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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité
Dépolluer le Lac de Puyvalador !
Dépolluer le Lac de Puyvalador !

Ça empire avec la baisse de niveau !

Depuis que les besoins en eau des bases "d'eau vive" de l'Aude se font sentir avec une fréquentation en hausse, le niveau du lac subit de plus gros prélèvements.

La conséquence première est une "sur concentration" de la masse d'algues et donc un appauvrissement en oxygène de l'eau. Ce bien sur sans compter cette dénaturation conséquente aux effluves insuffisamment épurées des "stations d'épuration" sises en amont qui continuent d'ajouter à cette très grave pollution.

Le lac de Puyvalador est sis sur trois communes : Puyvalador, Réal, Formiguères.

Or il reçoit toutes les eaux de toutes les communes du Capcir !

Les pollueurs sont donc tous les habitants du Capcir, résidents secondaires et touristes qui vivent en amont de cette retenue d'eau.

Respectivement, ce sont leurs collectivités qui sont sensées et mêmes obligées d'épurer les eaux usées !

Cependant, l'environnement présente un intérêt qui dépasse le cadre local puisqu'il relève non seulement de l'intérêt et de la conscience du Département, de la Région, de l'État, mais de toute la communauté Européenne ainsi que de celui de la planète toute entière par voie de conséquences...

Cette obligation est normalement soumise à contrôle des agents de l'état pour non seulement verbaliser, mais garantir le respect de l'environnement des milieux naturels !

Le Préfet est donc le garant de l'État qui doit veiller à ce que force reste à la Loi et donc mettre tous les moyens dont il dispose pour cela. Il est étonnant que depuis le nombre d'années que s'intensifie cette pollution par accumulation des boues et rejets d'épuration, aucune procédure n'est été émise de par les services de Police des eaux ni des autres agents dont la compétence est aussi l'environnement !

Il n'est pas sans rappeler qu'en certains temps le Préfet usa du "blocage des permis de construire" pour obliger les collectivités territoriales à investir dans de nouvelles unités d'épuration des eaux usées.

Une nouvelle station d'épuration déléguée au secteur privé est bien là, quelques "mesurettes" aussi. Mais la pollution continue !

En attendant, le lac se meurt autant que l'économie de montagne est reléguée aux oubliettes d'élus de plus en plus éloignés du cœur des problèmes !

Le Préfet ne devrait il pas s'inquiéter de ce délabrement du territoire et de son environnement ?

Pourquoi rien ne se passe ?

Si l'État tenu de ne pas s'ingérer dans les affaires des communes n'utilise pas ses leviers potentiels, il semble bien que l'inertie des élus locaux finisse par détruire ce par quoi ils ne se sentent pas manifestement concernés !

Ce lac constitue non seulement une vitrine de l'état actuel de l'incompétence, de l'impuissance et de l'inconscience des élus locaux, mais une force potentielle d'attraction non négligeable de nouvelles clientèles à conquérir d'urgence !

Les pollutions devraient cesser par la mise en place de lagunages conséquents et une véritable politique de contrôle et de suivi de la qualité des eaux rejetées. Faudrait il qu'un plan commun impliquant l'ensemble du territoire et de ses acteurs soit étudié et exécuté rapidement pour dépolluer les terres contaminées !

Un établissement public constitué de toutes les communes permettrait non seulement de les impliquer par une mutualisation des services et d'obtenir une bonne qualité des eaux usées rejetées mais aussi de substantielles économies, voir recettes dans l’adduction d'eau potable, voir sa commercialisation vers d'autres publics de consommateurs.

La gestion et maîtrise de l'eau en tant que service public au public devrait être du ressort des communes et non pas forcément déléguées au secteur privé pour cause de manque de moyens liés à un déficit permanent des stations de ski.

Il est somme toute aberrant que ce service public souffre d'un autre qui ne l'est pas car bien que d'aspect "commercial", la gestion des stations de ski est encore sous forme de régies apparemment incapables de gérer convenablement non seulement la recherche de clientèle mais aussi trop dépendantes d'intérêts particuliers...

Tout est lié certes à nos dépends. Le déficit des stations de ski et la politique inadéquate du territoire font que non seulement les PLU ne correspondent plus aux attentes d'un potentiel clientèle qui n'a plus les moyens de pratiquer un sport de riches, mais que justement rien n'ait évolué pour changer ni d'activité ni de clientèle !

Au lieu de cela, l'on nous ressort des cartons un démagogique projet antédiluvien de liaisons par téléportés qui n'amène aucune solution nouvelle et dont l'inconscience prouve bien une certaine incompétence à vouloir mutualiser par le haut des stations de ski ce dont on est bien incapable de mutualiser par le bas des villages en matière d'efficacité et de conscience territoriales.

A quant une réaction de l'État ou de l'Europe avant qu'il ne soit trop tard ?

G.

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