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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Fables

Terra.



Sur l'immense bateau "Terra" qui le portait aux étoiles, Lucius réfléchissait les lueurs de ce monde infini.

Tant et tant de temps imparfait, puis là, celui qui donne et plus loin, celui qui promet en menteur. Rien sur quoi il puisse avoir prise sinon que sur l'instant.

Équilibrant sans cesse ses voiles et son gouvernail aux devoirs de son cap, son voyage lui apparaissait aujourd'hui plus clair que jamais.

Il avait choisi la voix de celle qui se reflétait en son coeur et vers la quelle il voguait.

-"Pourquoi trouver si près ce qu'il est aussi possible de chercher plus loin ?

Cependant pour revenir sur l'essentiel, il faut bien avoir fait l'aller vers des espaces extérieurs au commun de toutes choses.

Si le monde est si grand, ce qui est en lui, ce qui est en chaque chose, ne peut se séparer de ce qui en découle. Alors, ce qui se fait en dedans rejaillit au dehors et ce qui est en dehors, en retour, se ressent et cultive ce qui est en dedans.

C'est peut être en ce sens que tout se tient. Ce qui découle provient de ce qui le crée. Donc le hasard n'est plus qu'un mot cachant ou révélant la réalité du continu dans l'infini, selon l'angle de perception et l'expérience de chacun. Afin de tracer toute périphérie, faut il encore partir du centre. Pourtant ce n'est que de l'extérieur que peut se percevoir ce qui est à l'intérieur.

Si les facettes de ce qui compose la diversité en sont le reflet, il faut replonger au coeur de ce qui les unit pour utiliser ce qui les différencie.

Tracer une nouvelle voie, là où tant d'autres sont passés et pourtant être le premier, sans être le dernier. Pour autant, l'aller et le retour ne peuvent se faire par un chemin qui se trouve modifié par le trajet précédent".

Lucius savait, tout au fond de lui, que c'était pourtant la seule vérité secrète que chacun se doit de dévoiler aux lumières de sa vie.

Ses yeux grands ouverts sur l'immensité, l'étoile qu'il fixait lui donnait le chemin de ce qui dépasse sans commune mesure. Si proche et si inconnu à la fois, sans visage que celui de la multitude dans ce qu'elle a de commun. Sans image que celles de la nuit immense d'où essaiment toutes les galaxies.

Le vaisseau s'enfonçait silencieusement dans sa course laborieuse. L'équipage n'était composé que de frères et de soeurs associés et réunis dans la volonté de parvenir.

Plus question d'utopie ou d'autre planète stérile. Sur "Terra", tous ne formaient plus qu'une nébuleuse géante sur le pont du navire.

Toutes énergies mêlées, la volonté s'amplifiait à présent en une double spiralée d'énergie décuplant les potentiels de l'embarcation.

Certes, ce ne serait pas demain qu'ils arriveraient au port, mais tous, avec Lucius avaient la certitude d'un aboutissement heureux.

Bon vent aux voyageurs des étoiles !


Gilles.



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