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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Liberté, oh, Liberté chérie !

Que l'on puisse déplorer un "je m'en foutisme", alors qu'il s'agisse d'une lassitude par l'absence de sens de notre monde "moderne", n'empêche pas pour autant de reconnaître le bien fondé de la laïcité.

Sans elle, point de Liberté !

Il fallut cette contrainte pour calmer, sinon faire taire les obnubilés de la lettre qui tue l'esprit et de l'esprit qui tue le cœur, tout en leur laissant la liberté de se nuire à eux mêmes, sans trop nuire aux autres...

Mais les tentations sont toujours là et les dérapages fréquents.

Si les messages originels étaient encore en souvenance, bien des "croyants" comprendraient que l'univers entier est un temple et donc que toute chose et toute vie y sont sacrées. Point besoin de bâtiments, de cathédrales, de mosquées, de temples et de démontrer son orgueil à la vue de tous en s'affichant devant une communauté quelconque.

A force de confondre le fond et la forme les dogmes ont petit à petit étés gangrenés par le vice du pouvoir terrestre. Que n'a t'on sans cesse rajouté de complications aux choses simples pour que deux langages, voir plus, puissent cohabiter en réponse de la différenciation de sensibilité, d'aisance ou de compréhension...

Tout cela dans un but de contrôle non seulement de soi, mais surtout des autres !

Pour tous ces dogmes "monothéistes" qui prêchent la création du tout par l'unique, il devrait être évident que l'Unique est dans tout et que chaque chose si elle en est issue et donc réceptacle, n'est pas pour autant le tout !

Que ne portent ils pas un autre regard que celui de la peur et donc du rejet sur ceux qui les entourent et qui sont différents tout en étant leurs semblables puisque issus du même principe.

Après, la "cuisine interne" qu'elle soit différente, plus que question de goût, c'est conditionnement et organisation dans le but de s'améliorer, sinon "d'améliorer" le monde selon son propre point de vue. Tant que ça reste dans le respect d'autrui...ça se conçoit comme supportable.

Que l'on en vienne à massacrer les chrétiens d'Orient comme jadis les "bons hommes" rebaptisés cathares par dérision, voilà qui devrait rappeler à tous ces extrémistes du culte s'ils tentaient de porter un autre regard à l'autre, qu'ils étaient eux mêmes d'autres croyances avant que d'avoir été ce qu'ils sont !

La sagesse des hommes est donc si volatile lorsqu'elle se limite à la portée d'une si faible mémoire dés que "l'esprit" restreint prend le dessus sur le cœur ?

Si honorer son "Dieu" c'est aussi cesser de se regarder comme le centre du monde, que n'a t'on plus de respect pour les autres qu'ils soient croyants ou pas !

Ce qui tue la religion, c'est ce besoin d'identification qui veut que l'on se projette dans quelque chose qui nous dépasse en tentant de le réduire à quelque chose de "plus familier".

Pour les uns, une idole, un objet, un animal, des outils, pour d'autres une icone, pour d'autres encore la Lettre ou encore les Nombres. Si toutefois l'Univers ne se réduisait qu'à ces concepts, nous serions vite à l'étroit !

Bien sur, les rituels amènent une progression qui permet de développer des facultés endormies ou masquées sous la croûte de nos habitus et de nos éducations. En cela, chacun peut y trouver son compte et améliorer aussi sa conduite pour rendre un peu plus viable l'époque et l'espace que nous partageons. En cela les croyances peuvent donner du sens à la vie et réconforter bien des douleurs.

Faut il pour autant rendre impossible celle des autres ?

Alors, oui, la laïcité et donc la dissociation des églises et du pouvoir est primordiale et indispensable au mieux vivre ensemble.

Plus que de croire bêtement, c'est à dire par habitude conditionnée de ce que l'on tente de nous imposer, ne faut il pas mieux chercher aussi les pourquoi en soi même ?

Plus que d'être l'homme d'un seul livre, simplement tenter d'être plus humains en se détachant des apparences trompeuses qui de prime abord, si elles servent de symbole matérialisant l'immatériel, devraient nous projeter vers d'autres dimensions ?

"Lorsque le sage nous montre la Lune, l'imbécile ne voit que le doigt"...

Et si toutes ces sciences du "Divin" n'avaient évolué que pour mieux nous faire évoluer sans pour autant amener la réelle certitude de ce qui est au delà de notre compréhension ?

Notre condition humaine, c'est la réalité immédiate de l'orange sur l'oranger. Si nous ne tentons pas de nous améliorer et de mûrir, qu'en sera t'il lorsque le fruit sera ceuilli ou simplement tombé au sol ?

Un oranger n'est il pas plus beau lorsque toutes ses oranges, si différentes, nous montrent l'harmonie de son port et la force qui l'anime ?

Le ciel est trop grand pour qu'il n'y ait qu'un seul chemin disait Lao Tseu. Les possibilités de chercher pour se retrouver ne manquent pas et si elles ont chacune leurs avantages, elles ne sont pas pour autant démunies d'inconvénients limitateurs lorsque l'on se limite soi même à une idée restreinte de soi et des autres.

De là à vouloir limiter les autres, il n'y a souvent qu'un pas vers un "ne pas".

Cependant, le matérialisme primaire, s'il écarte toute croyance, peut il compenser totalement ce que ne peut lui amener la science, la philosophie ou le confort d'un canapé devant un match télévisé ?

La matérialisation d'un espace plus restreint que ce qui nous dépasse permet de mieux se conditionner à des pratiques qui ne trouvent elles même leur raison d'être que si elles amènent une amélioration de notre conduite en dehors de cet espace limité.

En cela, si certains considèrent ce lieu comme "sacré", d'autres seulement par la pratique de ce qu'ils y font, d'autres encore ne sont pas dupes, ni irrespectueux pour autant...

L'ombre d'un temple quel qu'il soit peut rafraîchir autant que celle d'un oranger tant qu'elle n'écrase pas les passants dans la rue.

Bonne méditation !

G.

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