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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Alternatif désigne un double sens qui tend à se renverser de l'un sur l'autre. Une certaine stabilité dans l'instabilité, un côté réversible...

La météo actuelle nous fait bien ressentir cette tendance.

Le paysage évolue sans cesse sous ces changements qui d'une semaine à l'autre nous promènent d'un état à l'autre. Du redoux au froid, de la neige à la pluie, le tout parfois dans la même journée.

Janvier 2013 paysages en battues 001

Janvier 2013 paysages en battues 003

Si le climat nous soumet à des évolutions que nous ne pouvons que subir, il n'en est pas de même en ce qui concerne le tourisme.

Les flux répondent aux marées vacancières et aux déversements des trop pleins qui convoient les chalands du Sud vers le Nord.

Lorsque Les Angles et Formiguères sont saturées...alors, la déferlante vient renforcer l'illusion éphémère d'un retour à l'espoir sur Puyvalador-Rieutort et sa station ogresse du Ginèvra.

Illusions, mirages et perte de conscience, graves symptômes d'une maladie mortelle. Lorsque règne la confusion entre le réel d'un déficit immense et décidément insondable et un médiocre chiffre d'affaire disproportionné aux coûteuses dépenses, l'on devrait se tourner vers un médecin patenté.

Hélas, le remède est parfois pire que le mal !

Avec plus de 200 % de charges locales en rapport aux communes de même importance, nous continuons à creuser irrémédiablement la tombe de nôtre avenir. La vie s'est considérablement dégradée autant que nos rues et les larmes d'impuissance viennent à couler sur les joues de ceux qui se retrouvent dans l'impasse fiscale. 

Pas de tête et pas de coeur, les fous qui nous conduisent impassiblement à l'échaffaud !

Ni regrets, ni remords...C'est pas eux et puis, l'autorité les à poussés comme des pantins désarticulés vers une décision qu'ils ont prise "à l'insu de leur plein gré", comme disait un incertain cycliste...

Nous ne rejouons pas un remake de Pinocchio, car s'il refusait à devenir adulte en demeurant dans un monde illusoire, nous sommes bien vieux d'une réalité qui nous dépasse.

Ni l'autorité, ni nos élus n'ont cette baguette magique capable de cristalliser une solidarité qui pourrait inverser la tendance. Est elle définitivement perdue comme une parole emportée dans le labyrinthe de l'égoïsme et des mémoires faillibles ?

Fini les Léon Jean GREGORY, les Guy MALE ?

Finie la notion de solidarité territoriale ?

Solidaires peut être, mais de qui ?

De ceux qui s'obstinent dans la sauvegarde de privilèges acquis sur le dos de la population ?

Pour sauver qui, pour sauver quoi ?

Selon d'où l'on se place, la sensibilité n'est pas la même.

Tant de sacrifices pour une frange motivée mais inconsciente de la réalité.

Qui voudrait en subir la folie sans réaction ? 

Cependant le linceul blanc étouffe les cris des agneaux que l'on égorge impunément pendant que les autres tournent la tête vers d'autres cieux plus cléments ou encore s'illusionnent de la venue d'un messie tout puissant.

Nous en sommes là, sans plus rien que l'amertume et la profonde blessure de nos espoirs envolés. 

Nos S.O.S se perdent comme autant de bouteilles vides dans la mer de l'indifférence.

Nous sommes au point de rupture et nous ne pourrons raisonnablement continuer à pouvoir payer la dette engendrée par d'autres et contre notre volonté. Nous n'en avons plus les moyens d'autant qu'elle s'amplifie sans cesse !

Avec l'augmentation des impôts locaux dans une disproportion telle que exponentiellement elle dépasse le peu qui nous sert à vivre en situation de crise, nous ne pouvons plus faire face.

Partir, tout vider, puisque nos biens hérités d'un passé de labeur deviennent raisonnablement invendables ?

Que nous reste t' il comme ultime réaction à cette bande de fous qui nous pressurise sans vergogne ?

Le cri crayonné sur un paysage dégradé ne trouve pas d'oreille capable de supporter toute la folie et le désespoir qu'il contient.

La déraison a entraîné la folie et elle nous tient prisonniers dans une cité dont les serrures se sont verrouillées de l'extérieur. Nous n'avons pas les clefs, nos geôliers viennent de les jeter avec l'eau du bain dans les égouts de leur médisance, de leur médiocrité et de leur incompétence définitivement manifeste.

Pleurez, braves gens, pleurez, mais pleurez en silence !

La grimace de vos visages déconfits n'est pas supportable aux regards des bourreaux impitoyables !

Crevez, braves gens, crevez, mais crevez sans la puanteur qui dérange le berceau d'illusion des dictateurs se croyant plus grands, plus forts, invulnérables et éternels...

Encore un cri dans une nuit macabre et cette neige tombante que l'on ne regarde plus avec les yeux des enfants émerveillés. Cette neige qui tombe comme une fatalité, telle le couperet d'une machine infernale.

Le rêve du loisir des uns entretient l'enfer des autres jusques dans l'intimité assassinée de nos souvenirs les plus lointains.

Comment ne pas en vouloir à la folie à ceux qui nous tuent ?

La tête en feu et les tripes tordues de douleur, exsangues devant les larmes des anciens acculés au mourir, au partir par des imbéciles heureux de leurs bas forfaits à 20 €...

Injustice flagrante d'une prison bâtie sur le vice !

Emprise matérielle d'un mécanisme basé sur la séduction qui nous détruit et nous mène à l'explosion.

Souffrez braves gens, souffrez, mais payez braves gens, payez !

Nous n'en pouvons plus !

Réjouissez vous, nous payerons ce que nous pourrons et après...

 

Gilles. 


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