Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Ce que vous gardez pour vous , vous le perdez
Mais ce que vous donnez sera à vous pour l'éternité .
Axel Mûnthe


" je suis mort parce que je n'ai pas le désir
je n'ai pas le désir parce que je crois posséder
Je crois posséder parce je n'essaye pas de donner...
.essayant de donner on voit qu'on a rien,
voyant qu'on a rien,on essaye de se donner
essayant de se donner,on voit qu'on est rien
voyant qu'on est rien on désire devenir,
Désirant devenir on VIT"
René Daumal


Le désir est ce besoin d'imiter pour s'approprier (ce qui fonde la jalousie entre autre et les oppositions dualistes, rivalité, haine...).
C'est une émotion construite par la volonté du conscient.
Elle répond à un besoin identitaire subconscient de vivre, cultivé par peur (encore une émotion...) de ne pas être reconnu et surtout de ne plus se reconnaître personnellement et donc de mourir !
Il existe une opposition symétrique qui fonde la compétition dans le désir.
Qu'un autre possède, que l'objet soit inaccessible et le désir n'en sera que plus grand !
Le diable qui divise par la tentation du désir est à l'oeuvre...
La reconnaissance est ce lien conscient et donc construit sur une certaine logique d'ordre qui prédomine souvent dans ce qui unit des êtres dans un même groupe autour d'une identité partagée commune établie sur la somme des identités particulières dans ce qu'elles ont de commun.
Il faut un début à tout...
Lorsqu'il s'agit d'Amour, rien ne se calcule, le seul intérêt est désintéressé...
C'est un sentiment qui peut abolir le temps, l'espace et les dépendances illusoires de nos "vérités" particulières... (Ce sentiment conduit à la notion de Sacré).
(Lire le cinquième accord Toltèque de Don Miguel RUIZ et quelques bouquins de Olivier CLERC)
Il ne suffit pas de vouloir aimer pour y arriver.
Il faut ouvrir son cœur sans rien attendre et pour ce faire, faire taire la voie de la conscience raisonnée par la logique en pratiquant...
(Lire "l’Âme délivrée de Michael. A. Singer)
Ce que certains appellent amour n'est souvent que du désir ou de l'égocentrisme...
Aimer, c'est aller au delà de la pensée (au delà du miroir) pour ressentir ce qui est au plus profond, cette attirance, cette attraction qui obéit à une Loi qui nous dépasse bien souvent...
(Lire le bonheur initiatique A. Pozarnick et surtout "Les choses cachées depuis la fondation du monde" R. GIRARD).
Le fond vaseux qui mêle sentiment profond et émotion construite, provient d'un amalgame entre conscient et subconscient.
Il en résulte souvent un "mensonge" que l'on considère plus réel que la réalité et que l'on baptise "vérité"...
C'est le déni qui veut que l'on projette ce dont on n'est pas capable d'assumer ni de faire sur les autres, ces magiciens que l'on envie et dont on désire imiter le pouvoir de faire et surtout
d'être ce que l'on voudrait tant, pour être reconnu et se reconnaître comme tel...

Donc se prouver que l'on est vivant !
Le mensonge conscient, volontaire, dénégation, peut conduire si l'on finit par s'en persuader soi même au déni !
(Lire "Le réel n'a pas eu lieu, le principe de Don Quichotte" de Michel Onffray)
Le "gardien" du conscient est la logique.
Elle détermine le sens du lien établi sur des critères raisonnés à partir de l'intérêt de l'ego au travers de son expérience du désir réalisé...ou tant espéré...
Le gardien du subconscient est "l'instinct".
C'est sur l'impression faite par l'ensemble des données rassemblées dans le subconscient que l'instinct établit son critère de choix et le transmet par une réaction dépassant le stade de la
simple parole. Soit ce subconscient est structuré et il peut exploiter ce trésor qu'il détient, ou alors, c'est le chaos dont il est difficile de percevoir les liens qui le font dans une logique qui nous échappe... (Le trésor du subconscient, le dragon du conscient...)
D'où l'importance d'organiser sa structure, c'est à dire de se structurer.
En créant une structure, on apprend à se structurer...
D'où la Jérusalem céleste, le palais de la mémoire, le temple ou la "Thélème" de Rabelais...
(Lire La science secrète de Henry DURVILLE)
Il ne peut y avoir de construction sans règle et donc la stabilité passe par l'organisation spatiale et temporelle qui en découle par la pratique.
Allons plus loin...
Il manque le troisième élément qui réconcilie les deux premiers en créant l’asymétrie...
C'est ce que l'on place au dessus de tout !
Entre simple projection et réalité, là aussi est tout un univers de semblants raisonnés et de réalité invisible du principe créateur. Le principe créateur créant la vie, il devrait être logique que ce soit elle que l'on place au dessus de tout puisqu'elle reflète l'apparence cachée du principe créateur lui même...
Pour y accéder et faire la différence, il faut savoir renoncer de façon intéressée...

Aimer la vie, c'est avant tout la respecter dans toute sa diversité !
Le domaine du "sur conscient", de cet invisible qui pousse à y placer un symbole particulier, une divinité, ne se trouve qu'aux portes de la mort, du renoncement au superflu ou du silence du conscient...
C'est au moment où plus rien n'a d'importance, où le désir n'est plus que cette illusion rejetée, que l'amour prend toute sa place et que s'ouvre le ciel sur la réalité.
"Chassez le naturel, il revient au galop"...
Toute cette démarche est secrète, intraduisible, incommunicable parce que personnelle !
Si l'on n'a pas traversé son désert humain au point d'être tenté de s'abandonner à la folie du conscient, à ce Diable divisant, opposant, l'on ne peut comprendre, sentir et ressentir que tout est lié et dépendant de mécanismes particuliers qui font notre nature semblable à celle de l'Univers...
(Lire le cerveau sur mesure de Jean Didier VINCENT et Pierre Marie LLEDO)
Le corps a son intelligence qui dépasse celle du conscient, parce que tout simplement le corps est un tout organisé dans un tout qui fait que tout est intelligence, c'est à dire liens entretenus entre toutes ses parties. D'où chaque geste peut agir sur un domaine autre que celui dont le conscient se trouve occupé à tenter de comprendre ce qui le dépasse...
Comme tout est lié, la parole agit sur la pensée, la pensée sur les actions et ce que l'on fait s'imprime en habitudes dans un circuit de "réflexes éduqués"...
En créant une nouvelle gestuelle qui agit sur notre fonctionnement profond, de nouveaux liens se créent, une nouvelle "intelligence" qui ne dit rien avec des mots.
C'est pour cela que nous devons nous appliquer particulièrement et nous forcer à bien réaliser de nouveaux gestes souvent douloureux qui permettent en les ancrant de dissocier haut et bas, droite et gauche pour les ré-associer et ouvrir le champ des possibles, donc construire un autre fonctionnement...C'est à dire évoluer !

De simples mécanismes connus depuis la nuit des temps, mais qui sont d'une efficacité "magique" !
Comme le ciel est si grand, il ne peut y avoir un seul chemin...
Plus que de lire, il faut vivre pour aimer dans chacun de ses gestes, c'est comme cela que l'on finit par aimer vivre, sans peur de mourir, car l'Amour est renoncement.
A. EINSTEIN disait :-" L'important c'est la pratique, tout le reste n'est que théorie !"

Heureux les hommes à l'esprit simple...mais aussi les simples d'esprit !
Gilles.

Commenter cet article