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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Le fond et la forme.

 

 

L'être humain est voué par nature à se rassembler en communautés homogènes. Seul, il perd le sens de sa véritable nature.

Vivons nous en société pour une autre raison que celle du partage ?

Ce qui se ressemble s'assemble généralement et de façon naturelle.

Or, la contrainte de l'histoire noue parfois ce qui se dis-semble...

L'évolution de notre Pays en une république démocratique amène une lumière nouvelle sur les comportements et sur les Lois qui en régissent le sens.

Du commandement originel : -"Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais qu'on te fasse." et qui devrait se compléter par : -"Fais aux autres ce que tu voudrais qu'on te fit.", nous avons évolué au travers, dans le sens d'un affinement de plus en plus complexe et souvent peu clair, voire contradictoire.

Liberté, Égalité, Fraternité. Correspondent à la volonté fondamentale exprimée par notre devise.

En ce qui concerne les outils que sont les collectivités territoriales et les établissements publics ce sont les principes suivants qui en garantissent le fonctionnement.

L' Équité ( Ce que l'on fait à l'un, dans la mesure respectant la gradualité reconnue, on le doit à l'autre. Mêmes services, mêmes tarifs, mêmes comportements pour tous.).

La continuité ( le service s'établit dans une continuité temporelle qui ne peut cesser sans le consentement de la majorité.).

L'adaptabilité ( recherche permanente de l'adaptation des services aux besoins réels des usagers. Cohérence et pertinence.).

La transparence ( communication de tout ce qui se fait et se décide aux usagers. Clarté des comptes et des décisions.).

 

A ces principes fondamentaux se joignent parmi d'autres :

L' équilibre (Budgétairement, les déficits doivent êtres absorbés par les recettes.)

La séparation (Nul ne peut être juge et partie. Donc l'ordonnateur ne peut être le payeur.).

Tout un cortège de Lois et règlements suivant ces bases viennent compléter le cadre et donner la forme qui confère au fond de notre société le sens même d'une démocratie.

Hors de ces espaces, la vie commune se voit livrée à l'anarchie, à la tyrannie, à l'injustice.

Au travers de ce crible garantissant nos valeurs, nous nous devons de regarder l'évolution de notre quotidien en calquant nos gestes sur nos idées fondamentales.

Là, réside ce qui fonde le partage consenti et en assure la raison.

Lorsqu'une partie prend le dessus sur l'autre elle devrait se remémorer et appliquer l'origine traditionnelle des principes.

Les communautés, issues des paroisses, trouvaient une identité dans leurs intérêts propres. Donc, l'homogénéité de fonctionnement qui en découlait ne pouvait provenir que de ce qui les liait en particulier.

Associer ce qui par nature ou par intérêt ne pouvait l'être ne donna par la suite que le chaos.

Si nous en sommes là aujourd'hui, c'est aussi parce que la confusion règne entre ce qui mérite le partage et ce qui le dépasse.

L'intercommunalité ne devrait finalement ne regrouper que ce qui est profitable communautairement. Au même titre, c'est bien cela qui devrait lier les villages qui le sont par la contrainte de l'histoire.

Notre Nation est attachée à la culture du libre arbitre sous la contrainte mutuelle librement consentie. Lorsque la différence devient par trop flagrante, le fondement devrait pouvoir permettre la séparation de ce qui n'est pas identitairement compatible.

Là, nous nous heurtons à la mauvaise volonté simpliste de manipulateurs en tout genre. Vouloir que soit reconnu le droit à la différence sans discrimination et dans le respect des principes fondamentaux ne me semble pourtant pas une hérésie.

Notre commune traverse une crise majeure. Trois pôles différenciables représentent deux tendances opposées. Alors que le communautarisme se configure de façon plus pertinente, un conflit notoire se cristallise autour de l'entité touristique.

Sa gestion sous forme de régie autonome et actuellement directe, plonge l'ensemble de nos potentiels dans l'impasse injuste de la discrimination par l'argent.

Au vu des augmentations outrancières des fiscalités, ceux qui seront les plus imputés dans leur vie seront ceux qui constituent la cheville vitale de la commune.

Les plus aisés et les assistés ne ressentiront somme toute pas les maux dans la même proportion. Là se fonde l'injustice notoire.

La Solidarité trouve ici ses limites par l'abus décisionnaire de la méconnaissance.

Autant la compatibilité des villages s'établit de façon durable, notamment par le cadre élargi de la communauté de communes, autant l'inimité avec la station de ski devient irréversible.

En conséquence, vouloir regrouper artificiellement ce qui ne peut l'être ne me semble pas raisonnable.

A chaque étage correspond un langage approprié et distinct.

C'est bien dans le soucis que soient respectés les intérêts propres et dissociés, qu'il serait abordable d'envisager une forme d'organisation différente que celle que nous connaissons ou que celle que l'on voudrait nous imposer.

Le point commun entre les identités est celui qui leur est supérieur en la communauté de communes. Hors de celle ci, chacun devrait pouvoir exister de façon autonome dans le respect de ce qui le constitue.

La contrainte territoriale limite la viabilité en ce fait qu'il faudrait créer une commune nouvelle à la station et fusionner les villages originaux.

A moins qu'il n'y ait une séparation de gestion dans l'aspect commercial de la station par une délégation au secteur privé, nous continuerons d'aller dans une dérive nous conduisant sur le récif des actes les plus agressifs.

De plus, nous ne pouvons compter sur une éventuelle solidarité provenant des communes voisines peu inclinées à partager un déficit dont ils ne sont pas à l'origine et dont, ni leurs moyens ni leur volonté ne va en ce sens.

Le potentiel fiscal de nos villages est si réduit en matière de population que la répercussion sur les imposables est disproportionnée à leurs revenus. De plus, une haute fiscalité amène une dévaluation des biens et refroidit considérablement tout potentiel acheteur. En conséquence les prix chutent et la population fuit, aggravant par là même une situation désespérée.

Si l'augmentation des impôts eut été plus raisonnée, elle n'amputerait pas un possible avenir de façon aussi cruelle.

Deux domaines émergent des préoccupations actuelles. La station et la commune.

Un référendum serait salutaire pour que se dégage une volonté respectueuse de la réalité. Bien sur, les questions doivent être claires, simples.

La station :

Veut on que la station continue d'exister ?

Doit on en changer la gestion ?

Doit elle revenir en une gestion confiée au secteur privé ?

Si aucun repreneur ne se manifeste, doit on en poursuivre l'exploitation ?

La commune :

Faut il fusionner l'ensemble des territoires en une seule entité ?

Doit on séparer, par une création d'une commune nouvelle, la station des villages et associer ceux ci ?

Doit on avoir trois entités distinctes et autonomes ?

 

Bien sur, si nous avions pu créer des comités consultatifs permanents...nous n'en serions pas là et chacun aurait pu s'exprimer. En conséquence les élus n'auraient certainement pas pris des décisions aussi déraisonnables. Ce, d'autant plus, s'ils avaient pu trouver un conseil avisé auprès d'une administration interne hiérarchisée et dont les connaissances seraient réellement fondées.

Il est encore temps de revenir à un plus juste équilibre...

 

Gilles.

 

 

 

 

 

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