du midi. Sur la droite s'ouvrait un tunnel qui traversait une colline urbanisée à outrance.

D'un seul coup il sursauta à cette pensée et écarquilla ses yeux alors que la sonde émettait une lumière vive et que l'étrange rayon venait de frapper avec précision une masse noire au pied du cône où se trouvait son campement. Un cri aigu transperça le silence.

Puis, l'obscurité reprit l'espace en l'avalant dans une inquiétude qui le conduisit jusqu'aux premières lueurs de l'aube. Nouvel inventaire et rangement, puis il descendit de son promontoire pour regagner l'ouverture de cette étrange galerie.

Un soleil rougeoyant déversait ses rayons sur une terre végétalisée en révélant chaque brin d'herbe, chaque plante dans un air si pur qu'il avait l'impression d'être dans les alpages de son enfance.

Il ne trouva aucune trace de cette masse mystérieuse de la nuit passée. Seulement une petite flaque de sang. L'herbe foulée par une multitude de traces laissait penser à une curée silencieuse...

Il devait demeurer sur ses gardes.

S'enfonçant vers la vallée, il finit par rejoindre les rives d'un fleuve aux eaux cristallines. D'énormes brochets naviguaient en groupe compact non loin des berges, prospectant à la recherche de quelques bancs de menu fretin. C'était étrange, comme s'ils évitaient le milieu de cette eau, plus obscure, plus profonde.

Le souvenir de pêches décevantes, de longues attentes infructueuses, le hantait par cette lassitude d'où l'on revient de tout avec ce goût amer de la fatale et inévitable bredouille.

Aussi loin qu'il cherchait dans ses souvenirs, rien de semblable à ces berges paisiblement ombragées sous d'immenses saules pleureurs qui se bousculaient les uns les autres en marquant la limite des eaux et d'une forêt jeune mais incroyablement dense. Il lui semblait que de son enfance ne remontait qu'un paysage urbanisé, aux rives enfouies sous l'asphalte et le béton.

La voix lui rappelait la consigne sécuritaire. Il fallait qu'il soit particulièrement vigilant et devait quitter le plus tôt possible cette zone sauvage. Le danger pouvait survenir à tout instant de n'importe quel buisson, ou d'une zone d'ombre aquatique au contour mal défini.

Il hésita, mais tout bien considéré, il remonta vers le soleil et du escalader un éboulis de gravas recouverts de mousses et d'une toison épaisse d'agrostis pour retrouver la grande voie double.

En suivant les consignes de la voix, il se déplaça vers d'étranges falaises couvertes de végétation. Puis, pénétrant un labyrinthe aux contours effondrés il arriva au cœur d'une zone au sol parfaitement plat et dont par endroit émergeaient de larges plaques sombres. Bien que la voix ne fit aucun commentaire, quelque chose en lui l'incitait à ne pas s'en approcher.

Depuis le début de son voyage, il avait scruté maintes fois ce ciel si bleu, vide, que ni un hélicoptère ni le moindre oiseau ou encore le plus petit insecte ne venait perturber.

Une paix si parfaite qu'elle devenait gênante. Certes, les animaux qu'il croisait étaient tous des herbivores, surtout des biches, mais l'absence d'humains, ni d'aucune de leurs traces, commençait à l'inquiéter sérieusement.

Au bout de cette longue place, une colline colonisée d'un amas impressionnant de lianes semblait s'agiter à son approche.

Bien que la voix l'incitait à s'engouffrer sous ce monticule foisonnant, il se demandait s'il pouvait lui faire autant confiance que ce qu'il avait fait jusqu'alors...

Tout à coup le sol s'ouvrit assez largement, le silence jaillit et plus rien ne bougea, comme si l'air venait de se vitrifier...

Un large escalier intensément éclairé venait de surgir du néant. Il attendit, écouta en essayant de capter la moindre vibration, mais rien, aucun bruit. Il se décida alors de l'emprunter.

Au quinzième niveau, un long couloir métallique. Au bout, comme un cul de sac, un mur de verre opaque. Quelque chose grésilla et le mur se mit à onduler. Puis, il disparut totalement pour laisser une ouverture vers une salle immense.

Un hémicycle se dessinait en rangées des fauteuils rouges, certainement confortables, mais incroyablement équipés d'électronique en tout genre.

Arrivé par le couloir central, alors qu'il se rapprochait de la tribune de marbre qui lui faisait front, un fauteuil se mit à pivoter vers lui comme pour l'appeler à s'asseoir.

Il hésita, mais la voix se fit impérative et donc, il obéit.

A peine installé, toute une panoplie de câbles et d'engins électroniques le couvrit entièrement. Impossible de s'échapper !

Une série interminable de tests, d'examens, de mesures, rien ne lui fut épargné. Puis, au travers d'un écran plaqué sur ses yeux, l'image d'un personnage âgé vint occuper toute son attention.

-"MÛ 1618, tonnait il, vous avez été réactivé en conformité avec la procédure, expérience 50, suite au programme 21".

"Désolé, mais si vous êtes ici maintenant, c'est parce que plus aucun humain n'est fonctionnel".

"Il vous appartient de vérifier l’exactitude de l'ensemble des relevés et de procéder à la réactivation d'une tranche d'individus proportionnelle aux besoins en cours".

Puis, un programme informatique défila devant les yeux angoissés d'Eggill.

Toute l'histoire de l'humanité se matérialisait en colonnes, en diagrammes et là, il comprit ce qui venait de mettre un sursis majeur à l'espèce humaine.

2016, une chute de neige étrange sur l'état de Géorgie. Une neige qui ne fondait pas sous la flamme d'un chalumeau...

Le programme 21 s'était activé seul et cette neige de nanoparticules touchait l'ensemble des habitants du continent américain. De par le monde des phénomènes similaires furent enregistrés. Les flocons répandirent une nuée de nano robots qui se mirent immédiatement en quête de tout être humain. Curieusement, après contamination chaque personne semblait se régénérer en permanence.

Du fait que la population ne pouvait plus vieillir, dans l'illusion d'une éternelle jeunesse, plus aucun enfant ne naquit. Le monde encore plus égoïste devenait triste et les suicides commencèrent...

En 50 ans, plus aucun humain ne survivait et la nature regagna tout l'espace conquis jadis par les hommes. Une série de secousses sismiques et d'éruptions ravagèrent tout ce qui fut bâti. Les centrales électro nucléaires furent entièrement détruites et libérèrent leurs émanations radioactives.

Les nano robots s'attaquèrent à tout ce qui volait, rampait ou simplement vivait. Par contre chaque contamination fut fatale.

Alors, une fois l'ensemble de la vie animale réduite à néant, la terre réagit en attirant ces diaboliques machines vers un gouffre profond. Lorsque la dernière y pénétra, le magma anéantit jusqu'à la moindre particule des engins.

Les capteurs n'enregistrant plus aucun signe animal de vie, le programme 50 réalisa la libération des espèces conservées dans les silos sous marins, fluviaux et terrestres.

Aucun des silos contenant des oiseaux et êtres volants n'étant fonctionnels, plus aucun d'eux, ni insecte ni être rampant ne vit plus aujourd'hui.

La végétation entretenue par un climat enfin s'étant auto régulé devint envahissante des derniers vestiges. Les lianes recouvrant en grande partie les sondes automatiques, les données actuelles ne sont plus aussi fiables que ce qu'exige le programme.

-"Vous devez intervenir pour rétablir le fonctionnement opérationnel de l'expérience !".

Les données finissaient de défiler pendant que les larmes coulaient sur les joues enflammées d'Eggill.

Il venait de comprendre qu'il n'était pas aussi humain qu'il le croyait. Il n'était qu'un cyborg, voilà où menait la folie technologique qui l'avait implanté de disques durs annexes et de tant d'autres gadgets. Même sa conscience profonde n'était le résultat que de transplantations de données pillées sur d'authentiques humains aujourd'hui disparus.

Lorsque le fauteuil le libéra enfin, il regagna l'air libre de la grande esplanade. Les sondes agitaient encore les lianes et après un ultime regard, il regagna les hauteurs de la mégalopole ensevelie sous un tapis silencieux de végétation.

Arrivé au cœur du silo, il prit les relevés de tous les dispositifs similaires et commença leur destruction systématique...

Au bout de quelques années, il ne restait plus aucune chance de revoir cette espèce prédatrice ayant bâti sa conception de la vie sur le pouvoir centralisé.

Eggill regarda une dernière fois le soleil disparaître à l'horizon et avec lui sombra dans les eaux profondes d'un fleuve revenu à l'état sauvage.

L'évolution était à nouveau à l'œuvre, enfin libérée de l'espèce despote.

G.

Voir les commentaires

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité

Après tant de bruit dans sa vie, il repose dans le silence...

Aujourd'hui Henri BERNOLLE était accompagné tant par la pensée émue que par la présence des amis et des proches partageant avec la famille la douleur du partir.

François TUZET, il y a peu de temps aussi nous a laissé les souvenirs d'une vie accrochée aux terres du Capcir.

Les anciens s'en vont et il reste encore quelques jeunes qui n'ont peut être pas vécu les mêmes difficultés, ni les mêmes joies simples, mais ils sont là.

Puissent ils se remémorer l'exemple ce ceux qui ont ouvert des voies dans la difficulté d'un pays si rude mais si révélateur des véritables valeurs humaines !

G.

Voir les commentaires

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

A quelque chose malheur est bon !

Contre l'incertitude entretenue volontairement par l' oligarchie dirigeante, le seul remède amer, mais indispensable passe par la création d'un parti politique.

Cependant, s'il est un piège à éviter, c'est bien dans le fond que se situe l'enlisement possible du fait que les mêmes causes provoquent toujours les mêmes effets !

Constituer un parti politique dont l'ossature serait semblable à l'existant des partis actuels ne conduirait finalement qu'à la même déception, aux mêmes échecs !

Démocratie, un nom si souvent galvaudé, qu'il lui manque tout le sens et l'essence de ce qu'il est sensé contenir et amener.

Les formes classiques de gestion des potentiels s'appuient sur la dépendance de la verticalité.

C'est un principe bien "masculin", pour ne pas dire "macho" qui a toujours repoussé la moitié de l'humanité vers un rang secondaire et les 99 % vers toujours plus de misère !

Un chef, un roi, un président, un directeur, voir même un dieu, fussent t' ils féminins, si forts soient ils ou elles, la dominance entraîne une vision partielle finissant par écraser sinon déconsidérer ceux qui sont en dessous.

Au faîte du pouvoir, ces "têtes" s'enferment dans une bulle qui est leur réalité et donc qui ne peut aucunement être celle de ceux qu'ils dominent.

D'ailleurs, celui qui vit au milieu du désert se souci t' il de ce qui se passe à Paris ou ailleurs ?

Le désert pour lui, ne représente t' il pas le centre de son Univers ?

Bien que parfois certaines "têtes" se penchent pour y voir plus clair, en aucune mesure elles ne peuvent avoir l'expérience réelle de ce que vivent leurs sujets puisque eux mêmes ne sont pas assujettis...

Seul le pouvoir est devenu le seul objet digne de désir !

Or, pour faire évoluer les hommes vers plus d'humanité, l'intention ne peut aboutir sans accéder au pouvoir de la réaliser, donc d'accéder légalement et légitimement au pouvoir de décision et d'action.

Le général De Gaulle l'avait bien compris. Lui qui n'aimait pas les partis politiques, n'en a t' il pas du créer un pour accéder à la possibilité d'imposer son pouvoir patriarcal sur le peuple ?

La réponse du berger à la bergère serait également de créer un parti pour que ceux qui constituent l'ensemble des "soumis" actuels puissent inverser l'illogisme organisé de ceux qui les maintiennent en état de dépendance.

Pour ne pas retomber dans l'éternelle tentation de la confiscation systématique d'un quelconque Stalinisme de gauche ou de droite, les charges de chacun doivent être définies et limitées dans l'espace et dans le temps pour que soient garanties les possibilités d'expression et le respect mutuel entre toutes les composantes de la société.

Il ne devrait plus s'agir de dominer, mais chaque rôle défini devrait être configuré pour la coordination dans la complémentarité.

Avec un ensemble de réels représentants qui ne seraient pas "professionnalisés", la seule forme d'organisation garantissant l'Egalité, la Liberté et la Fraternité ne peut fonctionner que par un cadre Fédéral dans un système de type matriciel.

La verticalité et la symétrie d'opposition n'ayant toujours engendré violences et conflits, c'est donc par l'égalité des niveaux et l’asymétrie que nous pourrions enfin échapper aux logiques de guerre et de dictatures déguisées même en soi disant "démocraties" !

Un Parti Fédéral Démocrate est indispensable à la redistribution des espaces de décision et au respect mutuel des composantes de la société.

Vouloir recommencer les mêmes erreurs d'un pouvoir "jacobin" construit comme nombril du monde mènerait automatiquement aux mêmes déconvenues que nous subissons actuellement.

Il faut donc passer par le "jeu électoral conventionnel" pour pouvoir enfin le réformer en profondeur.

Toutes ces intentions "citoyennes", tous ces efforts d'écoute et de partage finiront par avorter dans une "récupération" jacobine quelconque ou dans une lassitude qui produira à la longue un tel désintéressement que les choses n'évolueront certainement pas.

Il faut donc franchir le Rubicon !

Le choix ne s'impose pas, il est impératif si nous voulons nous donner la chance d'évoluer, d'autant que la joute politique de la présidentielle est déjà engagée et qu'il ne reste guère qu'un peu moins d'une année pour renverser la tendance suicidaire actuelle.

Pour cela il faut renoncer à une identité faite d'habitudes décidément illusoires qui ne peuvent que nous reconduire à toujours plus de déceptions et d'autoritarisme d'un pouvoir dictatorial monopolisé par une oligarchie quelconque.

Si le choc de cette crise économique, climatique et conflictuelle ne permet pas d'éveiller les consciences et de faire naître un autre type de société, alors la crise identitaire risque de perdurer tel un serpent qui se mord la queue !

Au final, le serpent finira t'il par s'étouffer ?

Démocratie, tout simplement le nom d'un nouveau parti fédéral à créer, seule source d'évolution possible !

G.

Voir les commentaires

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité

Tout le monde ment !

Conditionnés, nous le sommes souvent à un point de refuser la réalité dans le confort du mensonge organisé auquel nous nous sommes docilement habitués au point de le croire plus réel que la réalité. Ce qui n'enlève en rien notre part de responsabilité dans ce naufrage volontaire !

Il m'a fallu presque deux années pour commencer à émerger du conditionnement militaire auquel j'avais volontairement souscrit parce qu'il me confortait dans une identité reconnue au travers de valeurs dont finalement peu partagent la considération. Peut être le constat d'un décalage entre ce que je croyais servir et une réalité décevante inscrivant une corruption mensongère comme fonctionnement de société m'ont aidé à reconsidérer le pourquoi et le comment de telles manigances si facilement acceptées. Peut être aussi ce petit mot d'un ancien qui disait :-" l'essentiel dans la vie, c'est d'être bien dans sa peau..."

Une des différences fondamentales entre ces deux mondes civil et militaire, réside peut être dans l'authenticité des rapports entre frères d'armes dans la difficulté. Plus que dans la "grande muette", le malaise provient du monde civil qui initie la fausseté des rapports et la dérive des valeurs. Le conditionnement militaire, le plus décrié par la société civile, n'est cependant pas le plus important, il n'est qu'une infime partie du grand jeu mensonger.

Au delà du conditionnement néfaste qui porte une atteinte nocive à l'intégrité de la personne, il existe des formes d'utilisation de ce procédé qui peuvent faire éclore de nouveaux états de conscience modifiés par les quels l'homme peut évoluer vers plus d'humanité...

Il ne faut tout de même pas confondre éducation et manipulation !

A la différence de celles pratiquées par de sombres pervers narcissiques, ces jeux initiatiques d'auto conditionnement révèlent plus qu'ils ne masquent la difficulté et l'effort quotidien pour évoluer.

Beaucoup de manipulations commencent dés l'enfance, faites de ces fausses vérités assénées à grand coup de certitudes, de croyances imposées si naturellement par des référents d'autant plus convaincants qu'ils en sont con vaincus...

En fait, je dirai que le conditionnement se révèle être plus la nature actuelle de ce que nous sommes que celle qui devrait être la notre si nous étions libérés de ces contraintes acceptées au nom d'un soi disant apaisement sociétal.

Du "connais toi toi même !" de Socrate au "deviens ce que tu es" de Pindare se révèle l'architecture obstructionniste de la dénégation organisée pour le plus pur des dénis !

Ah, qu'il est doux de ne rien faire quand tout s'agite autour de soi !

Surtout ne bougeons pas, n'évoluons pas, nous pourrions ne plus être nous mêmes !

C'est dire l'hébétude soumise dans la quelle nous baignons par le fait de refuser toute prise de conscience ouvrant vers la réalité et, donc, nous remettant totalement en question dans un malaise que nous refusons par anticipation...

Plus que la douleur, le plaisir, même illusoire, à tout prix !

Dire qu'"à quelque chose malheur est bon" ne suffit certes pas si la démarche initiée par la prise de conscience ne conduit à un véritable changement d'attitudes.

Dois je encore exprimer ce fondement non pas révolutionnaire mais évolutif, si difficile à tenir qu'une seule boussole ne peut y suffire !

De nombreux repères sont indispensables pour étayer une démarche évolutive et, loin des yeux, loin du cœur !

Par expériences multiples, j'ai constaté l'installation dans un confort du déni, non pas seulement propre à certains criminels, mais à de véritables castes de soi disant citoyens...

En fait la sujétion et le conditionnement sont si profondément imprimés dans nos habitudes qu'il paraîtrait difficile de s'en défaire. Enseignants, administratifs, policiers, politiques, petits chefs de service, ..., tant de catégories se croyant dans une vérité absolue qu'ils se noient dans un mensonge permanent. Jusques dans le langage, le dérapage n'apparaît flagrant qu'à ceux qui ne le pratiquent !

Vous remarquerez aisément la diction "spontanée" de ces classes bien éduquées qui ne se comprennent seulement qu'au sein de leur groupe restreint. En fait "diviser pour mieux régner" n'a jamais été aussi au goût du jour que de nos temps !

Le pire étant que ces "élites" sont persuadées d'utiliser le seul langage réellement "compréhensible" !

Plus triste encore, s'il ne s'agissait que d'un langage, mais en fait il s'agit d'une véritable forme de penser, uniquement dans le sens "unique" d'une volonté totalement éloignée de ce que l'on voudrait totalement "transparent" !

Le Stalinisme n'est pas mort !

Mais, regardons nous en face, au fond de nos "habitus". Qui n'utilise pas un code indéchiffrable par un commun "non initié" ?

Alors que la population se densifie dans une urbanité déshumanisante, devant une pénurie entretenue et délibérément lucrative, l'on ose encore "croire" aux chimères venues du fond des ages et continuer obstinément une voie sacrificielle qui ne peut nous mener qu'à l'impasse !

Même lors de "rassemblements citoyens", les tentatives de manipulation sont bien présentes.

Les groupuscules extrémistes, comme ceux qui sont au pouvoir organisent parfois de concert la décrédibilisation de l'initiative démocratique.

Le mensonge doit être préservé par tous les moyens possibles !

Chaque 65.000 ans, une catastrophe majeure survient et diminue le potentiel vivant à sa moindre expression. Il n'est pas dit pour autant que si telle chose advenait de nos jours, nous serions en état de conserver une apparence humaine. La bête aurait tôt fait d'imposer une violence dont elle ne s'est jamais départie grâce à son déni organisé. Peut être parce que l'humain se situe dans le mouvement de l'évolution et que l'imbécile reste figé sur un cliché...

Alors, certes, la démographie galopante est un réel problème, mais bien moindre que ce blocage de la compréhension si commun de nos jours et qui nous gèle dans une attitude suicidaire faute de sacrifiables boucs émissaires efficaces !

C'est un véritable "Seppuku" consenti sur l'autel de l'irresponsabilité qui conforte le Crésus dans son égoïsme et le pauvre dans une sagesse décidément trop éloignée de Job.

Le bon sens paysan n'est plus à la mode...

Plus que "malheur aux vaincus", ce serait plutôt "malheur aux obstinés" du déni permanent !

Sont ils heureux ces imbéciles aux mines fières qui toisent de leur débilité le citoyen lambda ?

Le bonheur est bien subjectif, car, oui, en apparence ils le sont, se croyant les dominants. Mais dés que le vernis se craquelle devant une restriction budgétaire, devant une nouvelle tromperie de politiques sadiques qui dépolitisent la politique en serviles esclaves du monde de la finance, alors c'est l'enfer qui déchire le sol sous leurs pas devenus hésitants...

Ils se rendent compte qu'ils sont dominés !

Lorsque leurs égoïstes petits besoins de "petits chefs" ne sont plus satisfaits, que leurs impératifs quotidiens ont pris le dessus envers ce pour quoi ils devraient être là, ils n'hésitent pas à dénigrer quelque bouc émissaire pour se décharger de leur incompétence, de leur manque de qualification. L'habitude étant, ces mensonges aux quels ils finissent de se persuader font force de "vérité" !

Même la météo devrait leur obéir !

La rapine n’apparaît alors que plus naturelle, d'autant qu'une complicité s'établit un peu plus par la force du déni partagé ! (Lire "délits d'élus", "Pilleurs d'état" et "Du goudron et des plumes" de Philippe PASCOT.)

Dans cette société on ne peut plus incertaine, décidément rares sont les gens réellement heureux alors que tant de raisons de contentement sont délaissées pour se focaliser uniquement sur des nombrils remplaçant le cœur et le cerveau. Peut être les lobotomisés volontaires y gagnent la paix de l'inconscience collective...

Cependant, au lieu de saisir la chance d'évoluer, chacun se renferme sur sa douleur convoitée comme preuve d'une existence précieuse, bien qu'à la dérive !

Les jours sont cruels et seule la réalité temporelle crie son nom à des sourds et des aveugles volontairement auto mutilés.

Alors, avant le grand massacre, n'y aurait il pas la moindre chance de s'octroyer cette minime espérance d'évoluer ?

Peu resteront debout, mais tant habitués à vivre à genoux ne se redresseront pas à temps.

Au moins, à ce qu'une infime partie de ce que l'on qualifie d'hommes et de femmes survive, pour peu qu'il en reste, ne serait il pas salutaire qu'ils soient plus humains que ce que nous ne le sommes ?

Pourquoi recommencer sans cesse les mêmes erreurs ?

G.

Voir les commentaires

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Plus que changer pour changer, évoluer !

Le malaise est bien là. Une crise identitaire renforcée par l'obstination réformiste d'un gouvernement qui persiste dans sa volonté de précarisation de la société en complicité des financiers qui dirigent le monde.

La trahison n'en est que plus évidente lorsqu'il s'agit d'un gouvernement "soi disant de Gauche".

Bien sur le fond du problème est antérieur et même bien plus ancien que nous ne voulons l'admettre.

En fait, l'origine multiséculaire provient de ce besoin de confiance dans un être providentiel que l'on reconnaît pour chef, roi ou plus récemment...président !

La verticalité du pouvoir implante un fonctionnement du dominant qui toise jusqu'à mépriser les "dominés".

Pourquoi nommer un dirigeant ?

Dans le règne animal, la dominance répond à des besoins par la sélection naturelle ou la force d'individus "supérieurs" dans des luttes de rivalité imposant "le meilleur", donc garantissant une qualité de transmission génétique dans une identité établie et finalisée sinon améliorée. Mais, dans la pratique du déplacement, dans la stratégie, c'est souvent une femelle qui conduit la harde ou la compagnie. N'oublions pas que les hommes sont des animaux qui copient ce qui se produit autour d'eux dans la limite de leurs possibilités et de leur compréhension des comportements observés. Empirisme et superstitions n'ont pas toujours amené un réel progrès !

René Girard situe le nœud de cette organisation hiérarchisée par ce réflexe du sacrifice d'un bouc émissaire dont on fait soit la victime, soit le chef qui peut être "sacrifié" lui aussi, soit d'un individu sacrifié devenu divinité et représentant l'exemple à suivre au dessus de tout, ou encore des trois possibilités se succédant dans un ordre logique de montée, de descente et de remontée...

Face à ce système de fonctionnement "masculin", une autre possibilité plus respectueuse de la vie serait dans une approche matricielle. En toute logique, les échanges respectueux de points de vue au sein d'un groupe replacent une autre logique dans laquelle les rôles sont différents.

Le "chef" se fait plus coordonnateur, élément apaisant de conflits en se situant dans une logique asymétrique désamorçant la symétrie conflictuelle et donc la violence qui en résulte. Pour cela, il se doit de se tenir à part sinon au dessus des conflits sans pour autant être au dessus des autres...

Cette attitude n'en fait plus un dominant mais un centre de réconciliation identitaire et donc la société qui gravite par cette nouvelle identité communautaire se maintient par la complémentarité dans un équilibre évolutif source de progrès social et technique.

L'objectif n'est plus la prédominance mais la complémentarité.

Le point de rupture dans l'histoire de nos civilisations provient d'une crise identitaire qui fait suite à un événement majeur comme un conflit extérieur, un changement climatique, généralement une situation qui fait perdre les repères quotidiens de chaque composante du groupe.

Nous le constatons aujourd'hui d'une façon bien plus amplifiée car la conjonction de plusieurs facteurs, climatiques, économiques et conflictuels aggrave considérablement la problématique identitaire. Ce d'autant que le système révèle une véritable émotion de trahison, de perte totale de confiance en quelque parti politique référencé comme élément stabilisateur.

Nous sommes soit dans une impasse, soit peut être à un point de rencontre qui peut ouvrir de nouvelles perspectives d'évolution. Le problème majeur se situe dans la prise de conscience du mécanisme de crise d'une part et dans l'analyse pertinente des différents niveaux d'action de ce qu'il induit.

La seule véritable possibilité d'issue réside en une mutation profonde des consciences par un concept évoluant d'un système centralisateur, monopolisateur des pouvoirs par une minorité dominatrice vers une authentique démocratie participative qui s'adapte en fonction des niveaux spatiaux et temporels rencontrés.

Il y aurait une véritable démarche d'observation et d'analyse du champ des possibles en relation à la gestion des territoires, des différentes problématiques et des besoins d'une population sans cesse en évolution.

Plus que la critique, l'observation devrait amener une réflexion et faire naître de nouveaux comportements adaptés aux diverses situations dans le respect des identités individuelles et non plus sous la lourde chape autoritaire d'une soi disant "majorité" sous la quelle le silence de plus de 60 % d'abstentions ne crédibilise en rien la déconfiture...

Le concept "fédéral" parait au premier abord le mieux adapté à l'instauration d'une démocratie participative que ce que nous subissons aujourd'hui.

Ce qui le différencie du "jacobinisme" flagrant de quelque parti politique que ce soit réside dans l'idée de complémentarité, d'écoute réciproque et de respect mutuel.

Vient automatiquement le principe de proportionnalité et de consultation universelle sous forme de référendums. Loin de représenter une quelconque utopie, les exemples ne manquent pas que ce soit en Suisse, en Islande ou dans bien des pays sous régime Fédéral...

Instaurer une véritable réforme de gestion ne se peut cependant sans une volonté individuelle de participation, d'implication personnelle, de responsabilisation, bien loin de la mentalité d'assistés qu'entretiennent les différents gouvernements dont nous subissons l'implacable logique débilitante.

Le monde n'est que réalités et non pas vérités assénées à grand coup de "communications" incapacitantes de la moindre réflexion !

Preuve s'il en est, le résultat de politiques instaurant un déficit monstrueux économique de l'état, la désertification du monde rural, la raréfaction de l'emploi par les délocalisations réalisées en toute complicité des décideurs !

Le "Fédé réalisme" implique la volonté de regarder les choses en face et d'y amener courageusement des démarches efficaces produites par la concertation dans un respect mutuel.

Il parait évident que ces démarches ne peuvent être les mêmes en fonction des thèmes, de la proximité ou de l'éloignement des personnes concertées.

La différence dans l'exploitation des potentiels à exprimer en fonction de la thématique et des critères d'éloignement peut toutefois se palier par les nouvelles technologies.

Tout reste à créer, mais sans un réel effort individuel, le monde sombrera dans une dictature qui ne dit pas son nom mais dont l'action répressive se fera sentir de plus en plus cruellement !

Hitler risque de paraître un "doux rêveur" face à ce qui nous attend si nous perdurons dans l'éternelle erreur d'un système en faillite perpétuelle.

La mise en pratique de l'évolution

Lorsque de tels changements dans le comportement doivent se concrétiser, si le début relève de quelques initiatives individuelles, la nature réelle se fonde dans l'éducation des futures générations.

Du mimétisme permettant l'appropriation collective de ces nouvelles démarches à une réelle volonté de société, il faut du temps et une organisation de transmission.

Or, si la famille fut le berceau des références, avec la déstructuration du noyau et des pratiques anciennes, l'école s'impose de plus en plus comme le centre d’apprentissage de la vie. Cependant, l'on observe un saucissonnage dans les pratiques qui tend à séparer ce qui ne devrait faire qu'un dans le concept global de la vie de l'enfant.

Plus de césures que de véritables ponts...

Cependant sans exemple donné en référence comportementale par ceux qui sont en charge de l'éducation, aucun résultat encourageant ne peut être envisagé, ni de perspectives de liaison entre les périodes et les espaces de vie. Il faut donc éduquer les éducateurs dans cette voie citoyenne responsabilisant les individus autour d'une démarche d'écoute et de respect mutuel qui déborde le seul cadre d'une école refermée sur elle même.

Actuellement, le modèle éducatif est basé sur l'exclusion et la compétition par des normes qui ne sont pas forcément conformes à la réalité de la vie en société, ni ouvertes à une vision globale nécessaire à de réelles évolutions.

Les collectivités territoriales relais essentiel.

Avec les écoles, ce sont les communes et autres entités territoriales qui se doivent d'évoluer en corrélation d'un projet démocratique respectueux des identités et donc incluant une association permanente de coordination, des analyses et des actions à mener de façon complémentaire.

Particulièrement à ce niveau, l'écoute des citoyens doit dépasser le seul stade de "l'attention" pour évoluer vers l'implication responsable.

Des comités consultatifs locaux aux "votations" Suisses, il existe tout un panel citoyen dont beaucoup de collectivités et établissements publics n'ont même pas franchi le premier pas effectif.

La politique des "petits monarques" est devenue une réalité confortée du fait d'un désengagement de l'état sous prétexte d'une soi disant "décentralisation" !

Un véritable déni révélant on ne peut mieux l'égocentrisme parisien de ces élus si loin du cœur et si près de leurs propres intérêts...

Le relais territorial entre l'état et les collectivités locales restera la région, grande ou petite, comme le point de rencontre permettant par la complémentarité des ressources et des concepts d'amener une innovation permanente et évolutive aux problématiques locales.

De même qu'à l'échelon local, une assemblée de représentants tirés au sort plutôt qu'élus désamorcerait le "professionnalisme" politique et ce carriérisme si typiquement géniteur de tant de corruptions, sinon de privilèges scandaleux !

Au niveau National, le choix par l'élection de groupes de représentants non rééligibles devrait amener la constitution d'une seule assemblée proportionnellement établie.

Un Gouvernement issu de cette représentation proportionnelle devrait se former non plus sous la direction d'un premier ministre et d'un chef d'état, mais autour d'un groupe de coordination avec un système d'arbitrage indépendant de quelque partie que ce soit.

L'Europe, ... ?

La présence au sein d'organisations différentes de l'état devrait être issue du même principe respectueux de la diversité et issue proportionnellement d'un suffrage soumis à l'obligation de participation.

La Justice...

Il va sans dire que la Justice devrait retrouver la pleine autonomie décisionnelle et l'indépendance budgétaire vis à vis de quelque sphère d'influence que ce soit !

L'effort financier relèverait alors d'un référendum national et non plus du bidouillage ministériel de partis souvent corrompus !

Il y a loin de la coupe aux lèvres...

Dans un procédé qui n'est pas encore éclos dans de nombreuses consciences individuelles, tout reste à initier !

Peut on se permettre pour autant de perpétrer encore autant de folies d'un système obsolète alors que le seuil d'intolérance est depuis longtemps dépassé et que la poudrière est sur le point d'exploser ?

Les valeurs ?

Dans une société respectueuse des valeurs humaines et des diversités, il parait évident que la spéculation qui fut la source de bien des crises devrait disparaître au profit d'un encadrement international. Tout système détournant ou contribuant à exploiter les populations par le biais des jeux monétaires et spéculatifs devrait être considéré comme illégal et donc sévèrement sanctionné.

Alors, c'est pour quand ?

Même si le temps presse et que nos petits "dictateurs" élus se bousculent dans une course perpétuelle au pouvoir suprême, il faut un début et ce début qui s'initie dans les "nuits debout" devrait se prolonger par la création d'un parti fédéral prônant la démocratie participative comme principe fondamental.

La gestation est longue, mais pas désespérée !

Vivement l'évolution !

G.

Voir les commentaires

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité
Face à la précarité, les errances des élus !
Face à la précarité, les errances des élus !

Un bouquin de plus qui dénonce le pillage du pays par des élus sans aucun scrupule.

Philippe PASCOT expérimenté dans la vie politique et élu PS vient d'éditer un livre qui rajoute au malaise français en pleine crise identitaire avec pour fond un gouvernement qui s'entête sur une Loi de précarisation. Il dénonce les magouilles quotidiennes d'élus de tout bord qui ne cumulent pas que des mandats...

Les privilèges des élus sont scandaleux !

Invité dans l'émission de Mr J.J BOURDIN sur RMC, ça vaut son pesant de pépites !

Le lien: https://www.facebook.com/1133556776671383/videos/vb.1133556776671383/1347377921955933/?type=2&theater

Bonne lecture !

G.

Voir les commentaires

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité

Tradition du renouveau en bute à un système établi, la saison perturbée exprime les montées de sève et celles des mécontentements.

Alors que certains, chignoles électriques en main s’apprêtent à perforer l'âme des bouleaux pour voler la sève précieuse, il en est de même dans ce pays où l'obstination esclavagiste persiste.

Au vu des démarches d'un gouvernement qui insiste, évidemment "antéchrist", c'est à dire en trahison des fondamentaux pour les quels son chef a été élu, ce n'est pas le retrait de la Loi sur le travail qui devrait être revendiqué mais la démission de ce groupe de malfaisants !

Le fait de manier la carotte des promesses aux jeunes tout en gardant le bâton de cette Loi que tout le peuple refuse prouve une fois de plus à la botte de qui travaillent les soi disant représentants élus...

Ce qui rebute un peu à remplacer les uns par les autres réside dans l'impasse d'un système multilatéral confiscatoire des principes démocratiques dont il est fondamentalement opposé.

Que ce soit Droite ou Gauche, les deux sont bien trop attachés à monopoliser un pouvoir enrichissant et d'autre part à servir leurs mécènes électoraux.

Quand bien même il y eut possibilité d'un véritable changement, une période de transition basée sur le fonctionnement tant décrié serait inévitable avec tous les risques que ceux aux manettes ne veuillent plus les lâcher...

Les mêmes causes entraînant les mêmes conséquences, le confort du pouvoir finit par corrompre les plus avertis !

Il suffit de se rappeler les printemps arabes et le désastre non encore totalement géré.

Dans ces périodes d'instabilité "printanière", la porte est grande ouverte aux extrêmes les plus audacieux et souvent les plus perfides.

Que n'a t' on vu se révéler le véritable visage de la "gauche caviar" plutôt libérale, qui assassine le peuple et sa jeunesse avec les mêmes outils que son aîné Stalinien au profit de ceux dont elle serait sensé amener un cadre de fonctionnement solidaire des besoins de la Nation et de son peuple ?

Une "Gauche" dont le modèle social d'avenir serait la précarité !

Derrière le ras le bol d'une France exaspérée par l'incompétence de ses représentants, le danger de récupération par les groupuscules extrémistes est flagrant, tout comme cette menace est utilisée par ceux qui sont au pouvoir pour décrédibiliser toute bonne intention que ce soit !

Comme dans l'Espagne à la dérive, l'on entend ces discours d'autogestion qui débordent le sens de la démocratie participative et montrent bien cette avidité de désorganisation si commune aux agitateurs de tout poil.

Hélas, si jeunesse savait, si vieillesse voulait !

La mémoire flanche vite à qui ne la possède et à vouloir tout réinventer, l'enfer se pave de "bonnes intentions"...

Utopies, utopies contre réalités dressent un tableau teinté de noir et de rouge derrière le quel les tenanciers du pouvoir attisent les braises de l'incohérence et de la violence pour anéantir tout espoir d'évolution.

Là où le champ des possibles s'ouvre vers un avenir meilleur, là exactement se dresse l’échafaud de toutes les libertés. Devinez qui aiguise le couperet !

1793 devrait nous rappeler les funestes charrettes et les colonnes infernales qui ont saigné le pays sous la dictature de l'intolérance !

2016 sera t'elle à l'image répétée de ces dictatures qui poursuivent inlasablement la même logique centralisatrice, la même convoitise de pouvoir et de richesses toujours génératrices d'injustice et d'inégalités ?

Pourtant, sans concertation, pas d'évolution possible !

Sans écoute... Pas mieux !

La réforme demandée par le peuple devrait trouver son écho dans le changement d'attitude de ceux qui sont là pour le représenter, or, il n'en est rien, sinon de timides propositions faites du fond de confortables fauteuils avec d'arrières pensées inavouables...

Il est un sens montant comme la sève qui devrait guider l'évolution. C'est à partir du bas que devrait s'initier une réforme progressive dans la réorganisation de l'état et du Pays.

Cependant, si les têtes de l'hydre malfaisante ne tombent pas, rien ne se fera !

Donc, sans mutation de la république en démocratie, sans modification de la constitution, l'impasse est au bout de ces espoirs destinés à n'être que déçus.

Faire du mieux que l'on peut, comme l'on peut réellement, en commençant par évoluer soi même et advienne que pourra, la suite devrait trouver une ossature évolutive !

Là peut être se situe le véritable point de départ d'une évolution basée sur les petites intentions plus que sur les grandes utopies de toutes façons confisquées toujours par la même classe dominant du haut de ses intérêts un peuple avili, asservi et auquel l'on fait avaler promesses et mirages comme couleuvres enduites de miel...

G.

Voir les commentaires

1 2 > >>