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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Pas que sur le sapin, les boules...

Avant donc que d'écrire, apprenez à penser.
Selon que notre idée est plus ou moins obscure,
L'expression la suit, ou moins nette, ou plus pure.
Ce que l'on conçoit bien s'éno
nce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément...

Nicolas Boileau.

Que de flots sur les ondes et de verve étalée en dessous de quotidiens qui trop souvent se parent de chiens égarés plutôt que remèdes faits pour s'en libérer...

Prenant le nom usurpé de "commentaires", ils déversent incompréhension et haine qu'un rejet esseulé illustre souvent le mal par la peur et cette vision limitée d'esprits globalisant sans comprendre ce qu'il en est vraiment.

Que de globes joyeux et colorés nous illuminent pourtant, accrochés au sapin, arbre sacré d'antiques tribus qui cultivaient autrefois l'art d'évoluer et que de piètres romains ont enchaîné sous le flot palatin d'écrits et de gestes réprimant le contexte à vile simagrée de ce que sont les hommes lorsqu'ils veulent se libérer.

La force, obscure et celle qui s'exprime font de piètres guirlandes dont la lumière s'anime en laissant le sombre s'étaler.

Que ne peut on être mieux s'il n'y a que des mots et des maux pour le dire et le faire, simplement par le geste se construit la pensée.

De vouloir la réduire en un triste cliché, aussitôt fait sombrer dans le ridicule la moindre des idées !

Apprendre à penser ne se peut par le mot et avant de l'écrire, il faudrait bien des faits pour qu'en sorte l'ancre du navire accroche quelque fond d'une belle vérité.

Il est bien des "Robinsons" qui ne vivent sur des îles et dont l'océan masque toute la liberté. Êtres heureux s'il en est tant que leur regard ne dépasse le rivage de leur seule pensée.

Limités à concevoir ce qu'ils ne peuvent créer, il en font de la sorte des boules agglomérées.

Or ces globes ne peuvent tenir seuls dans un ciel éclairé, c'est par le mouvement et forces combinées qu'ils échappent soudain à leur forme figée.

Nous vivons aujourd'hui en gestes délabrés, en sourires grimaçant de bien mornes idées dont la platitude relève de l'écran sur lequel elles plaquent l'imitation immobile et sans profondeur de simples préjugés.

Réduits à l'expression de ces ternes clichés, le raccourci exprime la durée malhabile de toute pauvreté.

Nous devenons imbéciles de tout ce que l'on fait et le geste se perd sur du papier glacé en signatures écrites à l'envers de vérité. "Anonymus", lascar hypocrite qui revendique l'affiche et se noie dès qu'il naît. Ton nom te fait il honte de ne point le porter ?

Le mien est bien pauvre du reste de ce que l'on y trouve, mais bien d'autres que moi ont su le faire briller.

La foule amassée noie ton identité et la peur te tenaille d'un jour te rencontrer.

Piètre volaille et dindon de la farce qui tremble des entrailles et fuis la vérité. Auras tu le courage d'un jour te regarder jusqu'au fond de toi même, allant à y plonger, pour comprendre que le monde est de complexités liées les unes aux autres et que le mouvement augmente la forme de toutes les pensées.

Laisse choir au sol ce que défend la terre, elle seule a sa logique éclairée. Porte ailleurs le regard que sur ton ventre affamé d'illusions et de confortables siestes où ton esprit dérive en rêves hallucinés. Ouvre donc les lucarnes qui éclairent d'une pâle lueur la tendresse féconde et l'Amour éternel, ces choses naturelles dont tu t'es protégé en fermant à double tour le seuil de ta triste pensée.

Le ciel est immobile et c'est nous qui tournons une ronde sans fin que celle de nos termes. Que vaut il de le croire si jamais on ne vit ce que l'on dit en maux et que le geste suspend ?

Tout au fond de nos boîtes bien closes un monde en mouvement fait éclore des roses dont jamais le parfum n'arrive à nos narines si nous n'allons les cueillir sciemment et que nous restons las rien qu'à nous lamenter de ce qu'est le voisin qui sait en profiter.

Laissons les boules au sapin et allons au jardin y puiser la bonne eau descendue du matin, fraîche du renouveau. Rosée bienfaitrice sur les paupières closes, elle éveille les sens qui tels fleurs sous la neige attendent impatientes de pouvoir nous donner l'expression de ce monde que nous réduisons au cliché.

Joyeux Noël à toutes et tous et que son lendemain puisse trouver le cadeau de la vie fait d'une lumière enfin libérée de nos pensées étroites dans nos rues cloisonnées.

G.

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