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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Fables

J'aime bien Lili baba, mais ce qui me gène, c'est les quarante voleurs !

Faire avec l'argent des autres, ça, ils savent dépenser surtout ce qu'ils n'ont pas...

Mais, la fête finie, retour à la réalité.

Ce qu'ils appellent goudronnage n'est qu'un simple "pédassage" !

Les illusionnistes.

Ami entends tu le bruit sourd des flonflons qui s'égayent ?

Ami entends tu tous ces dires sur la place ?

Ami le sais tu que de vivre et de rire, ça enivre ?

Ami le sais tu le bonheur d'être libre ?

Ohé toi qui chantes et qui bois et qui vibres.

Ohé sous tes pas l'illusion, le délire.

Ohé dans ta voix la complainte qui bat sa mesure.

Ohé dans ton cœur une rose qui croit sans épines.

Ami, entends tu sous l'asphalte, le bruit sourd des anciens qui enragent ?

Eux qui savent et qui voient le pillage.

Eux qui n'ont plus le temps pour l'ombrage.

Ami tu te noies et tu tais ce que dit le présage.

Quand tu manges, tu partages les voix du village.

Quand tu parles et tu bois, tu te noies dans la fange.

Ne serais ce que d'un doigt tu subis l'engrenage.

Mais demain tu te retrouveras en naufrage.

Quand la fête est finie, tu seras seul sur la place.

Au milieu des vômis, des cannettes, ta grimace.

Tu te dégriseras pour ne pas être sage.

Alors mon ami tu comprendras la farce.

Aussi forte que soit l'illusion, mon ami,

Aussi torves que soient les passions,

Aussi grand que le besoin que d'en rire,

Enfin tu veras ce que fait le délire.

Les illusionistes partis, les menteurs toujours là,

Il te restera le silence et l'angoisse de celui qui s'étrangle.

De comprendre trop tard le sort qui l'attend.

Mais, j'entends la musique de la morne saison.

Ami entends tu toi aussi les moissons ?

Lorsque tu paieras de ta poche les culs sur la pioche qui remonte,

Tu auras bien sur froid d'en avoir subi la tonte.

Mais un jour finira la musique qui grince,

Celle des rouages grippés sur nos vies.

Alors reviendra la complainte,

Celle du bal des maudits.

G.

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